Trying Not To Love You
Auteur : Pussicats (Tomoyuki).
Titre : Trying Not To Love You.
Genre : Angst. Romance. Fantastique. Lemon. Lime.
Rating : M+.
Pairing : Sterek. Stiles/OC.
Disclaimer : Ni la série, ni les personnages ne m'appartiennent, tous sont la propriété de MTV et Jeff Davis. Pour ma part seul les OC sont ma propriété.
A/N : Et non vous ne rêvez pas mes loulous, Pie et moi-même sommes de retour. Désolée de ne pas avoir publié plutôt mais la vie à prit le dessus sur tout le reste. Enfin, maintenant que les choses semblent bouger tel que je l'avais désiré j'ai le temps de publier et d'écrire à nouveau.
ATTENTION (car je sais que je vais avoir le commentaire), le Sterek n'est toujours pas pour tout de suite, il s'agit bien d'une fic Sterek mais il y a cependant plusieurs petites choses que je veux établir dans le déroulement de mon histoire avant de n'avoir Stiles et Derek ensemble, comme on dit en anglais Bear With Me, mais je vous promets que l'attente en vaut la peine.
Trying Not To Love You
Chapitre 4 : Strong !
Ce matin-là, Pie se réveilla d'extrême bonne humeur, comme cela n'arrive que très peu au cours de l'année. Pourtant, en laissant les rayons du soleil, brillant encore en ce mois d'Octobre, caresser son visage, la jeune femme s'étonna de sentir cette bulle de joie au fond d'elle qui ne demandait qu'à éclater par une si belle matinée.
Et comme si sa chaîne de radio préférée c'était mise en accord avec son humeur positive aujourd'hui, un titre entraînant y passait pour l'accompagner dans sa routine matinale : brossage des dents, douche, domptage de sa longue chevelure et enfin décider de ce qu'elle allait porter ce jour-là, ce qui -quand on est une fille- peut prendre un certain temps, surtout quand on a à sa disposition un tout nouveau dressing. Heureusement, les Jackson Five et leur 'I want you Back', était là pour l'épauler dans cette tâche. Une fois habillée, pomponnée et chaussée, la jeune femme décida d'aller sortir son frère du lit.
Pénétrant dans la chambre aussi furtivement qu'un félin, elle s'approcha du lit à pas de velours, Jesse était encore perdu dans les limbes paisibles de Morphée, seul le haut de son crâne dépassait de la couette à la housse bleu nuit. Le plus discrètement possible, elle ôta ses bottines et se glissa lentement entre les draps. Comme lorsqu'ils étaient gamins et que Pie avait le besoin viscéral de se réveiller auprès de son frère, se faufilant dans sa chambre la nuit, lorsqu'elle étaient certaine que ses parents et Evelyne dormaient. Parents, qui étaient parfaitement au courant de ses habitudes nocturnes, bien évidemment. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus fait cela, elle avait arrêté quand elle avait appris être malade, rejetant alors Jesse le plus loin possible d'elle. C'était sans compter la persévérance et l'amour de son frère bien sûr, qui ne s'était pas laissé berner par son rejet.
Aujourd'hui, elle s'était réveillée avec ce besoin d'intimité, ce sentiment impératif d'être proche de son grand-frère, de retrouver ses liens qui avaient été déchirés en même temps que la maladie l'avait brisée. Elle se demanda, si c'était leur nouvelle vie, Beacon Hills, leur lycée ou tout simplement le fait de côtoyer Stiles Stilinski jour après jour, qui la poussait à s'ouvrir de nouveau à son frère. Au monde. Peu importe la ou les raisons de son comportement, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle se sentait soudain beaucoup plus en harmonie avec Jesse, et surtout de nouveau à sa place, dans ce petit cocon très spécial qui n'appartenait qu'à eux. Ce cocon qui lui avait tant manqué ses nombreuses dernières années où elle c'était retrouvée propulsée dans une toute autre bulle. Une faite de souffrance, de pleurs et de solitude.
Glissant méticuleusement, elle finit par trouver la bonne position afin d'avoir le nez fourré dans le cou de son frère, les genoux relevé contre son ventre et les pieds se glissant sous la cuisse gauche du jeune homme.
D'instinct, Jesse souleva le bras pour l'enrouler autour de sa soeur, et la rapprocher plus près encore de lui, plongeant le nez dans sa chevelure de cuivre désormais. Peu à peu, son esprit encore embrumé par le sommeil, se mit à enregistrer plusieurs détails, qui le poussèrent à s'éveiller de plus en plus : le parfum doux du soin à la noix de coco que Pie utilisait pour ses cheveux, le même que leur mère. L'air chaud de son souffle toujours un peu trop rapide qui soufflait dans son cou. Ses pieds fourrés sous sa jambe pour y puiser un peu de chaleur, Pie avait toujours eut les extrémités glacées. Et puis il y avait ce trait qu'ils avaient en commun, une espèce de particularité qu'il tenait de leur père, ce ronronnement significatif qu'ils faisaient lorsqu'ils étaient bien, à l'aise.
