Chapitre 4 – Blessures et cicatrices
Je rappelle comme à chaque fois que cette fanfiction ne nous appartient pas, c'est la propriété d'une merveilleuse auteure, 'The Minsk' qui a gentiment accepté qu'Aline et moi-même traduisions son histoire. J'espère que vous l'apprécierez comme nous l'avons appréciez et l'apprécions encore.
Je précise aussi que Glee et ses personnages sont la propriété de Ryan Murphy et de la Fox.
« So, Enjoy and Haveeeeeeeeeeeeeeeeeee Fuuuuuuuuuuuuun. »
Aline et Emilie.
La main de Rachel picotait toujours pendant qu'elle conduisait à travers les rues de Lima, pour rentrer chez elle après sa petite virée avec Finn. Son cœur battait fort en repensant aux gestes tendres du jeune homme, ses lèvres avaient été si douces quand il avait embrassé ses doigts, cela avait permis à la jeune fille d'oublier que Finn lui avait crié après.
Enfin, presque oublié.
Même si elle était ravie de passer plus de temps avec le fameux bad boy de Lima, elle avait encore des doutes sur ses intentions envers elle. Elle voulait croire qu'il recherchait réellement une amie auprès de laquelle il pourrait se confier, et si c'était le cas, alors elle serait là pour lui sans poser de questions. Cependant, s'il essayait de l'attirer avec un faux sentiment de sécurité de manière à profiter de Rachel quand elle serait vulnérable, alors elle ne ferait que se préparer à avoir le cœur brisé.
Quand Rachel se gara devant sa maison, elle repoussa toutes pensées pour Finn et se concentra sur son autre problème : ses pères. Elle avait ignoré leurs appels et était chez elle bien plus tard que l'heure autorisée les soirs de semaine. Si elle n'avait pas d'alibi, elle n'allait plus jamais avoir le droit de sortir de la maison.
Au moins cela résoudrait ses problèmes avec Finn.
Elle attrapa son téléphone, et composa le numéro de la seule personne qui pouvait la tirer de cette affaire. Noah répondit au troisième bip, et elle lui demanda rapidement ce qu'il avait fait cette après-midi.
« Je nettoyais les piscines, Couz. Ces couguars adorent le maxi-Puck et il a eu le droit de faire quelques heures supplémentaires. Si tu vois ce que je veux dire…
- As-tu parlé à mes Papas aujourd'hui ? » demanda t-elle, roulant les yeux devant son insatiable libido. Elle pouvait voir son Papou lancer un regard à sa voiture à travers la fenêtre du salon et elle sût que son temps était compté.
- Nan, pourquoi ?
- S'ils demandent, dit leur que j'étais avec toi. On était au centre commercial avec des amis.
- Rachel, il se passe quoi ? dit-il d'un ton confus, puis accusateur. Qu'est ce que tu me dis pas ?
- Je dois y aller Noah, je t'appelle plus tard, merci de me couvrir, bisous !" se précipita t-elle dans un souffle en lui raccrochant au nez et en allant vers la porte. Quand elle entra dans le salon, ses pères l'attendaient déjà, son Papa avait l'air inquiet.
« Rachel, où étais-tu ? » demanda-t-il sévèrement, le cœur de la jeune fille battait fort dans sa poitrine. Utilisant ses talents d'actrice, pour calmer sa respiration, elle se concentra sur son histoire.
- J'étais au centre commercial avec Noah, Papa. Il m'a présenté à des personnes très intéressantes et j'ai pensé que ce serait sympa de passer plus de temps avec eux, pour être plus à l'aise. »
Leroy n'avait pas l'air de la croire, et elle se demanda si les rumeurs étaient déjà arrivées jusqu'au bureau du Juge Berry.
« Ah, vraiment ?
- Bien sur, pourquoi ? Il y a un problème ? demanda-t-elle en essayant de garder sa voix au même niveau.
- Je suis tombé sur un policier aujourd'hui qui a mentionné quelque chose qui m'a mis de très mauvaise humeur. » Son cœur loupa un battement à la pensée de l'officier qui les avait arrêté. Elle avait prononcé le nom de son père, c'était donc obligé que l'agent aille lui dire quelque chose. « Il m'a dit de faire attention aux fréquentations de ma fille. Maintenant, dis-moi pourquoi dirait t-il cela ?
