Chapter three
« Fait attention à ce que tu souhaites cela pourrait se réaliser », cette phrase lui avait été rapportée de long en large durant la totalité de son enfance. Pourtant ce n'est que maintenant, debout hébété devant cette belle brune qu'elle en mesurait réellement la portée. Si la jeune blonde avait été extérieur à la situation il est certain qu'elle en aurait trouvé de quoi en rire, mais le regard noir de colère et d'incompréhension, qui contrastait admirablement avec le visage inexpressif de Régina, lui fit vite déchanter. Dans sa gorge un étau semblait s'être former, lui empêchant de sortir le moindre son. Henry quant à lui, le pousse dans la bouche, semblait prendre un malin plaisir à détailler la brune, son regard d'enfant fasciné par les multiples émotions que dégageaient les yeux de Régina.
« Qui êtes-vous ?!, demanda la brune, sur un ton qui aurait fait fuir le diable lui-même.
-Je…Je heu…. Je voulais heu… je n'ai pas…
-Merveilleux ! C'est quand plus elle n'a plus de langue ! Vous feriez mieux de m'expliquer qui vous êtes et que faites-vous chez moi, et si possible dans une autre langue que l'onomatopée.
-C…compliqué, dis la jeune blonde en réajustant sa prise sur Henry tout en tentant de trouver une explication plausible, qui si possible ne l'amènerai pas dans une cellule de prison.
-Cela je le perçois très chère, vous semblez avoir un véritable problème non seulement à l'élaboration d'une phrase complète mais également à répondre à ce qui me semble être de simples questions.
-Je n'ai aucun problème, s'agaça Emma, certes elle était dans ses torts mais elle ne supportait plus ce petit ton suffisant et véhément qu'employait gratuitement Régina à son encontre.
-Donc vous savez finalement faire une phrase, on va enfin y arriver ! »
Pour Emma, s'en était trop. Si jadis, elle avait, fervente, voulue voir de plus près la détentrice de la voix, qui pour elle sonnait avec tant de mélodie, aujourd'hui elle n'avait qu'une seule envie, récupérer ses quelques effets personnels et claquer cette « foutue porte de malheur ». Ralliant le geste à la parole, la sulfureuse blonde entreprit sans plus de cérémonie la direction du grenier. Régina d'abord étonné du brusque changement d'attitude de la jeune femme, réussit sans mal à la rattraper au bas des escaliers, d'un geste prudent mais qui se voulut tout de même sur, elle exerça une pression sur le bras de la blonde, l'amenant ainsi à se retourner.
Le moins que l'on puisse dire c'est que rarement une personne avait autant troublée, celle que beaucoup aimait à appeler « La Méchante Reine ». Enfaite une seule personne pouvait à ce jour se vanter d'avoir pu déstabiliser la belle brune, et ce, rien que par un simple regard troublant, envoutant, touchant. Et pour la première fois les mots lui manquaient, sa répartit en avait pris un sacré coup. Dans le regard de la jeune blonde, elle y voyait de la terreur à l'état pur, étonnement remplacé avec une rapidité certaine par un regard qui en disait long sur sa farouche envie de ne pas perdre pied.
« N'ayez crainte je m'en vais de ce pas.
-Vous compter passer par la fenêtre ? », ne put s'empêcher de lui demander calmement, la brune, ne comprenant pas tout de suite son pas précipiter vers les escaliers. Emma, ne sachant plus vraiment où se mettre, essaya d'éviter le regard d'incompréhension de la femme devant elle. Le rouge lui montant au joue à une vitesse monstre, elle essaya tant bien que mal de trouver la meilleure tournure de phrase pour expliquer à cette dernière, comment depuis un peu plus d'un mois, elle vivait quasiment recluse dans le grenier de son manoir nouvellement acquis. Voyant son trouble, et ne la sentant pas prête à luis répondre, Régina rassembla tous les éléments du plus étrange au plus incongrus qu'il s'était passé depuis son arrivé dans la belle bâtisse. Le mystérieux bruit qu'avait cru entendre son ami dans le grenier, l'assiette dans le salon. Soudain, comme une l'évidence qui lui avait sautée au yeux, elle réalisa, c'était Elle ou du moins, eux.
« C'est vous ! Si précédemment la colère qu'elle avait ressentie avait été d'une envergure non négligeable désormais celle-ci avait atteint son paroxysme.
-Je vous promet, que je peux tout vous expliquer…juste n'appeler pas la police…s'il vous plait »
Régina, d'abord hésita et puis elle ne lui devait rien à cette impétueuse blonde, mais replongeant une fois de plus dans ses orbes émeraudes sans pouvoir en détourner les yeux « Dieu que c'était rageant ! », elle fut décidée.
« Vous avez de la chance, ma ligne téléphonique n'est pas encore opérationnelle, mais au moindre faux pas je vous conduirais moi-même au poste de police s'il le faut.
-Merci, je vous promets que je ne vous veux aucun mal
-Grand bien me fasse, Mademoiselle. »
Très bien cela n'allait pas être chose facile, la brune semblait prendre un malin plaisir à la faire se sentir mal alaise, et en vérité cela n'était pas totalement faut. Régina trouvait la gêne d'Emma presque, mignonne. La voir tenter de rassembler ses idées dans un air de concentration, que la brune lui trouvait enfantin, était pour cette dernière une vraie partie de plaisir, même s'il se passerais neufs vie avant qu'elle ne se l'avoue à elle-même.
