Enfin le quatrième chapitre. Les choses se corsent entre Akemi et Hidan. Ce qu'il peut être énervant parfois celui-là. Mais après tout, lorsqu'on est immortel, on peut se permettre un grand nombre de chose. ;)
Merci à tous ceux qui ont laissé des reviews et qui font vivre cette fic!
Chapitre IV
« De Kunoichi à Esclave Sexuelle »
Le soleil s'était levé depuis un long moment sur le repaire de l'Akatsuki et tous s'affairaient déjà à leurs activités quotidiennes. La plupart s'entraînaient dans la cour extérieure alors que d'autres étaient déjà partis en mission de routine.
La chaude lumière du zénith était filtrée à travers le rideau de la chambre d'Akemi. Elle dormait profondément depuis près de douze heures à présent. Son nouveau partenaire, Deidara, avait quitté la chambre pour aller rejoindre les autres membres sur l'aire d'entraînement. Il avait tenté de la réveiller mais avait bien vite compris que c'était peine perdue. De plus, ce n'était pas son problème si Pein lui en faisait voir de toutes les couleurs lorsqu'il apprendrait qu'elle était encore au lit à une heure si tardive. Le leader manquait de patiente ces derniers temps. Quelque chose semblait le tourmenter et il se contrariait au plus petit désagrément.
Les couvertures de la jeune femme avaient été jetées hors du lit pendant son sommeil. Ses pieds étaient complètement gelés. Sans lever les paupières, elle tâtonna à l'aveuglette afin de les replacer sur son corps congelé. La température avait chutée d'un coup dans le manoir depuis la veille. Les doigts de la kunoichi ne rencontraient aucune couverture, ce qui la forçait à poursuivre ses recherches de plus en plus loin. Au moment où elle effleurait finalement le doux tissu de la main, la force de la gravité reprit ses droits et elle plongea brutalement vers le sol. Elle se rendormit sur le plancher comme si de rien n'était, déjà trop confortablement installée pour tenter de se hisser sur son lit.
Quelques secondes plus tard, trois coups paresseux furent frappés à la porte.
- Debout, la Belle aux Bois Dormant! Il est presque l'heure du dîner!, lâcha Hidan d'une voix traînante.
Akemi ne bougea pas d'un poil. L'homme se remit à frapper avec plus d'insistance cette fois. Voyant qu'il n'y avait toujours pas de réponse, il décida de défoncer la porte d'un coup d'épaule. À sa grande surprise, la porte ne lui opposa pas la moindre résistance et retomba lourdement sur le plancher. Cela provoqua un bruit à en réveiller les morts, tout ça à moins de deux mètres de la tête d'Akemi, qui ne broncha pas. Hidan fut projeté vers l'avant et se retrouva à plat ventre sur un tas d'oreillers.
J'avais complètement oublié que j'avais déjà défoncé cette porte-là hier soir! Au moins j'ai atterri sur quelque chose de confortable, songea le jashiniste.
Il entendit une plainte étouffée sous lui et se redressa aussitôt en cherchant la cause du bruit. En baissant le regard, il se rendit compte sur quoi il était tombé. Ou plutôt sur qui.
- Oh, bon matin Akemi-Hime!
Les deux yeux bleus d'Akemi se braquèrent sur lui, des poignards à la place des pupilles.
- Tu peux m'expliquer ce que tu fais là, Hidan?, le questionna la jeune fille.
Décidemment, l'homme passait la majorité de son temps à rôder autour de la chambre.
- Et toi, tu peux m'expliquer ce que tu fais sur le plancher?, répliqua l'intéressé sans bouger un muscle.
- Ôtes-toi de là! Tu m'étouffe!
Hidan semblait un peu trop apprécier la position dans laquelle ils se trouvaient, ce pourquoi il s'entêta à ne pas broncher. Il lui envoya un sourire rempli de sous-entendus, ce qui la dégoûta au plus haut point. La jeune femme tenta de se libérer mais dû abandonner. Hidan était beaucoup trop lourd pour qu'elle puisse le soulever.
- Si tu n'enlèves pas tes sales pattes de moi dans moins de deux secondes–
- Tu feras quoi?, répliqua Hidan en s'installant plus confortablement.