Se tenant droite, et faisant attention à bien garder son calme, elle essaya de rester aussi confiante que possible. « Les gens à l'école ont lancé des rumeurs sur moi à nouveau. Après mon incident avec Finn Hudson vendredi, ils pensent que nous sommes amis et je peux t'assurer que nous ne le sommes pas, mentit-elle. Ce policier doit vraiment être friand de potins de lycéens. Tu dois me croire quand que je te dis que je n'ai rien fait de mal cet après midi.
- Donc qui étaient les gens avec qui tu as passé l'après-midi ?
- Des amis de Noah ! Ils sont inoffensifs et aiment passer du temps avec moi. Pour la première de ma vie, je m'amuse.
Son Papou s'avança et passa son bras autour de son épaule, essayant de la réconforter et de diminuer la tension qu'il y avait dans la pièce.
- Chérie, nous sommes tellement contents que tu te fasses de nouveaux amis, mais nous avons des règles dans cette maison qui ont été mises en place dans le but de te protéger. Tu aimes peut-être ces gens, mais nous ne les connaissons pas. En plus, tu ne répondais même pas à nos appels.
- J'étais dans la cabine d'essayage. Mentit-elle, essayant d'abandonner le sujet de ses nouveaux amis et de se concentrer sur son indépendance. Je suis parfaitement capable de prendre soin de moi. J'ai dix-sept ans.
- L'âge que tu as n'a pas d'importance, dit sévèrement son père. Tu vis dans notre maison et tu dois accepter les règles que nous avons mises en place pour ton bien. Tu as peux être dix-sept ans mais tu seras toujours notre petite fille, et ta sécurité est notre priorité numéro une.
- Ecoutez, dit-elle s'éloignant de l'étreinte de son père, se sentant dépassée. Je serais toujours votre petite fille, mais il reste seulement quelques jours avant que j'ai mon diplôme, et après je laisserais mon enfance derrière moi pour toujours. Si je n'expérimente pas de nouvelles choses maintenant, sous votre surveillance et dans ma ville de natale, comment voulez-vous que je survive à l'université en Septembre quand vous ne serez tout les deux pas à mes cotés ? Elle soupira profondément. Je vous aime énormément, et je ne vous ai jamais donné de raison de ne plus me faire confiance. Je ne vous demande pas beaucoup de choses, juste un peu plus d'indépendance. Pour que je puisse derrière votre dos passer du temps avec la seule personne contre laquelle vous essayer de me protéger. Quand je repenserais à ma vie ici, je ne veux pas seulement me souvenir de ce que je n'ai pas été autorisée à faire.»
Hiram et Leroy échangèrent des regards significatifs pendant que Rachel priait pour avoir réussit à les convaincre. Elle se sentait terriblement mal de leur avoir mentit, mais s'ils ne lui autorisaient pas plus de liberté elle allait trouver à sa manière un moyen de contourner leurs règles et restrictions.
« Voici le marché jeune fille, annonça Leroy. Les soirs de cours tu peux sortir jusqu'à 20 heures, pas une minute de plus. Les week-ends ton couvre feu est à minuit, mais tu dois toujours demander la permission de sortir et nous nous réservons le droit de dire te dire non.
- Et pendant les vacances? demanda-elle, sachant que l'été était proche.
- On va voir comment tu adhères à nos nouvelles règles et on en reparlera au moment venu.
Elle pouvait à peine contenir sa joie.
- Merci Papa ! dit-elle en se jetant dans ses bras forts pendant qu'il lui caressait ses cheveux.
- Bien sur, mon ange. Nous voulons que tu sois en sécurité, mais nous voulons aussi que tu sois heureuse. Tu es sur que tu ne veux pas être avocate à la place d'être chanteuse ? Rigola t-il doucement, mais elle savait leurs objections sur son choix de profession.