- Tu n'as plus fais ça depuis très longtemps… Il murmura doucement, attendri de retrouver cette partie perdue de sa petite sœur.
- Hn ! Fit Pie en passant son bras dans son dos.
- Pourquoi maintenant ?
- Pourquoi pas ?
- J'en sais rien ! Je pensais juste que c'était fini, que ma petite soeur avait trop grandi pour encore avoir besoin de moi.
- Non, je... j'avais juste besoin que...
- Shhh… Il souffla avant d'ajouter tendrement Je sais !
- Et puis te me manquais, c'est tout ! Grogna-t-elle, ce qui fit sourire Jesse. Oui, sa petite soeur était toujours présente. Elle était juste cachée bien loin sous toute les couches de vie et d'expériences par lesquelles Pie était passée.
- Ca n'en a pas vraiment l'air, une fois que tu es collée à Stiles Stilinski...
- T'es jaloux ? Et je ne suis pas collée à Stiles.
- Non, carrément scotchée.
- Arrêtes de dire n'importe quoi.
- C'est pas n'importe quoi, je remarque juste certaines choses évidentes. Comme la façon dont tu le regardes qui a changé depuis la représentation du Glee club.
- Tu veux dire quoi par là ? S'exclama la jeune femme, s'écartant brusquement de son frère.
- Que lorsque vous êtes ensemble, tout est très...très ambigu.
- C'est normal, ça ! Ca s'appelle l'amitié garçon-fille.
- Vas-y. Prends-moi pour plus con que je le suis, je t'en prie.
- Han...mon coeur, je ne te prends pas... je te laisse, voyons !
- Quelle petite... Peste ! Viens là tu vas voir, c'est comme ça qu'on respecte ces aînés de nos jours ! S'exclama Jesse, s'emparant de sa soeur avec agilité et se mettant à la chatouiller furieusement faisant éclater Pie de rire. Elle se débattait tant bien que mal pour échapper aux doigts agiles de son fourbe de frère.
- NON... arrête, tu vas mettre un désordre monstre dans ma tenue ! Jess ! Oh, tu es horrible ! M'infliger ça dès le matin en plus.
- Ca t'apprendra à me manquer de respect. S'exclama Jesse, assaillant toujours Pie de chatouilles, la jeune fille riait tellement qu'elle en perdit un instant le souffle, son frère prit pitié et cessa de la chatouiller aussi furieusement. Croisant le regard vairon de son aîné, Pie sourit béatement. Mon dieu, comme elle pouvait l'adorer !
Lui caressant la joue, Jesse se demanda quand sa petite sœur s'était transformée en une aussi belle femme, à quel moment avait-elle oublié son cœur d'enfant, entre la maladie et maintenant, comment avait-il fait pour ne pas remarquer que Pie était une extrêmement belle femme, la copie d'Evelyne et pourtant si différente en tout point de leur sœur. Alors qu'Evelyne était tout en apparence et tape à l'œil, Pie était l'épitaphe même de la discrétion et de la joie de vivre. C'est vrai que c'était les personnes qui avaient le plus souffert qui parvenait à sourire le plus par la suite, et à faire de chaque petites choses un détail de grande importance.
- Il te plaît réellement, n'est-ce pas ? Jesse murmura, certain cette fois-ci d'avoir une réponse directe de sa sœur.
- Il est déjà amoureux de quelqu'un...
- Et alors, l'un n'empêche pas l'autre !
- Je ne suis pas ce genre de personne, Jess.
- Non, tu es mieux que ça ! Mais on est jeunes, c'est maintenant qu'on doit profiter de la vie et faire tout un tas d'expériences, on a encore le temps et le droit d'être égoïstes et ignorants tu ne crois pas. Il est temps de vivre Pie. Pour toi, juste pour toi !
Pie soupira, détournant le visage, son regard se perdit au travers de la baie vitrée. Le temps de vivre, d'être jeune... Pourquoi donc cela lui paraissait-il aussi compliqué ?
- J'en sais rien ! Soupira-t-elle. Il était vrai que dans des moments tel que celui-là, elle n'avait vraiment aucune idée du chemin qu'elle avait dut emprunter et où celui-ci la conduisait. La seule valeur sûr, infaillible, qu'elle détenait depuis leur arrivée à Beacon Hills, et le début de leur nouvelle vie dans cette petite ville de forêt, était l'amitié qu'elle avait développée pour Stiles, et qui par chance était réciproque. De ça, oui, elle était certaine. Du reste par contre, elle doutait, et pataugeait péniblement, tel un chat qui peine à sortir du lac où il a eu le malheur de tomber.
A ses cotés elle sentit le matelas s'affaisser sous les mouvements de Jesse, qui se glissa contre son flanc, passant un bras protecteur autour de son ventre il la rapprocha de lui, et comme toujours elle se sentit bien, en sécurité. Un sentiment qu'Evelyne, même si elle l'aimait de tout son cœur de petite sœur, n'avait jamais pu lui procurer. Seul Jesse avait ce pouvoir. Jesse, mais aussi son père. Et Stiles y parvenaient aussi, étrangement. Et il y avait eu quelqu'un d'autre encore, mais c'était il y a pas mal de temps à présent.
