Voila le chapitre Quatre... je sais, j'ai une semaie de retard...cette fois, ce sont des soucis avec fanfiction qui m'ont empecher d'être ponctuel! j'aurais du m'y prendre plus tôt aussi uu
Bon, je tien a signaler que si je ne recoit pas un minimun de review, je vais déprimer... dita triste j'ai de plus en plus de mal a ecrire la suite de cette fic. elle me vole mes nuits, mes idées...je ne dors plus, je me torture pour elle... un peu d'encouragement, même si vous aimez pas... please!
Disclamer: quelques personnages a moi, (et ouai ) , le reste, est a JK Rolwing... (et ouai...uu)
Couple: vous verrez bien, c'est une surprise.
Rathing: k voir k+
quelques symboles:
… : marque qu'un moment plus ou moins long sépare les deux instants.
OoOo : encadre un souvenir. Appartenant à 'Eric'
OooOoo : encadre un souvenir. Appartenant à Eiline.
o.o. : même moment, lieu différent.
'italique' : encadre les pensées des personnages.
Read and Enjoy!
Insomnie.
Chapitre IV
Les soixante sept miles qui séparaient Londres de Douvres furent parcourus en une heure vingt. Ils avaient pris leur temps, roulant lentement. C'était la première fois qu'Eiline conduisait à gauche et il fallait qu'elle s'y fasse. Ils avaient profité de ce trajet pour se parler, révélant leurs goûts, leur impression sur le temps Anglais et sur tout plein de sujets. Ils évitèrent juste de se remémorer les souvenirs de la veille, ainsi que les découvertes de ce matin. Tout cela, ils en reparleraient plus tard.
Londres était une ville gigantesque. Ayant prévu cela, la jeune femme avait acheté un plan de Londres. Elle avait déjà entouré tous les lieux qu'elle voulait visiter. Son enthousiasme débordant et exubérant était contagieux. Bien qu'au départ, elle l'ait feint, il devint bientôt sincère. Les deux jeunes gens étaient tels des gamins, se disputant gentiment pour savoir par quoi ils allaient commencer.
- Ah ! Nous sommes enfin arrivés à Londres, j'en ai souvent rêvé. Tout est comme dans mes rêves, un peu trop même.
- Comme dans les miens aussi.
- Toi c'est normal, étant anglais, tu as déjà dû y aller, mais moi ?
- Une française parlant un anglais parfait, lisant des livres anglais sans jamais avoir suivi un seul cours sur cette langue étrangère pour elle et élevée par un homme ne parlant que français… ça n'existe pas…
- Exact. Quoique mon oncle ne parlait peut être devant moi qu'en français mais…
- Tu as déjà dû aller en Angleterre. Etant toute petite. A moins que tu ne sois un monstre ultra intelligent !
- Oui, peut être…quoi que…un « monstre ultra intelligent »…ça ressemble à quoi ces machins la ?
Tous deux rirent en imaginant le dit « monstre ». A quoi pouvait bien ressemblait une telle créature ?
- En tout cas, je pense que tu me contrediras peut être mais, je me trouve plutôt belle pour un monstre…
- Fais attention aux chevilles, l'extra terrestre !
- J'en ai plus.
- C'est bien ce que je pensais…
Leur fou rire redoublait. Loin de leurs soucis, ils étaient deux gosses infernaux ne demandant qu'à faire les 400 coups et de fourrer leur nez partout. Dire des bêtises, se taquiner, voir plein de choses, tout cela les attendait impatiemment dans cette grande ville. Bientôt, ils se jetteraient là-dedans, heureux de ne penser qu'à s'amuser !
- Bon allez, soyons un peu plus sérieux. Il est déjà trois heures. Que penserais-tu de se trouver un hôtel et ensuite un salon de thé ? J'ai pas trop envie d'arpenter les rues londoniennes tout de suite…
- Bonne idée. Mais cette fois on ne va pas dans un palace, ok ?
