Auteur : kyu - Mataishi
Titre : Every cloud has a silver lining
Base : the GazettE
Pairing : Uruha x Ruki …
Genre : Yaoi
Thèmes exploités : Lycée, amour, homosexualité, amitié, …
Disclaimer : Les protagonistes ne m'appartiennent pas, mais l'histoire en elle-même m'appartient de droit.
Déclaration de l'auteur : Nouvelle fiction mélangeant « Furueru Kodou » et « La mémoire de la Terre et du Ciel ». Certes, elle n'est plus aussi délirante que la précédente, mais elle n'est pas non plus aussi déprimante que l'autre. Bref, j'espère que ce changement de pairing, de thème et de perception vous comblera et que votre lecture sera délicieuse. Tenez-moi au courant surtout !
Every cloud has a silver lining
«He knows that what a thing to say but he is lost. »
Une semaine s'est écoulée depuis le premier jour de la rentrée. Au plus grand bonheur de beaucoup de lycéens qui étaient dans la même situation qu'Uruha, cette petite chose que nous appelons « routine » s'était remise en route, ce qui lui faisait un peu peur vu le lourd secret qu'il portait sur le dos. En effet, ce n'est pas son véritable amour pour Ruki qu'il devait protéger des autres, mais plutôt l'amour qu'éprouvait Ruki pour un autre que lui. Pour faire simple, Uruha était contraint de ne pas divulguer le fait que l'homme de ses rêves avait une liaison avec Reita, s'il voulait, d'une part, rester en vie et en second, continuer de bien s'entendre avec l'horrible petit blond. Il est certes peu facile de continuer à lui parler, d'espérer qu'il le regarde un jour et d'attendre avec impatience la fois où il osera lui proposer un rendez-vous, mais il gardait espoir. « Qui sait, un jour, peut-être qu'il se lassera de Reita et qu'il voudra bien de moi, non ? Ok, je sais, je suis un gros idiot qui a de la merde dans les yeux pour ne pas voir qu'il n'a aucune chance avec un type pareil qui plus est, est totalement l'opposé de ce que je m'imaginais de lui. » Se dit Uruha car oui, il avait appris que Ruki était doté de plusieurs facettes, qu'il les revêtait en fonction de la personne avec qui il parlait. Parfois il pouvait se montrer timide voire embarrassé quand les garçons de sa classe lui parlaient de sexualité et pourtant, le châtain avait bien vu qu'il en connaissait beaucoup sur la matière quand il avait fourré sa main dans le caleçon du décoloré. Il n'avait plus du tout l'air d'un gars prude et innocent… Oh que non !
Marchant le long du couloir en compagnie de son meilleur ami, Kai, qui s'amusait à lire la gazette de l'école, il cessa de rêvasser quand il l'entendit un « Put*** de m*rde de mes c*uilles » qui se traduisit chez Kai par un : « Purée d'Hello kitty de ma collection favorite ». Oui, je sais, c'est totalement incompréhensible et surtout, dénudé de sens, mais avec Kai, il faut s'attendre à tout. Donc, une fois qu'il ait cassé les tympans de son meilleur ami avec sa belle injure, le fan de yaoi lui tendit la première de couverture du magazine en pointant du doigt le mot « fiançailles ». Etant d'une nature très curieuse comme vous avez pu le remarquer lors de son aventure dans le monde extraordinaire des toilettes, Uruha ne résista pas à la tentation de jeter un mini coup d'œil à l'article et le voilà scier sur place quand il lut le reste du titre à haute voix :
- « Des fiançailles tant attendues : Ruki a enfin accepté de s'engager sérieusement avec Kaori, la petite princesse du prestigieux lycée K »... QUOI ?
- Non, lycée K. Lui répondit tout naturellement son meilleur ami alors que le châtain respirait vivement pour ne pas l'étrangler sur place, mais celui-ci continua : Je suis SCAN-DA-LI-SE. Moi qui pensais qu'il allait conclure avec Reita ou avec toi, je suis outré de lire qu'il ose encore sortir avec cette fille. T'en penses quoi Ruru ? Termina-t-il tout en jetant la revue dans la poubelle la plus proche, certainement tellement déprimant, au point de ne pas lire la petite BD consacrée à Hello Kitty, son héroïne préférée.
- Je… Euh… Je pense que dal. Oui, voilà, c'est rien. Lui répondit-il alors qu'Uruha avait la gorge nouée, le cœur battant à tout casser et les yeux qui picotèrent.