« L'on pourrait peut-être se poser dans le petit salon, afin que vous mettiez votre argumentaire en place ? » proposa la brune, trouvant leurs positions trop inconfortables et leurs discussions à venir trop sérieuse pour rester debout dans l'escalier. Sans vraiment prêter attention à où ses pieds la menaient, et par un automatisme certain Emma fit demi-tour, et pris place dans le salon aussi majestueux que le reste du manoir.
Si plutôt ce matin la blonde, encore embrumée par sa nuit agitée, n'avait pas vraiment prêté attention à la nouvelle décoration, désormais il lui semblait invraisemblable de ne pas en être frappé tant l'agencement de la pièce avait été bien pensé et réalisé. Chaque meuble était à sa place, et même les quelques cartons, ici et là disposé n'y changeait rien. Devant d'immenses fenêtre de style français, un magnifique piano à pied, un Steinway, elle y mettrait sa main au feux. Le noir vernis du piano se mariait admirablement avec les deux canapés Chesterfield un peu taupe qui faisait face une cheminée de marbre blanc, aussi grande qu'impressionnante. L'inscription sur le montant de cette dernière fit légèrement sourire Emma. Il faut dire que venant d'une telle femme cela ne l'étonnait presque pas. Elle semblait exercer un contrôle perpétuel de ses émotions et par conséquent sur sa vie, ce qui de prime abord intrigua fortement la jeune maman. Entre la cheminée et le canapé avait été placé une table transparente en verre, au bordure doré qui reposait sur un beau tapis baroque. Oui chaque meuble était à sa place, même les deux fauteuils bordeaux semblable à du velours, s'harmonisait avec le reste du décor.
Si la jeune mère était en admiration devant le nouvel ordre du salon, Henry, lui avait une occupation tout autre. La tête posée sur l'épaule de sa mère, il parut beaucoup plus curieux quant à la présence de la brune. Etonnement là encore, Régina fut déstabilisé par le regard mis émerveillé mis curieux du petit Henry, le même que celui de sa mère. Vert avec dans l'iris de légère nuance de bleu, et autour quelques traces de doré. Et sans le sans le vouloir, sans même le prévoir, le cœur de Régina chancela pour la mère et son enfant.
Elles prirent chacune un fauteuil, et inévitablement en vinrent à se détailler. Régina, remarquant le visage tiré par la fatigue de la jeune blonde mais qui pour autant n'enlevait rien à sa beauté. Emma, admirative devant celle naturelle, sans artifice de la brune.
« Je pense qu'il est maintenant temps que vous m'expliquer tout ceci, Miss…
-Swan, Emma Swan et lui c'est mon fils Henry Swan », à l'entente de son prénom le petit se mit à gazouiller joyeusement tout en attrapant les longs cheveux blonds de sa mère pour les porter à sa bouche.
A cela Régina ne peut qu'esquisser un petit sourire, attendrit par les petites mimiques du bébé. De cause à effet Emma ne put s'empêcher de trouver cette scène très mignonne, même si elle ne l'avouerait jamais « même pas sous la contrainte »
« Eh bien moi en fonction de ce que vous allez me sortir sois je serais Madame le Maire, sois Régina Mills, et dans les deux cas je vous suggère de ne pas me mentir, à ces mots la blonde déglutit difficilement, elle était dans de beaux draps. Comment dire les choses, sans en dire trop. Car c'était là le dilemme, si elle lui disait toutes la vérité elle se mettrait elle et son fils en danger, mais si elle ne lui en disait pas assez le constat serait fatalement le même.
« Je ne peux pas tout vous dire, je suis désolée.
-Il le faudra bien pourtant. » Voyons son trouble Régina décida de ne pas plus la pousser et se résigna à ne pas découvrir cette part d'ombre qui voilait le passer de la blonde, du moins pour le moment. « Très bien je vous écoute » Un sourire de remerciement apparut sur les roses lèvres de la blonde, quand elle comprit que l'autre jeune femme ne l'a forcerait pas à dévoiler son passé à outre mesure.
« Il y a presque deux mois j'ai été forcé à quitter la ville où je vivais, je n'ai rien eu le temps de prendre avec moi sauf quelques une de nos effets personnels. Tout l'argent liquide qu'il me restait est passé dans la nourriture pour bébé, les billets de trains et de bus pour venir jusqu'ici.
-Et donc vous vous êtes dit, tient une maison inhabitée je pourrais peut-être mis installer, au diable la loi ? Ne put s'empêcher d'intervenir Régina
- Que vous me croyez ou non, je n'avais pas l'intention d'y habiter définitivement, n'y même d'y vivre tout cours. J'ai d'abord essayé le Granny's.
-Vous venez tout juste de me dire que vous n'aviez pas un sous en poche, et je vois mal Granny vous loger gratuitement
-La patience n'est pas votre allié le plus fidèle n'est-ce pas ?
