Chat perdu & allégresse

Lorsque Harry se réveilla le lendemain matin, Seamus, Dean, Ron et Neville courraient partout. Il se redressa, les coudes sur son oreiller, et marmonna d'une voix endormie :

- S'quiss'pass ?

- Pommé.

- Quoi ?

- Pommé ! répéta Dean comme une évidence.

- Qu'est-ce qui est pommé ? répliqua Harry qui comprenait de moins en moins.

C'est à ce moment qu'Hermione déboula dans le dortoir, paniquée.

- Alors, vous l'avez retrouvé ? demanda-t-elle. Il est ici ?

Neville secoua la tête en signe de dénégation et elle laissa échapper une plainte de désespoir.

- Mais quoi ? Qu'est-ce qu'ils n'ont pas retrouvé ?

- Et dire que je lui avais bien dit de ne pas sortir la nuit ! maugréa Hermione sans lui accorder aucune attention, les yeux au ciel. Quel idiot ! Je lui avais bien dit de rester tranquillement à côté de moi… Si ça se trouve, il ne pourra pas revenir ! Oh…

- EST-CE QUE QUELQU'UN VA SE DECIDER A M'EXPLIQUER ? hurla Harry, exaspéré.

Seamus haussa un sourcil glacial et répliqua tout simplement :

- Pattenrond.

- Quoi ?

- Pattenrond, Harry ! répéta Hermione. Mon chat ! Tu sais bien… Hier soir, il était à côté de mon lit, et ce matin, il a disparu ! Je ne sais pas si il s'est perdu ou…

- Oh, ben fallait le dire !

Il sortit de sa valise la carte du Maraudeur et grogna « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ». Le point indiquant le chat se trouvait au troisième étage, et vagabondait dans les couloirs tranquillement. La situation lui rappela vaguement une comptine moldue nommée « La mère Michelle ».

- Je vais le chercher, annonça Harry.

Il s'habilla en vitesse et jeta un coup d'œil à sa montre en dévalant l'escalier sous les cris stridents et pressants d'Hermione. Même pas 6h du matin. Quelle folle, cette fille, de réveiller tout le monde à cette heure-ci pour un chat… Il aurait bien fini par revenir. Il sortit de la salle commune, remarqua par la fenêtre que le soleil se levait à peine et courut en ronchonnant contre Hermione des paroles incohérentes. Il vit un éclair roux passer derrière un mur dans un couloir sombre du troisième étage. Il courut le rattraper et vit Pattenrond, roulé en boule, un bout de saumon dans le bec qu'il avait visiblement piqué aux cuisines. Harry soupira, se pencha pour le prendre quand un murmure le fit sursauter.

- On se promène tôt tout seul dans les couloirs, Potter ?

Il se retourna brusquement. Derrière lui, Drago le contemplait avec un mélange de haine et de délice. Il l'aggripa par le col de sa robe et le plaqua brutalement contre le mur dur et froid du couloir. Harry eut l'impression que sa tête se fendait en deux tant le choc contre le mur était dur, et la douleur qu'il avait ressentit hier revenait soudain avec force. Il se massa le crâne avec vigueur en jurant et croisa le regard d'acier glacial de Drago. Celui-ci lui sourit froidement, puis le poussa violemment. Harry trébucha et tomba, s'écrasant par terre, le bras droit douloureux. Avec un dernier sourire, Drago disparut à l'angle du mur, et Harry eut à peine le temps de se relever en gémissant qu'il s'était déjà volatilisé. Il empoigna avec force Pattenrond qui émit un sifflement indigné, mais l'ignora. Il le mit juste en face de son visage et grogna : « C'est ta faute, tout ça. Fugueur, va. » Le chat pencha légèrement la tête de côté et plissa les yeux. Harry haussa les sourcils et le posa par terre. Il vint se frotter conter ses jambes en ronronnant comme pour s'excuser. Harry soupira, sourit malgré la douleur à son bras sur lequel il était tombé et caressa un peu le chat avant de se relever et de repartir vers la salle commune.