- J'en suis sûre. » Répondit-elle. Elle ne préférait même pas penser à la conversation qu'ils allaient avoir après la remise des diplômes. Bien sur, elle avait envoyé son dossier à Oberlin pour les rassurer, mais sa lettre d'acceptation à NYADA était cachée sous son oreiller et attendait d'être partager avec le monde entier, elle allait aller à New York qu'ils la supportent ou non. Mais elle ne voulait pas se concentrer sur cela maintenant. Tout ce qui importait était le fait qu'ils lui laissaient la liberté qu'elle désirait, ce qui signifiait qu'elle pourrait continuer d'aider Finn avec ses problèmes. Elle savait que ça n'allait pas être facile, car parler à Finn était comme marcher sur un terrain remplis de mines, un seul faux pas et tout pouvait exploser.
« Mais, dit son Papou interrompant ses pensées. Nous voudrions rencontrer certains de tes nouveaux amis, pour que nous sachions si nous pouvons leur faire confiance avec notre petite fille. »
Elle hocha la tête rapidement, ses yeux grands ouverts, essayant de ne pas paniquer. Il n'y avait aucun moyen d'emmener Finn Hudson à la maison pour rencontrer ses pères et Rachel sut qu'elle allait avoir besoin d'un plan avec l'aide de son cousin.
« Bien sur, s'étouffa t-elle. On va bientôt prévoir quelque chose. »
Ils abandonnèrent le sujet. Après les avoir embrassé tout les deux, elle monta dans sa chambre, trop stresser pour leur dire autre chose. Rachel Berry, l'autoproclamée fille parfaite, mentait à ses parents en profitant de leur confiance pour sortir avec le garçon qu'ils détestaient. Si plus de rumeurs arrivaient à leurs oreilles, alors son amitié avec Finn allait finir avant même d'avoir réellement commencé. Après avoir évité une dispute désastreuse avec ses pères, Rachel passa la soirée à rechercher des appartements pas chers à New York sur internet. Elle appela son cousin pour lui expliquer les motivations de son appel rapide de ce soir, et il promit de la couvrir si elle en avait encore besoin.
Le jour suivant, elle alla au lycée se lamentant sur le fait qu'elle n'allait pas voir Finn et se demandant s'il allait l'appeler pour qu'elle rencontre Santana. Elle alla donner ses leçons de chant comme prévu, et arriva chez elle à l'heure du dîner. Ses pères étaient contents qu'elle soit rentrée directement au lieu de sortir, et ils s'assirent autour de la table quand le téléphone de Rachel sonna.
Elle regarda l'écran et blanchit quand elle vit que Finn l'appelait.
« Qui est-ce, Chérie ? demanda Hiram alors que Leroy la dévisageait en buvant son verre de vin.
- C'est Noah, mentit-elle vite en répondant. Hey Noah ! Comment ça va ?
- Noah ? grommela-t-il de confusion. Rachel, c'est Finn.
- Tu as vraiment besoin du sujet de français ? Je te l'ai donné au moins cinq fois aujourd'hui, pourquoi tu n'écris jamais rien ? Elle sourit à ses pères. J'ai juste besoin de monter pour regarder dans mon agenda, j'arrive.
- Et bien, dépêche toi. Ton tofu va refroidir. Cria Leroy pendant Rachel courait dans les escaliers, son cœur battait fort et elle fermait la porte derrière, reprenant le téléphone.
- Finn, tu es toujours là ? demanda t-elle, espérant qu'il ne lui avait pas raccroché au nez.
- Tu es l'une des meilleures menteuses que j'ai jamais entendu dans ma vie, dit-il, avec amusement. Puck m'a dit que tu voulais être une actrice un jour, c'est vrai ?
- Hum, oui. » Dit-elle timidement. Il ne pouvait pas l'avoir appelé juste pour la complimenter sur ses talents d'actrice. « Je t'ai dit que je serais une star à Broadway. Un jour, mes qualités d'actrice et de chanteuse seront reconnues dans le monde entier.
- Tu devras chanter pour moi alors, puisque je sais maintenant que tu es une super actrice. » Suggéra-t-il, mais le silence prit place dans leur conversation. Elle adorerait chanté pour lui un jour, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment.
- Je te promets que je chanterai pour toi bientôt, mais je ne peux pas rester au téléphone longtemps. Qu'est ce qu'il y a?
- J'ai parlé à Santana et elle veut nous inviter à manger vendredi. Tu peux venir chez moi et la rencontrer ? » Un sourire apparut sur son visage et son corps trembla d'excitation.