-Ne jouez pas avec mes nerfs Miss Swan
-Du calme Majesté, murmura mis agacé mis amusée Emma
- Je vous demande pardon ! Il semblait que l'incandescente brune avait belle et bien entendu le petit surnom de la blonde. Si les yeux pouvaient tuer, Emma serait déjà six pieds sous terre au vue du regard noir de la brune. Et nourrissant surement un fantasme pour le sadomasochisme, elle ne put s'empêcher d'échapper cette petite phrase : « Vous êtes toute excusée »
Prenant une grande respiration, et tentant en vain de calmer ses nerfs mis à rude épreuve par Emma, elle s'efforça d'articuler le plus froidement possible : « Poursuivez votre récit je vous prie, Miss Swan.
-Très bien, je n'avais effectivement pas d'argent pour payer la gérante, je lui ai dit que je la payerais le lendemain. En l'évitant de jours comme de nuits j'ai réussis à y rester plus longtemps que prévue, Je pensais vraiment que j'allais trouvez un petit boulot pour lui payer les nuits passées et pourquoi pas à venir. Sauf que…
-C'est une petite ville et de plus en plus de commerces tombent en faillite.
-Exacte.
-C'est un problème que je me suis promis de résoudre, dès ma prise de fonction Lundi.
-ça ne sera pas une mince affaire, saut votre respect c'est un bon coup de pied au cul qui lui faudrait à cette ville.
-Langage, Miss Swan. Et ne penser pas que je vous ai oubliée, il est inutile d'essayer de me faire changer de sujet.
-Loin de moi cette idée Miss Mills, lui glissa avec taquin Emma.
-Et si nous en revenions à notre discussion de départ, je n'ai que peut de temps à vous accorder et ma patience à quand même ses limites » au fond la brune ne voulait pas se laisser attendrir plus que de raison par la jeune blonde, malgré qu'elle eut trouvé en sa présence une brise fraîche et revigorante qui manquait à sa vie trop souvent abandonné aux déboires de la monotonie. Lui faisant un petit sourire contrit, Emma poursuivit son récit, lui racontant comment Granny avait réussi à l'intercepter le soir du troisième jour et l'avait de sitôt mis à la porte. La jeune mère finit par lui raconter leurs arrivés inopinés sous une pluie torrentielle et ainsi comment de fil en aiguilles elle en vint à prendre la décision de s'établir quelque temps, dans le grenier demeurent jadis inoccupée.
- Cela ne fait pas longtemps que j'ai été élue Maire de cette ville, mais je connais un peu ses habitants et cela m'étonne vraiment que Granny vous est refusé de la sorte, elle a certes son caractère mais jamais elle ne mettrait quelqu'un à la porte de la sorte.
-Et bien nous n'avons certainement pas eu à faire la même personne.
-C'est étonnant, se dit pensif Régina
-Ecoutez je suis désolé de vous avoir déranger, je vais juste reprendre mes affaires et celle d'Henry et nous nous en irons
-Et vous iriez où, vous n'avez plus un sous en poche
-Je pense qu'à partir de maintenant ce n'est plus de votre ressort, je vous demanderai juste de ne pas appeler la police
-Vous n'aller tout de même pas partir par ce froid, et ce sur quoi avec un enfant aussi petit.
-Et que voulez que je fasse ? Peut-être envisagiez-vous de me laisser retourner vivre dans votre grenier et faire comme si de rien était ? Ne put s'empêcher de répondre Emma sur la défensive.
-Non, ce n'était pas le moins du monde ce que j'envisageais, juste… La brune pris un temps pour réfléchir elle-même ne savait pas ce qu'elle envisageait véritablement pour le sort de cette mère et de son enfant, mais une chose était sûr elle n'appellerait pas la police. Elle avait trop longtemps côtoyé le système juridique de ce pays pour savoir que si elle effectuait cette démarche, le jeune enfant serait séparé de sa mère. Pour Régina il n'était pas du tout question de cela, d'ailleurs elle ne l'avait même ne serait-ce qu'envisagée. Le peu de temps qu'elle avait pu passer avec les deux lui avait prouvé et justifié que ce choix était le bon. Il existait entre Emma et Henry un lien spécial que vents et marrées ne pourrait séparer. Régina pouvait voir dans le regard de la blonde qu'elle portait en elle une dévotion, un amour sans faille envers son jeune enfant. Oui elle le devinait aisément, Emma donnerait son cœur si ce seul geste pourrait poser un sourire sur les lèvres de Henry. Et devant cette preuve d'amour sans borne, Régina s'estimait chanceuse.
-Juste quoi ? poursuivit Emma constatent que Régina c'était perdue loin dans les méandres de son esprit.
-Vous pourriez peut-être rester ici, du moins le temps que vous retombiez sur vos pieds. Il y a de la place dans le manoir, et mes chambres d'amies sont pratiquement toutes opérationnel. Vous pourriez…
-Non !
-Allons Miss Swan prenez au moins le temps d'y réfléchir
-Oh mais c'est tout réfléchit Miss Mills » Emma désormais sur la défensive interprétait les paroles de la brune comme un geste de charité ou pire encore de pitié. La jeune blonde qui depuis sa « tendre » enfance enchainait les coups durs, et les descentes aux enfer, avait appris très tôt à se méfier de tout et de tout le monde. Pour elle il était tout bonnement impensable que derrière le moindre geste se cache une once de gentillesses. Car plus qu'un simple excès de modestie, c'est bien le revers du service qu'elle craignait le plus. La vie l'avait marquée sévèrement tant psychologiquement que physiquement, ses épaules depuis trop longtemps chargeaient un fardeau beaucoup trop lourd. La méfiance était donc devenue son bouclier, son mûr en bêton armé. « Je ne veux ni de votre pitié, ni de votre charité, je ne suis pas une de ces œuvres caritatives auxquelles les gens comme vous s'adonnent pour se donner bonne conscience.
