Merci pour les Reviews et merci à Mackensy, Yaguel et Tam83 !

Vos commentaires m'ont vraiment motivée.

(La suite pour bientôt)

=)


Harry Potter errait dans l'immense parc de Poudlard. À chaque pas, il s'enfonçait un peu plus dans la neige poudreuse qui recouvrait l'herbe habituellement verte du jardin. Les mains enfoncées dans ses poches, le jeune garçon semblait être perdu. Regardant le sol, il traçait de grands cercles, irrégularités dans la lisse couverture blanche.

L'élu n'était pas rentré chez lui pour célébrer Noël. Il n'avait plus de famille. Lui et ses amis, Ronald Weasley et Hermione Granger, étaient restés au château pensant qu'ainsi ils seraient plus en sécurité. Alors que la plupart des sorciers fêtaient inconsciemment la fête de Noël, Harry était torturé par de nombreuses questions.

La grande bataille approchait.

Ils allaient tous devoir se battre contre Lord Voldemort, le Seigneur des Ténèbres. Le jeune garçon, du haut de ses dix-sept ans, voyait sur ses épaules peser l'avenir du monde. Et il en était terrifié. Son mentor, Albus Dumbledore, avait périt à la fin de l'année précédente, le laissant seul face à son destin. Trahi par son plus fidèle associé, il avait été défait devant les yeux du jeune Potter.

Mais la réalité était autre. C'était le grand mage qui avait demandé lui-même à Severus Rogue de le tuer, déchirant le cœur de ce dernier. Celui qui était connu par tous comme un traître pour tous était retourné sous le commandement de Lord Voldemort, son maître. Mais, derrière le dos de tous, il surveillait l'élu, le protégeant de toute attaque. Le garçon était pour lui sa seule raison de vivre.

Mais tout cela, Harry Potter l'ignorait. Il était aveuglé par la haine.

Les professeurs avaient réussi à garder le château loin des mains du Lord noir. Le professeur McGonagall, aidée des autres enseignants, dirigeait de son mieux l'école des sorciers. Ainsi, ils gardaient tous un œil sur l'élu, espérant qu'il avait échafaudé un plan pour défaire le plus grand mage noir de tous les temps.

Mais Harry n'en avait pas. Il ne savait pas ce qu'il devait faire.

Le jeune garçon shoota dans un tas de neige qui de trouvait à ses pieds. Mais l'impact émit un bruit sourd. La neige vola, dévoilant une grosse pierre sur laquelle le pied d'Harry venait de s'écraser. Il se recroquevilla, sautant sur son pied encore intact et poussant une multitude de jurons.

C'était la veille de Noël et le jeune homme se sentait bien seul. La cloche sonna vingt-trois heures. Il était temps de rentrer. Harry avait dépassé le couvre-feu depuis un petit moment et Hermione et Ron l'attendaient sûrement dans la salle commune de Gryffondor, devant le feu. Ses deux meilleurs amis s'étaient enfin avoué ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Harry était vraiment soulagé qu'ils se soient mis ensemble car il savait que s'il viendrait à perdre la vie lors de la bataille qui allait venir, ils pourraient supporter sa disparition à deux. Ils survivraient et se reconstruiraient ensemble.

Harry fit demi-tour après avoir fusillé la pierre des yeux et se dirigea vers l'entrée qui menait à la cour intérieure du château. C'est alors qu'une lumière aveuglante apparut devant lui. Se protégeant les yeux de son bras, il essayait d'apercevoir ce qui pouvait provoquer ce phénomène. Était-ce une attaque ennemie ?

Alors que la lumière diminuait, il aperçut une silhouette de dessiner. Fine et gracile, elle semblait irréelle. Harry s'en approcha, jusqu'à la toucher.

Il s'en saisit.

La lumière disparut soudainement, aussi vite qu'elle était apparue et laissa dans les bras du garçon un corps inanimé.