« J'adorerais manger avec toi et Santana. Je dois demander à mes pères d'abord et je te tiens au courant. » Elle ne put s'empêcher d'être déçue; vendredi était encore loin et elle voulait le voir bien plus tôt.
- Qu'est ce que tu fais demain ? demanda t-il pensant apparemment à la même chose qu'elle.
- A part les cours, je n'ai rien de prévu.
- Sèche les cours et passe la journée avec moi. Dit-il soudainement, et elle éclata de rire en s'asseyant au bord de son lit, complètement incrédule.
- Tu es pas sérieux ? Juste parce que je t'ai frappé et que je suis montée sur ta moto ne veux pas dire que je suis prête à sacrifier ma scolarité dans le but de passer du temps avec toi !
- Est-ce un non ? » demanda-t-il, elle était sur le point de rire à nouveau si elle n'avait pas entendu le lourd désir dans sa voix. Il était sérieux. Il voulait vraiment passer du temps avec elle. Cette pensée fit augmenter la vitesse de son pouls et elle resta assise envisageant les options.
- Je vais voir ce que je peux faire, capitula-t-elle après un moment. Je ne te promets rien, et on peut toujours sortir après les cours si je ne peux pas ?
- Je serai occupé demain après-midi, répliqua Finn, il y avait de la tristesse dans son ton ce qu'elle ne comprit pas. Mais j'espère qu'on pourra se voir bientôt. » Toute la dureté et la colère qu'il avait en lui normalement étaient maintenant parties, remplacées par de la mélancolie ce qui lui fit mal au cœur. Il souffrait vraiment. Il avait besoin qu'elle soit là pour lui.
- Je vais faire de mon mieux Finn, d'accord ? » Elle entendit ses pères l'appeler en bas et elle sût qu'elle devait mettre fin à leur conversation, malgré son envie de rester au téléphone avec lui.
« D'accord, » Lança-t-il, elle pût entendre que sa tristesse était devenue de la colère. « Passe une bonne nuit. » Il raccrocha, la laissant assise sur son lit, vidée et pensive. Elle voulait être là pour lui, mais si elle voulait explorer leur amitié plus profondément, elle allait devoir être plus prudente. Sécher les cours était un gros risque mais elle devait le prendre pour le bien de Finn. Elle retourna à table, n'ayant plus faim elle joua avec sa nourriture pendant que ses pensées étaient tournées vers Finn.
« Chérie, qu'est ce qu'il y a ? demanda Hiram, inquiet du changement d'humeur de sa fille.
- J'ai un peu mal au ventre. Je pense que je vais aller me coucher tôt. » Ses pères se regardèrent avec inquiétude pendant que Leroy passait sa main sur le front de Rachel.
« Ton front est brulant ! » dit-il. Elle mit ça sur le compte du rougissement qu'elle éprouvait dès qu'elle repensait à la voix de Finn, triste et envieuse de la revoir. « Il vaut mieux que tu te reposes ma chérie. Dis-nous si tu vas mieux dans la matinée.
- D'accord, Papou. Bonne nuit. » Elle se retira dans sa chambre, honteuse de mentir constamment à ses pères, mais aussi énervée de ne pas pouvoir aider Finn. Le lendemain, elle se réveilla fatiguée et anxieuse. Un seul regard de ses pères sur son visage pâle et sur ses cernes pour qu'ils prennent la décision que Rachel devait rester à la maison. Ils appelèrent le lycée pour excuser son absence.
« Tout ira bien toute seule ? Demandèrent t-ils, marchant à travers sa chambre pour lui donner toutes les boîtes de médicaments de la maison. Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle nous et on sera à la maison en moins de vingt minutes.
- Si tu ne réponds pas au téléphone, on pensera que tu es tombée dans une sorte de coma et que tu as besoin d'aide !
- Papas, s'il vous plaît, » dit-elle faiblement, en feignant d'être malade alors qu'elle allait très bien. Le seul problème était son manque de sommeil après avoir tourné toute la nuit. La voix anxieuse de Finn avait fait écho dans son esprit. « J'irai bien, et je vous appellerai si j'ai besoin de quelque chose. »
Ils furent aux petits soins pour elle encore une demi-heure, les mettant en retard pour leurs travails pendant qu'elle attendait allongée que leurs voitures partent. Une fois partis, elle prit son portable et envoya un texto à Finn, sachant qu'il était probablement trop tôt pour qu'il soit réveillé.
