Oya!

Bon j'ai pleuré, je déteste devoir m'arrêter dans mon élan mais il y a un moment quand on voit rien, on voit rien. Je suis immensément désolée ne pas publier souvent - voire annuellement - cette fiction mais j'essaie de faire au mieux car elle me tient vraiment à cœur. Voilà, je m'excuse, comme toujours de toute façon.

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Merci à Namikaze Mina, Yoni, SarahMattMello, Celeste31 et Kaneko-chan pour leurs commentaires.

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Rating : T

Pairing : Shizuo/Izaya

Genre : S.F/Tragedy

Disclaimer : Durarara n'est pas à moi.

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Memories

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Chapitre 3 : Ne donne rien qu'elle ne reprend

Anri soupira. Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour qu'elle se retrouve dans une telle situation ? Elle regarda autour d'elle et soupira une fois de plus. Elle se demanda vraiment ce qu'elle faisait là. Elle sentit soudain la petite bouille contre elle sursauter alors que le camion prenait une bosse. Le petit être cligna des yeux et se serra encore plus entre les deux seins de l'adolescente. Il ne semblait pas vraiment gêné par la situation. En fait, on aurait plus dit que rien de ce qui leur arrivait n'était étrange pour lui. Elle trouvait qu'il était vraiment bizarre quand même. Mais bon, elle-même n'était pas si normale que ça... Elle passa une main dans les fins cheveux noirs du petit garçon. Son attention tomba sur le chapeau que portait l'enfant quand ils s'étaient cognés dans la rue. L'objet était petit et en laine brune presque rougeâtre. Elle le prit et le dépoussiéra un peu. Elle remarqua l'étiquette et par simple curiosité elle regarda le nom du petit.

"Orihara Saito..."

Elle écarquilla les yeux. Un Orihara ? Il faisait partit de la famille d'Izaya ? Le petit être redressa la tête pour regarder ce que faisait la demoiselle. Il sourit en voyant le chapeau.

"Haaa ! C'est un cadeau de mon cousin !

_Ha oui ?

_Oui ! Izaya me l'a offert quand il a vu que je n'en avais plus à ma taille !"

Il n'y avait donc plus de doute, il était bien un Orihara. Elle essaya de ne pas soupirer face à la situation mais sincèrement c'était dur de résister. Elle s'était faite enlever avant un rendez-vous avec Mikado, avec un jeune garçon qui semblait être le cousin d'Orihara Izaya, pas le chic type du quartier donc, et tout ça par des gens inconnus pour une raison inconnue aussi. Devait-t-elle utiliser Saïka pour s'en sortir ? Si elle le faisait, elle risquerait de choquer le garçon. Même s'il était le cousin d'un psychopathe et sociopathe, il n'avait pas le même esprit tordu. Elle ne pouvait décemment pas invoquer Saïka.

"Tu sais Anri-oneechan, Izaya va nous sortir de là, on a pas à s'inquiéter !" Il lui afficha un grand sourire. "En plus, il perdrait de l'argent s'il ne le faisait pas."

Elle haussa un sourcil alors que le jeune garçon se replaçait pour dormir. Génial, elle se trouvait dans une belle situation !

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Le jour d'avant- 17h38

Izaya soupira, lassé de tapoter en boucle sur son ordinateur. Il jeta ses mains autour de son corps en grognant de mécontentement. Lui qui n'avait jamais aimé travailler, il en venait à détester de plus en plus la paperasse. Voilà cinq jours qu'il ne faisait que ça ! Noter d'un coin ou de l'autre ce qui se passait dans la ville. Envoyez des emails pour expliquer à tous ces ignorants de gangs ce qu'ils devaient savoir, et organiser deux trois plans pour arriver à son but final. Rien de très distrayant donc. Il soupira une fois de plus. Il avait envie d'aller courir un peu dehors, de manger au Sushi Russe, d'embêter Shizu-chan... Bref de sortir de cette stupide chambre d'hôpital qui commençait vraiment à lui sortir des yeux. En plus, la nourriture était abjecte. Il n'était là que depuis une semaine, et déjà, il détestait cet endroit. Un autre soupir las s'échappa de ses lèvres. Il avait du mal à l'avouer, mais si Shizu-chan ne lui rendait pas chaque jour visite, il déprimerait complètement. Il ferma violemment son ordinateur après cette pensée.

"Ce n'est quand même pas comme si j'attendais sa visite !"

Oh non ! Il ne l'attendait pas, c'est clair ? Jamais il ne l'attendrait comme une jeune fille effarouchée en phase terminale d'un cancer qui veut voir son amant ! L'ordinateur fut brusquement posé sur le meuble à côté. C'était quoi cette comparaison encore ? Une jeune fille amoureuse, hein ? Non mais il avait de ces idées, sérieusement ! Jamais, il ne l'attendrait, simplement jamais.

Comme pour s'auto-narguer, il regarda la pendule de la chambre. Connaissant Shizu-chan, il devrait venir d'ici une heure et demi. Non, il ne l'attendait pas. Il grogna de frustration.

