Chapitre 4 : Assassins.
J'ouvre doucement et difficilement les yeux. Ma tête me fait terriblement mal. Mes poignets aussi d'ailleurs. J'essaie de reconnaître l'endroit mais il fait bien trop sombre pour y voir quelque chose. Une seconde ! Quand est-ce que je me suis endormi ?! La seule chose dont je me souviens c'est que j'étais paumé quand Lola est arrivée. Puis il y a eut les types en noir avec qui je me suis bastonné. Et le reste, je m'en souviens pas. Et Lola dans l'histoire, est-ce qu'elle va bien ?!
Je relève subitement la tête et heurte quelque chose de dur.
- Ca, c'était ma tête, baka ! S'exclama la voix d'une fille que je connais bien
- Lola ! M'écriais-je à mon tour. Est-ce que tu vas bien ?!
- J'ai l'air d'aller bien ?! J'ai les poignets liés avec les tiens, dans un endroit sombre que je connais pas, sans doute chez un malade mental !
Comme pour vérifier si ce qu'elle m'annonce est vrai, je tire mes bras vers l'avant. Effectivement, il m'est impossible de me dégager.
- Arrête de tirer, ça fait mal !
- Excuse-moi, mais, contrairement à toi, moi, j'essaye de sortir de là !
- Parce que tu crois que j'ai pas déjà essayé ?! Rétorqua la jeune fille.
Soudain, nous entendons des bruits de pas. De ce que je constate,, il n'y a qu'une seule personne qui arrive. Et cette personne vient dans notre direction. Je sens alors le rythme cardiaque de mon amie s'intensifier de plus en plus. Pour la rassurer, je lui prend une de ses mains et la lui caresse doucement avec le pouce. Etant dos à elle, je ne peux donc pas voir son expression sur le moment. Mais s'il y a une chose de sûre, c'est que son cœur bat beaucoup moins vite.
Tout à coup, les pas cessent et une lumière vive m'aveugle. Depuis combien de temps je n'avais pas vu de lumière pour que je ne voye rien autant de temps ?! Certes, je ne vois rien, mais je peux toujours sentir ce qu'il se passe autour de moi. De ce fait, je remarque que notre ravisseur vient de déplacer Lola. Qu'est-ce qu'il compte lui faire, cet enfoiré ?! J'entends ensuite un rire sadique raisonner dans toute la pièce.
Lorsque je suis enfin guérit de ma cécité, je vois un type encore habillé de noir et des cheveux bruns super gras. C'est lui. Le gars qui me fixait dans le métro ! Mais ce qui me mets le plus en rogne, c'est le fait qu'il tienne Lola par les cheveux, un couteau sous la gorge.
- Tu vas coopérer gentiment si tu ne veux pas qu'il lui arrive malheur. M'annonça t'il.
Je serre les dents. J'ignore ce qu'il me veut, mais je ne veux vraiment pas aider ce type ! Je hais les lâches dans son genre !
- T'es qu'un lâche ! Tu t'en prends seulement au plus faible que toi !
- Tu es sûr de ne pas vouloir m'aider ?
Le gars dirige alors le couteau un peu plus haut sur la joue de mon amie. D'un seul geste rapide, il lui entaille le bout de sa joue. La jeune fille lâche alors seulement un petit cri. Elle ne veux sans doute pas que je m'inquiète trop pour elle.
- Tu ne voudrais pas que je fasse plus de mal à ton amie, n'est-ce pas ?
Lola me regarde avec les yeux remplis de larmes. Elle ne comprend peut-être rien de ce qu'il me raconte, mais la française doit tout de même se douter de ce qu'il se passe.
- C'est bon ! Laisse la tranquille et dis moi ce que tu veux ! Finis-je par m'écrier.
Le type lâche alors les cheveux de Lola avant de la jeter à terre comme s'il s'agit d'un vulgaire objet. Il s'accroupit ensuite en face de moi et prit mon visage entre ses trois doigts et fit basculer légèrement ma tête en arrière.
