Chapitre 2

Retour Square Grimmaurd et premières émotions

Maugrey arrêta la voiture sur la petite place miteuse où se trouvait le quartier général de l'ordre du Phénix. Tonks et Kingsley descendirent aussitôt et scrutèrent les environs avant de faire signe à Harry. Celui-ci sortit et se retrouva devant la maison de son parrain, qui était apparue comme par magie, ce qui était d'ailleurs le cas, entre deux autres bâtisses. Maugrey descendit à son tour et se chargea des affaires d'Harry tandis que Tonks poussait celui-ci vers la porte. Kingsley passa sa baguette dessus et elle s'ouvrit en grinçant. Harry franchit le seuil en premier, bientôt suivit par les trois autres.

Le hall était faiblement éclairé. Il fit quelques pas dans la pièce et se retourna pour faire face au portrait de la mère de Sirius. Mais il n'était plus là. Les rideaux qui masquaient le tableau avaient été enlevés, et à la place du portrait se trouvait un étrange appareil qui émettait un faible bourdonnement.

« Qu'est ce que c'est ? demanda Harry à Maugrey tandis que des voix se faisaient entendre dans les escaliers.
-Cette machine est une sorte d'alarme. Si un individu qui n'a pas été reconnu comme ami entre dans la maison, elle déclenche immédiatement une alarme stridente. »

Harry comprit alors que c'était un détecteur dans le genre que possédait le faux Maugrey.

« Harry ! Je suis heureuse de te voir ! »

Mrs Weasley, la mère de Ron, venait d'apparaître dans l'embrasure de la porte qui menait à la cuisine.

Derrière elle Harry pu distinguer son ami, qui lui fit signe de la main. Cependant il n'avait pas l'air très à l'aise.

« Salut Harry ! »

Harry ne pu répondre. Mrs Weasley venait de le serrer dans ses bras, jusqu'à l'étouffer. Puis elle se retourna vers Maugrey.

« Vous en avez mis du temps ! lança-t-elle.
-Il nous a fait faire une centaine de détours, intervint Tonks. Il voulait s'assurer qu'on était pas suivi. »

Elle jeta à Maugrey un regard lourd de reproches, que celui-ci ignora totalement.

« Dumbledore est-il arrivé, demanda-t-il à Mrs Weasley.
-Non, pas encore. Mais ne restez pas ici. J'ai préparé un bon dîner. Harry, mon chéri, tu dois être affamé, viens on descend. »

Laissant ses affaires dans le hall, Harry suivit les sorciers dans le sombre escalier qui conduisait à la cuisine. Celle-ci n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, lorsqu'il avait interrogé Kreattur de la cheminée d'Ombrage, le jour où Sirius avait disparu. Kreattur. Harry se figea. Il avait complètement oublié cette horrible petite créature qui avait contribué à la mort de son parrain.

Il fit demi-tour et couru vers les étages.

« Kreattur !! Viens ici de suite »

Avant que personne ait eu le temps de l'arrêter, Harry était au rez-de-chaussée et ouvrait toutes les portes à la volée. Il tremblait tellement de rage que des tableaux accrochés au mur se fracassèrent sur le sol.

« Calme toi Harry, dit une voix ferme. »

Celui-ci se retourna pour voir un homme descendre les dernières marches de l'escalier. Il s'aperçut alors que les têtes des elfes de maison avaient également disparu.

Il reprit son souffle, mais la haine qui l'habitait ne le quitta pour autant. Il réussi à articuler :

« Bonjour, professeur Lupin. »

L'homme s'approcha de lui et lui serra la main.

« Où est-il professeur, où est cet immonde petit…
-Il n'est plus ici. Dumbledore est venu et il l'a amené autre part. Mais ne me demande pas où, Harry. Je l'ignore ».

Harry tenta de se calmer et s'aperçut que ses amis le regardaient depuis la porte de la cuisine.