- Quand tu seras prête à t'ouvrir je serai là si tu as besoin de quelqu'un à qui parler.
- Je sais ! Murmura-t-elle. Laissant passer un ange entre eux, elle tourna la tête et regarda son frère malicieusement avant de ne s'exclamer, sérieusement. Dis-donc tu mets la barre haute, et avec papa c'est encore pire. Je vais faire comment pour trouver l'homme de ma vie à présent ?
- Pas besoin de chercher, je ne suis pas d'accord de te voir épouser un étranger !
- Même ce petit côté possessif, aucun homme sur cette foutue planète ne pourra en être doté. Arf... Pauvre de moi, je vais finir vieille fille.
- Vieille fille je sais pas trop, ton nouveau meilleur ami est vachement canon, tu devrais peut-être te dégeler et tâter les eaux... Sinon, je le ferai à ta place !
- Ni pense même pas Jason Charles Parker ! Stiles m'appartient !
- AH ! Tu vois qu'il te plaît le gringalet...
- Pas si gringalet que ça, y'a bel et bien du muscle sous ses fringues multicolores.
- Un bon point de plus pour lui, il compense en couleur là où tu ne prêches que par des teintes tricolores et sombres.
- Haha... T'es trop marrant dis-donc, tu t'es trouvé un sens de l'humour pendant la nuit !?
- P'têt bien, qui sait ! Maintenant disparaît que je m'habille, on reprendra notre séance de câlins ce soir !
- Oh Yeah ! S'écria la jeune femme avec exagération, elle planta alors son regard dans celui vairon de son aîné et lui dit, avec la profondeur d'un poète torturé : je peux pas rester regarder ? C'est pas comme si je t'avais jamais vu tout nu... hein, je peux rester, s'te plaît !
- Dégage espèce de monstre, qu'est-ce que je vais faire de toi ? Je sais, va falloir que je m'arrange pour obtenir certaines infos intimes sur un certain mini Stilinski. Ça te ferait sans doute du bien un peu d'attention de sa part...
- Naaan... Tu ne viens pas de dire ça ! S'exclama dramatiquement Pie, les mains sur les oreilles, secouant la tête elle ignora le regard fier et le ricanement de son incontrôlable frère. Elle ne pouvait pas croire qu'il venait de sous-entendre... Ça ! Lui, qui écorcherait vif quiconque la regarderait d'un peu trop près en temps "normaux", disons. Va t'habiller au lieu de débiter des âneries, et au passage j'emprunte ta veste de cuir noir cintrée.
- Comme toujours avec toi les câlins c'est pas gratuit ! Lui cria Jesse depuis sa salle de bain.
- J'ai eu un très bel exemple avec toi ! Rétorqua-t-elle, fouinant dans le dressing de son frère, mon Dieu, à eux deux, Evelyne et Jess pourrait ouvrir une boutique de fringue sans problème. Passant en revue, les vestes et autres manteaux, elle s'empara de ce dont elle était venu chercher et décida par la même occasion de piquer un bonnet de laine assez large à son frère, griffé d'une marque lui étant inconnue mais dont elle trouva le logo assez classe. S'inspectant dans la glace, elle jugea être assez présentable pour sortir. Enfilant de nouveau ses boots, elle se dirigea ensuite vers la porte de la chambre, qu'elle entrouvrit avant de ne s'écrier, à l'attention de son aîné : Merci pour les fringues, on se voit au lycée. Elle sortit, claquant légèrement la porte dans son dos. Au même instant la tête de Jesse passait par la porte de la salle de bain entrebâillée, une expression confuse sur le visage :
- LES fringues... ? Pourquoi, c'est toujours chez moi qu'elle vient fouiner. Va falloir qu'on revoit nos priorités de grand frère et petite soeur, tous les deux. Maugréa le jeune homme de dépit. Il verrait bien une fois au lycée ce que Pie lui avait emprunté, et qu'il savait ne reviendrait pas de si tôt dans sa penderie.
Excuse me for a while
While I'm wide eyed
And I'm so damn caught in the middle...
Stiles était arrivé au lycée d'assez bonne heure, le sommeil lui ayant échappé une bonne partie de la nuit, il avait fini par capituler vers cinq heures trente du matin, décidant de se lever et de préparer un bon petit déjeuner, copieux et sain, pour quand son père rentrerait de sa nuit de garde au poste. Quel ne fut pas sa déception quand, une fois à l'école, Stiles n'avait pas pu mettre la main sur Pie. La matinée s'était écoulée lentement mais toujours pas de signe de son amie. Vers midi, il rejoint le réfectoire, s'asseyant à leur table habituelle et attendit de voir son amie apparaître. Il vit Scott, Isaac, Lydia et Allison accompagnés des autres, Evelyne et Jesse y comprit, ce dernier lui fit un signe de tête, en signe de salutation avant de ne prendre place aux côtés de sa soeur. Soupirant, Stiles se mit à manger, sans grand appétit, le lycée sans Pie, était une réelle épreuve qu'il vivait tant bien que mal à distance de ses anciens amis. C'était dans ces moments-là, lorsqu'il se retrouvait seul face à ses démons, sans personne pour le sortir de ses sombres pensées, qu'il ne pouvait s'empêcher de penser à Derek, encore et toujours. L'Alpha lui manquait terriblement.