Soudain son téléphone portable vibra à côté de lui. Il hocha un sourcil. Qui est-ce qui pouvait bien l'appeler à cette heure et pourquoi ? Sans plus attendre il décrocha :

"Orihara Izaya-san ?

_Effectivement.

_Je suis Ryô Akuryuu du gang des Violâtres.

_Celui en concurrence avec les Blanchâtres. J'admire votre façon de vous battre à tous les deux d'ailleurs. Très bonne idée de votre part pour éviter tout problème. Même si les deux camps ne se tiennent pas à cette façon, n'est-ce pas ?

_Je crois, Orihara-san, que ce n'est pas le sujet.

_Alors quel est-il ? s'amusa un peu plus le brun.

_Je voudrai des informations pour trouver une arme.

_Combien me payez-vous pour l'avoir ?

_On vous fera toute une installation dans votre appartement pour votre handicap et vos frais de santé seront entièrement payés par nos soins."

Izaya faillit en écarquiller les yeux. Il venait de trouver une chance de sortir de cet horrible endroit. Si c'était pas magnifique ! Mais quelque chose lui trottait en tête.

"Comment savez-vous que j'ai un handicap ?"

A l'autre bout de l'appareil l'homme toussota.

"Hé bien, il semble que l'un de vos infirmiers soit un membre des miens.

_Alors le jeune Tetsu a parlé...

_Comment...?

_Vous ne croyez pas que je ne me renseigne pas sur le personnel qui s'occupe de moi au moins ?

_Je vous reconnais bien là. Mais pouvons-nous revenir sur ma demande ?

_Bien sûr. Quelle arme vous faudrait-il ?

_Le Destructeur de monde.

_Oh ! Pas du petit niveau je vois. J'ai une connaissance qui pourra même vous la passer si vous voulez.

_C'est vrai ?! s'exclama le chef à l'autre bout du combiné.

_Parfaitement, mais je veux deux choses de plus en échange.

_Tout ce que vous voulez !

_Je veux que Tetsu devienne mon infirmier personnel et qu'aucun de vous ne distribue la nouvelle que je sois infirme. C'est clair ?

_Parfaitement.

_Je vous rappellerai pour conclure les accords finaux. Au revoir Ryô-san."

Il raccrocha. Il venait de gagner des économies, une fuite de cet endroit maudit et un bon infirmier ! Tout ça pour deux autres petits coups de téléphone en plus. Il ricana de joie. Ses yeux tardèrent sur l'heure un instant. Plus qu'une heure et cinq minutes avant que Shizuo arrive. Izaya se passa une main dans les cheveux. Il n'avait jamais pensé ça, ok ?

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Le jour d'avant- 17h50

Celty se laissa tomber sur le canapé. Sa journée avait été exténuante. Elle se promit mentalement de ne plus jamais en faire une autre de ce genre. Ses épaules se haussèrent comme si elle soupirait. Oui, elle se promettait toujours de ne pas refaire ce type de journées à risque, mais au final, elle retombait toujours en plein dedans sans vraiment le vouloir. Bon, elle ne devrait pas se plaindre, elle n'avait eu droit qu'au gang et non pas à la police. Elle frissonna rien que de penser à ces motards qui se prenaient pour des gens de la loi. Ils étaient plus dangereux qu'elle ! Elle s'enfonça encore plus dans son canapé. Son portable se mit à vibrer. Seul réflexe, elle le posa brutalement sur la table. Aucune envie de répondre, franchement c'était pas le moment ! Si elle avait pu elle aurait grogné.

Soudain, elle se rendit compte que Shinra n'était pas là. C'était assez rare à cette heure. Normalement il ne commençait à se déplacer qu'à partir de vingt et une heure... Elle se releva pour faire un tour de l'appartement. Qui sait ? Il s'était peut-être endormi quelque part. Elle mit sa main au début de son cou et cela donna comme une impression qu'elle gloussait à l'idée mignonne de le voir endormi dans la baignoire. Après avoir décrété qu'il n'était nulle part, elle se rassit sur son fauteuil.

Elle tourna son attention vers la table, vers son portable. Il vibrait toujours. Elle sembla soupirer puis elle empoigna le téléphone. Elle voulut se faire un célèbre "facepalm" mais n'avait pas de tête. En plus c'était Izaya qui l'appelait. Mon dieu qu'est-ce qu'il voulait ? Elle décrocha lacement.

"Mochi mochi ! Celty-kuun ?

_Qu'est-ce que tu veux Izaya ? pianota-t-elle sur son portable par email en même temps. Pratique les médias de nos jours.

_J'ai un boulot pour toi. Environ 150 000 yens (1160.71 euro) !

_Je suppose que ce ne sera pas une partie de plaisance !

_Hé bien, il suffirait simplement de récupérer un jeune garçon, dont tu auras la photo, à la gare et de l'amener à l'adresse que je t'enverrai, puis de m'amener le gamin. Rien de très dur, non ?

_En apparence tout ce que tu proposes est simple. Il y a une embrouille, c'est ça ? C'est trop bien payé sinon.