« Je suis désolé, murmura-t-il.
-C'est pas grave, viens. » Mrs Weasley lui prit gentiment la main et le ramena dans la cuisine pendant que Lupin remettait les tableaux en ordre. En entrant dans la cuisine, Harry s'aperçut qu'il y avait plusieurs personnes qu'il n'avait pas remarqué la première fois.

Bill, un frère de Ron s'entretenait avec un sorcier d'un certain age que Harry reconnut comme un des jurés de son procès, un des seuls qui avaient accueilli Dumbledore avec courtoisie. Harry leur dit bonjour, puis il se retourna vers l'autre extrémité de la table où Fred et Georges discutaient avec Mondingus.

« Salut Harry !
-Comment tu vas ?
-Bien, mentit-il. »

Il prit place à coté de Ron. Les autres cessèrent de l'observer et son ami se pencha vers lui.

« Moi aussi j'ai cherché Kreattur quand je suis arrivé tout à l'heure, avoua-t-il. Hermione n'aurait certainement pas apprécié, mais après ce qu'il a fait… »

Il se tu en regardant son ami.

« Désolé.
-Ce n'est pas grave, assura Harry. Alors, euh, tu as passé de bonnes vacances ? »

Ron baissa encore plus la tête.

« Ben raconte moi !
-Sans même attendre le résultat des BUSE, maman m'a fait prendre des cours de rattrapage. J'ai passé toutes mes journées à réviser. »

Harry ne pu s'empêcher d'éclater de rire.

« Oh c'est pas drôle ! Enfin maintenant qu'on est là, c'est fini, ajouta-t-il en souriant. Mais n'en parle pas à Hermione. Et toi tes vacances ? »

Harry cessa de sourire mais répondit quand même.

« Rien. Rien de spécial.

-Et les Buse ? »

Harry récita alors ses notes à son ami qui baissa un peu plus la tête.

« Et toi ? »

Ron rougit

« Acceptable en métamorphose, potions, botanique et soins aux créatures magiques, Effort exceptionnel en sortilèges et en défense contre les forces du mal et piètre en Astronomie, histoire de la magie et divination. » Harry fut stupéfait.

« Mais pourtant tu as travaillé autant que moi, murmura-t-il »

Ron ouvrit la bouche mais il se tu en voyant sa mère approcher.

Le dîner ne fut pas très gai, malgré les efforts faits par la mère de Ron pour les dérider.

Harry s'aperçut alors de l'absence d'une personne.

« Où est Ginny ?

-Oh tu devinera jamais, répondit Ron en s'esclaffant. Elle passe ses vacances chez Luna Lovegood. »

Harry sourit.

A ce moment là Dumbledore fit son apparition dans la cuisine.

Il avait un air grave que Harry avait très rarement vu chez lui. Sans même saluer les convives, il s'entretint un long moment avec Lupin et Maugrey qui étaient allés à sa rencontre. Enfin les deux hommes montèrent dans les étages et Dumbledore sourit.

« Bonsoir à tous. Désolé pour ce manque de courtoisie, mais il fallait que je donne des informations à nos amis. »

Il s'assit à coté d'Harry et une assiette apparut très vite devant lui.

« Alors comment vas-tu Harry ? »

Bien qu'il soit redevenu aussi bienveillant avec Harry depuis que tout avait été dit, la question qu'il venait de poser fit entrer ce dernier dans une colère folle. Il allait lancer une réponse cinglante quand il croisa le regard du directeur de Poudlard. Il vit de la tristesse, de l'amertume, mais également de la détermination et de la gravité. Harry dégluti avec difficulté et murmura :

« Ca va très bien. » Il voyait bien que Dumbledore ne le croyait pas et lui fut reconnaissant de ne pas insister. Le dîner se termina rapidement, et les jumeaux insistèrent ensuite pour faire une démonstration de leurs dernières inventions à leur ancien directeur, qui éclata de rires devant les farces de Fred et Gorges alors que leur mère leur jetait des regards affligés. Cependant, Harry voyait très bien qu'il gardait son air soucieux.