Quinze minutes plus tard, et ayant engloutit à peine la moitié de son diner, Stiles capitula dans un long soupir, il était certain qu'il ne verrait pas Pie apparaître comme par miracle, et comme il n'avait plus faim autant quitter le restaurant maintenant plutôt que de se faire du mal à regarder de loin ses anciens amis sourirent et rirent sans lui d'il ne savait trop quoi.
Se dirigeant vers les vestiaires, Stiles envoya un message à Pie, lui demandant si elle était malade ou quelque chose du genre, vu son absence ces derniers jours qui se faisait cruellement sentir. Il prit le temps de se changer pour l'entraînement, profitant du fait qu'il était seul dans les vestiaires, quand soudain Scott pénétra à son tour dans la pièce, suivi de près par Isaac. Aussitôt, l'atmosphère se chargea lourdement, devenant soudain électrique, la gêne des deux nouveaux arrivants s'entrechoquant violemment avec la colère grandissante de Stiles. Faisant mine de ne leur prêter aucune attention, le jeune homme termina d'enfiler son équipement, feignant une indifférence qu'il ne parvenait pas à totalement ressentir et sachant pertinemment que les deux loup-garous pouvait entendre clairement les battements désordonnés de son coeur. Il sursauta violemment quand il entendit la voix de son ancien meilleur ami très près de lui, même trop près à son goût à vrai dire :
- Stiles ?
- Scott. Stiles répondit froidement. Qu'est-ce que tu me veux ?
- Je voulais juste savoir comment tu vas ?
- Ah parce que ça t'intéresse ! Claqua la voix glaciale de Stiles, son regard plongeant dans le regard de Scott, d'une façon si intense qu'elle en était presque malsaine.
- Stiles...
- Quoi ? Tu vas me dire que t'as envie de parler maintenant, après combien de mois passé à m'ignorer... Scott afficha un air coupable, qui ne toucha pas pour le moins du monde son meilleur ami, au contraire cela sembla l'énerver encore plus :
- Eh bien, rassures-toi McCall, t'es bien la dernière personne à qui j'ai envie de parler. J'ai essayé pendant trop longtemps, maintenant je n'en ai plus rien à faire, toi et moi et notre si belle amitié, c'est fini. Tu ferais mieux de retourner jouer à touche pipi avec ton toutou favori, il a l'air de se languir de son maître !
- Stiles, s'il te plaît... balbutia Scott, posant la main sur l'épaule de son ami. Stiles se dégagea violemment de la poigne du brun, et laissa tomber froidement, le ton aussi glacé que ses prunelles noisettes :
- Ne t'avises plus de me toucher Scott McCall ! Cracha-t-il entre ses dents. Je crois qu'on a plus rien à ce dire.
Ce fut l'arrivée des autres garçons qui sauva Stiles d'entrer dans une longue conversation avec Scott, alors que c'était bien la dernière chose qu'il désirait faire en ce moment. Attendant que le coach donne ses instructions pour l'entraînement, le jeune homme vérifia son portable espérant que son amie lui ait répondu, mais ce fut la déception lorsqu'il vit un accusé de réception mais aucun message de Pie.
Le coach Finstock donna ses instructions et tous sortirent sur le terrain pour leur entraînement quotidien de La crosse. Stiles, se défoula comme un beau diable, tentant avec acharnement, et les gestes puissants qu'il produisait, de marquer de multiples goals et de se débarrasser de la rage qu'il pouvait sentir gronder dans son ventre comme l'éruption d'un volcan endormi depuis des siècles. Ce qui l'étonna le plus fut la violence de ce qu'il ressentait, il ne croyait pas ressentir autant de rancoeur, de ressentiment, de colère et de peine tout en même temps. Il pensait sincèrement prendre beaucoup mieux la situation que cela, mais son échange verbal avec Scott avait détruit les murs de béton armé dans lesquels il avait enfermé ses plus profonds sentiments, et ce depuis bien trop de mois déjà.
C'est extrêmement épuisé qu'il quitta le terrain à la suite de ses coéquipiers, si bien qu'il prit le plus de temps possible pour délasser ses muscles crispés et douloureux après avoir manier sa crosse avec autant de rage aujourd'hui, le coach avait même féliciter sa persévérance et l'avait promu au rang de joueur régulier en première ligne. Stiles pourtant prenait cette promotion d'une façon douce-amère, dans le temps il aurait fêter ça avec Scott, aujourd'hui... Ouais, mieux valait ne pas y penser, ce dit-il ! Le mieux désormais, serait de totalement se détacher du passé et tenter d'avancer autrement à travers la vie. Et puis, il avait trouvé une perle rare lorsque Pie lui avait demandé si la place ses côtés était prise, le premier jour de rentrée.