Salut, mes pères pensent que je suis malade, alors je suis chez moi toute la journée. Tu peux venir quand tu te réveilles si tu veux.
Elle le relu trois fois avant de l'envoyer, se sentant audacieuse de l'avoir invité chez elle sans la surveillance de ses parents. Elle brisait plus de règles qu'elle ne l'avait jamais fait auparavant et Rachel était excitée de le voir. Elle s'émerveilla de voir qu'il répondit toute suite, lui demandant son adresse, elle répondit les mains tremblantes. Ça arrivait vraiment. Elle faisait entrer Finn Hudson dans la maison du Juge Berry.
Elle se lava les dents rapidement et coiffa ses cheveux, se faisant aussi belle que possuble. Elle mit des vêtements décontractés, fit son lit et rangea sa chambre, en prenant soin de cacher toutes ses peluches dans son armoire. La sonnette retentit et elle sursauta de peur, elle essaya de calmer son rythme cardiaque. Elle ouvrit la porte et le vit debout, tête baissée, son corps effondré d'épuisement, il la regarda intensément. Elle pensait être fatiguée ce matin mais ce n'était rien comparé à la fatigue de finn; ses yeux étaient tout petits avec des cernes immenses. Son t-shirt était froissé et sa veste en cuire enveloppait son buste.
«Salut, dit-il simplement, la tristesse de la veille était encore présente. Merci de m'avoir invité.
- Bien sur, » dit-elle un peu maladroitement. Maintenant qu'il était chez elle, Rachel ne savait pas quoi faire. « Je n'ai pas entendu ta moto, commenta t-elle.
- Oui, je l'ai garé plus bas dans la rue, pour ne pas attirer l'attention.
- Merci. Mes pères ont eu vent des rumeurs qui circulent sur nous et je pense que c'est mieux si on garde notre amitié secrète pour le moment. Dit-elle se sentant un peu coupable, mais éloignant ce sentiment. Veux-tu quelque chose ? Café ? Un croissant peut être? Demanda-elle en pointant le sachet de viennoiseries que ses pères achetaient chaque matin.
- Un peu de café serait super. » Répondit-il en la suivant dans la cuisine. Elle lui prépara sa tasse, et quand elle se retourna, elle réalisa qu'il était juste derrière elle, la jeune fille était effrayée par leur proximité. Elle rigola nerveusement, se déplaçant alors qu'il prenait une longue gorgée de café. Quelque chose n'allait pas chez lui, elle pouvait le voir par son apparence et son comportement étrange.
- Tu sembles fatigué, commenta t-elle alors qu'il continuait de boire son café en silence.
- Je n'ai pas très bien dormi la nuit dernière, admit t-il, de sa voix rauque en la regardant. Pour être honnête je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers jours.
- Pourquoi ? » Interrogea t-elle en ayant un peu peur de demander quoi que ce soit. Ses yeux se posèrent sur elle un moment, son expression était légèrement angoissée. Qu'est ce qu'il se passait dans sa tête ?
« J'ai pas mal de choses dans mon esprits ces temps-ci. » Avoua t-il, buvant le reste de la tasse en une seule gorgée. Il ne dit rien d'autre, donc elle lava la vaisselle en silence et resta debout mal à l'aise dans la cuisine pendant que Finn observait la pièce.
« Allez, montons en haut ! » dit-elle, son cœur accéléra à l'insinuation. S'il avait des pensées perverses il les garda pour lui-même. Ils montèrent dans sa chambre, s'assirent sur le lit silencieusement alors que la tension entre eux augmentait. Il n'essaya pas de la toucher, de l'embrasser, ce qui prouvait qu'il était vraiment là pour un support moral et non pour profiter d'elle.
« Donc, tu voulais me voir ? dit-elle finalement car le silence lui pesait trop.