- Bah, pourquoi tu dis cela ?
- Ne fait pas l'ignorante ! Je veux bien que tu sois « riche » mais n'abuses pas voyons. Je préférerais un lieu un peu plus charmant.
- Oui, c'est une bonne idée. Et puis, cela nous changera de Douvres.
- A qui le dis-tu ! Ton soit disant hôtel avait certainement plus d'étoile à son entré qu'on ne peut en mettre dans le ciel.
- Très poétique.
- Je sais. Mais aie-je tord ?
- Bon j'avoue. Mais toi aussi reconnais que la suite était superbe. Les lits ultra confortables, et la salle de bains ! On y a passé une soirée…
Eiline rougit. La soirée avait été sympathique mais la nuit avait plutôt été du genre chaotique.
- Oui. C'était beau mais ce n'était pas non plus nécessaire. Je suis sûr qu'il existe un tas d'hôtel aussi bien mais moins cher ! Et puis, les économies qu'on fera, on pourra les dépenser ailleurs.
- C'est vrai…en restaurant ?
- Pfft, c'est pas possible, t'es irrécupérable !
- Je rigolais voyons, fais pas cette tête !
Le jeune homme déplia l'un des nombreux guides et prospectus pour touristes. Il en feuilleta un, puis un deuxième l'air toujours pas satisfait. Ce n'est qu'au quatrième qu'il trouva ce qu'il cherchait.
- Que dirais-tu de celui-là ? Il est prêt d'un parc, il est bien coté mais sans plus. Les prix sont raisonnables et ses chambres ont vraiment l'air ravissant. De plus il dispose de tous les services que l'on pourrait trouver dans un de tes grands palaces. Alors ?
- Je te fais confiance, ryry chéri. Va pour cet hôtel, puis à nous le merveilleux rôle de touriste.
- Merveilleux rôle de touriste ?
- Bah oui, j'aime jouer au touriste comme ça. Et puis, tu n'es pas obligé de prendre cet air septique ! j'aime cela, point barre, même si cela m'est arrivé qu'une seule fois.
- Ah oui ? Quand ça ? demanda-t-il cette fois avec un intérêt sincère et amical.
- J'avais fugué pour une journée. Bien sûr c'était une journée où mon oncle n'était pas là. Et je suis partie à la découverte du monde !
- Et tu es allé où, Grande exploratrice ?
- A paris !
- C'était bien ?
- GENIAL !! J'avais joué la touriste anglaise.
- Pfffff, cela ne m'étonne pas de toi.
Ils se remirent à rire. Décidemment ils allaient bien s'amuser…De plus, ils s'entendaient vraiment de mieux en mieux !
- Bonjour.
- Bonjour, que puis-je pour vous ?
- Je souhaiterais une chambre pour deux personne, s'il vous plait.
- Bien. Avec des lit simples ou doubles, madame ?
- Euh, c'est Mademoiselle, et ce sera des lits simples, s'il vous plait.
- Nous pouvons vous proposer une solution où vous serez en pension complète ou en demi-pension. La pension complète comprend tous les repas que vous désirez prendre au sein de l'établissement. La demi-pension comprenant le petit déjeuner et le dîner uniquement. Sinon, vous aurez toujours le petit déjeuner, compris avec le prix de la chambre, bien sûr.
Eiline sourit. Ce réceptionniste vendait bien son établissement. Mais ce n'était pas à elle de choisir de toute façon.
- Qu'en penses-tu, ryry chéri ?
- Je pense que ce serait plus sympathique si nous dînions en ville. Il doit y avoir plein de resto bien.
- Ok, alors uniquement le petit déjeuner.
- Bien, mademoiselle. Puis-je savoir à qu'elle nom je dois réserver ?
- Euh, Brenand !
Eric pouffa pendant qu'Eiline rougissait à vu d'œil. Pourquoi était-ce le seul nom à lui venir à l'esprit ? Etait-elle aussi obnubilée que cela par le jeune docteur ?