Sa douche terminée, Stiles s'empressa de s'habiller, puis s'empara de ses affaires avant de ne quitter les vestiaires, direction sa Jeep. Cependant, le jeune homme fit tout de même un détour par le Glee club, mais ne vit pas son amie au travers de la petite fenêtre rectangulaire, permettant de regarder au travers de la porte de la salle de chant. Dépité, Stiles quitta alors l'école, sa Jeep n'attendant que lui, au milieu du parking.
I've excused you for a while
While I'm wide eyed
And I'm so down caught in the middle...
Le shérif Stilinski s'affairait à préparer le souper, quand il entendit la sonnette retentir de son 'ding dong' caractéristique ;
Laissant là sa sauce bolognièse, l'homme s'essuya les mains avant de se diriger vers la porte d'entrée, quelle ne fut pas sa surprise de trouver sur le pas de sa porte une jeune fille d'environ l'âge de son fils, d'une beauté sauvage et marquante comme il en avait rarement rencontré dans sa vie.
Le visage de l'inconnue se fendit d'un grand sourire en le voyant, et les mains jointes devant elle, elle s'exclama :
- Bonsoir, Mr. Stilinski, comment allez-vous ?
Si son visage lui était inconnu, sa voix elle pas du tout, il l'avait entendue bien trop de fois que pour ne pas savoir la reconnaître ailleurs qu'au travers le combiné d'un téléphone. Le shérif s'écarta de la porte pour la laisser entrer dans la maison :
- Désolé, Pie, ton visage m'étant encore inconnu je n'aurais jamais su dire qu'il s'agissait de toi si tu n'as pas ouvert la bouche !
- Y'a pas de mal, shérif !
- Et pour répondre à ta question, je vais très bien merci et toi ?
- Pareil. Rétorqua-t-elle, les mains dans les poches de sa parka, son regard passant en revue le rez-de-chaussée, s'était la première fois qu'elle mettait les pieds dans la demeure des Stilinski et tout attirait son œil curieux, comme elle l'avait imaginé Stiles et son père vivait dans une maison aussi accueillante et chaleureuse qu'eux.
- Tu es passée voir Stiles, j'imagine... Fit le shérif à ses cotés, sortant Pie de son observation poussée des lieux. Cette dernière rougit légèrement, comme prise en faute, avant de ne répondre par l'affirmative ;
- Oui, est-ce qu'il est là ? Je ne vous dérange pas au moins ?
- Pas du tout, cette maison a besoin d'un peu plus d'agitation si tu veux mon avis. Mon fils aussi, il est dans sa chambre, dernière porte à droite au fond du couloir. Je te débarrasse de ta parka ?
- Ah... Oui, je veux bien, merci ! Fit-elle, tout en ôtant le vêtement. Elle le tendit au shérif qui le pendit au porte-manteau à gauche de la porte. Il lui demanda, avant qu'elle ne monte :
- Tu désires boire quelque chose, peut-être ?
- Hmm... De l'eau, s'il vous plaît.
- De l'eau, tu es sûr ? On a de la limonade, du fanta, du coca ou du thé glacé si tu préfère.
- Je veux bien un verre de limonade dans ce cas.
- Ok, tu peux monter je t'apportes ça tout de suite !
- Merci Mr. Stilinski. Répondit Pie, avant de ne grimper les escalier, le cœur battant étrangement de se retrouver ainsi dans la maison de son seul réel ami à Beacon Hills. C'était d'ailleurs car Stiles était son meilleur ami, qu'elle avait voulu qu'il soit pèsent dans un moment aussi important que celui qui allait suivre.
Une fois devant la porte que lui avait indiqué le père de Stiles, Pie prit un moment pour respirer profondément, enfin elle leva le poing pour l'abattre quelques fois contre le panneau de bois, l'attente ne fut pas longue que son ami apparaissait dans l'embrasure de la porte, affichant une expression de surprise ;
- Pie... Mais, qu'est-ce que ? Euh ? Balbutia le jeune homme prit de cours, heureux d'enfin voir son amie mais aussi plus qu'étonné de la voir chez lui, jamais encore Pie n'avait mis les pieds dans leur maison, et cela eut l'effet de lui donner un grand coup de chaud.
- Hm.. Surprise ?! S'exclama-t-elle, mitigée. Vu son expression, c'était comme si Stiles n'était pas heureux de la voir. Euh, j'aurais peut-être dû te demander avant de passer ? T'as pas l'air d'être très content de me voir... tant pis, c'est pas grave, je te verrais demain en cours. Bye. Acheva-t-elle de dire avant de ne tourner les talons. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de débarquer comme ça à l'improviste, sans s'enquérir de savoir si cela ne dérangerait pas Stiles, en tout premier lieu. C'est de la voir fuir vers les escaliers, qui sortit Stiles de sa rêverie et il eut à peine le temps de s'élancer vers son amie, pour l'empêcher de descendre.
- Non, non, attends. Pars pas. Désolé. C'est juste que je suis étonné de te voir ici, t'es jamais venue avant. Mais reste pas là, suis-moi. Par contre tu regardes pas le bordel, j'avais pas prévu de ranger ma chambre.
