Et voilà, ce chapitre est uniquement du point de Kayl. Merci pour ceux qui m'ont laissé un reviews. Bonne lecture.
POV Kayl
Je jouais avec Anthony quand papi nous conseilla de ne plus faire de bruit. Maman était assez à cran en ce moment, Tony et moi, on se sourit joyeusement avant d'éclater de rire. Tout à coup, maman cria comme si sa vie en dépendait. Papi laissa de rentrer les chevaux pour courir vers maman. Je voulus y aller mais papi ordonna de rentrer les chevaux. Je pris Tony par la main et fis rentrer les chevaux. J'avais près peur et ça affolais les chevaux, je mis un temps record pour les rentrer. Tony aussi avait peur, je repris la main à Tony et on sortit en courant. Je lui souris rassurant mais les cris de maman retentirent de nouveau. Papi la portait, il la mit dans la voiture et démarra. Je criais pour savoir ce qu'on va faire mais papi s'éloigna en me criant de me débrouiller.
La dame cria qu'elle s'occupait de nous, papi cria quelque chose mais je ne sus jamais quoi. Je n'avais qu'une envie, tomber à genoux et pleurer mais je devais être grand. J'étais un grand et je devais m'occuper de Tony. Je me tournais vers lui, il pleurait, ces lunettes de travers. Je pris ces lunettes et les mis dans ma poche. J'essuyais les yeux de Tony puis je le pris dans mes bras en disant avec assurance :
- Ça va aller, Tony, je t'assure, c'est normal. Maman a crié comme ça quand t'es né, je t'assure, ça va aller. Elle va revenir avec ce petit nabot qui pleurera la nuit et qui accaparera toute l'attention de maman. Tu seras plus le petit bébé, ce sera lui maintenant.
- Je suis pas un bébé !
- Si t'es un gros bébé !
Je me mis à courir pendant que mon frère me poursuivait pour me taper. Il ne pleurait plus et j'en étais fier. Il finit par crier, j'abandonne. Je ris puis revint vers lui. J'avais menti à Tony mais il ne devait pas avoir peur pour maman. Je m'inquièterais pour deux. Sans faire exprès, je levais mon visage vers la dame brune. Elle me sourit et me demanda, la voix plein de douceur :
- Si tu allais faire un sac pour toi et ton frère, vous pourrez venir dormir chez moi. Tu rencontrerais ton papa.
- T'as un papa ? Me demanda aussitôt Tony.
- Ben ouais, depuis une heure. Tu viens, Tony, on va notre sac.
Je savais ce qui fallait prendre, j'étais grand. La dame nous attendait dehors, Tony l'avait vu par la fenêtre. On passa par la cuisine, je vis le téléphone. Tonton Jazz et tatie Rose savaient pas pour maman. Je poussais une chaise et grimpais dessus. Je tapais le numéro de tonton. Il ne décrocha pas, c'était tatie qui répondit :
- Allô ?
- Tatie, c'est moi, Kayl. Maman et papi sont partie à l'hôpital, je sais pas pourquoi. On va aller chez une copine à maman. Je voulais vous prévenir.
- Jaspeeer !!!!
Je raccrochais le téléphone, tatie ne faisais plus attention à moi. Je descendis et pris la main à Tony. On sortit en courant, la femme nous fit monter dans sa voiture. On alla jusqu'en ville, dans une belle villa moderne. La dame nous fit monter et nous montra une chambre en disant que ce serait la nôtre. On pose nos affaires et on commence à jouer aux petits soldats. Dans le salon, j'entends des voix mais je continue à jouer avec Tony. Je le traite de bébé et il se mets à me courir après dans la chambre.
J'ouvre la porte en vitesse et cours dans le couloir, Tony courant derrière moi. Sans le faire exprès, j'entre en courant dans le salon, interrompant une discussion et je me cache derrière le fauteuil. J'entends les pas de Tony, sa respiration saccadée. Il est dans le salon aussi, il finit par dire :
- Désolé, Kayl est là ?