Alors qu'ils continuaient leur route en direction de local de sciences, Uruha vit le demi Dom Juan de l'école en train d'avancer dans la direction opposée de la leur. Avec son sourire ravageur et ses yeux qui papillonnèrent de plaisir à sentir tous les regards posés sur lui, quand il arriva à leur hauteur, Uruha entendit le faible son de sa voix lui murmurer qu'il était très content pour Ruki et il enchaîna par un : « Pas toi ? » suivit d'un sourire démoniaque avant de reprendre une démarche plus naturelle tandis que le second androgyne s'était retourné pour le suivre du regard. Kai qui, comme d'habitude, n'avait rien suivi à la conversation le questionna des yeux avant de laisser tomber quand son meilleur ami me mit à marcher beaucoup plus vite. Uruha était énervé, très en colère. Autant il pouvait accepter que Ruki cachait son homosexualité pour diverses raisons, autant il ne pouvait tolérer qu'il mentait aux gens et qu'il en fasse souffrir parce qu'il n'avait pas le courage d'avouer qu'il aimait un homme. Il ne le comprenait pas, il avait l'impression d'avoir en face de lui un gars dont… il n'était pas tombé amoureux.
A leur arrivée en classe, le châtain jeta un furtif regard dans la classe et tomba sur les prunelles bleues du petit blond. Il le vit lui sourire, mais celui-ci détourna bien vite les yeux tout en s'installant à sa place habituelle. A côté de lui. Le popotin sur sa chaise, il sort ses affaires et après, il plante son regard droit en face de lui, observant un point invisible sur le tableau. Sentant des yeux sur lui, Uruha demanda sèchement ce qu'il avait pour le regarder ainsi et Ruki ne put s'empêcher de pouffer faiblement de rire, consterné par l'hypocrisie de son voisin.
- C'est plutôt moi qui devrais te poser cette question, non ? Depuis quand on ne dit plus bonjour à un ami ? Lui demanda-t-il en s'approchant de lui et en essayant de le regarder dans les yeux. Soupirant, Uruha lui fit face.
- Justement, nous ne sommes pas amis et nous ne le serons jamais. Répliqua-t-il en évitant de faire trembler sa voix quand il observa le visage du petit blond en train de se décomposer, ses yeux tombant sur le sol.
Faisant mine d'attraper quelque chose dans son sac, celui-ci lui chuchota une excuse tandis que le châtain se mordit violemment la lèvre. Bien qu'il n'appréciait pas le comportement actuellement de Ruki, il restait, néanmoins, une personne importante dans son cœur et lui faire du mal était la dernière chose qu'Uruha souhaitait, mais s'il voulait instaurer une distance entre eux, il n'avait pas le choix. Simple spectateur de la scène, Kai ne pipa aucun mot alors qu'il est très étonné de la répartie de son meilleur ami. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état et il ne comprenait pas pourquoi il venait de remballer Ruki. Son but n'était-il pas de le charmer ? Inquiet, il fit bien comprendre à Uruha qu'ils devaient avoir une conversation ensemble après le cours de sciences pour remettre les points sur les « i ». S'apprêtant à lui répondre, le châtain vit le professeur rentrer en classe et de suite, les élèves durent le saluer en se mettant debout. Courbette et ils se rassoient. Le cours commença normalement alors qu'Uruha essaya d'oublier tout ce qui ne concernait pas les sciences, mais sans grand succès. Ayant toujours été nul pour les mathématiques, ce cours-ci n'y faisait pas abstraction. Du coup, quand le professeur débuta son cœur en leur parlant des différents mouvements et qu'il nota toutes les formules au tableau, Uruha sentit ses neurones grillés instantanément. A ses côtés, il n'entendit que le bruit de la plume du stylo en train de gratter le papier. Ruki avait déposé son coude sur la table de sorte à ce qu'on ne voit pas son visage choqué et Kai, lui, était tellement passionné par les calculs qu'il ne se rendait même pas compte qu'il n'avait plus cligné des paupières depuis, exactement, dix secondes. « Je me sens seul… » se plaignit Uruha. Néanmoins, qu'est-ce que c'est amusant de relever la tête d'un exercice et d'admirer tous les élèves de la classe en train de se casser le cerveau à trouver une solution logique, comme le dit le professeur, au problème proposé. Trouvant qu'on avait déjà assez d'ennuis dans notre vie sociale, Uruha évita d'en rajouter volontairement avec les mathématiques. Dommage que les scientifiques ne comprennent pas ça et que leur seule passion est de trouver avant leur confrère la solution de un plus un.