- Sweetie, tu viens tous les weekends à la maison et ma chambre est toujours sans dessus-dessous. C'est pas ça qui va me perturber. Rétorqua-t-elle, de façon légère, comme pour détendre l'atmosphère.
- C'est vrai. Répondit Stiles. Alors, dis-moi, qu'est-ce qui c'est passé aujourd'hui, je t'ai laissé pleins de messages et pas de réponses, je commençais vraiment à me faire du soucis, surtout que déjà hier tu étais absente. Demanda Stiles, faisant signe à la jeune fille de prendre place sur le lit, ce qu'elle fit avec grand plaisir, lui demandant silencieusement si elle pouvait ôter ses bottillons aux talons vertigineux. Une fois mise à l'aise la jeune fille fit signe à Stiles de venir s'asseoir à ses côtés sur le lit. Ce que fit Stiles, sans protester. Bougeant pour faire complètement face à son ami, Pie joua un instant avec ses doigts, la boule de nervosité qu'elle avait dans le ventre depuis le début de semaine, devenant plus présente encore durant ces quelques secondes de blanc.
- Pie, est-ce que ça va ? Demanda Stiles inquiet de voir son amie pâlir de plus en plus. Dans un geste de réconfort, il glissa sa main entre celles tremblants légèrement de son amie.
- Si je n'étais au lycée ces derniers jours c'est parce que j'ai dû me rendre à Los Angeles avec mon père.
- A L.A. !? S'exclama Stiles, la question palpable dans son exclamation. Croisant les prunelles noisettes du jeune homme, Pie hocha positivement de la tête avant de ne détourner son attention vers la grande poche droite de sa veste trois-quarts de laquelle elle sortit une grande enveloppe blanche. La main toujours tremblant, elle tendit le courrier vers Stiles, qui s'en empara un peu perdu. Que ce passait-il ? Ne pouvait s'empêcher de demander la petite voix à l'intérieur de sa tête.
- J'ai attendu toute la semaine qu'elle arrive, et ce matin elle était dans la boîte aux lettres, j'étais incapable de venir au lycée et de me concentrer sur les cours, en sachant qu'elle était enfin là. Et je n'avais pas le courage non plus de l'ouvrir toute seule, je... je voulais que quelqu'un soit là avec moi, quelqu'un qui comprenne sans attendre de moi quelque chose que peut-être mon corps ne pourrait lui donner. Alors je... j'ai pensé que la seule personne qui pourrait me comprendre, et que j'avais envie d'avoir avec moi quand je l'ouvrirais, n'était pas si loin que ça et comptait vraiment assez pour moi pour partager ça. J'ai pris ma veste, l'enveloppe et j'ai marché jusqu'ici, je me suis perdue à un moment mais c'était trop important que pour ne faire demi-tour, tu comprends ? Expliqua la jeune fille d'une petite voix, une voix fragile que Stiles n'avait jamais entendu venir de sa bouche auparavant, il comprenait, cependant, que le contenu de ce courrier avait bien plus d'importance qu'il n'y paraissait pour que son amie attende une journée entière pour l'ouvrir, et ne fasse le chemin à pied jusque chez lui, pour qu'il soit présent dans cette épreuve qu'elle allait devoir traverser.
Croisant les prunelles ambrées de Pie, Stiles y lu facilement la question muette. Et c'est avec des gestes sûr, qu'il ouvrit l'enveloppe, en sortit le courrier qu'il déplia avant de ne se mettre à lire, ses yeux reconnaissant sans problèmes les notions chimiques, son cerveau renouant avec cette partie distincte qu'il n'avait plus utilisé depuis des années, et sans avoir besoin de demander d'explications à son amie, il comprit.
- Pie ! Souffla-t-il, son regard plongeant dans celui ombré de peur de son amie. Nerveuse, cette dernière croassa :
- Quoi ? Stiles ? Non... Ne laissant pas le temps au jeune homme de dire quoi que ce soit elle s'empara des quelques feuilles et se leva brusquement, s'éloignant du lit pour pouvoir lire à son tour. Il fallait qu'elle le voit de ses propres yeux, qu'elle sache.
Ses yeux parcoururent rapidement les résultats, son coeur cognait avec violence contre sa cage thoracique. Son souffle se fit alors court, elle n'en croyait pas ses yeux, c'était soudain comme si elle se trouvait en plein rêve. Comme si son combat dans les eaux troubles se terminait enfin alors qu'elle parvenait à regagner la surface. La première bouffée d'air, c'était maintenant. La plus douloureuse. Alors que ses poumons se remplissait d'oxygène, ce gaz primordial à la survie, qui avait semblé lui faire défaut durant toutes ses années. Et à présent... Non, elle ne pouvait, n'arrivait pas à y croire. Et malgré tout... c'était vrai. Ecrit là, noir sur blanc !