- Tout d'abord laisse-moi me présenter ou plutôt nous présenter.
Plusieurs autres mecs sortirent alors de l'ombre pour se montrer. Donc ce gars n'est pas tout seul dans son coup.
- Nous sommes une bande d'assassin. Et nous savons également qui tu es pour notre cible …
- Ça n'explique toujours pas la raison pour laquelle vous nous avez enlevés ! Répliquais-je en comprenant de quelle « cible » il faisait allusion.
Cette malheureuse réplique me fallu un coup de couteau sur le haut du nez. La blessure me parut profonde car elle me piquait et beaucoup de sang coulait sur mon visage.
- Karma ! S'écria Lola les yeux horrifiés
- Ca va … Lui assurais-je. J'ai connu pire.
L'assassin se lève alors et reprit :
- Si tu acceptes de nous aider à tuer Koro-Sensei, je te promets les trois quarts de la récompense.
A cette annonce, je me mets à rigoler doucement. Ce gars espère vraiment qu'il arrivera à me corrompre ?
- Je ne suis pas intéressé. De toute façon, c'est moi qui vais assassiner ce poulpe. Vous n'avez aucun chance !
- C'est dommage pour toi. Mais, avec ou sans ton aide, Koro-Sensei viendra. Plus tard que prévu si tu nous aidais, mais il viendra !
L'homme en noir se dirige ensuite vers Lola et l'empoigne par le bras tout en la relevant.
- Je sens qu'on va beaucoup s'amuser ce soir ! Sourit-il.
- Bande d'enfoiré ! Laissez la en dehors de ça ! Elle n'est au courant de rien ! Elle ne comprend même pas notre langue !
- On s'en moque. Notre contrat stipule uniquement de ne pas faire de mal aux élèves de la classe E. Allez les gars, on monte.
Les deux, trois autres types partirent donc tous en même temps. Il ne restait plus que cet idiot d'assassin et mon amie. Mon regard restait planté dans celui de l'étrangère. Je suis impuissant pour l'instant ! Qui sait ce qu'ils vont lui faire ?! Je ne suis qu'un faible !
- Bon, j'imagine que tu ne veux toujours pas nous aider.
Je fixais le sol comme un idiot. Je n'ose même plus répondre. La tête baissée, le sang ne cesse de couler le long de mon visage pour ensuite s'écraser au sol. Le gars en noir ne m'importuna pas plus longtemps et s'en alla rapidement. Je restais donc seul, dans le noir et le visage ensanglanté. Je peinais à respirer. Je devais pourtant trouver un plan pour m'échapper. Mais qu'est-ce que je peux faire ? Si j'avais eu mon téléphone, j'aurais pu appeler Ritsu. Mais … Cela n'aurait fait que mettre mes camarades en danger. Et c'est exactement ce qu'ils veulent.
Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que je ne trouve enfin quoi faire. Heureusement pour moi, ces incapables d'assassins ont oublié de m'entraver les chevilles. Je peux donc toujours me déplacer. Il ne me reste juste à trouver un mur pour me redresser.
Au fond de la salle, une petite fenêtre éclaire légèrement, ce qui me permets de facilement me repérer et de voir le mur le plus proche. Me mettant à plat ventre, me voilà que je rampe au sol espérant pouvoir me remettre sur mes pieds. Lo sol, du goudron, me démangeait énormément, créant quelques éraflures qui se mirent rapidement à saigner. Malgré tout, je parvins avec beaucoup de mal au mur de pierre.
Me voici maintenant débout. Les mains toujours liées dans mon dos, je cherche maintenant un objet coupant. Je remarque alors une sorte de bout de verre qui scintillait à la lumière du soleil. Ou de la lune ? Qui sait ? J'ai un peu perdu le cours du temps … Quoi qu'il en soit, je me dirige vers l'objet tranchant et essaya de couper mes liens. Je dois avouer que c'est pas facile à faire quand on voit pas ce qu'on fait. J'ai raté plusieurs fois mes poignets et je me retrouve avec une ou deux coupures plus ou moins profondes. Et autant mes poignets que sur mes mains et mes doigts. Une fois totalement détaché, je me masse doucement les poignets et recouvre mes plaies avec des bouts de ma chemise. Ma mère va me tuer pour ça …
Bref. Je trouve cela très bizarre tout de même. J'ai comme une mauvaise impression. Comme si tout avait été laissé là pour me tester. Il s'agit sans doute d'un piège et j'ai marche droit dedans ! Mais je m'en fiche ! Je suis beaucoup plus rusé que ces stupides assassins.
