Enfin ! Je suis au centre du mystère ! Inspectons...
Je ferme les yeux pour faire le point, comme avant chaque inspection.
Sherlock Holmes recommandait d'analyser méthodiquement, c'est à dire non pas en promenant son regard dans tout les sens comme font la plupart des gens, mais en le faisant courir de droite à gauche et de haut en bas , lentement, en analysant les plus infimes détails, là où se cache le diable diraient certains...
L'observation n'est que la première étape permettant l'acquisition de matière brute, d'information pure.
La seconde étape fait appelle aux connaissance intrinsèques du détective qui doivent être les plus diverses possible. Le choix des connaissance en fonction des observations est décisif.
La troisième étape, la plus difficile, est la déduction. En associant l'observation et la connaissance, on peut distiller l'information cachée, dissimulée insidieusement par le cerveau ennemi, celui qui fait tout pour vous éloigner de la vérité...
Je vois, je sais : DONC
Je r'ouvre les yeux...
Explosion d'informations. Je perçois chaque son, chaque odeur, chaque mouvement...
Le temps se dilate.
Une goutte de sang sur l'évier. Le bouton de l'oncle dans l'eau. Le robinet dégondé. Un rasoir par terre. Et bien sûr... Le corps... Pas beau du tout à regarder...
Je bouge la tête du pauvre homme, pour découvrir une plaie sur sa joue.
Ici, pas besoin de s'appeler Sherlock pour ne pas voir que c'est un homicide. La victime à été asphyxiée en ayant la tête plongée dans l'évier, ce qui a abîmé la robinetterie. L'homme à du être surpris durant son rasage, ce qui explique, la plaie apparemment ante-mortem, le sang et le rasoir au sol.
Tout ce qui me pose problème, c'est le bouton de l'oncle. Comment et pourquoi est-il là ?
Ok, passons à la pièce principale. De toute évidence, le meurtrier est entré avant la victime dans cette chambre, comme l'a prouvé l'étude des systèmes de la porte. Toute arrivée par le hublot est impossible.
Tient, il y a une petite égratignure sur le joint de ce hublot...
Et sur le barreau en fer du lit.
La moquette entre les deux est un peu salie. Je me penche pour sentir.
Une odeur désagréable de cramé s'en dégage et m'inonde les narines.
Je commence à comprendre l'astuce... Mais une chose me bloque toujours : Le fameux bouton : comment prouver que ce n'est pas kogoro le meurtrier ? Expliquer l'astuce ne suffit pas pour désigner un coupable.
Si ça se trouve, je ne l'ai même pas encore croisé !
Si c'est le capitaine qui est dans le coup, il à très bien pu modifier la scène de crime pour faire accuser Kogoro...
Et il faut aussi qu'on aille vérifier notre chambre avant qu'il ne soit trop tard ...
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Un garde baraqué se trouve devant notre porte de chambre.
« -Désolé, l'accès à été formellement interdit sur l'ordre du capitaine. La chambre 684 vous à été attribuée avec des affaires de rechange.
- Mais on ne vas pas rester comme ça tout le long de notre croisière ?
- Non, rassurez-vous. Un hélicoptère de la police vas atterrir dans quelques heures pour mener l'enquête. Ils inspecteront cette pièce et lorsqu'ils auront finis, vous pourrez récupérer votre chambre.
- Où est le Capitaine ?
- Il doit être en train de prendre une pause comme à son habitude à l'arrière du bateau en se moment.
- Merci. Aller viens Conan, on a des choses à lui dire... »
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En nous rendant à l'arrière du bateau, nous repassons par le funeste couloir.
Je remarque que la porte d'un placard de maintenance est mal fermée.
Je ne peux pas résister à la tentation de regarder à l'intérieur, et je dois dire que je ne suis pas déçu :
Trois bouteilles de Saké vides et un grand seau remplit du même alcool.
Je sais que que cette découverte pourrais s'avérer être la pièce maîtresse de cette énigme.
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Le Capitaine était appuyé sur la rambarde l'empêchant de plonger dans l'écume de sillage se diluant au loin dans l'eau noire de l'Océan par cette nuit d'été discrètement éclairée par un croissant de lune dont le jumeau se reflétait dans le miroir de cette mer d'huile. [ je ne bois pas d'absinthe !]
« C'est très reposant le clapotis de l'eau sur la coque, écoutez »
Silence
« - Je m'en fiche. Et avec tout le respect que je vous doit Capitaine, si vous ne libérez pas mon père, vous pourrez participer aux petit bruits d'eau. Plouf
- Vos menaces ne me font pas peur jeune fille. Votre père est un meurtrier. On ne vous à pas prévenu ? Une veste trempée avec un bouton de manchette arrachée à été retrouvée à l'intérieur...
- Regardez vous... Votre sourire en coin... Tout ça vous fait plaisir ! Vous êtes le meurtrier ! Vous avez construit un coup monté pour déchoir mon père ! Ça vous arrange bien de rester Capitaine, Capitaine !
- Vous avez raison Jeune fille ! L'expression de son visage dégageait l'assurance et la joie. Je jubile que cet abruti soit crevé ! Cette petite merde voulait prendre mon poste alors même que c'est moi qui lui est tout appris ! Par contre vous faites juste une erreur, et pas dès moindres … Il se rapproche de Ran. J'enclenche mes chaussures. Je n'ai pas tué mon second, et je n'essaye pas de faire accuser votre père. D'ailleurs, si vous ne souhaitez pas aller le rejoindre, je vous conseille de déguerpir illico presto !
- On paye toujours ses actes vous savez... On y vas Conan. »
Nous tournons le dos au capitaine et repartons par la coursive sur le bord du pont.
« AHHHHH »
Je me retourne et vois une trentaine de mètres plus loin l'arc électrique d'un tazzer assommer le personnage.
Son agresseur porte une combinaison noire et un masque.
Vite, une option, il me faut une option.
Je regarde partout autour de moi...
mes chaussures sont encore activées...
Mais je n'ai rien à shooter.
L'agresseur attache un poids au pied du Capitaine et le passe par dessus bord.
Je m'élance vers lui mais mon bras est retenu.
RAN ! Lâche MON BRAAAS
« Un jour, j'ai laissé quelqu'un partir, et je m'en veut terriblement»
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Pas de choix pour ce chapitre : c'est vous qui en review ou en PM me dites ce que Conan doit faire après cela : Qui il doit interroger, où il doit aller, etc … (N'oubliez pas que la police débarque!)
Le prochain chapitre que vous devez lire est le Chapitre 6
Bon courage à tout ceux qui reprennes !