_Mais non ! En plus le gamin ce sera mon cousin, Orihara Saito alors tu vois, je ne mettrais pas ma famille dans les soucis !"

Elle fit comme un reniflement. Ce plan sentait vraiment mal.

"Arrête de faire cette tête Celty-kun ! Si tu veux je pourrais même organiser un voyage à prix réduit pour toi et Shinra... Alors ?"

Pourquoi Izaya tenait tant à ce qu'elle accepte ? C'était étrange. Elle le sentait vraiment mal comme histoire. Franchement, qu'est-ce qu'il mijotait ? Si elle avait eu une lèvre elle se la serait mordue. Mais, l'idée d'un voyage au soleil des tropiques... Elle s'imaginait bien en maillot sur un transat au soleil. Shinra lui tendrait gentiment un cocktail qu'elle prendrait en le remerciant d'un signe de cou. Il loucherait sur sa poitrine en ajoutant une remarque un peu désobligeante et se recevrait un coup de Celty. Ainsi débuterait une journée paisible à côté des cocotiers. Ce serait bien pour eux !

Même si cette histoire semblait louche, c'était une bonne opportunité de se détendre et de s'évader un peu d'Ikebukuro.

"Bien, envoie-moi les détails."

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Le jour d'avant- 18h35

Shizuo remonta Chaton sur son épaule. Il soupira. Quelle journée de merde ! Il avait accompagné Tom toute la journée, comme d'habitude (en même temps c'est son boulot), pour tomber à chaque fois sur des mecs complètements abrutis et incompétents. Des fois il souhaitait à Izaya de s'amuser avec des personnes suicidaires un peu plus vieilles, histoire de lui faciliter la vie. Il grogna. Bien sûr, la vermine n'était même pas capable de faire quelque chose de si simple ! Rhaaaa ! Il l'énervait. Lui et ses imbéciles incapables de payer un loyer aussi peu cher ! Non mais sérieusement, il y en avait du boulot à Tokyo, même lui avait réussi à en dénicher ! Alors, pourquoi y avait-il encore des gens qui n'arrivaient pas à se fournir un salaire ? Il ne comprendrait surement jamais. Et en plus il les ferait tous voler. Littéralement, bien sûr.

Mais si ça n'avait été que ces abrutis habituels, non ! Bien sûr que non ! Il avait aussi eu droit au "cours" de Shinra ! Bon dieu, il avait juste eu envie de vomir. Entre ses explications et son sourire de...de...de satisfaction ? Sérieusement qui pourrait être heureux de présenter une opération chirurgical à un de ses amis d'enfance ? Shinra, ouaip, juste Shinra. Ce mec était fou, complètement fou. Même Izaya ne le dépassait pas. Et il en fallait. Il soupira encore.

"Nyaaaaa !"

Shizuo tourna son regard vers la boule de poil qui se câlinait contre son visage. Il lâcha un petit sourire. Chaton l'avait suivi toute la journée. Lui aussi devait avoir un petit souci neuronal pour s'être accroché à son épaule sans la lâcher un seul instant... Même quand il faisait voler quelqu'un ou quelque chose. Courageuse, la bestiole. Il passa sa main sur sa petite tête, provoquant un miaulement de l'adorable créature.

Il lâcha pourtant un dernier soupir. Sa journée n'était pas finie.

Soudain, alors qu'il se dirigeait vers la chambre de la vermine, il entendit un grand rire s'échapper d'une des portes. Il vit ensuite deux infirmières se tourner vers la chambre à côté de lui et s'y diriger, un peu inquiètes. Il haussa les épaules et continua son chemin. Mais deux pas plus tard, il s'arrêta alors qu'il entendit la voix de son frère sortir, elle aussi, de derrière la porte.

"Kasuka ?"

Il fit donc quelques pas en arrière et regarda à travers la porte encore légèrement ouverte. Ce qu'il vit le fit vite devenir blême. Oh non, pas lui. Bordel qu'est-ce qu'il foutait à l'hôpital en plus ? Il ne voulait surtout pas le voir. Vraiment mais alors vraiment, surtout alors qu'il allait devoir se taper la vermine dans moins de dix minutes. Il se promit de ne jamais, ô grand jamais, aller dire bonjour à cette personne. Désolé Kasuka, là c'était beaucoup trop pour lui ! Il déglutit et se releva pour se rediriger vers la chambre d'Izaya.

Mais, malheureusement pour lui, alors qu'il allait faire son deuxième pas, il remarqua qu'une certaine boule de poils n'était pas présente à ses côtés. Il se retourna au ralenti, comme dans un film d'action du genre Matrix et aurait même bien hurlé le "NOOOOOOON" caractéristique, mais on était quand même dans un hôpital, merde !

Même Chaton l'avait trahi !