Mais je n'ai pas le temps pour les questions. Je prends e bout de verre puis me voilà maintenant lancé à la poursuite des types en noirs. Je monte à la hâte les escaliers pour monter à l'étage. Une fois en haut, je m'arrête quelques secondes pour essayer de savoir où se trouvent ces types. Sauf que je n'entends rien. Pas même des bruits de pas. Me dites pas qu'ils sont partit, ces lâches !
C'est alors que j'entends des bruits de pas. Je cherche rapidement un endroit pour me cacher et surprendre mon ennemi. Rien. Je décide donc de me cacher dans les escaliers et le surprendre par derrière lorsqu'il sera à ma hauteur. Mon cœur battait vite. Mais ce n'était pas de la peur. Non. C'était de l'excitation. Ca faisait bien trop longtemps que je n'avais pas menacé quelqu'un comme ça !
Les pas se font de plus en plus entendre. Je peux facilement deviner que le type n'est plus très loin de moi. Alors qu'il s'approche, je serre un peu plus le bout de verre entre mes doigts. La silhouette passa alors devant moi et, instinctivement, je jetta sur lui et le plaqua au sol, le verre sous la gorge.
- Non ! Laissez-moi tranquille ! Hurla une voix féminine.
- Que … Lola ?! Merde ! Excuse-moi, je t'avais prise pour un des assassins !
Je retire donc la bout de verre et me relève. Je lui tend ensuite la main pour l'aider à elle aussi se relever. La jeune fille l'attrapa, se leva puis m'enlaça. Surpris, je ne répond pas de suite à son étreinte.
- Karma … J'ai peur … Murmura-t-elle à mon oreille.
- Je suis là …
Je l'enlace alors à mon tour. J'aurais aimé rester longtemps comme ça. Mais vu la situation, mieux valait vite partir d'ici. Je desserre donc mon emprise sur Lola et l'attrape par la main. Nous devons sortir d'ici au plus vite.
- Est-ce que tu sais où se trouve la sortie ? Lui demandais-je gentiment.
- Non. J'ai passé les quelques minutes à courir pour échapper à ces fous mais je ne me rappelle pas l'avoir trouvée.
- Bon, c'est pas grave. On l'a trouvera ensemble.
Je lui fais un sourire pour la rassurer. Elle me le renvoya aussitôt.
En face de nous se trouve un long couloir blanc. Ne sachant pas vraiment où nous devions aller, nous passons donc par là. On faisait attention à ne pas faire trop de bruit, au risque de se faire repérer. Soudain, j'entends des voix. Sur le coup, je m'arrête.
- Qu'est-ce qui … ?!
Je plaqua ma main contre la bouche de mon amie pour l'empêcher de parler. Je ne voudrais pas qu'on se fasse repérer. Je place ensuite un doigt devant ma bouche puis lui dire de ne surtout pas parler puis j'enlève ma main. Je me concentre ensuite sur les voix.
- On ne la poursuit pas ? Et si elle retourne aider son pote ?
- Tant fait pas. On est devant la sortie. S'ils veulent s'enfuir, ils devront passer devant nous. Or, on est trois ici et ils ne sont que deux.
- Mais … N'oublie pas qu'il a réussit à maîtriser deux d'entre nous la dernière fois !
- Et alors ? Il sera encore trop préoccupé par son amie pour pouvoir nous tabasser !
- Si tu le dit …
Lola fronçait les sourcils. Ah oui, elle comprend pas. Je lui explique donc rapidement la situation et lui expose mon plan :
- On va faire simple. Je vais distraire ces trois types en même temps.