- Les gens comme moi ? » Ne put cacher plus longtemps son étonnement Régina, face à la violence et à la véhémence de ces propos. La jeune femme n'avait jamais vue en quelqu'un un tel niveau de méfiance, et Dieu lui en était témoins, elle-même nourrissait en son fort intérieur ce sentiment d'une force qui parfois lui semblait insurmontable. Après tout, les années passées sous le joug de sa mère lui avait fait un bon entraînement. Etre la fille de Cora Mills n'amenait pas que des opportunités, c'était aussi synonymes de convoitises et de profitassions. Si leurs vies n'avaient pas été la même elles semblaient pour autant partager beaucoup de choses en commun. Aussi aurait-il fallu qu'elles s'en rendent compte.
« Eh bien oui les gens comme vous, née avec une cuillère en argent dans la bouche, qui n'ont jamais travaillez de leur vie et qui au moindre « bobo » appelle Papa, Maman.
-Comment osez-vous ! Vous ne savez rien de ma vie et pourtant vous vous permettez de faire ce que j'en suis sûr vous n'aimeriez pas que l'on vous face en retour. Tout ça pourquoi, car j'ai sans le vouloir piqué votre petite fierté surdimensionnée. Je ne sais pas qui vous avez fréquenté mais il y a encore des gens bien sur cette planète, grand mal m'aura pris d'user de cette gentillesse avec vous. » Son ton était froid, acerbe, et malgré sa colère, Emma voyait bien au fond, dans ces yeux couleurs d'ébène que ses mots avaient heurté la brune plus profondément qu'elle ne l'aurait souhaité. La blonde l'avait blessé, et son cœur c'était comprimé comme si on y avait asséné plusieurs coups de massue. La culpabilité ne prenait décidément pas son travail à la légère. C'était là le défaut de la jeune femme, partant toujours au quart de tout quand elle se sentait, elle ou son fils menacé. Il c'était passé la même chose avec la gérante du Bed&Breakfast, mais pour une raison que la blonde semblait vouloir ignorer, elle se sentait beaucoup plus repentante de ses précédents mots envers la brune.
-Miss Mills, je…je suis désolée les mots ont dépassé ma pensée. Il semblerait que j'ai du mal à faire confiance et à voir le bon chez autrui
-Sérieusement, je ne m'en suis pas du tout aperçue ?
- C'est de bonne guerre je vous l'accorde. S'inclina pour le moins désolée Emma. Je suis très reconnaissante de l'opportunité que vous m'offrez Miss Mills, mais je ne peux pas accepter, je n'ai rien pour vous payer et puis vous n'avez sûrement pas signer pour faire de la colocation avec une jeune mère incapable de subvenir au besoins de son enfant.
-Vous devriez cesser de vous sous-estimer de la sorte très chère, et puis je ne vous offre pas le gîte et le couvert gratuitement, j'attends de vous un retour de faveur. Lui dit Régina calmement touchée malgré elle par les excuses, qu'elle savait sincère de la blonde. Cependant dans la tête d'Emma se fut un sentiment tout autre, comme si un tiers avait appuyé sur un bouton ou quelque chose du genre. La tension était palpable dans le corps, et son regard, que la brune ne sut interpréter de prime abord, c'était chargé en déception aussi vite que les mots de Régina eurent finit d'être prononcé.
-Je le savais ! Mais qu'est-ce que je suis conne ! Et moi qui commençait tout juste à penser que vous pourriez être différente ! »
Sur ces derniers mots Emma se leva brusquement du fauteuil, tenant solidement son fils dans ses bras et partit par grandes enjambées dans l'escalier menant à l'étage. La brune restée stupéfaite sur son propre fauteuil ne compris pas ce mouvement brusque de la part de la blonde. Elle n'avait pourtant rien dit d'exceptionnel, avait été plutôt gentils en fait. Alors qu'avait bien put interpréter de mal, l'autre jeune femme, pour susciter chez celle-ci un si rapide revirement de situation ? Après quelques secondes de réalisation, Régina se décida enfin à suivre Emma pour savoir le fin mot de cette histoire. Montant les escaliers elle arriva très rapidement dans le couloir où elle aperçut au fond de celui-ci en face de sa chambre, la porte du placard menant au grenier grandement ouverte. Sans plus d'hésitation elle s'y rendit et montât jusqu'au grenier. Emma était debout entrain de rassembler les quelques affaires de son fils et les siennes et ne constata pas tout de suite la présence de Régina. Henry bien installé sur le matelas de fortune, ne semblait être préoccupé nullement par tout le remous méninges autour de lui, plus passionné par sa petite couverture en laine. Régina elle était stupéfaite de voir dans quelle condition la blonde vivait avec son fils, ce n'était certes pas insalubre ni tout à fait inhabitable, mais tout de même poussiéreux et sûrement frigorique à la nuit tombée. Même si elle devait se l'avouer, Emma avait fait preuve de beaucoup d'ingéniosité pour rendre ces lieux assez cosy et tout de même confortable pour elle et son fils.
-Miss Swan que signifie tout ceci ?