- Ouais ! répondit-il un peu nerveux. Tu as dis que tu chanterais pour moi. »
Elle rit et secoua la tête. « Tu m'as demandé de sécher les cours juste pour que je puisse te chanter une chanson ? » Il secoua la tête et l'ombre d'un sourire passa sur son visage.
« Non, dit-il. Mais une promesse est une promesse.
- Et si je ne veux pas chanter pour toi ? risqua-t-elle en croisant les bras. Ma voix est un instrument très raffiné, et m'entendre chanter est un privilège qui doit se mériter.
Il lui lança regard mauvais, commençant à s'énerver. « Tu dis peut-être ça car tu n'es pas assez bonne.
Elle s'hérissa à son attitude, sa patience avait des limites. « Oh, vraiment ? ricana-t-elle. Tu veux m'entendre chanter ? Et bien prépare toi à vivre une expérience que tu n'es pas prêt d'oublier. »
Elle se leva, le regarda et se lança dans sa chanson favorite, Don't Rain on my Parade, qui était le morceau parfait pour lui prouver son point de vue. Avec chaque once de frustration qu'elle ressentait envers Finn Hudson, elle se surpassa jusqu'à ce que les murs de sa chambre tremblent à cause de la puissance de sa voix. Il s'assit au bord du lit, en complète admiration, son cœur se serrant. Quand elle eut finit, elle était à bout de souffle, trop fatigué elle dut s'assoir sur le lit et essaya d'essuyer la sueur de son front. Seule Rachel Berry pouvait transformer le chant en une séance de sport.
Elle le regarda pour jauger sa réaction, et son regard surpris la remplit de fierté et de satisfaction. Il la regardait, sa bouche était légèrement ouverte, et il secoua la tête doucement alors que ses yeux papillonnèrent.
« Et bah putain. Dit-il incrédule, il lui fallut un moment avant de reparler. Maintenant, je sais pourquoi je veux passer autant de temps avec toi. » Elle tressaillit, surprise par le brusque changement de sujet, elle essaya de le suivre dans son raisonnement.
« Et ?
- T'es tellement petite. » Dit-il émerveillé, elle prit un coussin pour le taper sur la tête et son rire remplit la pièce. Elle n'avait pas l'habitude de le voir aussi insouciant et ça la fit sourire.
« Qu'est ce que ça veux dire ? » Grimaça-t-elle, totalement offensée mais adorant leur petite bataille. Il semblait aimé aussi.
« Je veux dire, » il rit encore, mais sa fatigue semblait le rattraper vraiment et il avait l'air pire qu'à son arrivée. « Tu es toute petite mais si forte. Expliqua t-il doucement. Ta force, ta voix, ta passion. Comment est-ce que ça peut tenir dans une si petite personne? Il secoua la tête. Quelle est l'expression déjà ? Tout ce qui est minuscule est fort ?
- En fait, c'est Tout ce qui est petit est mignon. Corrigea-t-elle avec un sourire en rougissant furieusement.
- Ouais, c'est toi Rachel ! » Souffla t-il, en posant sa tête sur l'oreiller pendant que Rachel se rapprochait sur le lit, voulant être plus près de lui. Son visage se froissa de confusion quand il passa sa main sous l'oreiller pour en sortir une enveloppe. « Qu'est ce que c'est ?
- Oh, dit-elle, lui prenant des mains et la cachant dans le tiroir de sa table de nuit. C'est ma lettre d'acceptation à NYADA, l'école d'arts et de théâtre de New York. Je ne l'ai pas encore montré à mes parents, mais j'irais d'une manière ou d'une autre, ils n'arriveront pas à m'arrêter.
Il fit un grand sourire.
- Tellement bad girl. J'aime le fait que tu fasses tout pour réaliser tes rêves. Je ne sais pas comment faire ça.
- A quand remonte la dernière fois que tu as essayé ? demanda t-elle, il secoua la tête et soupira profondément.
- Ça fait tellement longtemps que je m'en rappelle même plus. Admit-il, elle s'attendait à ce qu'il s'énerve, mais il resta calme. Pour être honnête, j'avais l'habitude d'être comme toi. J'avais des rêves, et des conneries comme ça, lâcha t-il alors qu'elle s'allongeait à coté de lui, posant sa tête sur son épaule pour le regarder dans les yeux. Mais je n'ai pas eu un rêve depuis tellement longtemps. Je crois que j'ai oublié comment faire. »
Elle voulait en savoir plus sur son passé, mais elle ne voulait pas le pousser en dehors de sa zone de confort et le mettre en colère alors qu'il semblait si calme.