Quelques minutes plus tard, la sonnerie retentit et un soupir collectif résonna dans la salle de cours. Tandis que plus de la moitié de la classe se dirigea vers le local où ils avaient prochainement cours, Kai préféra attraper le bras de son ami et l'attirer dans un coin tranquille de l'école pour ensuite, le plaquer contre le mur. Heureusement qu'Uruha se doutait de sa venue ici, sinon, il n'aurait pas pu s'empêcher de penser que la situation pouvait porter à confusion. Se postant devant lui, les poings sur les hanches et les sourcils froncés, Kai lui demanda des explications avec une voix qu'il n'utilisait QUE pour ordonner qu'on lui dise la vérité. Comment résister ?
- Je… Okay, je ne sais pas ce qu'il m'a pris de lui parler comme ça, mais c'est sorti tout seul ! Expliqua Uruha en détournant les yeux, tout en espérant que son meilleur ami comprenne qu'il n'avait absolument pas envie d'en parler aujourd'hui.
- Idiot. Tu n'es qu'un idiot, tu le sais, non ? Lui répondit-il simplement avant de lui lancer un regard compatissant.
- Arrête s'il te plait. Je n'ai pas besoin d'une seconde personne pour me le dire, ma conscience le fait suffisamment bien pour que je me mette à culpabiliser à mort. Je sais bien que ça ne devrait pas me toucher, mais je… c'est dégueulasse. Il me dégoûte quand il fait ça. Autant je peux accepter qu'il aime un homme, mais si en plus, il le trompe ave une nana comme Kaori qui ne pense qu'à son statut social, là, je suis complètement choqué. Sérieux, je ne pensais pas qu'il pouvait se montrer autant manipulateur… Souffla-t-il d'un coup, sans prendre le temps de respirer une nouvelle fois comme s'il avait besoin de tout déballer pour se sentir mieux.
- Uruha… Non, tu ne penses pas ce que tu dis, n'est-ce pas ? Si oui, c'est vraiment très grave. Ruki est assez grand pour faire ses choix, il n'a pas besoin d'un jugement de plus sur lui et…
- … Et il est terriblement vexé que tu penses cela de lui, oui.
Tournant synchroniquement leurs têtes, ils le virent. Il était appuyé contre le mur comme s'il était là depuis longtemps à les écouter, mais c'est son visage qui leurs firent regretter leurs paroles. En face de lui, Uruha sentit mon meilleur ami frémir d'appréhension quand Ruki lui demanda de le laisser seul avec le châtain pour qu'ils « discutent ». Ce verbe n'était absolument pas approprié, surtout quand on lisait la colère qui rongeait les yeux du petit blond. Une fois que Kai était en dehors de son champ de vision, le corps d'Uruha ne put s'empêcher de sursauter quand il le vit en train d'avancer lentement vers lui. Furieux, Ruki le toisa longuement du regard avant d'ouvrir la bouche, puis de la refermer. Il cherchait ses mots et tentait de faire mourir Uruha d'impatience sur place. C'est tellement frustrant de ne pas savoir ce que pense l'autre de nous, mais des fois, il est peut-être mieux de ne rien savoir…
- Alors comme ça, je te dégoûte, Takeshima ?
- Ce n'est pas ce que-
- La ferme ! S'écria-t-il de sa voix rauque tout en se régalant de la subite blancheur du teint d'Uruha. Ecoute, j'ai vraiment pensé qu'on allait pouvoir bien s'entendre, toi et moi, parce que tu avais l'air différent des autres garçons de l'école qui ne pensent qu'au sexe, aux filles et à la popularité, mais en réalité, je me suis bien trompé sur ton compte. Tu n'es qu'un petit con qui ne fait que tirer des conclusions hâtives sans rien connaître de la vie de l'autre. Sais-tu, au moins, pourquoi je sors avec Kaori ? Sais-tu ce que je ressens pour mon meilleur ami ? As-tu la moindre idée de ce que je dois subir alors que des mecs comme toi, aussi ignorants soit-il, se plaignent de tout et de rien alors qu'ils n'ont pas cette merde que j'ai ? NON ! Tu ne sais absolument rien, Takeshima, et pourtant… tu oses me juger ? Laisse-moi rire, tu n'es rien. Absolument rien alors, évite de trop de la ramener si tu comptes passer une agréable année dans cet établissement et puis, si j'apprends que tu as été chanté aux autres ce que tu as vu et ce que tu viens d'entendre, je t'assure que tu n'oseras plus jamais sortir de chez toi, c'est clair, Takeshima ? Termina-t-il en rapprochant sa bouche de l'oreille de sa victime, le laissant avoir un frisson de peur, les yeux larmoyants d'angoisse et la bouche entrouverte.