Je ris en l'étouffant avec ma main. Je redresse et regarde par dessus le fauteuil. Mince ! Tony m'a vu et s'approche de moi en criant « je vais te tuer ». Je ris en même temps que je me dépêche de m'éloigner en courant. Je vois bien qu'il a des monsieur que je ne connais pas. Maman ne serait pas contente si elle nous voyait ne pas dire bonjour. Je m'arrête sec et Tony me rentre dedans. On tombe et je pousse mon frère plus loin. Je me relève et aide Tony à se lever puis je me tourne vers les deux monsieur et dis doucement :
- Bonjour, messieurs.
Tony me regarde surprit, il remet ces lunettes en place. Je lui donne un coup de coude et d'un geste de la tête, je lui montre les deux hommes. Tony les regarde puis se cache derrière moi. Je secoue ma tête, mon petit frère est stupide. D'accord, le monsieur est très grand et baraque mais quand même. Je les regarde et leur sourit :
- Désolé, il est petit. Je suis Kayl Swan et lui, Anthony Swan.
- C'est pas vrai !
- Si, c'est vrai !
- Non, je m'appelle Boot !
- Ton papa, il est parti, maman a changé ton nom !
- Menteur !
Et mon petit frère partit en pleurant. Il le savait pourtant, maman lui avait dit. Il avait dit d'accord. Je lève mon regard vers les deux hommes et la dame qui dit à l'homme, les cheveux en pétard :
- C'est celui-là, ton fils.
- T'es mon papa ? Demandais-je sans y croire.
- Apparemment, me sourit-il.
- Je vous crois pas.
- Pourquoi ?
- Vous ressemblez pas au papa de Tony.
- Et alors ?
- Pourquoi maman, elle aurait jamais de goût ?
- Bon question, mon petit, j'en sais rien.
- Je vais faire à manger, tu as faim, mon petit ? Demanda Alice.
- Un peu. Je peux vous aider, m'dame ? je demande.
Elle me sourit et je la suis. La cuisine était jolie, elle aurait plut à maman. Tout y était neuf pas comme dans le ranch. Je m'assis sur une table de travail. Je regarde la femme préparer pour des lasagnes. Je l'aide, j'aime bien cuisiner. Avec maman, c'est notre moment à nous. Elle fait ça qu'avec moi, pas avec Anthony. Pépé, il dit que j'suis bien le fils de ma mère.
Le repas se passa bien, Tony y avait finit de bouder et le monsieur qui se prenait pour mon papa essayait d'être gentil. J'suis pas bête, je sais que c'est lui mais j'ai peur qu'il parte comme le papa de Tony. Et puis, maman, elle parlait jamais de lui, c'est qu'il y a bien une raison. Quand on se coucha, Tony vint dormir avec moi. Il avait peur pour maman. Il était dans mes bras son doudou serré dans ces bras. Il leva la tête vers moi et me dit les larmes aux yeux :
- Je veux rentrer à la maison … J'aime pas ici … Maman me manque … Je veux plus de petit frère … Je veux ma maman …
- Ne pleures pas, Toto, je suis là, moi et puis je suis sûr que marraine viendra vite nous chercher pour aller voir le petit monstre.
- Je veux ma maman …
- Moi aussi, allez, fais dodo.
- J'ai peur des monstres …
- Je te protège.
- Mais si sont déjà là.
Je soupire, voilà pourquoi, j'ai hâte que mon petit frère y naisse. Je n'aurais plus à vérifier tout les soirs qui n'y a pas de monstres dans sa chambre. C'est maman qui le fait, avant d'avoir le ventre rond en tout cas. Je rallume la lumière et fais le tour de la chambre, regarde le placard, sous le lit, dans les coins, sous le bureau. Pas de montres en vue. Je me recouche et chantonne une berceuse, la berceuse de maman. Tony, il s'endort vite alors je sors du lit et je m'approche de la fenêtre du salon. Je m'assois sur le rebord les pieds dans le vide, j'ai peur pour maman, c'est pas normal qu'elle criait comme ça. Même pépé, il avait peur. Y a personne, alors, je laisse mes larmes coulaient. Je ne le fais que quand je suis seul, pépé, il dit qu'un homme ça pleure qu'en privée.