« Tu devrais t'entrainer. L'encouragea- t-elle se qui le fit froncer les sourcils. Je ne me moque pas, mais tu peux commencer à rêver petit, puis travailler dessus pour avoir par la suite de plus grandes et meilleures ambitions. Tu ne sais jamais ce que tu peux accomplir avant d'avoir essayé. » II secoua la tête balayant ses encouragements.
« C'est trop tard pour ça, Rachel. Je ne suis plus ce mec. Il ferma les yeux et soupira. Je ne suis rien qu'un perdant de Lima et je le serai toujours.
- Tu n'es pas un perdant tant que tu n'as pas abandonné. dit-elle et il ouvrit les yeux la regardant intensément.
- J'ai abandonné il y a longtemps. » Dit-il en se renfrognant, elle ferma la bouche refusant de dire autre chose. Elle était frustrée, à seulement vingt ans il avait toute la vie devant lui mais il affirmait déjà avoir abandonné. Il avait des blessures profondes et elle ne savait pas si elle allait pouvoir les soigner. Au moins, il était civilisé avec elle; il n'était pas sur la défense et il ne lui avait pas encore crié dessus. Elle espérait pouvoir trouver quelque chose pour le motiver, les yeux du jeune homme se fermèrent et sa respiration ralentit.
Dans un silence de mort elle réalisa qu'il s'était endormi.
Finn Hudson dormait dans son lit.
Elle ne voulait pas le déranger, il avait l'air si calme et il avait dit qu'il n'avait pas beaucoup dormi, donc elle mit son réveil pour le réveiller dans quelques heures. Ils avaient encore toute la journée devant eux, malgré ses plans de l'après-midi. Elle regarda ses traits calmes, le rendant innocent. Elle nicha sa tête dans les oreillers et se demanda ce qu'elle pouvait faire. Elle n'avait elle aussi pas beaucoup dormi la vieille, et elle sentit une lourde fatigue la pousser dans l'inconscience, alors elle ferma les yeux, se glissant dans l'obscurité à coté de Finn.
Une forte sonnerie la fit sursauter et elle cria en regardant le corps à coté d'elle, un bras enroulé autour de la taille de la jeune fille. Finn grogna alors que Rachel eut une bouffée de chaleur dû à leur proximité, il sortit son téléphone de sa poche.
« Putain de merde ! » cria t-il, sautant du lit et tapant rapidement un message. Rachel était chancelante et désorientée, elle ne savait pas ce qu'il se passait. «Je n'arrive pas à croire que je me soit endormi. Je dois y aller. Se dépêcha t-il, sa voix un peu paniquée.
- Attend Finn ! protesta t-elle, mais elle était trop fatiguée pour l'arrêter. Qu'est ce qu'il se passe ? Pourquoi est-ce que tu dois partir?
Son corps était encore sous le choc du réveil avec le bras de Finn autour de sa taille, et elle ne voulait pas lui dire au revoir maintenant. Ils avaient à peine eu le temps de parler.
« C'est le travail. Je t'expliquerais plus tard. Je suis vraiment désolé. » Dit-il sincèrement. Rachel ne savait même pas qu'il avait un travail. « Je te vois vendredi.» Elle voulait qu'il reste, mais il était déjà à mi-chemin vers la sortie, elle gémit et fit la moue, trop fatiguée pour le suivre. Elle ne l'avait jamais vu aussi ouvert avant, si désireux de parler, mais maintenant il devait partir au moment où ils étaient proches.
Elle était sure qu'il avait quitté la maison alors elle ferma les yeux pour essayer de dormir durant le reste de l'après-midi. Elle ne pouvait pas dire si elle rêvait ou non mais elle sentit des lèvres douces se presser contre sa joue, mais quand elle ouvrit les yeux, Finn était parti.
Merci d'être aussi fidèle, le prochain chapitre se nomme "Friend Zone".
Pleins de bisous. N'hésitez pas à poster une review.
Aline.