-…
-Miss Swan quand je vous pose une question j'attends de vous une réponse
-…
-Voudriez-vous bien cesser de faire l'enfant et me répondre ! Nous sommes tout de même entre adultes, à cette réplique Emma lança un regard noir à la brune
-Très bien, que ce passe-t-il, je pensais que tout était réglés et que nous avions enterrer la hache de guerre » Ne percevant toujours aucune volonté de sa part d'amorcer la discussion, Régina s'avança au plus proche de la blonde et instinctivement toucha son bras. Mais soudain comme brûler par les flammes Emma eu un mouvement brusque de recul, le regard emplit de terreur avant de réaliser que ce n'était que Régina. Cette dernière ayant réussi à intercepter à la volé le regard de la blonde, qui pourtant fit preuve d'une rapidité remarquable à le faire disparaître pour laisser place à la neutralité la plus totale, fut d'autant plus curieuse quant à sa personne et au mystère autour d'elle. Frapper par l'étonnement, la brune voulu immédiatement se confondre en excuse. A cette réalisation, Régina n'en demeura que plus troubler. Elle, la grande Régina Elisabeth Mills, l'Evil Queen comme tant aimaient à la surnommer, s'excuser. C'était en effet une première, mais face à cette sulfureuse blonde il lui semblait perdre tous ses moyens. A vrais dire chaque fois qu'elle posait les yeux sur la jeune femme, une sérénité sans pareille l'envahissait par vagues, elle avait ce sentiment étrange de vouloir la protéger de ce monde qui lui avait fait voir tellement, surement trop de mystère. Elle avait le désir de l'enserrer dans ses bras et de ne plus la lâcher, de lui donner mont et merveilles. Et secrètement, tout au fond d'elle-même, ce qu'elle ne voulait pas s'avouer, ce qu'elle avait passé tant d'année à refouler semblait éclore, rougeoyant de vivre et de s'exposer au plus grand nombre. L'amour. Sans doute le plus intense mais aussi sa plus grande peur.
« Ne vous fatiguez pas nous nous en allons dès maintenant
-Serait-il au moins possible de savoir la raison de ce départ précipité ou vous compter fuir comme si de rien était ? s'agaça de plus en plus Régina
- Ne jouer pas l'innocente…Ecoutez je n'ais strictement aucune envie de devenir votre sou fifre, votre jouet sexuel ou qu'elle en soit ce que vous espériez obtenir de moi contre le gite et le couvert.
-Et puis-je vous demander à qu'elle moment il en a été question ? Car à ma connaissance je n'ai dit où suggérer aucune de ces choses obscènes, mais grand bien me fasse de savoir que vous n'adhèrerez jamais à de telle basses. Intérieurement la brune jubilait d'avoir retrouvé un peu de cette mordante répartie, un brin satirique qui l'avait quittée à la seconde même où l'ébène avait croisé l'émeraude.
-Je…Vous…Quoi ?
-Aurait-on de nouveau perdue sa langue Miss Swan ?
-Je…Mais quand vous disiez attendre de moi un retour de faveur ?
-Eh bien oui j'entendais par-là, que vous pourriez peut-être travailler pour moi. Lundi je dois prendre mes nouvelles fonctions à la mairie, le problème étant que je n'ai trouvé encore personne pour être mon assistante. C'est certes une petite ville mais avec les projets que je fonde pour elle, le travail sera gargantuesque et de ce fait j'aurais grandement besoin d'aides.
-Vous ne me connaissez ni d'Eve ni d'Adam, et il est sûr que je n'ai pas les compétences requises pour exercer dans l'administration public, pourtant vous semblez être prête à sauter à pieds joints dans ce risque inconsidéré. Rappelant sceptiquement à la mairesse, qui paraissait farouchement décidé quant à son choix.
- Très clairement oui, et puis au sujet de votre « incompétence » comme vous le dites, si vous savez lire, écrire et compter vous être déjà aussi doué que notre cher Président si ce n'est plus. Dis la brune sarcastiquement. La vérité c'est que cette idée lui était venue sur le coup, comme sortie d'une pochette surprise, ou comme preuve à l'appui d'un désir inavoué de garder la jeune mère et son fils à ses côtés.
-Je suppose que je vous dois de nouveau des excuses alors » murmura calmement Emma, rouge de honte de s'être emporté si vite. Dans sa tête se jouait un ballet d'auto flagellation, se fustigeant à tout rompre pour les « bourdes » qu'elle enchainait depuis sa rencontre avec la brune et même un peu avant. Elle n'arrivait pas à croire que pour un simple malentendu elle aurait pu gâcher les chances d'Henry et d'elle-même à trouver un semblant de stabilité et pourquoi pas de sérénité dans la vi-ll-e de la brune. En parlant de celui-ci, il c'était endormi doucement bercé par l'interaction des deux femmes. Le pousse à la bouche et sa couverture, qui était en fait celui de sa mère quand elle n'était elle-même qu'un bébé, reposait contre son cœur fermement enserré dans sa petite main. Régina qui avait baissé la tête vers Henry, ne put trouver à cette scène une autre description autre que celle « du petit chérubin le plus mignon qu'elle n'ait jamais vue » et perdu dans sa contemplation c'est dans le vague qu'elle répondu une phrase déjà toute pensée à la blonde.