- Bien. Tout est en ordre. Voila votre clé. Veuillez suivre le jeune homme, je vous prie. Il vous indiquera votre chambre et vous aidera à porter vos baguages.
- Merci beaucoup.
- C'est nous qui vous remercions, Mademoiselle, Monsieur.
…
- Je dois dire que tu as très bien choisi, ryry.
- Merci, beaucoup, Madame.
- Oh, arrête avec ça ! Je fais aussi âgée que cela ?
- Non, je te taquine juste, ma petite Eiline !
- Pff. Idiot !
- Méchante !
Ils se tirèrent la langue comme des gamins, sans se soucier du regard des autres.
- En attendant, tu as vraiment de très bons goûts.
- Oh, c'est plutôt de la chance tu sais.
- Alors tu es très chanceux.
- Faut croire. Quoi que le jour où je suis tombé sur toi…Aïe !
- Tu n'as qu'à pas dire de bêtises ! Le thé est vraiment excellent et le salon est exquis.
- Change pas de sujet comme cela, folle furieuse…Aïe !
- Oh, je t'ai à peine pincé, espèce de chochotte !
Ils riaient. Eiline ne lui faisait pas mal, mais faisait comme-ci, pour pouvoir se venger de ce qu'elle appelait le manque de galanterie de son ami.
- Tu ne trouves pas que c'est beau ?
- Oui, c'est très joliment décoré.
Il était dans les environs de quatre heures. Leurs valises étaient posées, leur voiture garée. Ils avaient marchés en ville puis Eric avait découvert un petit salon de thé. Ils étaient entrés et avaient découvert un lieu ravissant et reposant.
Les murs étaient peints en prune, de nombreuses plantes étaient savamment disposées dans tout le salon. Les fleurs rivalisaient de beauté. Des teintes jaunes ou violettes se battaient pour être plus admirées les une que les autres. Les tables étaient séparées par ces plantes ou par des auvents, faisant une grande place à l'intimité des couples.
Une musique douce et claire masquait légèrement les bruits des discussions. De l'encens brûlait dans un coin, répandant une odeur subtile et légère. Le cadre était parfait pour un rendez-vous en amoureux, mais aussi pour discuter tranquillement avec un ou deux amis.
- Alors, on fait quoi demain ?
Eric venait tout juste de savourer une nouvelle gorgée du liquide ambré. Il avait posé la question pour savoir ce qui trottait dans l'esprit de la jeune fille. Il savait qu'elle pensait à cela, et il aurait voulu qu'elle y pense à voix haute.
- Je n'en sais encore trop rien. J'y réfléchissais justement. Quoique, si ! Je sais ! Ecoute bien et dis-moi ce que tu en penses !
- Bien chef, je vous écoute !
Eric esquissa un salut militaire, afin d'amuser sa seule, chère confidente.
- Que penses-tu de tower bridge et Buckingham palace ? Le temps d'admirer ces monuments le matin, avec les relèves de la garde, il sera temps de déjeuner. Tu pourras nous trouver une petite pizzeria, j'ai envie d'une pizza pour demain.
- Pas de problème, en plus, cela me tenterait bien, moi aussi, une pizza.
- Parfait, ensuite, Big Ben l'après midi. Et s'il nous reste du temps, on ferra un peu les boutiques.
- Très bonne idée. Cela nous fera une journée chargée mais ça sera amusant ! Tu es la meilleure pour organiser les journées.
- Merci, mais je dois cela à l'habitude. Et puis, je suis parfaite !
Elle prit un air supérieur, afin de rivaliser avec les pitreries de son ami.
- Faire le plus de ménage et tout cela en un minimum de temps, c'est cela que tu appelles l'habitude ? La railla gentiment Eric.
- Oui, et puis ? lui répondit elle en lui tirant franchement la langue.
- Tu te dis parfaite ? C'est vrai que tu es une future épouse parfaite, mais c'est tout. Franck a dû s'en rendre compte, d'ailleurs.