Il profita du sermon que Mrs Weasley, n'y tenant plus, infligea à ses fils, pour se pencher vers lui.

« Professeur, comment se fait-il que Voldemort ne se soit pas encore manifesté. L'année dernière je comprends, mais cette année j'ai du mal à saisir. »

Tous ceux qui avaient entendu Harry – et tressailli au nom de Voldemort – se figèrent pour écouter la réponse de Dumbledore.

« Je ne sais pas Harry. Il semblerait que Voldemort est, euh, disparu. Mais pas pour longtemps j'en suis sûr, ajouta-t-il en voyant les mines réjouies autour de lui. Il doit mener ses affaires autre part. Les Mangemorts continuent leurs méfaits, mais ils se font plus discrets depuis un certain temps. Cela ne va pas durer, j'en suis convaincu.

-Et où pensez vous qu'il soit, murmura Harry.

-Dans un endroit que ne nous ne pouvons atteindre j'en ai peur répondit Dumbledore. Mais des sorciers s'occupent de ça, ne t'inquiète pas. Parlons d'autre chose. »

Ce fut à minuit que Mrs Weasley envoya tout le monde au lit. Harry et Ron, qui avaient discuté pendant toute la soirée, regagnèrent leur chambre habituelle. Tout bavardage étant inutile, ils s'endormirent rapidement.

Cependant, le repos fut de courte durée pour Harry. Sirius hanta une fois de plus ses rêves, et le souvenir fut encore plus douloureux, si c'était possible, maintenant qu'Harry se retrouvait dans sa maison. Le matin, il fit néanmoins mine d'avoir bien dormir. Il n'avait pas envie de parler de Sirius pour l'instant.

La semaine passa à une vitesse fulgurante. Harry et Ron, n'ayant pas grand chose à faire, passaient leur temps à lire ou à jouer aux échecs version sorcier, où Harry ne fit guère de progrès malgré toutes les parties jouées. Il leur était bien entendu interdit de sortir de la maison. Comme les fois précédentes, les membres de l'Ordre allaient et venaient au 12, square Grimmaurd mais Harry et Ron n'étaient pas conviés aux réunions. Ils ne firent donc qu'observer et en se demandant souvent que faisaient ces sorciers et ces sorcières.

Le vendredi soir, alors qu'ils étaient plongés dans une nouvelle partie, allongés sur le tapis du salon, une voix retentit derrière eux.

« Vous n'avez rien de mieux à faire que de jouer ? »

Les deux garçons se retournèrent pour découvrir Hermione, un sourire aux lèvres.

« Tu pourrais au moins dire bonjour, grommela Ron.
-Bonjour Ron, bonjour Harry. »

Elle s'approcha d'eux et les embrassa chacun sur une joue, ce qui eu pour effet de rendre Ron encore plus rouge.

« Alors quoi de neuf, demanda la jeune fille, en s'effondrant dans un fauteuil.
-Quand est ce que tu es arrivée, demanda Harry. On a rien entendu.
-Tonks est venue me chercher à King Cross, je suis arrivée y a moins de 10 minutes. »

Elle se tue un moment, avant de poser une question d'un air faussement désintéressé.

« Euh, au fait, vous avez vos résultats des BUSE ? »

Ron baissa la tête. Hermione s'en aperçut mais ne fit aucun commentaire. Harry prit la parole et énuméra ses résultats, sans grand enthousiasme, puis son ami, de plus en plus rouge, grommela les siens.

« Je ne vois pas pourquoi tu fais cette tête, répondit Hermione. Tu as fait mieux que la plupart des sorciers.
-Et toi, au fait ?
-hum. Effort exceptionnel en potion et défense contre les forces du mal. Optimal ailleurs. »

Ron se sentit encore plus mal et Hermione préféra dévier la conversation.