- Deidara!, hurla Akemi, prise de panique.
- C'est bon, c'est bon. Calme-toi, céda finalement Hidan en se remettant sur ses pieds.
Il la considéra avec un sourire narquois sur les lèvres. Akemi n'osa pas se lever, se rappelant qu'elle portait toujours la tenue moulante de Konan.
- Si t'as rien de mieux à faire ici, je te conseille de déguerpir, à moins que tu n'aies envie d'être démembré dans la prochaine minute!, cracha Akemi.
À la plus grande surprise de la kunoichi, Hidan se mit à sourire avec béatitude. Il s'imaginait déjà se faisant arracher les bras et les jambes par la jolie jeune femme. Quelles sensations intenses cela lui apporterait, imaginait-il avec délice. Akemi soupira d'impatience, ce qui tira l'homme de ses rêveries insensées. Il se rappela qu'il n'avait pas de temps à perdre, bien que se faire arracher les membres un à un par Akemi soit une idée alléchante. Un étage plus bas, les membres de l'Akatsuki étaient en train de mourir de faim. D'ailleurs, lui aussi sentait son estomac protester depuis plusieurs minutes.
- Une autre fois peut-être, lâcha-t-il joyeusement.
Elle fut prise d'horreur lorsqu'il la sortit sans aucune difficulté de sous l'amas d'oreillers et la coinça sous son bras. Sans porter attention à ses protestations, Hidan s'engouffra dans le couloir. Akemi se débattit comme une tigresse, mais rien de ce qu'elle faisait ne semblait le perturber.
- Attends un peu Hidan! On va où comme ça?
- En bas pour manger, alors arrête de te tortiller! Ça chatouille, rétorqua l'homme sans ralentir le pas.
- Pas question que je me présente devant toute l'Akatsuki dans cette tenue!, lui fit-elle remarquer.
Hidan laissa échapper un petit rire et la déposa sur le sol, l'étudiant de la tête aux pieds. Akemi devint rouge comme une tomate. Finalement, elle aurait peut-être dû porter ses vêtements crasseux la veille. Tant pis si elle salissait son lit. De plus, cela lui aurait évité de nombreux embarras.
- Au contraire! Si j'étais toi, je n'enlèverais plus jamais cette tenue. Sauf lorsque t'es avec Deidara, si tu vois ce que je veux dire, ricana l'homme en se frottant pensivement le menton.
La femme lui envoya un regard assassin et il se mit à ricaner de plus bel.
- Bon, très bien… Je te laisse deux minutes pour te changer, lâcha-t-il.
Akemi détala comme un lapin en direction de sa chambre.
- Si tu ne te dépêches pas, je partirai sans toi, Akemi-Hime!
Il ne fut pas facile de se retrouver dans les innombrables couloirs du manoir. Hidan l'avait entraînée plutôt loin de sa chambre sans qu'elle n'ait pu voir quoi que ce soit. Le jashiniste se sentit mal pour la jolie jeune femme. Il se rappelait que, lorsqu'il avait rejoint les rangs de l'Akatsuki, lui aussi s'était perdu de nombreuses fois dans le labyrinthe de corridors identiques. Il avait erré des heures, voire plusieurs jours avant que Kakuzu ne se décide enfin à aller le chercher. En effet, les couloirs ne formaient pas un labyrinthe comme les autres. Pein avait fait en sorte qu'il soit impossible de retrouver son chemin sans déjà connaître le trajet. Heureusement pour Akemi, Hidan ne s'était pas aventuré trop loin et elle put retrouver sa chambre en moins de cinq minutes.
Une fois devant la porte qui gisait sur le sol, Akemi trouva des vêtements qui avaient été laissés pour elle. Konan avait écrit une petite note qui l'invitait à les porter.