- Franck, mais ?... Euh pourquoi ?
Eiline devint rouge comme une tomate.
- Mais pourquoi parles-tu du Dr Brenand ?
- Je suis peut-être amnésique, mais pas aveugle.
- Ah, euh …
- Je sais qu'il te plait. D'ailleurs, il semblerait que tu ne le laisses pas indifférent.
- Arrête de dire des bêtises voyons.
- Penses-tu vraiment que je te mentirai ?
- Et pourquoi pas !! Tu l'as déjà fais. Et ce matin même.
- Oh, ça ! C'était pas un vrai mensonge. J'ai juste omis de te dire qu'en plus d'aller marcher, j'allais récupérer quelque chose.
- Pfffff… Mouais…
Eiline s'avoua vaincue. Elle prit une mine boudeuse quoique heureuse de ce qu'Éric venait de lui annoncer.
- Tu le penses vraiment ? demanda-t-elle timidement.
- J'en suis certain.
Il sourit, puis ria franchement, devant l'allure songeuse que venait de prendre son amie. Elle le rejoignit bientôt dans son rire, se décidant à repenser à tout cela plus tard.
…
Cela faisait une semaine qu'ils étaient à Londres. La capitale anglaise avait monopolisé tout leur temps ainsi que la moindre de leur pensée. Cela s'était avéré très profitable pour les deux jeunes gens. Les découvertes à leur arrivée avaient fini par les assommer. Ils avaient vraiment eu besoin d'une pause.
Durant ces sept jours, ils n'avaient pas eu le temps de s'ennuyer. Ils n'avaient pas eu la moindre seconde de répit. Ces vacances étaient pour le moment tout sauf reposante !
Ils avaient visité un tas de monuments, parcourus des kilomètres de musées et assisté à plein de spectacles. Tout les avait intéressés, leur avait plus ou les avait émerveillés. Londres était une ville magique, même si Eiline préférait quand même sa capitale, Paris.
- Et si on lui écrivait ?
Ils étaient assis tranquillement à la table d'un salon de thé. Le même que celui du premier jour. De tous ceux qu'ils avaient essayés, c'était celui-ci leur préféré. Eiline sursauta, tirée de ses rêveries par son ami. Le jeune homme avait un air espiègle qui ne la rassura pas.
- A qui ? demanda la jeune fille.
- Fais pas l'innocente. Tu pensais à lui, n'est ce pas ?
- Je ne vois pas de qui tu parles.
Elle avait beau nier et faire des efforts pour cacher son trouble, elle savait bien qu'elle n'était pas crédible. Cela était sûrement dû à la teinte rouge tomate de ses pommettes. Le regard de son ennemi adoré pétillait de malice.
- Bon t'as gagné… Oui je pensais à lui. Comment as-tu deviné ?
- Tu avais l'air tellement heureux dans ta rêverie…
- Tu es vraiment bête, dit-elle en explosant de rire.
- Bon, tu en penses quoi, on lui écrit ?
- Enfin, c'est bien beau tout cela, mais moi j'ai pas son adresse. Je connais juste celle de l'hôpital. Et toi ?
- C'est à moi de te dire que tu es bête. Tu as sa carte de visite ?
- Oui, mais à quoi ça sert ? C'est celle de l'hôpital dessus !
- Et au dos ? Il nous a dit qu'il nous avait laissé ses coordonnées perso.
- Exact ! J'avais oublié.
- Alors ?
- Pourquoi pas ! Ce n'est pas une mauvaise idée.
Ils finirent leur thé en parlant de tout et de rien, comme à leur habitude. Puis, ils se levèrent et partirent acheter une carte postale. Le choix fut plutôt dur, car ils voulaient vraiment en prendre une qui représentait bien la beauté de ce qu'ils avaient vu dans cette ville connue dans le monde entier.