« Alors vous avez fait quoi ces vacances ? »

Les trois amis discutèrent ainsi jusqu'à l'heure du dîner, qui fut un peu plus joyeux que d'habitude. A 23h, tout le monde était couché.
Le lendemain matin, Harry fut réveillé par Hermione et Ron. Tous deux étaient penchés sur lui.

« Mais qu'est ce…
-Joyeux anniversaire Harry !!! »

C'était la première fois que ses amis le lui souhaitaient de vive voix.

« Merci à vous deux. Maintenant, si ça vous dérange pas de sortir une minute, que je puisse m'habiller… »

Les deux autres quittèrent la pièce en riant.
Toute la journée les sorciers et sorcières qui passaient par le Quartier général lui souhaitèrent son anniversaire, avec différents enthousiasmes.

Ainsi, le professeur Rogue, qu'Harry n'avait plus revu depuis la fin des cours, se contenta d'un « Bon anniversaire Potter » (ce qui en soi était déjà un exploit, Harry n'en disconvint pas), avant de gagner la cuisine pour une nouvel réunion ; tandis que d'autres, Tonks par exemple, passaient plus d'une demi heure avec lui, lui souhaitant son anniversaire toutes les deux minutes. Harry put se libérer au milieu de l'après-midi, et se réfugia dans la chambre de la mère de Sirius. Il était déjà monté plusieurs fois cette semaine, pour pouvoir saluer Buck, l'hippongriffe, sauvé de la décapitation et ticket de la liberté pour Sirius lors de leur troisième année.

Après avoir caressé un moment le magnifique animal, Harry s'assit par terre et soupira. Il savait que Molly Weasley avait préparé une fête pour son seizième anniversaire, mais il n'avait aucune envie d'y assister. La dernière fête qu'il avait fait ici c'était pour Noël, à la fin de l'année précédente. Autant dire un siècle.

C'était l'époque où « Sirius était là ».

Qu'ils me laissent tranquille. Je veux pas de fête.

Harry savait qu'il était injuste. Ils faisaient ça pour le divertir, pour lui faire penser à autre chose. S'il avait été vraiment honnête envers eux, il leur aurait dit non.

Plongé dans ses réflexions, il n'entendit pas la porte s'ouvrir et se fermer.

« Harry ? »

Il ouvrit les yeux et releva la tête. C'était Hermione. Elle avait le visage grave et il pu lire la tristesse dans ses yeux. La même tristesse qu'il avait lu dans les yeux de Dumbledore, mais plus humaine par certains cotés. Cependant, il commençait à en avoir assez que chaque fois que quelqu'un lui parle, il ou elle soit sur le point de pleurer. Il referma les yeux.

Sans un mot, Hermione s'assit à coté de lui. Il restèrent un moment sans parler. Harry était un peu agacé au début. Il voulait être seul. Mais peu à peu, il sentit que se qu'il avait sur le cœur commençait à peser moins lourd. La seule présence de son amie lui faisait oublier ses problèmes, du moins les rendait plus supportables. C'était comme si elle avait pris la moitié du poids qu'il portait. Il ouvrit les yeux et la regarda. Ses yeux étaient perdus dans le vague, mais ce fut elle qui rompit le silence.

« Je sais que c'est dur. Ce n'était pas mon parrain, mais il me manque à moi aussi. Mais ça va aller Harry. Il s'est sacrifié pour une cause qu'il croyait importante, et qui l'est. Je sais que c'est pas un réconfort, mais tu ne dois pas te sentir coupable.
-Tu avais raison, tu m'avais prévenu, mais je ne t'ai pas écoutée.
-J'aurais pu avoir tort Harry. Personne ne peut prévoir l'avenir. Tu as fait ce qu'il fallait. Tu a réagi avec tes sentiments. C'est ce qui fait la différence entre toi et Voldemort ».

C'était la deuxième fois qu'une personne lui disait ça. Cependant, le fait que se soit Hermione qui lui dise, le mit pas en colère.

Des larmes commencèrent à couler sur les joues d'Harry. Il n'avait jamais entendu son amie parler comme ça auparavant.

