Bon, voici mon chapitre 3 qui arrive, un peu plus en avance que prévu.

Je remercie Luna pour sa review et je réponds tout de suite à sa question : Où est le fruit du démon de Dragon. Dans One Piece, même s'il est fortement indiqué que Dragon a un fruit, celui ci n'est pas encore nommé et du coup, je ne suis pas totalement sûre de ses effets... J'ai fait le choix de donner à Dragon un fruit du démon mais celui ci ne sera mentionné que dans... surprise. Pas dans ce chapitre en tout cas.

Je remercie également XXxShiro-NekoxXX, K3lly-y, Virus-eXtra-Dark. Merci également à ceux et celles qui ont mis cette fic leurs fics favorites !

Disclaimer : Je ne touche aucun droit sur cette fic ou sur ses personnages.


A l'aube, Dragon, portant le couffin où dormait paisiblement son fils, embarqua à bord de la petite embarcation et mit les voiles vers le large. Il n'avait toujours pas trouvé de nom au petit et il avait toujours pensé laisser cette tâche à sa femme... Du coup, la question du nom était remise à plus tard et se ferait sans doute sur un coup de tête, une vieille habitude dans la famille Monkey...

La mer était calme avec seulement un léger vent d'ouest, un temps idéal pour naviguer. Le jour se levait rapidement par contre, ce qui n'arrangeait pas vraiment ses affaires : son bateau serait plus facile à repérer et risquait ainsi d'être pris pour cible. Il devait au plus vite disparaître au grand large.

Il avait profité du petit moment de répit chez Gracia pour réfléchir à la situation à tête reposée et il avait fait le résumé de la situation :

Toutes personnes portant le nom de D était éliminées par ordre du Gouvernement Mondial : Il était certain que seuls les doyens pouvaient ordonner cela car la Marine, seule, n'avait pas l'autorité suffisante pour ordonner une telle opération.

La raison de ce massacre, par contre, était beaucoup moins évidente. Dragon, pas plus que son père, ne connaissait le mystère entourant cette initiale, même s'il l'avait déjà demandé à Garp étant jeune. Celui-ci avait haussé les épaules et avait répondu que c'était ''comme cela'', ''par instinct'', ce que Dragon, contrairement à son habitude, avait pourtant accepté comme une évidence. Il n'avait jamais remis en cause cette initiale, même si, aujourd'hui, elle était à l'origine de tout ses soucis...

Si le gouvernement avait un tel désir d'éliminer les « D », c'est qu'il devait y avoir un secret derrière qui menaçait l'Ordre Mondial. Donc, s'il voulait vraiment changer le monde, il lui faudrait découvrir le mystère de son propre nom.

Dragon regarda l'horizon sans rien voir d'inquiétant et reprit donc le cours de ses pensés tout en manœuvrant la barre de sa petite barque :

Son père était certainement mort ou emprisonné et de manière générale, il lui était impossible de connaître la vérité là dessus à moins de vérifier par lui même. Et malheureusement, il avait d'autres priorités.

La mission que Garp lui avait confié à la fin de sa dernière conversation avec lui: un enfant en danger, lui aussi. Donc, portant le nom de D. Il se trouvait sans doute chez cette vieille peau de Dadan, d'après les derniers mots de son père. Cependant, il valait mieux éviter de revenir à l'île de Dawn pour le moment : toutes les marines savaient que c'était le fief de Garp, là où toute sa famille était née. Approcher Dadan ne ferait que mettre le protégé de son père en danger.

Il lui faudrait également contacter ses amis et mettre en place son réseau anti gouvernementale plus tôt que prévu. S'organiser, faire passer ses idées, dénoncer les agissements des Grands et allumer la flamme de la rébellion... Il n'avait prévu de commencer cette partie là qu'une fois qu'il serait vraiment prêt. Or il n'avait plus aucune base, ses quelques amis étaient dispersés sur toutes les mers et il était déjà recherché par la Marine !

Et surtout, il devait placer son fils en sécurité alors qu'il était déjà aussi recherché que lui : un record, assurément.

Il devait donc lui trouver une nourrice suffisamment courageuse pour accepter de prendre le risque d'allaiter l'enfant. Il ne savait même pas où en trouver une : être un révolutionnaire ne prédisposait pas à ce genre de choses et sans Maria... Devait il abandonner son fils dans un orphelinat ? Ce monde regorgeait d'orphelins : un de plus ou un de moins ne ferait aucune différence et le problème du nom ne se poserait pas ici.

