Disclaimer: Hidekazu Himaruya
Persos: France/Francis, Canada/Matthieu, Angleterre/Arthur et un OC!Soldat français
Paring: Fruk
Genre: Family, Romance, Humour...
Rating: Je ne sais pas trop...Je mets T par précaution
Chapitre 4: Tentative de Fuite
- «Je refuse de faire quoique ce soit dans cette maison!»
Il croisa les bras et fit face au français, bien décidé à ne pas céder sur ce point. Il refusait catégoriquement de travailler, de faire quelque chose pour son geôlier. Il ne serait pas un serviteur ou un vassal, il avait déjà donné à ce niveau même si le français ne l'avait jamais fait travaillé de force. Mais là n'est pas la question.
- «Comment c'est triste, quand tu étais petit, tu adorais m'aider!» Soupira l'autre, se remémorant le petit garçon qui faisait tout pour le faire rester, qui l'aidait, qui accourait auprès de lui dès qu'il avait un soucis.
- «C'était quand j'étais un gamin naïf» bouda l'anglais, il se sentait en colère, il refusait de reconnaître que ces années d'amitiés avec son rival avaient compté parmi les plus belles de sa vie.
D'un coup quelqu'un avait été là pour lui, quelqu'un avait pris soin de lui, quelqu'un l'avait protégé, aidé, joué avec lui...il n'avait plus été seul.
Matthieu bailla, se frottant les yeux, serrant son ours dans ses bras. Francis se désintéressa alors de son rival pour se préoccuper du petit qu'il prit dans ses bras. L'enfant s'y nicha et sembla s'assoupir petit à petit. Le plus vieux se dirigea vers l'escalier, sans doute dans l'intention d'aller coucher le petit dans son lit. «Sois sage Arthur d'accord? Puisque tu ne veux pas m'aider, je vais te trouver une autre occupation...» Aucun sous-entendu pervers là-dedans, n'importe qui aurait pu le dire, mais ça ne plaisait quand même pas au ''captif''.
- «Je te hais!» Siffla l'anglais, le rouge aux rouges, mort de honte d'être traité ainsi. Il s'avança vers la porte et tenta de l'ouvrir. Fermée. Il aurait du s'en douter. Grognant il regarda chaque fenêtre du rez-de-chaussé. Fermées aussi...avec les volets en plus. Un coup de tonnerre lui apprit le pourquoi de la chose. Une tempête. Merveilleux, même s'il parvenait à fuir la maison, il ne pourrait pas fuir par la mer. Surtout que les réserves du bateau ne devaient même plus exister. Les français avaient du le vider par précaution. Et ses hommes devaient être sous étroite surveillance, si ce n'est enfermés.
Il laissa tomber et regarda autour de lui. La demeure n'était pas grande mais elle était chaleureuse, on s'y sentait bien. Mais lui n'était pas chez lui, c'était une prison à ses yeux. On était que le lendemain de sa capture et il en avait déjà assez!
- «RAHHHH!»
Et en plus Francis avait le culot de lui donner des ordres. Non seulement il refusait son aide quand il se proposait de lui donner un coup de main pour faire la cuisine mais en plus il exigeait qu'il fasse le ménage? Non! Pas question! Non en fait il lui avait demandé de se servir de ses talents à l'aiguille! Et bien il n'avait qu'à le faire lui-même.
Je ne broderais rien pour lui..., Il eut une hésitation et se reprit lui-même mentalement: hum correction je ne borderais PLUS rien pour lui!
Il siffla de colère, il fallait qu'il sorte de cette maison, qu'il fuit et s'éloigne de son tortionnaire. Il eut un sourire mauvais et regarda attentivement la serrure, peut-être que...
Revenant rapidement en arrière il alla ramasser, sur la table de la pièce principale, une aiguille abandonnée là suite à un raccommodage de vêtement plus tôt.
- «Tu ne vas pas me retenir, stupid frog!»
Il tordit sa trouvaille et crocheta la porte, puis chercha rapidement des yeux bottes et manteau mais ne trouva rien. Des pas lui firent comprendre qu'il fallait qu'il file, aussi vite qu'il le pouvait. Il entendit son rival l'appeler mais il ne se retourna évidement pas. Ses pieds nus s'enfoncèrent dans la boue glaciale, boue qui était un mélange d'eau, de terre et de neige fondue. Glaciale. Il courut aussi vite qu'il le pouvait, ignorant la pluie qui collait ses vêtements à sa peau, le vent qui fouettait son visage. Il ne regarda pas en arrière pour voir si le français le suivait ou non, ça lui était égal et il savait qu'il pouvait fuir, qu'il pouvait s'en sortir.
Il fallait juste qu'il trouve une arme, juste ça...
Soudain il glissa et s'étala lourdement au sol, ne pouvant retenir un cri de douleur en sentant sa cheville se tordre. Dans sa chute, il fit tomber quelque chose et un léger vacarme retentit.
- «Hé! Qu'est-ce que c'est que ça?»
Jurant intérieurement en entendant cette voix nouvelle, il tenta de se relever aussi vite qu'il le pouvait mais fut incapable de déporter son poids sur sa cheville qui semblait enflée. Pourquoi s'était-il écroulé juste devant un poste de garde? POURQUOI?
Des larmes de rage montèrent à ses yeux. Tout ça pour rien. Il fut soudainement saisis et trainé sous un porche, un abri, protégé de la pluie, mais aussitôt la lumière l'éclaira et il gémit malgré lui, ébloui. Il était pris, à moins d'un miracle, il ne pourrait pas se...A moins qu'il ne se fasse passer pour un colon français, il parlait parfaitement bien cette langue après tout...
- «Hé! Mais c'est...»