- PATTENROND ! s'écria Hermione, hystérique, au moment où Harry prononçait à peine le mot de passe.

Elle courut vers eux et prit le chat dans ses bras en répétant une centaine de « merci » à Harry. Gêné, celui-ci ne cessait de lui assurer « mais c'est rien, c'est rien ! vraiment, rien du tout… » Il remonta dans le dortoir et s'affala sur son lit, se sentant parfaitement en mode « père Lustucru ». Dean et Neville étaient restés dans le dortoir, alors que les deux autres étaient descendus manger directement. Harry tira les rideaux de son baldaquin et repensa à la nuit précédente. D'abord le test, ensuite la Salle de Bain… Stupide test. Stupide Salle de Bain. Stupide soirée, en somme.

« Parfait ! pensa Harry. Résumons. Mes amis pensent que je suis homo, j'ai vu Malfoy sans rien sur lui dans la Salle de Bain des Préfets, il m'a vu, il m'a embrassé, il m'a balancé dans la baignoire, et ce matin, il m'explose le crâne et le bras droit. Charmant petit bonhomme. Charmante situation que la mienne. Solution ? Faisons comme si de rien n'était. Ouais, vis ta vie normalement, Harry, sans problème… »

Il cessa de réfléchir un moment puis soupira.

« Conclusion ? Ma vie est entièrement constituée de problèmes. »

Il se massa l'arrête du nez et s'ordonna : « Pense comme Neville, pense comme Neville… Quel idiot ! Je vais vivre ma vie autrement ! Ouais, mais comment faire ? Avec l'autre taré qui veut ma peau à cause de la prophétie… Bon, on va faire comme on peut et se débrouiller avec ce qu'on a. C'est parti pour la galère… »

Les rideaux s'ouvrirent brusquement.

- On va manger, annonça Dean en souriant. Moi et Neville. Si tu veux venir avec nous… Ou alors, tu préfère peut-être descendre plus tard ?

- Je… Non, je viens avec vous. Attendez-moi deux minutes…

Quelques temps plus tard, Harry descendait le Grand Escalier, marchant derrière Neville, écoutant à moitié Dean qui lui parlait de la prochaine séance d'entraînement de Quidditch.

- Tu vois, Harry, si on veut gagner le match contre les Serdaigle le mois prochain, il va vraiment falloir mettre le paquet ! J'ai entendu dire qu'ils avaient un nouveau batteur et crois-moi, je l'ai vu dans un couloir et je peux te dire que si on lui met un Cognard sous le nez, j'aimerai pas être à la place de celui qui le recevra…

- Dean…, soupira Harry.

- Il est vraiment foutu comme un gorille ! poursuivit Dean, les sourcils froncé. Je crois qu'il va falloir travailler en esquive parce que celui-là, c'est vraiment une brute ! Et si jamais quelqu'un est blessé, on peut dire adieu à la coupe cette année…

- Dean ! coupa Harry. Tu n'es même pas dans l'équipe !

- Et alors ? Je peux bien te conseiller, non ?

- Mouais…, fit le brun en s'étirant comme un chat. Je crois que je sais moi-même comment diriger mon équipe, ajouta-t-il en baillant. Dis-donc, elle était obligée de nous faire lever si tôt, Hermione ? Ce n'est qu'un chat après tout, il aurait pu retrouver son chemin, il s'est déjà baladé tout seul dans le château, non ? Pff…

Ils arrivèrent en face de la Grande Salle. Dean poussa les porte et partit s'asseoir comme d'habitude à côté Seamus, et Neville vint s'asseoir entre eux. Seamus grogna de frustration et le poussa pour pouvoir embrasser Dean. Celui-ci sourit largement en se servant des toast. Harry jeta tout d'abord un regard suspicieux vers la table des Serpentard et constata avec soulagement que Drago n'était pas encore arrivé. Il partit s'asseoir en face d'Hermione, à côté de Ron. La brune lisait La Gazette du Sorcier, et dès qu'elle le vit arriver, elle lui brandit sous le nez, toute joyeuse.