Cela faisait maintenant un petit temps que Ruki n'était plus en face de lui en train de cracher toutes ces vérités, mais Uruha ne pouvait pas arrêter son cœur de battre aussi rapidement et aussi douloureusement. Il savait pertinemment bien qu'il avait abusé de sa gentillesse, qu'il n'avait pas pensé une seule seconde à Ruki alors qu'il le critiquait, mais le châtain était loin de se douter qu'il souffrait autant. Il y avait tant de douleur dans ses yeux et pourtant, Uruha n'avait pas hésité à lui manquer de respect. Doucement, il fit glisser son corps contre le mur blanc de l'école. Dans un coin sombre où peu de gens passent, il essayait de reprendre une respiration normale et d'effacer cette image qu'il avait eu de Ruki. « Mon dieu… Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? » Se demanda-t-il avant de s'avouer qu'il n'aurait plus jamais la force de le voir ni de travailler avec lui. Il ne savait pas ce qu'il devait faire et en plus, il se rendit compte qu'il ne pouvait pas parler de son problème à qui que ce soit. Kai ne devait pas apprendre ce qu'il s'était passé entre eux. Personne. Non, il ne voulait plus faire souffrir les gens et puis, Ruki avait l'air très sérieux quand il lui avait conseillé de ne pas aller le dire. « Oui, c'est ça, je dois tout garder en moi. ».
Se levant faiblement, il se tenu au mur tandis que ses pas frôlent légèrement le sol. Essuyant ses larmes avec les manches de sa chemise blanche, il prit le chemin opposé du local où il avait normalement cours et une fois dans le dortoir, il se mit à marcher jusqu'à sa chambre et s'enferma dans celle-ci. Ecrasé dans le lit, la tête dans l'oreille et dans la position de l'étoile de mer, il ferma violement les yeux. Malgré lui, il entendait toujours le son grave de la voix de Ruki en train de lui dire qu'il n'était rien. Subitement, il déposa ses mains sur ses oreilles, mais il l'entendit toujours. Ne trouvant que la solution de se mettre en boule sous les couettes, il cacha son visage sous celles-ci, se privant de respirer normalement et il essaya de s'endormir alors que la scène tournait en boucle dans sa tête comme si la cassette avait décidée de ne jamais s'arrêter.
Le bruit d'une clinche qui est actionnée et le son de la porte qui s'ouvre l'éveillèrent doucement de ce triste songe. Les cheveux en pétards et les yeux en soucoupes, il tenta de se faire passer pour endormi, mais sans grand succès car il sentit le pan de la couverture se lever doucement pour ensuite, ressentir une chaleur humaine se coller à son dos. Une fois que l'intrus ait glissé ses bras autour des hanches d'Uruha et qu'une joue se soit collée à la sienne, il put humer ce parfum au chocolat qui lui indiqua que cette boule n'était autre que son meilleur ami. Essayant de ne pas bouger, il appréciait sa présence. Le fait qu'il soit à ses côtés le rassurait énormément et malgré son côté gamin voire idiot, il ne pouvait que l'aimer à sa juste valeur car il n'a jamais été absent quand Uruha avait besoin de lui, Kai est un ami fidèle sur qui on peut toujours compter quand ça va mal.
Ses yeux sont fermés tandis qu'il entend la faible voix de son petit brun lui demander s'il va mieux. Après un long soupir, le châtain lui répondit qu'il ne savait pas, qu'il avait peut-être mérité cette remise à sa place.
- Tu sais Uruha, je comprends que le comportement de Ruki t'ait choqué, mais on ne peut pas juger ni changer les gens pour notre propre désir et à notre propre facette. Ruki est un garçon très mystérieux, il n'aime pas beaucoup parler de lui et je pense qu'il souffre assez pour qu'on le regarde avec un regard méprisant comme tu l'as fais tout à l'heure. Lui déclara-t-il d'une voix douce pour ne pas le brusquer et tout en resserrant son étreinte autour de sa taille.