- Mais tu y arriveras à toi tout seul ?
- J'en ai affronté des bien plus coriaces, crois-moi ! De plus, j'ai une arme à disposition.
Je lui montre le bout de verre.
- Et moi, je fais quoi en attendant ? Me demanda-t-elle.
- Il y a peut-être une arme dans la pièce. T'en trouve une puis t'en assomme un. Mais juste un ! Ou deux … C'est toi qui voit.
- D'accord.
- Ca va aller ? Tu t'en sens capable ? M'inquiètais-je.
- Oui. La peur nous fait prendre du courage, par moment. M'assura la jeune fille, un sourire au lèvres.
- Bien. Donc j'y vais !
Je m'approche donc naturellement de ces types, comme si de rien n'était. Aucun des trois ne semblent me remarquer. En plus d'être débiles, ils sont aveugles. Non mais je vous jure !
- Hum.
Avec mon superbe raclement de gorge, tous remarquent enfin ma présence.
- Hé ! S'écria l'un d'eux. Comment tu t'es échappé ?!
- Je suis plus malin que vous ne le coyez. Vous n'êtes que des imbéciles incapables de suveiller deux otages. Et vous vous dites assassins ?
- Silence, sale mioche ! Tonna le deuxième.
- On va te montrer qu'on est pas des incapables ! S'écria le troisième.
Comme prévu, tout trois se jetèrent sur moi. Je parvins sans grande difficulté à les esquiver et les attirer un peu plus loin de Lola. Je pouvais d'ailleurs la voir chercher discrètement une arme. Pendant ce temps, deux assassins étaient passés derrière moi dans l'espoir de pouvoir me maîtriser sauf que je m'en suis aperçut et je donne un bon coup de coude dans la face de celui se trouvant à ma droite et il tomba dans les pommes. Ensuite, je m'agenouille et fait un croche patte à l'autre se trouvant à ma gauche. Ce dernier tomba à la renverse et heurta un mur avant de lui aussi sombrer dans l'inconscience. Je me redresse enfin vers le dernier et lui lance un regard perçant. Prit de peur, il tenta de reculer sauf que mon amie se trouvait juste derrière, une batte de baseball entre les mains. Sans réfléchir, la jeune fille lui asséna un bond coup dans la gueule !
Et voilà ! Enfin débarrassé d'eux ! Maintenant, il faut encore qu'on s'en aille !
- Bien joué ! La félécitais-je
- Merci … Mais c'est toi le héros dans l'histoire.
- Héros … ?
- Ah … Euh … On devrait peut-être sortir, non ?
Lola m'attrapa par la main et se précipita vers la sortie. Une fois sortit de cet horrible endroit, le son des sirènes des autorités me cassent les oreilles. Mais comment nous ont-ils retrouvés ?
- C'est moi qui les ais appelés ! Criait mon amie pour passer au dessus des sirènes.
- Mais comment t'as su où on se trouvait ?!
- Ils ont dû me localiser de suite après l'appel !
Soudain, je sens quelqu'un qui se jette dans mes bras.
- Mon chéri ! Mon bébé ! Ne pleure plus, maman est là !
- Euh … Maman … Je pleure pas tu sais … Mais toi oui …
Ma mère me serra de plus en plus dans ses bras. A côté, je pouvais voir Lola qui se retenait beaucoup de ne pas rire. Puis ma mère desserra son emprise et jeta un rapide coup d'œil sur moi.
- Qu'est-ce que t'as fait à ta chemise ?! S'écria-t-elle.
Et voilà. Je m'y attendais de toute façon. Je lui désigne donc mes poignets en sang.
- Oh mon dieu ! Ils ont fait du mal à mon bébé ! Regarde toi ! Et ton visage ! Tu as une énorme balafre en plein milieu de la tête !
- Oui, je sais. J'étais parfaitement conscient quand ils m'ont fait ça. Lui avouais-je.
- Lola ! Tu vas bien ?! S'écria soudain la voix de mon pire ennemi.