Si tout était allé conformément à ses prévisions, il aurait normalement préparé sa rébellion pendant quelques années avant de dévoiler ses projets au monde publiquement. Des années de préparation étaient nécessaires pour construire un réseau parfaitement structuré, avec des bases dans toutes les mers du globe, recruter des personnes de confiance, acheter des armes et de l'équipement comme des log poses, des cartes, des escargophones et diffuser ses idées. L'annonce d'un enfant à naître avait déjà bouleversé ses plans et il avait beaucoup réfléchi à ce sujet avec Maria. Ils avaient prévu de s'occuper du bébé ensemble pendant quelques années, quand leur révolution ne serait pas encore connue, puis, ils le confieraient à Garp qui saurait assurer sa sécurité. Maria n'avait pas été enchantée par l'idée : non pas au sujet de l'éducation sujette à caution du père de son époux, mais parce que le vieil homme essaierait de convertir son petit fils à la Marine. En entendant ses objections, Dragon avait éclaté de rire : Maria était vraiment rebelle dans l'âme ! Il l'avait rassuré en lui révélant que, considérant les méthodes d'éducation de son père, il y avait toutes les chance que leur enfant devienne un révolutionnaire ou un pirate. Quant aux méthodes d'éducation en question, le couple suivait la maxime : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Mais maintenant, cette solution n'était plus possible. Il ne pourrait pas emmener son fils avec lui, du moins, pendant les premières années : leur situation était trop précaire et le garder les rendrait trop facilement repérables, sans compter qu'il ne pourrait prendre soin de lui convenablement. Il laisserait l'enfant dans un orphelinat quelques années, puis, quand la situation se serait un peu calmée et qu'il serait capable d'assurer leur sécurité à tous les deux, il reprendrait son fils.

Oui, c'était la meilleure solution...


Il interrompit le fil de sa pensée en voyant, caché dans une baie, un vaisseau de la Marine se tenant en embuscade. Il jura silencieusement : pour le moment, il n'était pas encore repéré mais c'était une question de minutes, maintenant. Il fit faire un détour à son bateau en empruntant une voie parsemée de récifs et de bas-fonds et où les navires imposants ne pourraient le poursuivre, à part à coups de canon. Il avait presque réussit à disparaître de leur vue quand il entendit des cris d'alerte. Il était maintenant presque en haute mer et sur ce terrain, les vaisseau aurait l'avantage.

Il hissa la voile de sa barque et prit les rames pour accélérer la cadence, sans cesser de surveiller l'avancée du navire ennemi.

Celui ci s'avançait rapidement et les hommes à son bord chargeaient les canons. Bientôt, le bombardement commença : pour le moment, ils étaient trop loin pour viser correctement mais cet handicap disparaissait. Le proscrit rama énergiquement, y mettant toutes ses forces pour échapper à ce pilonnage intensif et qui devenait de plus en plus précis.

Enfin, un coup particulièrement efficace détruisit son gouvernail, l'empêchant de manœuvrer et Monkey D Dragon sourit alors ironiquement : c'était donc la fin. Le vaisseau ne se trouvait qu'à quelques dizaines de mètres derrière lui, c'était impossible de manquer une cible pareille. Il sortit son fils à peine éveillé de son couffin, le serra fortement contre lui et se leva : Tant qu'à mourir, autant le faire avec panache, comme l'avait fait Gold Roger à Logue Town.

Il pouvait voir son ennemi juré sur le pont et qui contemplait son adversaire d'un air extrêmement satisfait, un sourire cruel sur son visage et qui levait la main, prêt à donner l'ordre de tirer. Dragon, saisi brutalement, de façon instinctive, poussé par une inspiration complètement folle, cria d'une voix forte en prenant le ciel à témoin;

« Je le jure, par le sang des D versé , je mettrai à bas les responsables de ce carnage et je lutterai et consacrerai ma vie à renverser le Gouvernement Mondial !»