X

Le professeur de métamorphose regardait la jeune fille pâle qui était allongée dans un des grands lits de l'infirmerie. À peine quinze minutes plus tôt, Monsieur Potter l'avait tirée de son travail, une personne inconsciente dans les bras.

Même si elle avait l'âge d'être inscrite à Poudlard, cette jeune fille n'en faisait pas partie. Elle ne pouvait être une moldue car le château leur était inaccessible. Mais le plus inquiétant était de savoir comment elle avait fait pour atterrir au plein milieu du parc alors qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte de l'école et que cette dernière était constamment entourée d'aurors.

L'apparition de la jeune fille remettait en cause la sécurité du château. Et cela, le professeur McGonagall ne pouvait l'ignorer. Qui était-elle ? Comment était-elle arrivée ici ? D'où venait-elle ? Toutes ces questions devaient avoir une réponse et le professeur de métamorphose allait les trouver.

La porte de l'infirmerie s'ouvrit dans un grincement, la sortant ainsi de ses pensées. Quelques membres de l'Ordre du Phœnix, l'organisation qui luttait contre Voldemort, le reste du corps enseignant et le jeune Potter ainsi que Ronald Weasley et miss Granger venaient vers elle.

-S'est-elle réveillée, professeur ? la questionna Harry avant même de l'avoir rejoint.

-Non, Potter. Elle est à elle seule un mystère des plus compliqués, lui répondit l'interpellée chaleureusement. Nous n'avons plus qu'à attendre son réveil pour le résoudre.

Un homme au visage blafard et aux cernes bien trop dessinée s'avança.

-A-t-elle la marque ? Est-elle un mangemort ?

-Calmez-vous Lupin, intima un homme minuscule du nom de Flitwick. Nos avons déjà vérifié son bras. Elle n'est pas des leurs.

-Le professeur Flitwick a raison mon ami, reprit la directrice. Nous ne pouvons rien faire pour l'instant. Attendons qu'elle se réveille, elle nous donnera sûrement les réponses à nos questions.

En se tournant vers un homme corpulent possédant un œil de verre elle demanda :

-Avez-vous vérifié les entrées et les alentours du château ?

Le dénommé Fol Œil s'avança d'une démarche boiteuse et son œil fit un tour complet dans son orbite. Il passa nerveusement sa main sur son menton poilu et s'humecta les lèvres.

-Rien, bougonna-t-il.

-Eh bien, c'est une bonne nouvelle !

Le professeur McGonagall se frotta les mains et regarda pour la énième fois la jeune fille étendue sous les couvertures. Tant de questions sans réponses...

-Que les membres qui étaient de garde retournent à leurs postes. Lupin, retournez chez vous. La pleine lune n'est plus très loin, vous avez besoin de repos. Quant aux professeurs, je pense que tout le monde peut rejoindre ses appartements.

Elle reposa son regard sur l'assemblée. Tous se regardèrent puis firent demi-tour en discutant avec inquiétude des événements. Remus Lupin eu un regard reconnaissant vers la directrice avant de quitter la salle.

-Vous trois, fit-elle en désignant Ron, Hermione et Harry qui n'avaient pas bougé, suivez moi.

Quittant le chevet de cette mystérieuse inconnue, les quatre sorciers se rendirent dans une petite pièce, au fond de l'infirmerie.

-Potter, fit-elle gravement, êtes-vous sûr de n'avoir rien omis ?

-Je vous l'ai déjà dit. J'allais rentrer lorsqu'elle est apparut dans une lumière blanche. Il ne s'est rien passé d'autre et il n'y avait personne en dehors de nous. Je ne peux pas vous aider plus...

-Professeur, coupa Hermione, pensez-vous que Harry puisse être en danger ?

Le professeur McGonagall eut un petit sourire. La loyauté était de loin la qualité la plus importante et la plus belle qui puisse exister de son point de vue.

