Disclaimer: Malheureusement, je ne détiens aucun droit sur ces magnifiques sorciers et sorcières, sans quoi j'aurais déjà marié la majorité d'entre eux et formé un harem.
La suite a pris bien de temps. Trop de temps. Je me questionnais sur l'intrigue. Sur l'importance que je semble lui apporter, alors que ce qui compte est la relation Hermione/Olivier, n'est-ce pas?
D'ailleurs, je manquais de temps à cause de l'école, de drames diverses et peu importants dans ma vie. Et je travaille temps plein en ce moment, donc je suis toujours crevée. Mais je ne vous ai pas oublié. Vous avez sûrement remarqué que j'ai posté des OS entre temps. Je m'excuse de cela, j'ai pris le temps d'écrire de petites histoires au détriment de celle-ci, mais je compte poster régulièrement à partir d'aujourd'hui!
Sans plus tarder, voici la suite et merci mille fois de me lire.
Le temps semblait s'être arrêté. Hermione avait une bombe atomique dans la gorge, ses yeux étaient écarquillés et elle était parvenue à prononcer ces mots car une force inconnue s'était élancée en elle. Un moment d'importance infinie.
Sa première rencontre avec Olivier depuis ce qui avait semblé être des siècles de solitude.
Le jeune homme l'avait contemplé, une coquille vide sans sourire, mais son regard s'était légèrement allumé. Un point de lumière furtif dans toute cette noirceur.
« Merci de m'accueillir. »
Rien d'autre que ces mots. Le silence pesait. Une massue les entraînant tous deux dans l'abîme de ne plus savoir que dire, comment retrouver l'aisance d'avant.
Hermione inspira, cherchant à retrouver cette force étrange l'ayant gardé debout lorsqu'elle l'aperçut. Mais tout était épuisé, il ne lui restait que ce sot amour, cette obsession charnelle faisant battre son cœur. Elle vit sa valise et s'avança pour la prendre, mais Olivier hocha la tête négativement. Sa main serrait violemment le manche de cuir contenant tous ses effets.
Fatigué, las. Il ne semblait avoir vraiment conscience d'où il se trouvait et pourquoi.
« Je voulais seulement prendre ta valise, pour la déposer dans ta chambre. Je pourrais te faire visiter la maison, si tu le désires, fit-elle pleine d'espoir d'étirer leur temps partagé.
-Merci, mais je suis fatigué. J'aimerais dormir un peu avant de commencer les traitements.
-Je comprends parfaitement, Olivier. »
Chaque mention de son nom la faisait souffrir, mais c'était une mort lente et délicieuse. Le voir n'avait fait qu'attiser le feu la tuant cruellement depuis 5 ans. Jamais elle n'aurait cru que l'amour pouvait avoir une place aussi importante dans sa vie. Jamais elle n'aurait cru possible de souffrir avec tant de violence pour un autre être. De mourir de ne pouvoir le serrer contre elle jusqu'au matin.
Mais elle sourit. Lentement, ils gagnèrent la chambre d'Olivier sans échanger un autre mot. Au pas de la porte, il se tourna. Un maigre sourire fleurit sur ses lèvres. L'empreinte du bonheur passé refaisant surface l'espace d'une seconde.
« Je sens que je vais me plaire ici. Plus que l'hôpital. »
Et il ferma la porte. La jeune femme s'y adossa, cherchant à rester près de lui d'une manière ou d'une autre. La seule pensée que derrière ces murs, Olivier s'endormirait, les pensées probablement noires, lui donnait le tournis. Il était possible maintenant de chercher une solution pour le néant qu'avait causé son cerveau. De le ramener à elle, peut-être.
Peut-être.
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L'aurore se pointa le bout du nez, peu de temps après l'arrivée d'Olivier. Avec les rayons du soleil vinrent le hibou de la Gazette et les doutes d'Hermione. Elle ne put s'endormir de nouveau, prise dans ses émotions et cherchant déjà à analyser le comportement du joueur de Quidditch.
La Gryffondor ne s'arrêterait jamais face à une énigme, qu'elle soit presque impossible ou non.
