Chapitre n°4:
« Oh oh, la petite nouvelle, elle se calme! Ce n'est pas toi qui fais la loi ici! »
« Ah, par ce que c'est toi peut-être? » Ricanai-je en me plaçant bien en face de lui et en croisant les bras.
« Exactement! »
« Je ne savais pas, je n'avais pas vu ton nom parmi les signatures sous le règlement intérieur! »
« Ha! Ha! Très drôle, Swan! »
« Je sais, j'ai fait l'école du rire. Toi par contre, tu as du arrivé premier à l'école de l'arrogance! »
Je n'en pouvais plus. Ca faisait déjà dix minutes que j'étais dans cette salle, que j'étouffais déjà! Et pis ce crétin d'arrogant qui me sert de voisin de table me tape sur le système. Il se prend pour quoi? Le roi du monde? Si je ne me calme pas tout de suite, il y aura un élève en moins dans cet établissement. Et après j'aurais un casier judiciaire! Tout ça, par la faute de ce Cullen à la noix! J'ai envie de prendre le microscope et de l'assommer avec. Après je le trainerai dans les bois, je le pendrai par les pieds sur une grosse branche, j'attacherai ses mains pour qu'il ne se défende pas, et mettrai un sparadrap sur la bouche pour qu'il ne hurle pas. Et ainsi, il pourrait me servir de punching ball! Je pourrai me défouler comme jamais. En plus, il n'a pas l'air très musclé, ça devrait être facile.
« Qu'est-ce que tu as Cullen? Un problème? »
« Oh non, pas moi! »
« Alors arrête de me regarder comme ça! »
« En fait, c'est toi le problème, tu fais une tête qui ferais fuir des enfants! »
« Cullen! Tu... »
« Swan! Cullen! C'est fini maintenant? »
Je regardais autours de moi, et vit que tout le monde nous regardait, je pensais qu'on avait été discret pourtant! J'aimerai bien que Cullen me laisse tranquille. A cause de lui, je vais avoir des problèmes! A voir sa tête, il était aussi étonner que moi. Dans mon autre lycée, quand on s'engueulait en cours, personne ne nous avait jamais attrapés. Bon aussi faut dire qu'il y avait des élèves qui ramenaient des lecteurs de dvd portable, branchaient des écouteurs pour regarder des films. Même ceux du premier rang entendait les bruits que faisait les films, et les profs ne disaient rien. Aussi, il y avait beaucoup de cas à Phœnix, et la ville, ainsi que le lycée, était beaucoup plus grand! Notre lycée était quatre, cinq fois plus grand que celui de Forks!
« Venez me voir à la fin de ce cours! » J'essayais désespérément de plaider ma cause, mais rien ne marchait. « Il n'y a pas de mais! Bon, maintenant, reprenons le cours! »
Je n'en revenais pas. En dix minutes environs, j'avais réussi à me faire engueuler, mon premier jour de cours! Je me tournais vers ce fameux Cullen, lui jetais un regard noir. Qu'il me rendit sois dit en passant. Puis on continua notre TP. On avait fini avant tout le monde. Donc pour ne pas s'ennuyer, on "s'amusait" à savoir qui allait baisser les yeux en premier! Je n'avais jamais perdu à ce jeu. Mais il était tenace. Ça en devenait presque fatiguant. Le professeur, voyant qu'on avait fini, s'approcha pour ramasser nos copies, puis nous demanda de le suivre dans le couloir, surement pour parler plus tranquillement.
En sortant, je vis Jasper. Je n'en revenais pas, il avait fini en avance, et en plus, il allait assister à notre... A je ne sais quoi. Surement une remise en place, ou une petite punition, une engueulade, bref! Il allait me voir en train de me faire engueuler, et ça, c'est gênant! Après il n'allait plus arrêter de me charrier avec ça! Satané de demi-frère sadique!
« Edward! Toi qui es d'habitude bon élève, je ne comprends pas. Je n'ai jamais eu le moindre souci avec toi, que se passe-t-il ? Il faudra t'habituer à travailler en duo. Et toi Isabella... »
« Bella! »
« Oui, Bella, tu es nouvelle, mais d'après ton dossier scolaire, tu es aussi une très bonne élève, avec que des remarques positives de la part de tes professeurs. »
« Mais bien sur » Marmonna Edward en soufflant et secouant la tête.