- Héhéhé ! C'est les soldes ! Les soooooooooooooldes ! Youuuuhouuu !

Elle paraissait euphorique. C'était très étrange… Harry se pencha vers Ron et murmura pour qu'Hermione ne puisse pas entendre :

- Dis-moi, elle s'est drogué ? Elle est défoncée à quoi ? Tu l'as fait fumer du bacon ou quoi ? Elle est pas bien ? HERMIONE ! ajouta-t-il en la prenant par les épaules et en la secouant furieusement. SI TU VOIS UN TUNNEL ET DE LA LUMIERE, FAIS DEMI-TOUR !

Hermione lui sourit largement et couina :

- Zoup là boum hihi ooooooooh le ciel est très bleu ce matin… Eh, Harry, le prend pas mal mais qu'est-ce que tu as de grands yeux ! C'est pour mieux te voir ma cocotte ! ajouta-t-elle en prenant une voix grave effrayante.

Elle paraissait vraiment shootée, hystérique et pas du tout Hermionesque. Ron éclata de rire et lui asséna une grande claque dans le dos – à Harry, pas à Hermione.

- Mais t'inquiète pas, vieux… Je lui ai juste lancé un sort d'Allégresse pour qu'elle arrête de parler de ce qui aurait pu arriver à son chat si il avait fait une mauvaise rencontre ou je sais pas quoi – elle était partie en plein délire… Tiens, elle s'intéresse aux fringues maintenant ?

- Eh, Ron-Ron, on fait les soldes à la prochaine sortie à Pré-au-Lard ? supplia-t-elle en se levant pour s'asseoir à côté de lui pour lui tirer la manche. Dis, on fais les soldes ? Hein ? S'il te plaît…

Elle prit une moue boudeuse qui lui donnait un air de gamine qui veut des bonbons. Ron eut un sourire attendri.

- N'est-elle pas adorable ?

- Sois gentil, Ron-Ron !

- Elle t'appelle comme ça, maintenant ? s'étonna Harry en regardant Hermione qui se frottait maintenant la joue contre l'épaule du roux qui paraissait aux anges. C'était pas le surnom que te donnait Lavande ?

- Qu'est-ce qu'on en a à battre de Lavande ? questionna Ron en souriant de nouveau devant Hermione qui commençait à lui caresser les cheveux, toujours en marmonnant des « Steuplé, steuplé, steuplé ! ».

Finalement, elle prit le visage de Ron entre ses mains et l'embrassa furieusement. Le roux parut surprit et complètement au septième ciel. Harry haussa les sourcils. Il attendit qu'Hermione se décolle pour parler, mais Ron ouvrit la bouche en premier.

- Ok, Mione, on va faire les soldes…

- OUAIS ! s'écria la brune en sautillant sur place. Merci ! Merci ! Merci !

Elle ponctuait chaque « merci » d'un nouveau baiser. Ron avait une tête d'imbécile heureux qui lui allait affreusement bien. Pendant qu'Hermione recommençait à lire La Gazette, un grand sourire aux lèvres, Ron se tourna vers Harry.

- Woa… Elle est vraiment… Woa !

- J'ai compris. Bon, maintenant que vous avez fini de vous bécoter…

- C'est elle qui m'a sauté dessus ! se défendit Ron, mais visiblement, il ne s'en plaignait pas le moins du monde.

- …tu pourrai peut-être annuler ce sort ! acheva Harry. Tu vois dans quel état ça la met ?

- Ouais…, soupira Ron avec un regard rêveur. Putain c'que c'est bon… Tu sais pas depuis combien de temps j'attend ce moment…

- Ron, elle t'a juste embrassé…

- Et alors ? Ca fait six ans que j'attend ça, Harry ! Six ans ! Je vais pas annuler ça maintenant ! J'ai bien l'intention de rester encore un peu avec elle comme ça. Avoue qu'elle est mieux complètement dingue et amoureuse plutôt que quand elle préfère étudier à la place de rester avec nous ! Et puis, elle est tellement plus mignonne comme ça…

- Profiteur, accusa Harry.