La bestiole venait de se faufiler devant ses yeux dans la chambre interdite. Il pria un court instant que le basilic de la pièce ne tue pas son pauvre chat et inspira un grand coup. Il ne voulait pas ! Non c'était trop cruel ! Il regarda le sol et se demanda si se rouler par terre en pleurant allait faire revenir Chaton sans l'obliger à rentrer. Il rejeta vite cette idée. Il avait quand même une réputation à tenir ! Nom de sept Celty multicolores en jupon arc-en-ciel poursuivies par des patates volantes ! Il était véritablement maudit. Il devait se calmer avant de broyer quelque chose de l'hôpital. Il avait déjà un lit à rembourser.

Il s'avança doucement, très doucement jusqu'à la porte. Prit une inspiration. Il l'ouvrit.

"Shiiiizuuuuooooo-chan ! s'exclama la deuxième personne au monde qu'il haïssait le plus.

_Nii-san," dit simplement son frère.

Shizuo tiqua. Ses poings se rétractèrent immédiatement. Il devait se calmer. Mais rien que de voir cet homme, ses cheveux châtains bouclés s'arrêtant au niveau des épaules, sa barbe de trois jours, ses yeux bleus rayonnant d'idiotie, sa voix insupportable, et son air de parfait idiot, cet homme était un imbécile heureux de premier ordre !

"Yo Kasuka... Mon oncle, essaya-t-il de dire platoniquement alors que ses dents se serraient.

_Haaaa! Mon petit Shizuo-chan ! Ça fait si longtemps ! Tu vas bien ? Tu as trouvé un véritable travail ? Tu fais assez de sport ?

_ Je vais bien merci. J'ai un véritable travail et je n'ai jamais eu à faire du sport!

_Je suis si content mon adorable Shizuo-chan, je ne pensais pas que tu aurais lu mon message ? Tu es venu me rendre visite, comme c'est mignon ! Oh mon choupinet viens voir tonton un peu plus près." Il caressa la tête de Chaton et Shizuo remarqua enfin où ce dernier se trouvait.

"Je n'ai pas eu de message et je ne suis pas là pour toi. Peux-tu me rendre mon chat ? Je ne craquerais pas, il ne m'a jamais appelé Choupinet...Il ne l'a pas fait ? Non, tout ça c'est dans ta tête.

_Oh, ce mignon petit chaton ? Tu le veux ?" Son sourire changea de forme pour devenir presque comme celui d'Izaya. Immédiatement, Kasuka se leva en alla en prétendant prendre des boissons. Pas con le frérot.

Shizuo tentait du mieux qu'il pouvait de se calmer. Il chopa le bout de la porte, n'importe lequel, il n'avait même pas pris la peine de s'y intéresser.

"Alors vient le chercher! ~ "

Shizuo se dirigea vers lui et mit sa main sur le chat brusquement alors qu'il lui était aussi vite retiré vers le haut et qu'il s'effondrait sur son oncle.

"Bordel, pourquoi tu devais être dans ce putain d'hôpital !

_Parce que j'ai un léger problème de santé, mon chou ! ~ Maintenant tu veux ton chat ?"

Shizuo sentit la poigne tout aussi puissante que la sienne se poser sur son coup et le maintenir sur l'autre. Ha, oui, c'est vrai qu'il était fort l'enfoiré.

"Rends-moi Chaton ! gémit-il en se débâtant.

_Original comme nom... Enfin pas avant que tu répondes à ma question, chouchou !"

JE VAIS LE TUER !

"Rends-moi juste mon putain de chat, connard !

_Que de violence, tu ne vas juste répondre à ton tonton favori ?

_QUEL ONCLE FAVORI ?

_Oh...Pourquoi es-tu si méchant ? Tonton va pleurer !"

Imaginez deux secondes un homme de cinquante ans faire une mine de vierge effarouchée en rougissant avec les larmes aux yeux, et vous aurez l'explication de pourquoi Shizuo dut s'empêcher de vomir.

"Bordel... J'vais répondre à ta question !

_Tonton es si content !"

Son sourire izayien lui revient immédiatement. Il empoigna la touffe de Shizuo et l'haussa jusqu'à lui pour pouvoir lui parler à l'oreille. Tout en maintenant son cher neveu bien en place bien sûr.

"Alors, tu l'as eu ton adorable Orihara ?

_Bien sûr que non ! C'est increvable, cette merde ! C'est bon t'as fini ?

_HEEEIN ? Vous êtes toujours à vous tourner autour ! Pas de bisous bisous partout ! Moi qui croyais qu'avec la tumeur du petit vous avanceriez !

_De quoi ? Et comment tu sai-

_TONTON EST DÉÇU !

_Bordel rends-moi Chaton que j'me casse !" dit-il exaspéré par l'attitude de l'autre.

Shizuo et son oncle lâchèrent un long soupir en cœur. Kasuka revient à ce moment là.

"Vous avez fini.

_Ouaip, j'te laisse avec ce truc, et truc rends-moi mon chat.

_Je préfère que tu répètes en boucle "Izayaaaaa", imita-t-il. Que "Rends-moi mon chat" tu sais ?

_Je vais le tuer.

_Oh là là... Quel antipathique, Shizuo voyait presque un smiley pas content sur son visage. Tiens ton chat."