Le ricanement de Sakazuki pouvait même entendu de la barque : oser défier le gouvernement et le destin au moment même de mourir ? L'insolence et l'impudence de ces idéalistes le surprendraient toujours ! Mais alors même qu'il avait toutes les cartes en main, le nouvel amiral ne pu s'empêcher d'éprouver une crainte irrationnelle face à cet homme solitaire, se tenant debout sur un frêle esquif, agrippant d'une main le mât de son bateau et de l'autre son fils nouveau né et qui osait sourire alors même qu'il allait mourir ! Pour Aka Inu, c'était quelque chose d'impensable, un défi insupportable, une preuve irréfutable montrant que cet homme était un danger pour le Monde ! Le peuple était sensé craindre la marine et non sourire avec un tel affront ! Il devait les détruire personnellement, lui et sa descendance maudite, pour le bien du monde ! Il commença à former une boule de magma entre ses mains pour la lancer sur l'embarcation.

Un roulement de tonnerre retentit alors et le vent se mit à souffler violemment. Les nuages s'amoncelèrent rapidement au dessus d'eux tandis que l'océan prenait une couleur de plomb. Des vagues commencèrent à s'élever, secouant la frêle embarcation et obligeant Dragon à se cramponner au mât de toutes ses forces pour ne pas tomber avec son fils par dessus bord. Une boule de feu manqua l'embarcation de quelques mètres, projetant une nuée de vapeur. Une autre suivit rapidement, accompagnée de boulets de canon qui finirent dans l'eau, ratant leur cible qui était sans cesse secouée par des vagues qui dépassaient maintenant les deux mètres et continuaient à prendre de la hauteur. Une pluie torrentielle et glaciale s'abattit, diminuant de façon notable les capacités du fruit du démon d'Aka Inu qui jura et ordonna de les bombarder sans aucun répit. Les boulets sifflaient, mais le navire ne pouvait viser convenablement, tant il était secoué par les vagues. L' amiral hurla de rage et regarda la petite barque qui commençait à s'éloigner, emportée par des vagues devenues gigantesques et un vent violent. Malgré le bruit de la tempête, il perçut nettement le rire joyeux d'un enfant qui s'élevait, insensible au déchainement des éléments autour de lui.

Impuissant et bouillant de rage, il voyait la frêle esquif dériver, prenant d'assaut les lames, échappant de justesse de sombrer dans les profondeurs d'East Blue, tandis que son propre navire était immobilisé par le cyclone.

La fureur s'était emparée d'Aka Inu et tous les soldats s'étaient éloignés de l'amiral, sachant que rien ne garantirait leur survie, s'ils s'approchaient de lui. Sakazuki maudissait l'ouragan d'avoir permis la fuite des deux condamnés et, ivre de vengeance, il jura de les traquer sans relâche, de les trouver et de les tuer de ses propres mains. Jamais il ne leur permettrait un instant de repos sur terre comme sur les mers. Sa rage devint alors plus contrôlée et plus mesurée : ils ne trouveraient aucun refuge sur cette terre, il s'en assurerait personnellement.

Dans sa barque, Dragon serrait son fils contre lui et s'accrochait de toutes ses forces au mât pour ne pas tomber par dessus bord: même si cette tempête venait à point nommé, ils n'étaient pas sortis d'affaire pour autant ! L'embarcation était durement malmenée par les vagues et la voile semblait menacer de se déchirer à tout instant. Le bateau semblait chaque fois sur le point de disparaître dans les remous tourbillonnants causés par les courants et les lames. Pourtant, chaque fois, comme par miracle, la barque évitait les tourbillons, surmontait les vagues, échappait aux déferlantes et le vent les poussait systématiquement à l'opposé d'Aka Inu. Mais le plus extraordinaire, selon Dragon, était certainement de voir son fils rire aux éclats, comme s'il trouvait ce bercement démentiel amusant !

La tempête sembla les escorter pendant des heures, une nuée sombre obscurcissant le ciel et ne laissant passer aucune lumière, les vagues étaient toujours aussi fortes et secouait sans arrêt les deux survivants toujours réfugiés dans la barque, trempés, mais saufs.

Finalement, les nuées s'écartèrent, laissant percer les rayons du soleil qui vinrent illuminer les occupants de l'embarcation.

Dragon se redressa avec un sourire, faisant face à un horizon sans nuage. Puis, entendant les cris de son fils, il le prit dans ses bras et murmura :

«Bienvenue dans ce monde corrompu et pourtant si beau, Monkey D Luffy ! »


Voilà, un autre chapitre. Le prochain chapitre sera centré sur Luffy.

Si vous avez aimé, n'hésiter pas à laisser un petit mot, c'est toujours encourageant. Les critiques et conseils sont toujours le bienvenu quand ils sont bien argumentés. Je vous remercie d'avoir lu ce chapitre, à bientôt !