« N'en parlons plus » Voyant Régina perdue dans sa contemplation, elle esquissa un léger sourire. Au moins elle n'aurait pas à s'inquiéter de savoir si oui ou non, Henry allait être d'une gêne quelconque pour Régina. Car le moins que l'on puisse dire c'est que le petit Henry Swan lui avait volé son cœur tout du moins, la moitié…
« Vous pouvez le prendre dans vos bras si vous le voulez.
-Comment ? sortit de sa contemplation la jeune femme.
- Vous voulez le tenir dans vos bras ?
-Je…quoi…Eh bien…Euh
-Aurait-on perdue l'usage de sa langue Miss Mills, répéta Emma, l'exacte même phrase que lui avait sorti Régina. Non sans accompagner sa tirade d'un léger rictus provocateur à la commissure des lèvres.
-Hilarant Miss Swan, vraiment très hilarant. Et non je ne crois pas que je devrais, il dort si bien je n'ai pas envie de le troubler dans son sommeil.
-S'il y a une personne que vous n'embêterez pas dans son sommeil, c'est bien mon fils. En fait d'habitude c'est plutôt l'inverse avec les bébés. Quoi qu'en ni repensant j'ai vraiment été béni avec lui, c'est un gros et bon dormeur » Ne put s'empêcher de s'émerveiller Emma au sujet de son fils. Il faut dire que depuis qu'il est née la jeune femme ne pouvait que se sentir comblée, c'était un bébé calme et très éveillé pour son jeune âge, alors chaque petite chose que l'enfant faisait, pour l'adulte c'était une prouesse accomplit.
« Je vous crois sur parole, mais je ne tenterais quand même pas ma chance, lui dit rapidement la brune
-Oh aller il ne va pas vous mordre, et puis je dois faire descendre nos affaires. A moins bien sûr que vous comptiez nous refaire dormir dans le grenier ? dit la blonde se jouant à la fois d'elle-même qui avait pensé plutôt à cette option et de la brune, pour essayer de détendre l'atmosphère de gêne qui avait pris place. Cependant il semblait que cette dernière ne perçut pas l'humour un peu jaune d'Emma.
-Non, non ! Bien sûr que non enfin ! S'offusqua la brune
-Et du calme Madame le Maire, c'était de l'Humour » Emma se mit à rigoler de la mine déconfite de Régina. Toutefois elle s'arrêta bien vite en voyant qu'elle l'avait vexée plus que de nécessaire. Voulant aplanir les choses, elle déposa ce qu'elle avait déjà rassemblé dans ses mains, sur le matelas et saisi son fils dans ses bras. Dans un geste confiant, ce qui l'étonna vraiment, elle s'avança vers la brune et y déposa son fils endormi, nullement inquiété du changement de position. Ainsi Régina n'eut d'autre choix que de s'en saisir. Avec la précaution et la délicatesse qui siérait à un objet fragile de grande valeur, elle l'ajusta sur son épaule et pausa une main contre son dos l'autre sous ses fesses pour être sûr qu'il ne tombe pas. Pas une seconde il ne se réveilla, semblant même trouver encore plus de confort sur la brune que sur le matelas de fortune. Dans les yeux de la blonde elle pouvait y lire un insolent « je vous l'avais dit » qui malgré tout la fit sourire. Emma, passant une main dans les petites boucles brunes de son fils, effleurait de son bras celui de Régina posé sur le dos de l'enfant. Quand elle en prit conscience elle n'essaya même pas de se retirer, plutôt elle releva la tête vers son tout nouvelle hôte, et encore une fois se perdit dans l'immensément profond regard marron quasiment noir. Régina, elle, n'en menait pas large. C'était comme si le temps avait suspendu ses minutes et ses secondes, pour laisser ces deux âmes, là dans le grenier, à l'abri du monde extérieur se trouver, se comprendre, connaitre le lien qui paraissait les unir pour une destinée qui ne pouvait être que commune. Par-delà les mots, les interrogations, elles commençaient à voir les tenants d'une nouvelle forme langagière. Dans leurs yeux se reflétait, sentiment inavouée, inavouable, peurs du passé, présent et futurs.
Cependant comme toute chose ayant une fin, elles s'éloignèrent et revinrent dans le monde réel, non sans une petite gêne persistante.
« Humm…finissez rapidement de ranger vos affaires et je vous montrerais vos nouveaux appartements. Il y a deux chambres qui communiquent à côté de la mienne, elles ont chacune leurs salles de bain, vous pourriez ainsi chacun avoir votre espace sans toutefois être séparé. Qu'en dites-vous ?
-Cela serait vraiment géniale, merci beaucoup, je n'en espérais pas tant.
-Ce n'est pas grand-chose, dit-elle avec modestie et gêne
-Si pour moi c'est énorme. Et par la lueur de reconnaissance dans ses yeux, Régina pu voir à qu'elle point cela était vrais.
Finissant de rassembler ses quelques affaires, Régina et Emma se redirigèrent à l'étage du bas. Il ne leurs fallut que quelques secondes pour rejoindre lesdites chambres dont avait mentionnée la brune, et quelque seconde de plus pour émouvoir la blonde face à la vaste chambre qui s'offrait à elle et à son fils, dont la chambre attenante n'avait rien à envier à la première.