Il lui tendit et Shizuo le prit sans attendre. Il se retourna aussitôt.

"Salut Kasuka."

Il sortit presque en courant de la pièce et se dirigea aussi vite vers la chambre d'Izaya. Il l'ouvrit en fracas et vit l'autre sursauter de son livre.

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Le jour d'avant- 18h50

Izaya sursauta du livre que lui avait prêté ses sœurs. C'était un petit récit en cinq volumes assez intéressant sur une cité soi-disant parfaite. On suivait un garçon du nom de Shion qui avait recueilli dans les premières pages un fugitif du nom de Nezumi qui lui avait révélé que cette ville utopique était loin d'être ce qu'elle était, mais sans plus, laissant un certain suspense. Bref, cette histoire avait su l'intéresser et il était assez mécontent qu'on l'ait sorti de sa lecture.

Il regarda la personne en tort et s'étonna de voir son cher Shizu-chan. Il avait lu pendant si longtemps ? Il regarda l'heure. Shizu-chan était même en retard ! Oh là là, il n'avait même plus de notion du temps. Mais c'était tout de même étrange qu'il n'ait lu qu'une centaine de page en une heure ! Il fronça les sourcils mais laissa passer. Il était juste fatigué. Il se tourna donc vers Shizuo et lui sourit.

"Hé bien, assis-toi, t'es là pour ça non ?

_Mnfgff"

Okay, en plus de ne pas avoir de conscience, Shizu-chan ne savait plus parler. Il haussa un sourcil et remarqua que son cher et tendre était apparemment très, mais alors très tendu. Il sentit une montée de jalousie le prendre. Qui était celui qui l'avait mis dans cet état ? Il était le seul en droit de le torturer mentalement à ce point. Il secoua la tête.

Je recommence à dire n'importe quoi ! Imbécile protozoaire, c'est encore ta faute !

"Shizu-chaaaaaan ?" gloussa-t-il.

Le blond releva la tête. Même l'appeler par son si mignon surnom ne lui faisait rien. Il cligna deux secondes des yeux et se reprit.

"Dis, pourquoi tu es pas content ?"

Shizuo sortit un soupir. Il ne savait pas vraiment ce que sa Némésis avait, mais en tout cas, ça devait littéralement l'embêter.

Izaya vit soudain Gunther sauter de l'épaule de son maître et se dirigeait vers lui.

"Nyaaaaaaa huh !"

L'informateur sourit devant la bestiole alors qu'elle se calait contre son ventre. Il caressa son pelage noir et son sourire s'étendit. Il aimait vraiment ce chat finalement. En plus, il ne le détestait pas malgré le nom débile qu'il lui avait donné volontairement. C'était une brave bête ! Il se reprit et se remit à observer Shizuo. Bon sang, qu'est-ce qui avait pu le mettre dans cet état ? Il n'y avait pourtant que lui qui pouvait y arriver, non ?

Shinra pouvait s'énerver de temps à autre mais il était le seul à y arriver facilement, non ?

Il chercha dans sa mémoire qui d'autre pouvait-t-il y avoir. Mais il savait bien que son esprit évitait une certaine personne. Une personne du nom de Rikuo Heiwajima. Une personne qu'il n'avait vue qu'une fois. Une personne qu'il ne pouvait pas supporter. Déjà, elle sauvait ses jouets, connard de psychiatre. Ensuite elle manipulait Shizuo facilement. Pour finir, elle avait une force équivalente à Shizuo. Un être insupportable donc. Dans ce quartier qu'était Ikebukuro, on pouvait appeler cet homme un ange mais pour deux monstres tels que lui et Shizuo, ce mec était le diable en personne.

Il fixa Shizuo tout en ayant perdu complètement son sourire.

"Ne me dis pas que Rikuo-san est revenu."

Shizuo regarda Izaya. Il détourna le regard comme un enfant coupable. Surement avait-il oublié que c'était aussi le second ennemi public de l'informateur. Izaya se mit une main dans les cheveux.

"Merde...

_Ouais Merde." confirma Shizuo. "Il est à deux chambres d'ici."

Izaya fronça les sourcils. C'est pas vrai. Il n'avait pas assez de malheur sur lui c'est ça ? On devait obligatoirement lui en remettre un coup ? Il pouvait pas simplement rester dans sa putain de chambre en attendant que son putain de contrat et de plan se fasse? Il devait en plus supporter l'oncle infernal de Shizuo ? Le monde lui en voulait vraiment, c'est ça ? Il avait trop joué l'apprenti dieu c'est ça ? Il avait envie de pleurer mais la présence de Shizuo le retint. Bordel, en plus c'était quoi ces pleurs faciles ? Qu'est-ce qui lui arrivait ? Pourquoi n'arrivait-il juste pas à oublier sa condition ? Pourquoi ne pouvait-il juste pas passer au dessus de ça et continuer à vivre ?

Parce que ses putains de jambes ne bougeaient plus.