- Eh, oh, ça va ! répliqua Ron, sur la défensive. C'est pas comme si j'en avait profité pour l'attirer dans un couloir sombre et…

- Ca va, j'ai compris ! l'interrompit Harry en lui tapant légèrement la tête. N'en dis pas plus, merci bien. J'aimerai que tu garde tes fantasme pour toi.

- Ca me va parfaitement.

- Ron-Ron ? dit soudain Hermione en lui aggripant le bras. Dis, quand c'est la prochaine sortie ?

- C'est dans deux semaines.

- Tu jure qu'on ira faire les magasins, hein ? s'enquit-elle en se penchant de nouveau vers lui pour l'embrasser encore.

- Mais oui, assura Ron en éliminant la distance qui séparait leurs lèvres.

- Bon, vous avez l'air occupé ! constata sombrement Harry, se sentant légèrement exclu.

Il songea alors qu'Hermione avait un peu des airs de Lavande, sous l'effet du sort d'Allégresse. Il détestait ça. Et il détestait encore plus être mis à l'écart parce que ses deux meilleurs amis étaient ensemble… Enfin, cela ne durerait que le temps du sortilège. Il eut un sourire amusé en imaginant la réaction d'Hermione quand elle se « réveillerait » et réaliserait tout ce qui s'était passé.

- Je vais faire un tour, annonça Harry en emportant un ou deux toast. A plus tard.

Ron, toujours collé à Hermione, lui adressa un simple signe de la main. Il sortit de la Grande Salle et se retrouva aussitôt nez à nez avec Drago. Celui-ci lui sourit joyeusement en croisant son regard et, le bousculant violemment au passage, il entra dans la Grande Salle. Harry lui lança un regard meurtrier, mais le blond était déjà partit s'installer à côté de Blaise. Il se rendit soudain compte qu'il ne savait absolument pas quoi faire. Se rappelant du comportement d'Hermione, il décida d'aller dans une salle de classe vide pour s'entraîner au sortilège d'Allégresse. Il monta le Grand Escalier et dénicha assez rapidement une salle assez petite mais parfaite. Il réalisa alors qu'il n'avait aucun cobaye. Il courut à la volière, prit d'une illumination, il courut, sautillant, gambadant presque jusqu'à trouver Hedwige. Il la prit sur son épaule et retourna dans la salle de classe.

- Ma très chère, tu vas avoir l'honneur de m'aider dans ce petit entraînement ! déclara-t-il solennellement à sa chouette qui le regardait avec intérêt.

Il lui prit une patte et l'embrassa comme un baisemain.

- Voulez-vous bien me servir de cobaye, douce et tendre Hedwige ?

Celle-ci, flattée, pencha la tête sur le côté en signe d'approbation. Il sourit et lui embrassa les plumes, la posant sur une table en face du bureau sur lequel il s'assit lui-même. « Toussa-toussa » , toussota Harry en sortant sa baguette et la pointant sur sa chouette. Cette dernière parut légèrement inquiète et le fixa intensément.

- T'inquiète pas ma belle, tu sentira rien. Si, en fait. Tu vas vraiment te sentir très contente. Prête ?

Elle pencha de nouveau la tête. Harry prononça la formule et, aussitôt, elle se mit à voleter un peu partout, sautillant, gambadant à pleines pattes joyeusement, roucoulant à tue-tête, se perchant sur chaque table tour à tour, tantôt se pendant au plafond, tantôt se posant sur une fenêtre, roucoulant et roucoulant toujours comme une folle furieuse, toute contente. Il courut dans toute la pièce, tentant en vain de l'attraper. Alors qu'elle se posait sur la dernière table, près de la porte, Harry la visa avec sa baguette, prêt à tenter d'arrêter le sort, furieux de se faire ridiculiser par une chouette, prononçant de toutes ses forces la même formule que pour le lancer, quand soudain…