« Bref! Tous les deux, vous serez en retenue se soir. J'appelle vos parents pour les prévenir! »
« Quoi? » Alors là, Edward et moi avions parlé à l'unisson. Ce faire coller pour si peu, je ne comprenais pas. Je voyais Jasper pouffer de rire derrière le professeur. Une fois ce dernier parti redonner son cours, un débat éclata entre Edward et moi. Lui disant que c'était ma faute, moi disant l'inverse. Normal! Qui oserait avouer sa faute? Sauf que là, nous étions deux fautif dans l'histoire.
« Je suis désolé, » dis-je avec un air peiné. Il leva un sourcil étonné. Il avait dû comprendre à mon caractère que je ne m'excuserai pas aussi facilement. Il attendit donc la suite, méfiant. « Désolé que tu ne sois qu'un sombre idiot qui se croit le meilleur alors qu'il n'est rien du tout. Désolé que tu sois ce que tu es! »
« Espèce de co... » Jasper intervint avant, nous demandant de nous calmer avant que ça ne dégénèrent. Il essayait tant bien que mal à nous contrôler. Déjà que d'habitude il avait du mal, mais rajouté à ça Cullen, et c'était foutu. On était parti pour un débat, mais cette fois ci on était trois. Edward s'en prenait même à Jasper. Nan mais quel idiot... L'idée de faire de la boxe avec son corps devint de plus en plus appétissante! Je suis sûr que Jasper voudrait en profiter! Et en plus de ça, j'ai bien envie de le castrer. Ça avait sonné depuis cinq bonne minute, et du monde c'était former autour de nous. Un véritable troupeau. Mais à ce moment même, je me fichais complètement de tout ça. En plus de nos éclats de voix, il y avait un brouhaha énorme, et me doutait bien que de tout cela allait ressortir des commérages à la noix. Je rejetais tout ça un coin de ma tête.
Puis, une petite chose aux cheveux noir, courts, et remplis d'épis venait nous séparer. Je reconnus la fille de tout à l'heure. Elle nous hurla de nous calmer! Chose que Jasper fit immédiatement en la voyant. N'importe qui pourrait voir qu'il en pince pour elle, et pas qu'un peu! Elle nous prit tous les trois à part, dans un couloir vide. Derrière elle, le grand baraquer nous suivant tout en rigolant.
« Je peux savoir ce qu'il se passe. »
« C'est elle qui a commencé! »
« Oh le gamin! »
« Je me fiche de savoir qui a commencer en premier,» c'est les mini-pousses qui commande maintenant, cette scène me fit mentalement rire. « Ce que je veux savoir c'est qu'est-ce qu'il s'est passé! »
Edward commença à lui raconter notre super cours de biologie. Mais l'histoire qu'il raconta était à quatre-vingt-dix-sept pourcent des mensonges. Je m'empressai de corriger. Maintenant, un débat avait éclot pour dire ce qu'il s'était vraiment passé. Au final, on se mit d'accord sur certain passage pour enfin raconter la vérité. Ou ce qui y ressemblait. Elle resta silencieuse quelques instants. Jasper ne cessait de la regarder avec des yeux doux. Je soupirai. Edward et moi, on ressemblait à, excusez-moi de cette expression, deux cons qui attendaient une quelconque réplique, réponse ou quoi que ce soit de la statue muette et de l'amoureux transit.
« Au faite, je suis désolé, j'ai oublié de me présenter. »
« On s'en fiche! » Répliqua sèchement Edward à la statue redevenu vivante.
« Toi peut-être, mais eux peut-être pas, » dit-elle joyeusement en tirant la langue. « En plus, toi tu me connais déjà, normal que ça ne t'intéresse pas pff...idiot. »
« Bon Cullen, tu la laisse se présenté? Moi je ne la connais pas, et effectivement, j'aimerai bien savoir son nom... Cette fille à l'air d'avoir de la jugeote pour comprendre que tu es un idiot. »
« Nan mais franchement, à quoi ça va te servir, en plus d'ici demain elle vous aura certainement oublié! »
« Edward, stop! Donc, je disais, je m'appelle Alice Brandon. Je suis la cousine d'Edward et d'Emmett. » Emmett ? C'est qui ça ? À mon regard elle comprit que je m'étais un peu perdu et s'excusa. « Emmett! Le grand baraqué qui nous espionne depuis tout à l'heure se croyant discret derrière le casier plus fin que lui! » Dit-elle en haussant le ton pour être sûr qu'il l'entende.