La kunoichi s'enferma aussitôt dans la salle de bain et les enfila en vitesse. Elle s'examina longuement dans le miroir, se retournant plusieurs fois à la recherche d'un quelconque défaut dans le tissu. Il n'était pas question qu'elle subisse une deuxième humiliation question vêtements. L'habit était irréprochable et lui allait comme un gant. Il épousait à la perfection son corps tout en n'étant pas trop moulant. La chemise possédait un col en V plongeant qui la rendait un peu inconfortable, mais rien qui ne l'empêche de se montrer en publique. Elle s'examina une dernière fois pour s'assurer que tout était impeccable. Satisfaite, elle se mit à se brosser soigneusement ses cheveux et les laissa couler en vagues douces sur ses épaules. Et puis, elle laissa le pyjama sur le sol de la salle de bain et sortit de la chambre au pas de course.
Malheureusement pour elle, l'adolescente ne trouva pas Hidan à l'endroit où il était supposé l'attendre. Akemi le maudit intérieurement en se jurant de le lui faire payer plus tard. Mais la jeune femme savait qu'elle n'avait aucune chance de retrouver son chemin dans les dédales de couloirs. Elle s'assit sur le sol, dans l'espoir insensé de voir apparaître Hidan.
Je fais quoi maintenant? Je meurs de faim moi.
Depuis plusieurs minutes, son ventre protestait avec indignation. Il était temps qu'elle se mette quelque chose sous la dent. Le découragement s'infiltrait peu à peu dans son esprit. Elle n'arrivait pas à croire que Hidan ait pu lui faire un coup pareil. Mais d'un autre côté, c'était prévisible de la part d'un assassin tel que lui. Comment Konan, une femme si charmante et gentille, avait-elle réussi à survivre avec cette bande de démons? Elle regretta d'avoir fait semblant de dormir lorsque Deidara était venu la réveiller.
Voyant bien que Hidan ne reviendrait pas, Akemi se leva lentement et entama son périple dans le gigantesque manoir. Elle marcha longtemps, ne voyant rien d'autre que des couloirs identiques à perte de vue. Elle erra ainsi pendant de longues minutes, les larmes lui montant peu à peu aux yeux. À présent, elle ne savait même plus où se situait sa chambre. Elle était perdue.
Fait chier.
La kunoichi s'écroula sur le sol, abattue et démoralisée. Pour ne pas arranger les choses, son estomac criait famine et ne tarderait sans doute pas à s'auto digérer, songea-t-elle.
- Hidan, j'abandonne! Montre-toi s'il te plaît! Je ferai n'importe quoi, supplia-t-elle.
Elle resta assise et ferma les yeux, impuissante, alors que son ventre laissait échapper une nouvelle plainte.
- Tu te sens bien, princesse?, murmura une voix à seulement quelques centimètres de son oreille.
La jeune femme se redressa avec surprise, sa tête rencontrant brutalement le mur derrière-elle. Lorsqu'elle vit que Hidan l'observait avec amusement, elle bondit sur ses pieds et lui flanqua une claque sur la joue. Elle tremblait de tout son corps et semblait sur le point d'exploser.
- C'est fou à quel point tu ressembles à Deidara lorsqu'il est sur le point de virer pyromane, s'esclaffa Hidan en se frottant la joue.
Elle croisa les bras sur sa poitrine alors que Hidan souriait de toutes ses dents. Il la trouvait plutôt jolie lorsqu'elle était en colère et ne se retiendrait pas de la provoquer à la moindre occasion.
- Ne fais pas cette tête-là! Viens t'en! On s'en va manger, lui lança-t-il en la trainant par le bras.
Contre toutes attentes, le trajet vers la salle à manger ne dura pas plus de deux minutes. Hidan parut amusé par l'expression déconfite d'Akemi mais garda le silence. Les membres laissèrent échapper un soupir de soulagement lorsque les deux shinobis, l'une sur le point d'exploser et l'autre ayant l'air tout bonnement heureux, entrèrent dans la pièce. Tous semblaient découragés de voir la femme arriver une nouvelle fois en retard à table. Tous sauf Tobi, qui sourit avec enthousiaste sous son masque lorsqu'il la vit.
-Akemi est très jolie aujourd'hui!, s'exclama-t-il, le menton soutenu par sa main.
La jeune fille, surprise par un tel accueil, rougie légèrement. Ce n'était pas tous les jours qu'elle recevait de tels compliments.