Uruha sentit ses mains le forcer à se retourner, à lui faire face alors il accepta de lui laisser contempler son visage désemparé. Un sourire triste orna ses lèvres tandis qu'il passa sa main droite dans les cheveux de l'androgyne. Faiblement, celui-ci le remercia d'être venu et il lui propose aussitôt d'aller manger à la cantine car il était déjà deux heures de l'après-midi et que s'ils ne se dépêchaient pas, ils n'auraient plus rien à manger. Le temps qu'Uruha se donne une allure présentable avant de quitter la chambre, il vit entre coups d'œil, Kai en train de sourire à la lecture d'un nouveau message reçu par son téléphone. Curieux, il lui chantonna une demande, mais une fois que ça touche à ses relations sociales, Kai se refermait et devenait aussi muet qu'une tombe.
Arrivés devant la porte de la cafétéria, ils regardèrent par le hublot pour voir si Ruki était là et au plus grand soulagement d'Uruha, il n'y avait que Shou, miyavi et Nao qui étaient installés à leur table habituelle. Bizarrement, quand Kai aperçu Nao, une tornade dépassa le châtain dans sa démarche et il put admirer son meilleur ami dans les bras de « mister panda » alias Nao en train de lui offrir un grand et long câlin comme s'ils ne s'étaient plus vu depuis des lustres. Uruha se mit à se demander si Nao lui donnerait toujours autant d'affection à Kai s'il apprenait que le voleur de cookies n'était personne d'autre que lui. Jetant un coup d'œil à miyavi, il le vit en train de se mordre violemment l'intérieure de la bouche alors qu'il remarqua que lui, il n'avait jamais eu droit à ce genre d'attention de la part du brun. C'est malheureux à dire, mais les sentiments de miyavi ne seront jamais partagés. Kai préfère les dominés et… l'homme multicolore n'est, certainement, pas celui qui se laisse faire. Donc, Uruha se mit à penser que Nao avait le profil exemplaire pour correspondre aux attentes de Kai et s'il en déduisait bien de ses observations de scientifique renommé, Nao était bel et bien attiré par mon meilleur ami.
- Uruha ! J'ai entendu dire que tu travaillais sur le nu avec Ruki… Petit cachottier, je ne pensais pas que tu étais attiré par la chose… Lui murmura Shou au creux de l'oreille tandis que les deux sangsues décidèrent de se relâcher pour s'asseoir tous les deux côtes à côtes.
- Pff… Je n'ai pas vraiment eu le choix. Le prof a exigé que je sois en groupe avec Ruki alors, j'ai pas trop eu mon mot à dire sur le sujet, tu vois. Répondit Uruha, embarrassé, tout en jetant un coup d'œil à la carte que venait de lui donner Kai. Et toi, tu n'as toujours pas eu de nouvelles pour… tu sais qui ?
- Ah ! S'exclama-t-il, à son tour, gêné. Je lui ai demandé son numéro de téléphone et normalement, il devrait venir me l'apporter ce soir.
- Ce soir ? Ouuuuh… miyavi, je te conseille de loger chez quelqu'un d'autre si tu veux éviter de te mater un porno gratos ! S'écria Kai qui venait de tomber sur le fil de leur discussion.
Devenant subitement rouge cramoisi, Shou se cacha derrière la carte des menus tandis que Nao et Kai ne purent s'empêcher de rire sous le regard blasé de miyavi. D'ailleurs, celui-ci ne perdit pas plus son temps avant de les saluer et de quitter la cantine pour se diriger, selon lui, dans la salle de musique. Du côté d'Uruha, il commanda un plat de pâtes aux quatre fromages alors que Kai et Nao n'arrêtaient pas de se lancer des regards langoureux. Uruha se dit qu'il avait intérêt à surveiller le brun durant la nuit sinon, il mettrait sa main à couper que Kai s'enfuirait dans le lit de Nao. Etant tous les deux fans du yaoi, il n'osait même pas imaginer toutes les positions qu'ils allaient élaborer pour assouvir leur imagination démentielle. Revenant à la table pour sauver Shou des allusions plus que douteuse que les deux bruns s'échangent, Uruha et le chanteur étaient en train d'entamer un long discours sur les modèles de guitares quand la porte de la cantine s'ouvrit et qu'ils découvrirent le couple de l'année : Reita et Ruki.
