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Chapitre 4
Ces petites choses qui agacent.
(P.O.V Regina)
Par chance Graham, eut la bonne idée de prendre congé sinon j'aurais dû lui demander de partir d'une façon bien moins élégante. Pour une fois, il avait saisi qu'il n'était pas désiré pour la suite. Les hommes sont si lents à la détente parfois. Ainsi, je pus retourner mes pensées sur l'objet qui requérait maintenant toute mon attention. Emma Swan.
Très à l'affût du non verbal de mademoiselle Swan, car il était évident que ce n'était pas mon aménagement intérieur qui la troublait, je la laissais me suivre comme un chiot abandonné. La partie allait être rapidement jouée. Quant à l'issue, eh bien j'allais gagner. Je gagnais toujours. J'allais la dégager et cela pour bien des raisons. Henry certes, mais aussi pour les autres raisons. Celles que j'avais du mal à contrôler depuis sa rencontre. Admettre ce fait m'agaça.
'Désolée qu'il se soit immiscé dans votre vie. Je ne sais vraiment pas ce qu'il lui a pris.'
'Il vit une période difficile, ça arrive.'
Je lui jetais un bref regard pour m'assurer qu'elle ne remettait pas en cause la façon d'élever mon fils. Je refermais la porte derrière nous.
'Comprenez-moi, c'est difficile de trouver l'équilibre depuis que je suis maire. Vous avez un travail, je suppose ?'
'Oui, je m'occupe.'
'Eh bien, imaginez un autre travail en plus. C'est ça, une mère célibataire. Voilà pourquoi je veux de l'ordre.' Je lui décochais un de mes plus chaleureux sourires, histoire qu'elle se sente rassurée. Cependant, je ne pu manquer les papillons qui me vrillèrent, une fois de plus, le bas-ventre quand mes yeux croisèrent les siens. Je me dépêchais de regarder un point invisible au-dessus de son épaule.
Bien sûr, si nous avions été dans la forêt enchantée cela aurait été beaucoup plus facile. Quand je voulais quelque chose, je le prenais, je n'avais pas à demander quoi que ce soit à qui que ce soit. Pendant toutes mes années de règne, j'avais passablement usé mes draps en compagnie de femmes, consentantes ou non. Alors, si nous avions été là-bas, la mettre dans mon lit aurait déjà été chose faite. Mais nous n'étions pas là-bas et le peu de magie qui me restait était bien à l'abri dans mon caveau. Cette pensée m'irrita. D'une certaine façon, cela m'aida à la détester davantage.
'Suis-je stricte ? C'est possible. Je le fais pour son bien. Je veux le meilleur pour lui. Je veux qu'Henry excelle dans la vie.' Et de nouveau ce je-ne-sais-quoi qui se passa en moi quand je posais les yeux sur elle. J'eus la soudaine envie de me lever pour aller agripper son horrible blouson rouge, la soulever et lui rouler le patin de sa vie. Mais qu'est-ce qui me prenait bon sang ! C'était pitoyable. Je me laissais sombrer espérant trouver un peu de ce fiel dont j'avais si désespérément besoin juste là, mais en vain. 'Je ne crois pas que cela fasse de moi un être maléfique, ne pensez-vous pas ?' Qu'elle réponde donc à cette question pendant que je trouvais une façon de la virer de ce salon, de cette maison, de cette ville ! Elle m'exaspérait.