« Il sera toujours avec nous, reprit-elle. Tant qu'on se souviendra de lui. Je veux que tu saches, Harry, que quoi qu'il arrive je suis là. »

Il hocha la tête.

« Merci, murmura-t-il.

-Si tu veux parler, tu peux le faire maintenant. »

Il la regarda comme s'il la voyait pour la première fois. Ce n'était plus une petite fille studieuse, à cheval sur le règlement. C'était une jeune fille mature, compréhensive et perspicace. Harry su tout à coup qu'elle savait. Elle savait qu'il avait un secret, et elle se doutait de son contenu.
Il hésita un moment puis finit par lui avouer que la prophétie n'avait pas été détruite. Lorsqu'il eut fini son récit, ce fut Hermione qui refoula les larmes.

« Je vais devoir tuer ou être tuer, dit amèrement Harry. Je n'ai que deux choix ».

Elle lui prit la main.

« Je veux pas que tu meures. Harry, tu vas peut-être devoir tuer, mais Voldemort n'est pas un être humain. Après tout ce qu'il a fait, il ne mérite pas de vivre. J'aimerais tellement que se soit quelqu'un d'autre qui doive le faire, mais hélas c'est toi. Tu ne dois pas avoir peur pour l'avenir, je serais toujours avec toi. Nous serons toujours avec toi. ».

Les deux amis s'étreignirent alors. Tout le poids qu'Harry portait jusque là s'envola d'un coup.

Il comprit alors que le lien qui les unissait était bien plus fort que l'amitié ou l'amour. Il comprit également les paroles qu'avait eu Dumbledore en juin, du moins il les accepta. Son amie lui avait fait ouvrir les yeux. Bien mieux que le directeur de Poudlard. Hermione enfouit son visage dans le cou d'Harry. Il ne devait pas la voir pleurer. Elle aussi avait compris. Compris la nature de leurs sentiments. Jamais elle ne s'était sentie aussi éloignée de Voldemort.

« Merci, Hermione, merci ».

Il restèrent silencieux un moment, tout en s'étreignant.

La porte s'ouvrit alors et Dumbledore parut devant eux. Il les regardait en souriant. Les deux adolescents relâchèrent leur étreinte.

« Désolé de vous déranger tous les deux. Je peux discuter un moment avec vous ? »

Ils hochèrent tous deux la tête. Le vieux sorcier s'assit alors sur le lit en face d'eux. Il caressa tout doucement l'hyppogriffe.

« Tu vois Harry, en juin j'avais tort et raison en même temps. Tu as une grande force en toi. Une force qui détruira Voldemort. Mais j'avais tort car cette force n'est pas l'amour. C'est quelque chose de plus fort encore. »

Harry hocha doucement la tête.

« Je voulais te dire que tu n'étais pas seul, mais je crois que tu l'as compris. Malgré ce que tu as appris, malgré la prophétie, malgré ton destin, tu n'es pas seul. Tu as sans doute cru qu'il y avait un fossé entre toi et les autres, mais ce fossé est purement imaginaire. »

Hermione acquiesça et se serra contre son ami.

« Je sais que tu m'en as voulu quand j'ai demandé que tu viennes ici pour les vacances, reprit Dumbledore. Mais vois-tu, il faut que tu surmontes la mort de Sirius pour pouvoir continuer à vivre. Il ne s'agit pas de l'oublier. Il s'agit de vivre. Il n'aurait pas souhaité que tu arrêtes de vivre. Il sera toujours avec toi. »

Il se leva.

« Je vous laisse. La fête va bientôt commencer. Vous devriez descendre ou Molly va faire une crise et lancer tous les sorciers à votre recherche. A tout à l'heure.»

Il sortit et referma la porte.

« Il a raison, dit Hermione en se relevant. N'hésite pas à venir me voir si tu en as besoin Harry. »

Il se leva à son tour.

« Merci Hermione. »

Ils s'étreignirent une dernière fois et sortirent de la chambre.