-C'est la première fois que j'ai une chambre aussi grande pour moi toute seule, Merci Miss Mills
-Il y a encore quelques petits aménagements à faire, mais mon ami et moi avons déjà fait le nettoyage dans cette aile de la maison. Il ne vous restera plus qu'à ajouter votre petite touche personnelle, si vous le voulez nous pourrions allez acheter quelques décorations lundi après-midi pour Henry et vous.
-Non cela est beaucoup trop, je ne peux pas accepter.
-Miss Swan nous en avons déjà discuté, cela ne me dérange pas, et ce n'est pas non plus pour combler un besoin soudain de bonne conscience. Je veux simplement que vous vous sentiez comme chez vous. Et puis les bébés ça à besoins de plein de choses d'on je ne saurais nommer le nom ». A cela, Emma ne put s'empêcher de sortir un rire clair et cristallin sortir de sa bouche, et comme s'en était devenue une habitude un peut « cucu la praline » Régina n'avait d'autre choix, si choix il y en avait, de s'extasier devant ce qui lui paraissait être la plus belle mélodie au monde. « Ma vielle tu ferais mieux de te ressaisir et vite, elle est entrain de te ramollir le cœur et la raison »
« Je vous promet de vous rembourser chaque centime que vous aurez déboursé pour moi et mon fils, à la virgule près.
-Ce ne sera pas nécé… Au regard que lui lança Emma, elle se rendit vite compte que ce n'était plus la peine d'argumenter, mais elle se jura que cette discussion n'était pas finie, et qu'elle arriverait à la faire céder, à lui faire comprendre qu'un cadeau n'était pas un dut nécessitant d'être rembourser.
- Les chambres sont vraiment très belles, Miss Mills, entendit Régina la voix lointaine d'Emma, qui en avait profité pendant la dérive de la brune dans ses pensées pour explorer la chambre communicante.
Effectivement chaque chambre malgré leurs étonnantes et charmantes similitudes semblait avoir un cachait d'antan qui leurs étaient propres. Dès que l'on passait le pas de la porte on pouvait voir en face, de grandes fenêtres française baignée la pièce de revigorantes lumières du jour. Tout autour de celle-ci s'encadrait un ensemble de bibliothèque et sous chaque fenêtre, une petite banquette. A droite, vis-à-vis d'un lit à baldaquin légèrement plus petit que celui de Régina et un peu vieillit par le temps mais tout de même beau et majestueux, se trouvait une imposante cheminé en marbre blanc surmonté d'un magnifique miroir de couleur d'or. La porte juste à côté, donnait sur l'exacte même décoration. Seule quelques objets dénotaient, pourtant on aurait pu aisément croire que l'on était partit dans un tout autre décors, aussi charmant que le premier. Ainsi de chaque côté des lits se trouvaient une porte menant à un petit dressing puis successivement à la salle de bain, tout aussi belle avec sa baignoire à pied et ses grandes fenêtres, qui étonnement donnaient un aspect plutôt intime aux pièces. C'était comme se retrouver dans une maison témoin, tout ou presque était jumelé.
-J'ai eu un vrai coup de cœur pour cette Maison, tant l'extérieur que l'intérieur elle dégage un réel cachait. Et puis elle dépeint aussi l'aspect de la ville, charmante, rustique mais qui mérite quand même d'être remis au goût du jour…
-Sans toutefois casser la magie d'antan
-C'est exactement cela, dis Régina étonné que la blonde est saisie si rapidement ce qu'elle pensait
-J'ai toujours aimé le vintage, pour moi plus qu'une mode c'est une culture. Je me suis toujours dis que les objets d'époque avaient une histoire à raconter, comme témoin d'un passé plus glorieux, alors que la majorité des objets d'aujourd'hui, fait à la chaine manquaient d'âme et de prestance. Il n'y a pas plus noble qu'une œuvre pensée et réalisée avec…
-Passion, je comprends tout à fait ce que voulez dire.
Il était fascinant comment chacune arrivait à finir la phrase de l'autre, comme les deux faces d'une même pièce qui avait enfin put se rejoindre après avoir été séparé après de si longues année. La journée se passa ainsi, elles deux assise à même le sol de la première chambre, apprenant petit à petit à faire connaissance, parlant de sujet aussi divers que l'art, la culture et la politique, ne voyant même pas les heures défilées. Régina pendant cette discussion avait pu se rendre compte avec fascination, d'à quel point la culture d'Emma était diverse et variée. Il était rare pour elle de parler aussi longtemps avec une personne d'un sujet aussi complexe que les relations politique international sans se sentir lasse ou ennuyé. Non avec la blonde c'était passionnant, emportant, rafraichissant. Mais à cela elle put tout aussi voir que la jeune mère se sous-estimait beaucoup trop. « Bien sûr qu'elle avait les compétences pour l'assister ! » Elle oserait même dire qu'Emma était sûr qualifié. Elle avait déjà hâte de travailler avec cette mystérieuse jeune femme.
Henry se réveillant d'un sommeil réparateur toujours dans les bras de la brune, celle-ci ne semblant nullement incommodée par le jeune enfant qui à la longue devait surement peser son poids, les sortit de leurs enivrante discussion vers deux heures de l'après-midi. Il n'avait pas mangé depuis le matin très tôt et commençais à ressentir la faim.
Les pleurs d'Henry, fit Emma se lever avec précipitation pour regarder sur la petite horloge l'heure exacte. Elle ne put cacher sa stupéfaction face à l'heure tardive.