-N'ayez crainte, miss Granger, tant que Potter sera à Poudlard et sous la surveillance de l'Ordre, il ne risque rien.

-Enfin, tant que Vous-Savez-Qui... Pardon Voldemort, se rectifia Ronald sous le regard sombre de son amie, n'attaque pas. Dès qu'il se décidera à bouger, plus personne ne sera en sécurité. Nulle part...

Sa voix se brisa. Hermione glissa délicatement sa main dans la sienne et tous deux échangèrent un regard brillant. Ils savaient que ça allait arriver.

Un jour ou l'autre, l'affrontement aurait lieu.

X

Ronald Weasley émergeait difficilement d'un rêve des plus agréables. Repoussant ses couvertures sur ses jambes, il s'étira en baillant. À sa gauche, il sentait encore la chaleur qu'avait laissé le corps de son amie durant la nuit.

Autour de lui, tous les lits de la chambre étaient vides. Ron passa sa main dans sa chevelure rousse emmêlée, et posa pieds à terre. Enfilant un gros pull en laine sur lequel était cousu un gros R, il descendit rejoindre le reste de la tour Gryffondor dans la salle commune.

Alors qu'il passait le seuil du dortoir des garçons, des éclats de voix lui parvinrent. Se précipitant en bas de l'escalier, il aperçut une multitude de têtes rousses, parsemées de noir, de brun et d'une tête blonde.

-Et voilà la Belle aux Bois dormant ! s'exclama une voix enjouée.

-George !

Le rouquin s'approcha de son frère et l'enlaça dans une accolade virile. Tous les deux se regardèrent, le sourire au lèvre.

-Tu as toujours la même tête effrayante... Ça fait du bien de te retrouver.

Ce fut au tour de Fred, le jumeau du premier frère de s'approcher de Ron et de le serrer dans ses bras. Tour à tour, tous les membres de la famille Weasley s'approchèrent du plus jeune frère et le salua. Un peu plus à l'écart, Harry, Hermione, Luna et Neville regardaient la scène avec émotion.

-Pourquoi vous ne m'avez rien dit ? demanda le jeune garçon après avoir embrassé toute sa famille.

-Nous n'étions pas sûr de pouvoir venir, répondit sa mère. Mais l'important est que nous soyons tous réunis, n'est-ce pas ?

-Remus et Nymphadora nous rejoindront plus tard, fit à son tour la sœur de Ron, Ginny, en s'avançant. Joyeux Noël, Ron.

Ronald regardait sa famille et ses amis un grand sourire aux lèvres. C'était le plus beau cadeaux qu'il avait reçu. Sa famille. Les personnes qu'il aimait.

-Bon, et si on ouvrait les cadeaux ? s'exclama Ron. Il y a à manger ?

À ces mots, toute l'assemblée explosa de rire. Alors que Bill donna un coup dans le dos du boute-en-train, Dobby, accompagné de quelques Elfes de maison, arriva dans la salle les bras chargés.

Ron se précipita sur la nourriture puis, après être rassasié, chacun ouvrit ses cadeaux. Tous reçurent un pull brodé à ses initiales de la part de Molly Weasley. Heureux d'être réunis, ils rigolaient et discutaient avec insouciance.

Alors que Ron, du gâteau plein la bouche, essayait d'attraper Hermione et que Fred et George essayaient de faire avaler une pastille de gerbe à Neville, une femme aux traits tirés et à la chevelure grisonnante fit une entrée fracassante dans la pièce.

-Elle... la fille, elle...

-Reprenez votre souffle Madame Pomfresh, fit calmement Mr. Weasley.

-La jeune fille vient de se réveiller, reprit l'infirmière en soufflant. Le professeur McGonagall souhaite vous voir. Elle vous attend à l'infirmerie.

Comme un seul homme, l'assemblée se leva. Harry se tourna vers la famille Weasley.

-Madame Weasley, gardez Ginny avec vous. Que les membres de l'Ordre me suive.