Lentement, elle déplia le journal et s'arrêta aux grands titres. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Rien ni personne ne mentionnait la famille Dubois. C'était le calme plat, ou presque, car un mage noir avait tenté de pénétrer Gringotts la nuit dernière. Certes, la mort de Voldemort avait freiné presque tous les adeptes de magie noire, mais certains fanatiques s'étaient retrouvés et tentaient toujours de conquérir le Londres sorcier.
La jeune femme termina sa lecture de la Gazette du Sorcier et sirota son café, l'esprit ailleurs. Il y avait tant à faire, tant à comprendre et pourtant, si peu de temps.
Harry arriva environ une demi-heure plus tard, le regard voilé d'une colère muette. Lorsqu'il entra dans le bureau d'Hermione, elle sut de suite que quelque chose le rongeait.
« Hermione, tu ne m'as pas prévenu à l'arrivée d'Olivier. C'est la procédure habituelle. »
Sa mâchoire était tendue et ses mains serraient la poche légèrement déchirée de son jeans.
« Il n'a pas cogné. J'ai... senti qu'il était arrivé, à la porte. Il fixait la pluie.
-Peu importe qu'il ait envoyé un hibou pour te prévenir, ou non, je dois être au courant de tout ce qui se passe ici. Hermione, tu sais l'importance que j'accorde à notre amitié.
-Harry... fit-elle, la voix légèrement brisée. Je n'ai pas voulu te cacher quoi que ce soit. Olivier est arrivé dans les alentours de 4 heures du matin et je pensais que tu aimerais passer un peu de temps avec Ginny... Comme vous êtes tous deux si occupés. »
Il s'approcha et la prit dans ses bras, serrant de toutes ses forces.
« Je m'excuse. Je suis à cran ces derniers temps, avec les ralliements des mages noirs... On ne peut sortir le Survivant d'Harry Potter, j'imagine.
-Rita Skeeter, sors de ce corps, répliqua la brunette à la blague.
-Alors, je vais passer voir si Olivier s'est bien installé. Voudrais-tu t'occuper de Miss Bonfire? Je te kidnappe pour le lunch aujourd'hui. »
Ils se sourirent tous les deux, avant de se séparer. Hermione ne put s'empêcher de ressentir un pincement au cœur à l'idée de ne pouvoir étudier Olivier, mais Miss Bonfire était un cas exigeant et son cerveau se riva tout de suite vers les soins qu'elle lui proscrirait.
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Harry n'avait pas menti. Dès que l'horloge sonna midi, il vint la rejoindre dans son bureau. Ses yeux étaient de nouveau rieurs et cette teinte émeraude lui étant si caractéristique brillait de mille feux. Ils laissèrent la maison aux soins de Deburha, leur merveilleuse elfe de maison.
Ils transplanèrent jusqu'au café le plus proche, où ils avaient leur propre table avec vue sur les champs s'étendant vers l'horizon. Leurs thés arrivèrent presque aussitôt, brûlants et noyés de lait.
Hermione eut bien du mal à cacher sa curiosité, mourant d'en savoir plus sur la première rencontre entre Olivier et Harry. Mais la jeune femme connaissait son meilleur ami; le griller de questions n'apporterait pas les réponses qu'elle désirait véritablement.
« Comment était Miss Bonfire aujourd'hui? s'enquit-t-il en prenant une gorgée de thé.
-Elle s'améliore. Ses éclats de magie ne sont plus aussi violents. Il semblerait qu'elle reprend peu à peu contrôle sur ses émotions. Je lui donne une semaine et elle devrait être guérie, mais une rechute est toujours possible.
-Je pense qu'une dernière session sous hypnose pourrait l'aider à soulager son ressentiment amoureux. Étant donné que c'est la plaie l'ayant mené vers tous ses maux.
-Je pense aussi. Pauvre femme... La maîtresse de Krum, qui l'eut cru? Il filait le parfait amour avec sa femme.