La porte s'ouvrit à la volée et Hedwige se fit projeter violemment contre un mur comme dans les dessins animés. Face contre la pierre, elle roucoulait toujours joyeusement, les pattes pendant dans le vide, des plumes qui voletaient çà et là. Drago apparut dans l'encadrement de la porte, légèrement choqué, Pansy sur ses talons, le suivant comme un petit chien. Le sortilège frappa Drago de plein fouet. Il fut projeté au sol et resta un moment le cul par terre dans les deux sens du terme. Puis il se releva en gloussant comme une dinde, les bras repliés contre ses hanches, en se dandinant.

- Je suis une dinde, je suis une dinde ! brailla-t-il, tout joyeux. Eh, Pansy, je suis une dinde, non ? Ou peut-être un poulet ? Allez, dis, je suis quoi ? Eh, t'as une tête de ouistiti ! ajouta-t-il en se tournant vers Harry, ressemblant vaguement à un bourré – Drago, pas Harry. Est-ce que de la famille ouistiti ? Tes parents sont des ouistiti ? s'enquit très sérieusement Drago. Nan mais je dis ça parce que tu ressemble vraiment à un ouistiti. Enfin, désolé, c'est peut-être pas très gentil de dire ça à quelqu'un, mais c'est fou la ressemblance ! Eh, dis donc Pansy, mais c'est qu'ils sont beaux tes pieds ! J'adore tes pieds ! Eh, ils sont pas beaux ses pieds ? insista-t-il, regardant à nouveau Harry à la recherche visiblement d'une approbation. Moi j'aime beaucoup ses pieds.

Il y eut un moment de silence, puis il fut pris d'un fou rire. Se reprenant au bout de quelques minutes, il poursuivit son discours, complètement hilare.

- Waya ! Je suis topissime ! Hein, Pansy ? Hein que je suis trop fort ?

Puis, prenant une voix grave :

- Le topissime ne se paye pas…

Et braillant soudain, se jetant au cou de Harry :

- MAIS POUR TOI C'EST GRATUIT !

Harry fit un mouvement de recul et Drago se croûta joliment au sol, face contre terre, gloussant de rire comme Hedwige contre son mur. Pansy poussa un hurlement suraigu et se jeta par terre à côté de lui.

- Oh my god ! Ciel je défaille ! Drake, mon chou, ça va ? Oh, là, là ! Mais aide-moi, voyons, Potter ! Son pauvre petit nez ! Fais quelque chose, il va finir par devenir moche ! Oh… Je défaille ! répéta-t-elle, hystérique. Mon roudoudou, je peux ? ajouta-t-elle, regardant la partie visible du visage de Drago c'est-à-dire ses cheveux.

Il gloussa de plus belle. Elle s'allongea à côté de lui avant de faire le mort.

Harry fut choqué par cette scène. Il traîna Drago et Pansy par les pieds dans le couloir puis retourna dans la salle en claquant la porte pour recouvrir les gloussements de Drago. Hedwige roucoulait toujours contre son mur. Il lui lança le sort d'annulation et elle glissa par terre, se ramassant en un petit tas difforme. Il alla lui porter secours, la prenant dans ses bras et examinant son cas. Visiblement, elle n'était pas blessée, tout juste un peu sonnée. Elle hulula faiblement, ses yeux ambrés fixant Harry avec espoir. Il sourit et lui embrassa la tête, la berça, lui caressa les plumes… Hedwige était aux anges. Quand elle fut remise sur pattes, il ouvrit la fenêtre et elle s'envola vers la volière pour manger un peu. Harry soupira et sortit de la salle, enjambant les deux Serpentard qui étaient restés allongés par terre, Drago toujours gloussant face contre terre, Pansy faisant la morte à côté de lui. Il se dirigea vers la salle commune en se jurant de faire attention avant d'utiliser ce sort n'importe comment. L'épisode de la Salle de Bain des Préfets lui était complètement sorti de la tête, ce qui était le bon côté des choses. Du moins, pour le moment…