Ses mains tremblaient si fort, à présent, que les feuilles entre ses doigts glissèrent lentement pour aller s'écraser au sol. Elle resta immobile, incapable du moindre geste cohérent. Puis elle sentit une main sur son épaule. Un geste chaud et rassurant, qui la fit sursauter violemment. Elle se souvint d'où elle se trouvait quand elle entendit sa voix résonner dans son dos, si proche et lui semblant pourtant si lointaine :
- Pie ? Demanda-t-il de sa voix chaude, un peu particulière. Elle sembla alors retrouver l'usage de son corps et pivota sur ses talons pour lui faire face. Elle avait besoin de voir, de se plonger dans son regard, dans ses yeux à lui pour assimiler la vérité.
- Je-Je suis guérie ? Fit-elle, lui demandant de confirmer ce qui se trouvait marqué noir sur blanc, là au sol, quelques centimètres à peine à côté de son pied gauche.
- Oui ! Oui, tu es guérie. Lui dit-il, sa main trouvant sa joue pour la caresser doucement et y récolter une première larme, alors que l'information s'imprégnait réellement dans son cerveau et qu'elle comprenait, que oui, c'était bien la réalité. L'émotion qui l'envahit alors fut si soudaine, si sauvage qu'elle en suffoqua violemment. Elle fut consciente d'éclater en sanglots et de ses bras qui se refermait autour d'elle. Et elle pleura...
Elle pleura des années de combats, des secondes interminables d'extrêmes douleurs, de la perte de tellement d'autres atteint tout comme elle, qui se battait sans relâche. Elle pleura l'angoisse, la peur, le masque désemparé si souvent porté par ses proches. Elle pleura aussi les hôpitaux, l'odeur d'antiseptique, l'odeur acre de la maladie, et l'ombre néfaste de cette mort qui planait au-dessus de chacun d'eux. Puis elle pleura son soulagement, combien elle avait pu y croire sans pourtant réellement avoir d'espoir. Elle pleura encore cette vie qui s'offrait soudain à elle, et le pilier certain de celle-ci qui se trouvait être ce jeune homme fantastique qui la serrait étroitement contre lui et lui murmurait son bonheur partagé, qui lui répétait encore et encore :
- C'est fini, c'est vraiment fini, Pie. Tu as gagné, tu l'as combattu si fort que la vie t'offre ce qu'elle à voulu un jour te voler. Tu es guérie... Guérie, tu m'entends ! Je suis fière de toi, si fière !
Et entre ses sanglots, une vague de joie se forma, roula lentement et s'entendit peu à peu à tout son être, et c'est un éclat de rire qu'elle ne put contrôler, qu'elle ne put empêcher, qui la secoua à présent.
C'est là, dans ses bras, les joues baignées de larmes et ses lèvres pleines étirée par son rire pur, si authentique, que Stiles sentit son coeur fondre pour elle. Il la trouva alors si belle, si réelle, si concrète et pure. Il comprit sans avoir besoin d'y penser des heures durant, qu'il l'aimait, il l'aimait d'une toute autre façon qu'il pouvait aimer Derek ou avait aimé Lydia. Non, ici, il s'agissait de cette amour puissant et doux qui durait toute une vie et grandissait avec le temps.
Pie, inspira à pleins poumons, s'imprégnant du parfum masculin de Stiles, un parfum unique mélange de déodorant, d'épices, de citron, de café et aussi de l'odeur plus dissimulée du médicament qu'il prenait de façon journalière pour ses troubles de l'attention. Et ce parfum... ce parfum l'enivra, lui fit perdre pied. Elle avait conscience de chaque courbes de son corps fin et élancé qui épousait celles plus rondes et fournies du sien. Puis de ses cheveux courts, qui glissaient entre ses doigts tremblants, passés dans ses mèches chocolat. Elle se rendit aussi compte de leurs souffles courts, qui s'épousaient parfaitement, pour danser en parfaite synchronisation. Et elle rencontra son regard noisette, un peu doré, ses prunelles magnifique qui depuis le premier jour la faisait frémir discrètement et elle sentit cette envie nouvelle, sûr d'elle, qui naquit en son sein...
Et Stiles ne put l'empêcher, il ne put la combattre. Au contraire, il décida de la suivre, d'y céder...
Et dans un souffle tremblant, leurs bouches s'approchèrent lentement de leur voisines et c'est dans un soupir maladroit que leurs lèvres se rencontrèrent. Elles s'effleurèrent d'abord, puis insistèrent un peu plus. Pie, pencha la tête vers la droite ;
Alors que Stiles inclinait la sienne vers la gauche, et suivit le tremblement des lèvres douces de son amie, et lorsqu'il les sentit s'entrouvrir sous la pression des siennes, lui laissant l'accès à cette caverne inconnue, il oublia de penser et se laissa guider par son corps, alors que sa langue allait à la rencontre de celle douce, humide et chaude de Pie. Pie, qui goûtait le café latté et la cannelle des petites pâtisseries qu'elle affectionnait tant lorsqu'elle buvait son habituel caramel macchiato. Et Stiles n'aurait jamais imaginé qu'embrasser Pie serait aussi bon, aussi parfait.