-Oh mon Dieu je ne savais pas qu'il était si tard, Henry doit avoir faim
-Je pourrais préparer quelque chose de rapide pour nous tous, laissez-moi réfléchir…à vue d'œil Henry doit avoir aux alentours de 5 mois, je me trompe ?
-A vrais dire il a 6 mois, lui répondit-elle curieuse de savoir où elle voulait en venir
-Merveilleux ! C'est l'âge parfait pour les découvertes culinaires, mes filleules adore ma purée de carotte, elle est rapide et facile à faire je pourrais en faire pour lui.
-Je vous est déjà dit ce n'est pas la peine de vous donner au temps de mal
-Et je vous le répète Miss Swan, vous êtes mes invités, non mieux, vous êtes ici chez vous. Alors acceptez mon aide, c'est tout ce que je vous demande.
-Très bien, j'accepte à condition que vous me tutoyez et m'appeliez par mon prénom, je sais que l'on vient tout juste de se rencontrer mais j'ai l'intime conviction que je pourrais vous faire confiance » Quand la blonde prononça ces derniers mots elle ne put affirmer avec certitude à qui cette phrase s'adressait réellement, était-ce à la jeune femme brune ou bien une petite pique que son cœur lançait à sa raison.
« A la seule condition que vou-tu en fasse de même. Réalisant le nouvel échelon qu'elle venait de franchir dans sa relation avec Emma, Régina ne put retenir son sourire éclatant. Cela fait bien longtemps qu'elle ne c'était pas sentit aussi bien en compagnie d'une personne autre que ses amies et sa famille. Longtemps, elle avait désespéré trouver quelqu'un qui la comprendrait aussi bien, qui la sortirait de ses sentiers battus sans lui céder. Elle avait enfin trouvé quelqu'un à la hauteur de ses espérances, quelqu'un qui savait lui tenir tête sans pour autant en avoir le dessus. C'était un juste équilibre rassurant, nouveau et sauvage. Et pour cela elle était préparée.
C'est dans cette bonne humeur qu'ils rejoignirent le rez-de-chaussée. Emma ayant repris son fils dans ses bras, suivit la brune dans sa vaste cuisine au couleur claire. Elle prit place sur une des chaises devant l'ilot centrale, et fut de sitôt emportée par l'aisance de Régina dans sa cuisine. Quand cette dernière se retourna et se hissa sur la pointe des pieds pour récupérer quelques ustensiles dans le placard, l'autre jeune femme put à son aise se rincer les yeux sur le fessier rebondit et sans doute ferme de celle-ci. Avec le tumulte des émotions de la journée, Emma n'avait guère prêté plus d'attention que cela à la tenue, pouvant être qualifiée de légère de Régina. En effet, la brune portait une nuisette en soie violette au bordure de dentelle noir, plutôt courte, par-dessus du quelle elle avait mis un kimono, de soie également et tout aussi court, assortie à la nuisette. Ainsi quand elle essaya d'atteindre une étagère du haut, sa tunique se releva légèrement laissant apercevoir la naissance de ses fesses, seule cachées par un string en dentelle noir. Rendu en valeurs par les longues jambes galbées et basané, Emma se perdit dans un fantasme où elle se hisserait derrière le dos de la brune, la tête dans son coup et ses mains fessant leurs chemins lentement mais certainement des hanches vers les fesses de la Mairesse. Dûment encouragé par un soupir d'envie de cette dernière, elle la retournerait face à elle, encrerait son regard de passions dans les siens noir de désir, descendrait vers son coup pour lui livrer un ballet entre morsures et baisés endiablés, pendant qu'elle saisirait une nouvelle fois les fesses rebondis et bien formés de la brune. Les gémissements de cette dernière, lui arriveraient par vagues déchainées jusqu'aux oreilles, alors qu'elle continuerait à masser sensuellement son fessier, presque sauvagement ce qui n'aurait d'effet que d'amplifier au fur et à mesure les cris, les gémissements de Régina.
Dans le corps de la blonde c'était une tempête, non un brasier. Oui c'est ça un brasier qui commençais à la consumer, elle se sentit rapidement étourdit, sa respiration devint de plus en plus erratique, ses lèves tremblaient d'envie de faire le tour du contoire et de mettre à exécution se terrible fantasme, qui commençait à ruiner son sous-vêtement. C'était sauvage, envoutant, passionnant, jamais de toute sa vie elle n'avait connue de désir si hardant pour une personne et encore moins pour une femme. Mais avec Régina ce n'était pas pareille, elle inspirait tellement de choses à la blonde que ce soit émotionnellement ou sexuellement que ça en devenait déroutant. « Bon sang cela ne faisait à peine quelques heures qu'elles s'étaient rencontrées !» les jours suivants allaient être un vrai supplice, et elle ne savait si elle pourrait résister bien longtemps à la tension sexuelle qui envahissait ses pensées. Régina se sentant observer, ou plutôt dévorée du regard se retourna vers la blonde et perçut aisément le désir pur à la fois sauvage dans les yeux de cette dernière et lui adressa un petit sourire mutin.
« Vous voyez quelque chose qui vous plait Miss Swan ? dit-elle, se préparant d'ores et déjà à la future gêne occasionnée chez la blonde, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne s'attendais pas à une répartie bien sentie de cette dernière.
« Oh que oui Madame le Maire, vous en avez même pas idée ! »