« Oh Alice, t'es pas marrante! »
« Je suis en première moi aussi, et l'autre idiot en terminal. Je sais ce que tu dois te dire, comment je fais pour supporter ces deux idiots de cousins, ba vois-tu, moi-même je me pose cette question vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Sauf quand je dors. Et encore, même dans mes rêves faut qu'ils viennent m'emmerder! »
« Je connaissais ça, sauf que moi j'en ai qu'un et c'est mon abruti de demi-frère! »
« Bella! »
« Donc si j'ai bien compris, toi c'est Bella. » J'acquiesçai en levant les yeux. C'était tellement logique, je ne voyais pas pourquoi elle demandait confirmation. « Et lui c'est ton demi-frère, euh... »
« Jasper Withlock ! »
Le reste de l'après-midi se passa sans encombre. Je partageai le cours de langue vivante avec Alice, français et espagnole. Et apparemment, le cours de sport aussi. Elle aussi détestait ça. Tant mieux, au moins, on sera deux. Pendant tout le cours de français, elle m'expliqua sa vie. Que ça mère était la sœur du père des deux Cullen. Elle s'appelle Maria Brandon. Et autrefois, elle était mannequin. Son père, Josh Brandon, est un photographe. C'est d'ailleurs lors d'un shooting photo qu'ils s'étaient rencontrés, et ça a été l'amour fou d'après ce qu'elle me raconta. Carlisle Cullen, le père d'Emmett et d'Edward, est un grand médecin réputé dans la région. On lui a proposé des postes mieux payés et plus confortable dira-t-on. Mais il a préféré resté à Forks, il ne voulait pas déménager. Esmée Cullen, sa femme, est décoratrice d'intérieure. Elle fait de tous ses passages des chefs d'œuvres selon Alice. Esmée est la meilleure amie de Maria. Donc au fil du temps, le couple s'est former tout seule et dès la fin du collège, début lycée. Apparemment, ça fait vingt et un ans qu'ils sont ensembles. Puis, je commençai à lâcher prise, je saturai après tant d'information.
Puis, vint l'heure de la punition. Peu de temps avant, Jasper vint me voir. Charlie avait été informé par le professeur, et peu de temps après, avait appelé Jasper. Il m'expliqua ce que mon père lui avait dit. En gros j'étais punie d'avoir été punie. Jasper devais rentrer après les cours, sans m'attendre, et ne devait pas venir me chercher. Ma punition était de rentré à pied, sous la pluie qui tombé à flot. Tout ça à cause de ce me le paiera cher, très cher!
L'heure de colle passa le plus lentement possible à mon grand regret. On avait dû écrire certain passage du règlement intérieur, et pas les plus petits. Je précisai donc au passage à Edward que son nom n'y figura pas, et qu'il devrait peut-être prévenir l'administration. Il grogna, et on se fit de nouveau engueuler. Si à la fin, le surveillant nous acceptent une nouvelle fois en heure de colle, ensemble dois-je précisé, et bien c'est soit il est bête, soit il est suicidaire, ou soit il est masochiste. Car après ça, s'il n'a pas un fort mal de tête, un mal de gorge assez puissant pour le rendre aphone, et fatigué et bien, c'est qu'il est très coriace!
En repartant, je ne jetai même pas un regard derrière moi, pour me dépêcher de traverser mon petit parcours, qui n'était pas si petit que ça, surtout sous la pluie. Au bout d'un certain temps, une voiture passa à côté de moi, elle ne s'arrêta pas, mais c'était comme si vu qu'elle allait à ma vitesse. Je reconnu le conducteur comme était Edward. Il passa à côté de moi, me souhaita bonne soirée avec un grand sourire, hypocrite, m'adressa un signe de la main et partie me laissant seule sous la pluie. Franchement, et surtout malheureusement, de nos jours, les gentlemans n'existaient plus que dans les mythes!