Il retint un juron. Quelle vie de merde. Il voulait simplement vivre sa vie comme il l'avait toujours fait. Il ne voulait pas penser si souvent à une mort qui se rapprochait encore, toujours et de plus en plus vite. Trois ans. Trois simples et petites années. Et sa condition allait encore se détériorer. Il allait perdre quoi après ses jambes? Peut-être que par miracle il réussirait à simplement dépérir sans ses membres inférieurs ?

Il ne voulait pas penser. Il ne voulait plus penser à rien. Penser lui faisait mal. Penser allait le détruire. S'il pensait il allait comprendre la suite. Il allait savoir pourquoi. Pourquoi es-tu dans cette situation ?

Il ne voulait aucune réponse à cette question. Sinon il saurait. Il saurait que la seule chose qui reviendrait serait : tu n'es pas un dieu, tu as juste cr l'être. Et s'il pensait ça, il penserait ensuite qu'il n'était rien. Il était juste un simple humain qui savait comment s'amuser avec ses congénères. Même Shizuo était plus puissant que lui. Certes, il avait la parole et l'esprit pour lui. Mais, finalement, son corps ne serait jamais assez puissant. Il n'était véritablement qu'une puce essayant de se débattre parmi les insectes dociles. Il bougeait plus que les autres, voilà tout. Il allait un peu plus vite. Mais au final, il n'avait rien de plus. Il était juste...

Il sentit un sanglot finalement traverser ses lèvres.

Il sentit que Shizuo s'était relevé de sa chaise surement avec une grosse tête de choqué. Rien que de l'imaginer, il se mit à rire. Il riait et pleurait. Encore. Est-ce que ce genre de crise se reproduirait à chaque fois qu'il ferait un peu de psychologie sur son propre être ? Se trouvait-il si désespéré ? ASSURÉMENT ! Il n'était rien! Il n'était rien de plus que les autres. Comme tout le monde, c'est la nature qui allait le récupérer à elle. Il ne serait rien qu'une larve dans ses mains. Qui penserait que le si incroyable Izaya Orihara serait en faite un simple... Il ne voulait pas le dire, se l'avouer serait la fin de tout.

Il sentit une main se poser sur son épaule gauche mais ses sanglots redoublaient. Toujours et toujours plus. Il ne cessait de penser.

Penser, penser, penser, à quoi cela me sert-t-il aujourd'hui ?

Il riait aussi, il riait de lui. De son propre rejet. Si ça se trouve, un jour il finirait par penser que son dégoût envers Shizuo n'était qu'une attirance cachée ? Se prenait-t-il pour Freud ? Voulait-il échanger lui aussi le retournement d'un rêve lointain à nos jours ? Pouvait-il croire que son propre loup était Shizuo ? Ou plutôt lui-même ?

Il semblerait bien oui, il était son seul et unique ennemi. Son être tout entier ne pouvait simplement pas accepter sa normalité. Il se devait d'être un dieu, pour lui-même. Il devait rester hors de l'humanité. Il n'avait pas à rester aussi bas que des êtres aussi pitoyables et manipulables qu'un chien bien dressé. Il était plus que ça.

Et pourtant il était touché par cette maladie incurable...pour les hommes ! Cela ne devrait pas l'être pour lui ! Alors pourquoi ?! Il n'était pas humain ! Il était dieu ! Il était comme un dieu ! Il contrôlait ce bétail ! Il le faisait mieux que quiconque.

Arrête ! Arrête de penser ! Tu te détruis et tu le sais ! Mais au final, si personne ne t'écoute pour souffrir, tu es toujours là toi, non ?

Il se sentit redressé et placé contre quelque chose de dur mais confortable. Il sentait qu'on le mettait dans un cocon, qu'on l'englobait. Il s'attacha fermement.

Il n'était pas mieux. Lui aussi allait mourir. Lui aussi avait voulu se tuer. Il avait tenté de se tuer. Il avait tenté de se tuer ! Un dieu n'essaie pas de mourir ! Il ne peut pas mourir. Il n'était pas un dieu. Il n'était pas immortel. Il n'était rien de tout ça. Il était... Oui, il était juste humain.

Ses sanglots redoublèrent et il commença à trembler. Son souffle lui manquait.

Il était humain, il allait mourir. Il n'irait nulle part, il n'irait jamais nul part. La fin, il allait connaître la fin. Il l'avait accepté. Son esprit avait véritablement compris cette idée. Mais...

J'ai mal de penser !