Il maudit son sort en reconnaissant l'un de ceux qui accompagnaient Francis lors de sa capture deux jours plus tôt. Il serait aisément reconnaissable pour cet homme. Une main ferme le saisit par les cheveux et le souleva brutalement à la hauteur du soldat. Il serra les deux pour ne pas crier de douleur.
Une voix à l'accent espagnol se fit entendre: «Qui aurait cru que le grand capitaine Kirkland, qui a presque totalement fait sombrer l'Armada Espagnole soit aussi pathétique?»
Cette insulte le réveilla et il rouvrit brusquement ses yeux verts, crachant sans réfléchir au visage de son adversaire. Un français aux origines espagnoles! Double raison de ne pas l'aimer. Deux pays d'origine et les deux étaient ennemies de celui qu'il représentait. Il fut violemment repoussa au sol, s'appuyant sur ses mains pour empêcher son front de heurter le sol. Une envie de se moquer de son ''adversaire'' monta mais il n'eut pas le temps de dire quoique ce soit.
SLACK
Un coup s'abattit sur son dos, le faisant pousser un cri de douleur involontaire tandis qu'il retombait brutalement au sol, le souffle coupé. Sa peau le brûlait, même si elle avait été protégée en partie par le tissu humide de sa chemise. Le premier coup (de quoi? De fouet? D'un objet s'en approchant?) fut suivit par beaucoup d'autres. A la fin il luttait contre les larmes, se mordant la lèvre. Non...il ne supplierait pas. Il ne leur ferait pas le plaisir d'implorer que cela cesse. Mais ça faisait mal, tellement mal. Pire que les rires et les insultes à son égard autour de lui.
- «Ca suffit!»
Ses yeux verts se rouvrirent et il distingua, à travers un voile de larmes, la silhouette de son adversaire de toujours. Une vague de bonheur l'envahit malgré lui et il se laissa lentement aller quand le plus vieux le souleva dans ses bras, il sombra dans le sommeil malgré la pluie et la douleur, simplement parce qu'à cet instant, il se sentait en sécurité et ne voulait que s'endormir. Sa main se referma presque timidement sur la veste de son rival.
Francis soupira, resserra le jeune pirate contre lui et s'auto-ordonna le calme absolu. Il ne devait surtout pas être trop partial: «Nous ne sommes pas en guerre contre l'Angleterre, et notre roi ne souhaite pas l'être. Je vous prierez donc de ne pas tuer le capitaine Kirkland!
- Si nous ne sommes pas en guerre monsieur Bonnefoy, pourquoi est-il captif?
- Simple avertissement pour violation de frontières! Reprenez donc votre poste!
- Oui monsieur...
- Parfait!» Et il les laissa là, ignorant le soupir de soulagement de l'un d'eux et les regards noirs porté sur celui qui avait tout provoqué.
Francis entra dans sa maison, refermant la porte à double tour derrière lui. «Vraiment Arthur, tu n'en rate pas une...» L'anglais était un véritable obstiné, n'en faisant toujours qu'à sa tête. Il n'avait jamais pu se faire vraiment obéir de lui ou jamais longtemps. Le blessé s'agita faiblement dans son sommeil, souffrant sans doute de ses plaies.
Heureusement que ce genre de blessures n'influait pas sur la façon dont le pays se portait. Et tant mieux, son pays se portait bien, il n'avait pas envie de gérer maladie et fièvre en plus du reste.
Le français soupira : «Bon, il va encore devoir rester cloué au lit et ça ne va pas lui plaire.» Ce qui voulait dire qu'il allait s'agiter, crier, l'insulter, tenter de se lever et s'écrouler par terre presque lamentablement.
En d'autres termes...il allait être insupportable.
Quand il était petit et blessé un câlin et un petit bisou sur sa blessure (genou écorché par exemple) suffisaient à le consoler. Mais là on parlait d'un presque adulte, fort et caractériel, qui risquait pourtant de faire de véritables caprices et se plaindre de tout.
Il posa son (précieux) fardeau devant la cheminée et s'empressa d'aller faire chauffer de l'eau pour le décrasser un peu, il était couvert de boue.?
Arthur s'agita mollement dans son sommeil, il sentait vaguement qu'on lui enlevait ses vêtements tâchés, qu'on le nettoyait avec de l'eau chaude, qu'on lui enfilait une longue chemise. «Laisse-moi! Je peux le faire...tout...seul!» protesta-t-il plus pour la forme qu'autre chose, ne voulant pas dépendre encore une fois de quelqu'un. «Je n'ai pas besoin de ton aide...»
Mais bien sûr...
L'autre ne lui répondit pas, tentant de le soigner , bandant ses blessures avec beaucoup de soins. Finalement il fut à nouveau soulevé «J'espère que ça t'a servit de leçon Arthur!» Un silence puis «Ta cheville est juste un peu enflée, rien de cassé ou de tordu, ça devrait aller mieux demain!» Sans compter que les nations guérissent rapidement. «A moins que tu ne décides de faire l'idiot encore une fois!»
L'anglais ne cria pas, trop fatigué pour ça, abandonnant toute résistance, se laissant entrainer vers une chambre. «Tais-toi» articula-t-il faiblement, sans même lever les yeux vers son vainqueur.
Il fut rapidement allongé dans un lit et couvert «Tu vas dormir maintenant! Et gare à toi si je te trouves debout tout à l'heure!» Il entendit des pas et le bruit d'une porte qu'on referme.
Se couvrant le visage de son avant-bras, il gémit «Et je me retrouve encore au lit! Et de retour chez lui!» Une grimace se dessina sur son visage «Maudit soit ce type qui m'a arrêté tout à l'heure, si je le retrouve lui...» Une douleur dans son dos le fit grimacer. «...Je vais lui faire payer...douloureusement!»
A Suivre