J'entends des pas derrière moi, je renifle fort pour arrêter mes larmes et j'essuie rapidement mes joues. Mon père s'assit à côté de moi. C'est bizarre d'avoir un papa. Il me demande bêtement :
- Tu pleures ?
- Non, mentis-je.
- Pourquoi ?
- J'ai peur pour maman, elle avait l'air d'avoir mal.
- Ne t'inquiètes pas, je suis sûr que tout va bien se passer.
- Je ne vous crois pas.
- Pourquoi ?
- Parce que je dis la même chose à Tony et j'en sais rien.
- Pas bête, le petit. Si tu veux demain, j'appelle l'hôpital.
- Je connais le numéro par cœur, si vous voulez.
- Ah bon mais pourquoi ?
- Parce que Tony, il est aussi maladroit que maman, alors parfois pépé est occupé et c'est moi qui appelle pour prévenir. Je suis un grand, vous savez.
- Tu ne veux pas arrêter de me vouvoyer.
- Maman, elle dit que c'est ce qui faut faire avec les inconnus.
- Je ne suis pas un inconnu, je suis ton papa.
Je lui souris, il est gentil mon papa. Je lui demande si je peux jouer du piano. Il hoche la tête et me porte jusqu'à une pièce avec un piano. Je suis grand mais je le laisse me porter. Il me pose devant le piano. Je le regarde pour être sûr, il sourit. Je m'assis et joue la berceuse de maman, je sais pas pourquoi mais elle me détend toujours. Mon papa fronce les sourcils et quand j'arrête de jouer, il me demande :
- Tu l'as connais d'où ?
- C'est maman qui me la chantait quand j'étais petit. Alors, je l'ai mis sur le piano. Maman, elle a pleuré quand elle l'a entendu au piano. Pourquoi ?
- C'est la berceuse que j'ai écrite pour ta mère.
- Prouve-le, répliquais-je avec un sourire.
Mon papa me sourit et me s'assit à côté de moi. Il joua la berceuse de maman mieux que moi. Je lui souris, maintenant, j'étais sûr que c'était mon papa. Il se lève et me tend sa main. Je la prends même si je suis grand. Il me ramène dans la chambre. Il me met au lit et m'embrasse sur le front. Il s'en va mais j'attrape sa manche. Je demande la voix déjà endormie :
- Tu peux me chanter la berceuse, papa ?
Il sourit et sifflota la berceuse de maman. Je tombe aussitôt dans les rêves. Au matin, je me réveille tard, ce qui n'est pas normal mais je me suis couché plus tard. Je me lève vite et m'habille. Maman, elle aime bien resté en pyjama, le matin mais pépé, il n'aime pas du tout. Je sorts et vais dans la cuisine. Tony est déjà, il y a une petite fille aussi, brune, mignone, l'âge de Tony. Elle ressemblait à tatie Alice. Je m'assois entre Tony et elle. Le grand monsieur me donne des pancakes avec du sirop d'érape. Je remercie poliment comme maman elle m'a apprit :
- Merci, monsieur.
- Pas de monsieur, appelle-moi, Emmett, mon garçon.
- D'accord tonton Emmett.
Il me sourit et je commence à manger. Il cuisine bien, mon tonton. La petite fille ne me laisse pas beaucoup de temps pour me réveiller. Elle me demande rapidement :
- Alors comme ça, t'es le fils à tonton Ed.
- Ouais.
- Tu t'appelles comment ?
- Kayl.
- Moi, c'est Malicia, ma maman, c'est Alice, mon papa, il est parti.
- Comme le mien …
Et ils se lancent dans une conversation interminable. Au secours ! Aidez-moi ! Petit Jésus ! Pitié, me laisse pas avec ces gamins ! Papa entre et nous annonce que maman a accouché de deux petits garçons au lieu d'un. Il promet de nous y emmener dans l'après-midi. J'ai hâte de les voir.
Alors ? ça vous a plu ? A partir de maintenant les chapitres seront au maximaux du point de vue de Kayl ?
Une review ?