Je tourne rapidement la tête vers la jeune fille. Je la vois alors échanger une étreinte avec Gakushuu. Automatiquement, je serra les dents. Et mon cœur me fit étrangement mal. Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
- Oui, ne t'en fais pas pour moi. Lui dit la jeune fille.
- C'est de sa faute, n'est-ce pas ?! Demanda férocement Asano en me désignant.
- Hé ! On se trouvait juste au mauvais endroit au mauvais moment ! M'écriais-je.
- Vous allez pas vous battre, tout de même ?! Questionna Lola.
- Gakushuu ! Calme-toi !
Bien évidemment. Après le fils, le père. Et comment pouvait-il sourire dans une telle situation ?! Je le hais. D'ailleurs, notre proviseur me regarde en souriant tout en me demandant de ne pas faire attention à son fils. A côté de moi, ma mère regardait le sol, la mine triste. Qu'avait-elle ?
- Maman ? Ça va ?
- Oui. Ne t'en fais pas. M'assura-t-elle.
Mon regard se tourna alors de nouveau vers Lola. Je la voyais déjà partir avec les Asano. Mais je ne supportais pas de la regarder partir. Je sentais comme un énorme vide au fond de moi.
- C'est elle ? Je veux dire, c'est ta petite amie ? Me demanda ma mère.
- Oui …
- Alors demande lui pour le dîner !
J'y crois pas ! Elle l'a pas oublié, son dîner ! Je cours donc pour rattraper mon amie.
- Lola ! Attends !
La jeune fille se retourne alors et lance un sourire. Elle avait l'air heureuse que je l'appelle.
- Oui ?
- Ma mère à pas lâché l'affaire pour le dîner et donc … Je voulais savoir si …
L'étrangère déposa alors un baiser sur ma joue et me répondit, vraiment radieuse :
- Pas de problème.
Elle courut ensuite rejoindre Gakushuu qui s'était arrêté pour l'attendre. Alors que je la regardais partir au loin, je touchais légèrement ma joue à l'endroit où elle venait de déposer le baiser. Mes joues rougissaient fortement et mon cœur battait si vite que j'eu l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine !
Une fois de retour chez moi, je suis soulagé d'enfin pouvoir remettre mes pantoufles licornes ! Elles m'ont tellement manqué ! Bref. A peine fis-je un pas dans la salon que mon père se jeta à son tour sur moi. Décidément, c'est la journée des câlins pour moi … Bon en même temps, j'ai été porté disparu pendant … Euh … Combien de temps en fait ?
- Dites, j'ai été kidnappé pendant combien de temps ?
Mon père se saisit de la télécommande et alluma la télévision sur une chaîne au hasard. La première chose dont-ils parlaient était : « Après cinq jours de disparition, les deux adolescents ont enfin été retrouvés. » Ah. Ouai quand même. Minute … J'ai pioncé pendant cinq jours ?! Mais la vache ils m'ont donné quoi comme truc pour m'endormir sérieux ?!
- Heu … Je vais prendre une douche et après j'irais me coucher si ça vous dérange pas …
Je pris à la hâte mon pyjamas et fonça dans la salle de bain. En fait, j'ai plutôt besoin d'un bain pour pouvoir réfléchir calmement là ! Lorsque je rentrais enfin dans la baignoire, je lâcha un soupire de soulagement. La température était idéale. J'aurais pu facilement m'y endormir. Sauf que mon esprit pensait à quelque chose de bien trop particulier. Plutôt quelqu'un.
Lola.
Je me demande ce qu'elle peut bien faire, en ce moment. Est-ce qu'elle pense à moi, au moins ? Mais … pourquoi je me demande ça moi ? Après ce qu'on vient de vivre, elle doit sans doute pas penser à moi …
…
Je ne comprends pas ce qui m'arrive. J'ai mal. Pas aux poignets. Ni au visage. Mais au cœur. Il bat vite. Et je me sens triste aussi. Serait-ce ça … que l'on appelle l'Amour … ?