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Shizuo commençait à vraiment s'inquiéter. Izaya ne semblait pas se calmer. Il tremblotait et respirait fortement et de façon aléatoire. Il se demandait bien ce qui pouvait lui arriver. C'était maintenant la deuxième fois qu'il voyait l'informateur en larmes, pourtant il ressentait toujours la même chose : incompréhension, étonnement, inquiétude. Il ne comprenait pas comment Izaya, Orihara Izaya, l'homme le plus sans cœur qu'il connaisse, puisse avoir des sentiments assez forts pour le faire pleurer. Il s'étonnait de le voir si simplement lui dévoiler cette faiblesse. Peut-être qu'il n'avait plus conscience que Shizuo était là. Pourtant il le tenait toujours aussi fortement. Et finalement, le sentiment qui le gênait le plus. Il était inquiet. Oui, terriblement inquiet pour l'informateur. Il ne savait même pas en quel honneur lui-même, mais c'était là. Il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur, peur de quoi ? Il ne savait même pas ! Il avait juste peur ! Il se sentait comme si l'autre mourrait, il ne serait s'en remettre. Il se sentait comme s'il s'occupait de l'état d'Izaya. Mais il voulait juste le tuer lui-même. Il voulait simplement en finir lui-même. N'est-ce pas ? N'EST-CE PAS ?

Il savait parfaitement que non. Bien sûr que non... Il n'y avait pas que ça. Il n'arriverait jamais à tuer cette vermine. Malgré tout ce qu'il lui avait fait. Était-il masochiste ou quoi ? Pourquoi faire attention à son tortionnaire ? C'était presque comme un syndrome de Stockholm ! Il l'enfermait dans une routine et un mode de vie, l'empêchant d'aimer un autre ! Shizuo réalisa qu'il ne pouvait plus être lui si Izaya n'était pas là.

Il changerait. Sa haine se tournerait vers autre chose. Il n'aurait aucun canalisateur. Ou peut-être au contraire, il se calmerait à jamais ?

Non, évidement que non. Il n'était pas assez fort pour ça. Il avait besoin d'un but. Il avait besoin d'un être pour lui. Il devait juste avoir quelqu'un sur qui se concentrer. Sa rage devait se porter sur quelque chose. Il éclaterait sinon. Il le savait. Un mois sans Izaya et déjà il envoyait tous les êtres qu'il croisait dire coucou à Bernard le pigeon roux. Il était lié à Izaya. Affection, haine, amour, dégoût... Il n'en savait trop rien et il s'en foutait. Izaya était un de ses piliers les plus importants.

"Je ne veux pas mourir..." gémit mollement le brun.

Il haussa soudain les sourcils en voyant le garçon dans ses bras endormi. Ha bah tiens, il prenait ses aises, lui. Shizuo soupira. Chaton fixa les deux. Il s'approcha et se cala contre Izaya.

"Apparemment, il a bien besoin d'tes caresses..." soupira avec un doux sourire Shizuo avant de grogner : "Mais s'il pouvait éviter de s'endormir comme ça ce serait sympa !"

Shizuo pensa un instant à virer Izaya et à se barrer mais il ne le fit finalement pas.

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Les pieds dans le vide

Vivant !

Mon coeur dans le vide

Est-ce que tu l'entends ?

La vie simplement- Mickaël Miro

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Il se laissa tomber à côté du cerisier. Il était dur mais pour une raison qu'il ignorait il l'aimait bien. Il ressentait comme une présence agréable quand il touchait l'arbre. L'endroit lui était si mélancolique. Il laissa un sourire sur son visage. Il aurait tellement aimé pouvoir partager ce sentiment avec lui. Mais il n'était que trop idiot pour arriver à s'excuser. Il n'aimait pas les hommes. Il ne pouvait supporter ces êtres abjects sans foi, ni loi, ni intérêt. Mais lui, il n'était pas comme eux. Il ne pouvait s'adapter à eux. Il est trop frêle et à la fois trop fort. Son esprit est si doux, si pur. Alors que son corps robuste pouvait soulever presque tout.Il avait su l'approcher, l'aimer et l'attendrir. Eux seuls ; ils ne pouvaient être que tous les deux.

Il soupira, de toute façon, c'était fini. Il n'y avait plus à se poser de question sur ça. C'était fini. Il ne reviendra jamais, jamais.

Une fleur tomba du cerisier pour se poser devant lui. Il la regarda doucement. Elle était jolie. Si petite et pourtant si distinguée. Elle semblait sourire malgré qu'elle fut tombée. Il la trouva drôlement courageuse face à sa mort imminente. Puis il se dit qu'il devait vraiment être atteint pour penser ainsi à propos d'une simple fleur. Ou simplement, il commençait à comprendre le genre romantique ? Il n'espérait pas ces gens faisaient quand même assez peur. Il rit.

"Roppi ! Roppi !"

Tout son corps se tendit d'un coup. Qu'est-ce..? C'était impensable ! Impossible. Il était toujours là ! Il le cherchait toujours ! Il n'arrivait pas à y croire ! Quelqu'un comme lui... Il ne le méritait pas. Jamais !

Il se leva du cerisier et commença à chercher un endroit où se cacher. La forêt ? Non. Derrière le cerisier ? Idée idiote ! Le bâtiment ! Oui excellent ! Il commença à s'y précipiter.

"Roppi !"

La voix était proche, beaucoup trop proche. Il l'avait vu, c'était trop tard. Mais non ! Il allait partir ! Il ne devait le suivre !

"Ne me suis pas Tsuki ! Pars ! PARS !"