Pie, vibra sous les assauts de la langue mutine et bien plus experte, apparemment, que la sienne, de Stiles. Elle sentit cette partie d'elle céder. Cet espace clos au fond d'elle, qu'elle avait barricadé, il y a si longtemps. Cet endroit qu'elle croyait ne plus jamais revisiter un jour. Il avait fallu qu'elle le rencontre, qu'elle l'apprenne en maintenant qu'il l'apprenait elle, pour que son coeur se remette à battre la chamade et qu'elle réapprenne les prémisses de l'amour. Stiles, ce dit-elle, avec étonnement…
Pie, son esprit surprit lui souffla-t-il…
Et l'instant fut alors interrompu par quelques coups frappés contre la porte de la chambre, et la voix de John Stilinski, résonna depuis le couloir :
- Stiles, je peux entrer ? J'apporte la limonade de Pie.
Les deux jeunes gens se regardèrent indécis, que venait-il donc de ce passer. Et puis, quelque part, était-ce vraiment si surprenant ? Se demandèrent-ils. Non, non cela n'avait rien de surprenant, c'était comme toutes ses petites choses du quotidien qui arrivaient car elles se devaient d'arriver. Le même sourire, miroir de l'autre, se dessina sur leur lèvres, alors que Stiles élevait la voix :
- Oui, tu peux entrer, papa ! Ce que fit sans attendre monsieur Stilinski, portant dans une main un plateau pleins de snack santé comme les aimait son fils, dès de fromages, branches céleri et bâtonnets de carottes, plus la boisson que lui avait demandé Pie et un verre jumeaux pour Stiles.
Stiles, se détacha des bras de la jeune femme et alla débarrasser son père du plateau tout ça sous le regard étonné de son paternel. Croisant le regard de ce dernier, Stiles lui fit un sourire éclatant, serein, qui signifiait bien plus de choses pour son père, qu'un millier de mots.
- Est-ce que tout se passe bien ? Demanda John.
- Oui, tout est parfait, shérif ! S'exclama Pie en sautant au cou de l'homme, surprit, puis le visage heureux que la jeune fille affichait en se détachant de lui, indiqua tout du bonheur flagrant qui semblait l'emplir, contraste frappant avec la jeune femme nerveuse qui se tenait debout sur le pas de sa porte une demi-heure plus tôt. J'ai eu une très bonne nouvelle aujourd'hui, et là j'ai juste envie de partager mon bonheur avec la terre entière, c'est tellement fou.
- Et quelle est cette bonne nouvelle ? Demanda John, voulant comprendre. C'est Stiles qui se chargea de lui répondre, alors que Pie se mettait à trépigner de joie aux côtés de son père.
- Pie à reçu ses résultats médicaux, elle est guérie de sa leucémie.
- C'est génial, ça. Félicitation. S'exclama le shérif, tout en offrant un câlin surprise à la jeune femme. Le tout sous le regard brillant de joie de son fils. Mon Dieu, il était si loin le temps où il avait vu pareil expression sur les traits de son garçon. On a une raison en or de faire la fête ce soir, dans ce cas. Tu restes manger avec nous ?
- Oh... eh bien je ne voudrais pas abusé, shérif. Répondit la jeune fille, les joues roses de timidité. John, rit de sa remarque et s'exclama :
- Mais quelle idée, tu n'abuses pas du tout, et crois-moi on est heureux d'avoir une personne de plus à la maison pour partager notre repas. N'est-ce pas, Stiles.
- Oui, tout à fait !
- Tu vois, maintenant, je vous laisse retourner à vos occupations de jeunes, et m'en vais téléphoner chez toi pour prévenir que tu manges avec nous ce soir, Pie.
- Okay, monsieur Stilinski.
- Appelle-moi plutôt John, ma grande.
- Très bien... John. Répondit Pie, tout sourire. Sur un dernier hochement de tête, le père de Stiles sortit de la chambre, fermant derrière lui.
Pie se retourna pour faire face à Stiles, leurs regards se croisèrent de nouveau et l'instant suivant, le jeune homme traversait la chambre pour venir la prendre dans ses bras. Pie se retrouva plaquée contre la porte, Stiles l'embrassant avec fougue. Fougue qu'elle partageait. Un feu incandescent s'alluma en elle, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais ressenti auparavant, et elle s'abandonna complètement dans les bras de... son ami ? Ou plutôt nouveau petit ami ? Elle n'en savait rien et à ce moment même elle s'en foutait totalement, c'était plutôt les baisers que semait Stiles dans son cou qui l'intéressaient, et la faisaient bien plus frissonner qu'un détail prise de tête.
Excuse me for a while
While I'm wide eyed and I'm so damn
Caught in the middle
Have you wondered for a while I have a feeling deep down
You're caught in the middle
A suivre...
Et voilà tout le monde, un petit chapitre "émotion" pour la reprise de Trying Not To Love You! J'espère qu'il vous aura plu malgré tout.
PS: Etant impatiente de poster, ma béta n'a pas encore eut l'occasion de passer après moi sur ce chapitre, je posterai sa correction plus tard. Gros bisous. Et au prochain chapitre.
P.