-Comme quoi, les mariages ne sont pas toujours aussi beaux qu'ils semblent l'être. »
La main d'Hermione trembla légèrement l'espace d'un instant, alors qu'elle repensa à la relation entre Olivier et Angelina. Peut-être n'étaient-ils pas aussi heureux qu'ils le montraient en public. Peut-être avaient-ils leurs propres démons. Mais tous ces espoirs étaient basés de la chute des autres et la Née-Moldu ne pouvait se permettre de penser ainsi. Elle ne pouvait décemment prier pour plus de souffrance chez l'homme qu'elle aimait pour pouvoir mieux le retrouver.
La jeune femme s'était perdue dans le fil de ses pensées et Harry l'interpella plusieurs fois, avant de ne regagner son attention.
« Hermione, fais-tu encore de l'insomnie? »
Son ton était dur; il avait si souvent fait office de figure paternelle ces dernières années.
« Je dors quelques heures par nuit, c'est mieux que c'était, répondit-elle en baissant les yeux.
-Tu devrais voir un magicomage à ce propos. Je sais que tu ne veux pas être traitée par Ginny, mais...
-Je vais bien, Harry, le coupa Hermione soudainement froide.
-Si tu allais bien, je n'aurais pas à demander à Deburha de te surveiller quand je ne suis pas là.
-Tu n'as pas à faire tout ça! Je suis adulte, je n'ai pas besoin de personne! »
Elle se leva brusquement et se dirigea vers la sortie, en furie.
« Hermione, tu sais aussi bien que moi que c'est faux! »
La voix de Harry devint un écho dans son esprit. Elle était transparente, complètement translucide et elle le savait. Mais que sa souffrance soit aussi claire pour tous ceux qu'elle aimait... quelle plaie devait-elle devenir pour eux. Une roche les entraînant vers le creux de l'océan.
Enragée, les larmes aux yeux, la sorcière transplana au centre de thérapie. Les rayons de soleil n'avaient duré que quelques heures, la pluie s'était mise à frapper durement à nouveau. Elle n'en eut rien à faire. Il lui fallait de l'air. De grandes goulées pour anesthésier ce sentiment effroyable de solitude l'étranglant.
Hermione sortit dehors, laissant la pluie emmêler ses cheveux, les gouttes gagner ses yeux. L'intempérie était violente, tout comme ses émotions.
Il lui fallut quelques secondes pour remarquer la présence d'Olivier. Il était adossé au mur de briques, se cachant de la pluie, une cigarette à la main.
« Tu ne semblais pas aimer autant la pluie, à Poudlard, remarqua le jeune homme.
-Je... Je ne pensais pas que...
-Nous avons tous nos petits plaisirs. »
Sa présence avait complètement envoûté Hermione. Il n'était plus le joueur de Quidditch enjoué d'avant. La vie l'avait rendu amer, mais tout en lui criait toujours Olivier Dubois. Comme si une part de son être se battait contre la dépression. Une constante guerre interne l'ayant mené ici, à ses côtés, sous la pluie.
« Fumer des cigarettes moldues, est-ce ton petit plaisir? s'enquit Hermione en souriant.
-Draco m'a offert un paquet quand je suis entré à Sainte-Mangouste. Il a promis que ça aiderait à soulager mon stress. Il avait raison.
-Je ne savais pas que vous étiez proches, tous les deux, fit-elle en le rejoignant, maintenant protégée de l'intempérie.
-Je ne pensais pas moi non plus. Il a pourtant été le premier à me rendre visite, lorsque je suis tombé. »
Tant de douleur en lui, et pourtant, il y avait de la lumière au bout du tunnel. Elle pouvait voir en lui le désir d'être heureux et c'était l'étape la plus importante du rétablissement.
« Je ne fume normalement pas, mais... »
Hermione n'eut pas besoin de terminer sa phrase. Olivier esquissa un maigre rictus et lui tendit une cigarette. Ils partageaient maintenant un secret. Un après-midi sous la pluie.
J'espère que ce court chapitre vous aura plu... étant donné que vous avez attendu très longtemps pour le lire. À partir d'aujourd'hui, je vais essayer d'écrire un petit peu à chaque jour pour poster à chaque semaine et demi. N'hésitez pas à critiquer et merci de me lire. :)