Il se remit à courir vers le bâtiment à vingt mètres de lui. Mais il savait qu'il n'y arriverait pas à temps, et puis, de toute façon, à quoi cela lui servirait-il ? Il ne pourrait rien faire de plus à l'intérieur. Tsuki le suivrait toujours.

"Roppi attends-moi ! ATTENDS ROPP I!"

Roppi sentit un poids sur lui et il tomba au sol. Il ne voulait pas lui parler. Il ne voulait tellement pas lui parler. Faite qu'il le lâche et qu'il parte. Qu'il l'oublie, qu'il réussisse à vivre une vie saine.Il pouvait. Il avait gagné en maturité depuis ! Une larme coula sur sa joue. Il ne voulait pas l'emporter dans son autodestruction...

"Tsuki lâche-moi... S'il te plait...

_JAMAIS !

_Tsuki pourquoi...

_Parce que je t'aime Roppi !"

Une bouffée de chaleur parcourut tout entier Roppi. Ils étaient ensembles depuis des mois et pourtant jamais, jamais aucun des deux n'avait prononcé ces mots. Et c'est à ce moment, à cet instant où il ne voulait surtout pas l'entendre que Roppi l'entendait. Il se sentit pleurer encore plus fort. Sa main droite enfonça ses oncles dans le sol qu'elle râpa. Il ne voulait pas.

"Pourquoi... Je ne sais que te faire du mal...

_Non ! Roppi ! Tu es maladroit, tu ne sais pas vraiment communiquer mais jamais tu ne m'as blessé... Ce que tu as fait à... Je m'en fous ! Je n'en ai absolument rien à faire ! Je n'ai besoin de personne. Personne, sauf celui qui m'a appris à exister. Celui qui m'a un jour tendu cette main que personne d'autre ne m'a tendu... Celui qui aujourd'hui essaie de me reprendre ce qu'il m'a donné..."

Roppi écarquilla les yeux. Jamais Tsuki ne lui avait si franchement expliqué ce qu'il ressentait. Mais malgré tout, il l'avait blessé, il le savait. Il essaya de bouger comme il put jusqu'à finalement réussir à se sortir de sous lui. Seulement, il réussit à peine à se retrouver sur les fesses et face au regard rougeâtre de l'autre. Il plissa les yeux sous la teneur de Tsuki. Il ne devait pas céder, c'était pour Tsuki. Oui il irait jusqu'à mourir seul pour lui. Non, il donnerait jusqu'à son après mort.

Ce n'était pas lui qui avait sauvé Tsuki, c'était l'inverse. S'il n'avait pas pris cette main, il aurait fini par mourir. Véritablement seul, sans même les beaux souvenirs que lui avait donnés Tsuki.

"Je ne peux pas... Tu vas me haïr... Je ne peux pas... Je ne veux pas qu'un matin on se lève, on se regarde et qu'il n'y ait plus rien... Je préfère que tout se finisse ici...

_Je serai toujours là ! Je serai toujours là ! Je t'aimerai toujours ! Même si ce toujours te semble illusoire ! Je le tiendrai ! Tsuki, je te le jure..."

Un doux sourire s'afficha sur les lèvres de Roppi.

"J'ai peur du matin où je ne penserai plus qu'à te faire mal...

_Roppi..." hésita Tsuki.

Malheureusement cela permit à Roppi de se relever et de se diriger vers l'arrière. Prenant peur Tsuki se releva en vitesse et sauta une nouvelle fois sur son amant. Seulement, n'ayant maîtrisé sa force herculéenne, il les emporta un peu trop loin et passèrent la bâche qui se chargeait du rôle d'entrée du bâtiment détérioré. Ils tombèrent finalement contre quelque chose qui ressemblait à un réfrigérateur.

"Aie aie aie !" gémit Tsuki. "Roppi tu vas bien ?

Mais Roppi ne le regardait déjà plus. Il écarquillait les yeux face à quelque chose qui semblait se trouver sur leur droite. Il tourna à son tour la tête et vit la chose la plus improbable de toute sa vie.

Cela semblait être deux robots au vu de tous les mécanismes qui leur étaient reliés mais ce n'était pas la chose la plus incroyable. Déjà, ils semblaient tous les deux vraiment humains, bien plus que tous les robots qu'ils avaient vu dans leur vie, et la science avait largement amélioré la donne. Celui de droite portait un large kimono bleu ciel, magnifique avec comme de la neige qui tombait sur lui. Il était penché sur l'autre robot comme s'ils allaient s'embrasser. Sa main qui semblait ne pas avoir été terminée au vu de l'index encore mécanique, était comme en pleine caresse sur la joue de son vraisemblablement conjoint. Le second portait un pantalon assez moulant blanc et un manteau dont les extrémités en fourrure étaient roses fuchsia. Celui de droite avait de beaux cheveux blonds alors que ceux de celui de gauche étaient bien jais. Leurs yeux étaient vides, sans aucun signe de vie.

Mais ce qui avait coupé le souffle à Tsuki et Roppi, c'est qu'on aurait dit eux.

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Et l'histoire appelée vie continua...