- Merci Tobi, dit-elle avec timidité.
Hidan prit place à côté de Kakuzu et elle s'assit entre Deidara et l'homme aux cheveux argenté. Pendant toute la durée du repas, elle lançait des regards meurtriers en direction de l'homme religieux. Ce dernier en semblait hautement amusé.
- Alors vous deux, vous avez fait une trêve?, demanda tout à coup Konan en désignant Akemi et son partenaire.
L'adolescente n'eut pas le temps de répondre. Un sombre ricanement fusa dans la pièce, résonnant sinistrement sur les murs de la salle à manger. Un frisson lui parcourut l'échine et elle faillit s'étouffer en buvant son jus d'orange. Il lui fallut quelques instants avant de se rendre compte que le rire démoniaque provenait en fait de son voisin : Hidan.
Qu'est-ce qui lui prend encore à cet enfoiré?
- Maintenant que tu en parle, Konan, les choses semblent allées plutôt bien entre ces deux-là, annonça l'homme en se levant d'un bond, plaquant bruyamment sa main sur la table.
Kakuzu lâcha un soupir exaspéré. Ce qu'il pouvait être emmerdant, se disait-il. Hidan brandit un objet inconnu au-dessus de sa tête. Les membres le fixèrent, tentant de déceler la nature du curieux morceau de tissu.
Un pyjama.
Akemi le reconnut à la seconde même où Hidan l'avait fait jaillir d'on ne savait trop où. Elle sentit la colère monter en elle à une vitesse fulgurante et dut faire preuve d'une extrême maîtrise d'elle-même pour ne pas s'enflammer sur place. Deidara fut le deuxième à reconnaître le vêtement que Hidan secouait moqueusement devant le visage furieux d'Akemi. Comment avait-il fait pour mettre la main dessus?
La kunoichi tentait désespérément de le lui arracher des mains mais Hidan la repoussait sans aucune difficulté. Il laissa échapper un nouveau rire démoniaque, semblant se trouver très amusant.
- Allons, allons. Ne me dites pas que je suis le seul à avoir été réveillé hier soir. Vous n'avez donc pas entendu à quel point ces deux-là s'amusaient?, se moqua-t-il.
Avant qu'Akemi ne puisse attraper le pyjama, il le lança par-dessus son épaule. Celui-ci fit un vol plané et termina sa course dans l'assiette de Konan. Akemi avait perdu tout son sang-froid. Elle frappait Hidan de toutes ses forces et tentait de lui arracher un bras.
- Mais t'es con ou quoi? Il s'est rien passé hier soir. Arrête de raconter des histoires, sale enfoiré!
La jeune femme redoubla d'effort mais les rires de Hidan ne firent qu'augmenter en décibel. Elle se rassit furieusement sur sa chaise et contempla son assiette.
- Deidara-Senpai a beaucoup de chance! Je serais tellement heureux si Akemi tombait amoureuse de moi!, s'écria Tobi en opinant du chef, les bras croisés sur sa poitrine.
- Pardon?, s'exclamèrent les deux intéressés à l'unisson.
- Où vas-tu chercher des histoires pareilles?, compléta Deidara.
- Mais pourquoi aurait-elle porté un si joli pyjama alors?, le questionna Tobi, la voix remplie d'incompréhension.
- J'ai jamais voulu porter ce truc!
Tobi laissa échapper un cri de surprise.
- Alors… Ça voudrait dire que…
Il se leva d'un bond, tremblant de tous ses membres d'une colère soudaine et inexplicable.
- Je n'arrive pas à y croire! Comment Senpai a-t-il pu faire une chose pareille?
- Mais faire quoi à la fin?
- Senpai a forcé Akemi à porter ce vêtement et… il a voulu en faire son esclave sexuelle!, termina Tobi.
Et puis, sans crier gare, il se jeta par-dessus la table en direction du ninja blond, faisant tomber plusieurs assiettes au passage.
Et ça recommence. Super…
C'est fou à quel point j'aime Hidan! Il n'a pas grand-chose dans la tête, mais ce qu'il peut être marrant! Laissez-moi une review s'il vous plaît pour que je puisse publier le prochain chapitre!