« Nous passons des vacances excellentes. Nous avons de nouvelles pistes pour Eric. Mais nous verrons cela dans une semaine. Nous partons bientôt pour Brighton. Nous pensons à vous. A bientôt !
Eric et Eiline
PS : nous avons hâte de vous revoir !! »
- Voila, c'est parfait.
- Eric, tu ne crois pas que ce PS est de trop ?
- Non au contraire.
- Mais,…
- En plus, il verra bien que c'est toi qui l'as écrit. Il serra sûrement content.
- Mais tu m'as forcé…
- Ca, il ne le saura pas.
- Idiot
- Remercie-moi plutôt !!
Eiline embrassa la joue proche de son ami pour le remercier. Elle se permettait de plus en plus souvent ce genre de signe d'affection pour lui. Alors qu'il était la première personne qu'elle embrassait.
Ils postèrent la lettre et rentrèrent faire leurs bagages. Leur prochaine destination était Brighton. La jeune fille rêvait de revoir le pavillon royale.
Revoir ? Oui, depuis quelque temps ses rêves devenaient intéressants. Elle était sûre de l'avoir déjà visité. Mais quand, à quelle occasion et avec qui ? Cela, elle ne le savait guère et avait hâte de la découvrir. Ses « images » nocturnes ne lui avaient révélé que ce lieu.
Le trajet fut plus rapide, quoique plus long que le premier. Eiline s'était enfin habituée à conduire « à l'envers ».
Il devait profiter de cette courte semaine à Brighton car après, ils iraient dans une ville de la banlieue de la Capital. Car c'est cette ville proche de Londres qu'Eric avait indiqué sur la carte. Au fil de temps, les rêves aidant, il avait réussit à se souvenir d'une adresse. Une adresse complète, dans cette fameuse ville. Là où il avait vécu. Mais trouverait-il quelqu'un là-bas ? Si oui, serait-ce ses parents ? De la famille ? Ou bien de parfaits étrangers ?
Pourquoi le jeune homme n'avait-il aucun souvenir de ses parents ? Etait-il orphelin ? Ou, comme Eiline, n'avait-il des souvenirs qu'à partir du moment où il avait vécu chez son oncle et sa tante, en compagnie de l'horrible Duddley ?
…
La semaine passa vite. Trop vite peut être au goût des deux jeunes gens. Ils avaient fait les boutiques, ils avaient passé une tonne de moments inoubliables en soirées et vue tellement de chose que leurs cerveaux ne pouvaient se rappeler de tout.
Le pier de Brighton était un lieu qu'ils avaient adoré. Cette grande avancée sur la mer, lieux sur pilotis résistant aux assauts des vagues, abritait tant et tant de boutiques, de boîtes et une fête foraine si immense qu'ils leur avaient fallu s'y prendre à plusieurs fois pour tout faire.
Le pavillon royal avait été relégué à la fin du séjour. Pas qu'ils ne désiraient pas le voir, au contraire. Mais ils avaient peur qu'il ne révèle de mauvais souvenirs à la jeune femme. Et leur souhait, en plus de retrouver leur passé, était aussi que rien n'entache ces courtes vacances. Mais le dernier jour arrivait à grand pas.
…
- Eric, on y va ou pas ?
La jeune fille s'impatientait. Il était déjà deux heures et demi, soit une heure après l'horaire fixé la veille pour aller visiter le pavillon.
- J'arrive, excuse-moi. Je ne retrouvais plus ma montre.
- Tout ça pour une montre ?
- Mais, Ei, c'est mon unique cadeau que tu m'as fait !
Eiline rougit. Son ami savait tellement bien faire battre son cœur beaucoup plus vite. Et ceux tellement facilement, s'en était rageant. Surtout qu'il ne le faisait même pas exprès et, pire que tout, ne sans rendait même pas compte. Ryry était vraiment quelqu'un de naïf quand il s'agissait des sentiments féminins.
- Je me demande s'il a déjà eu une petite copine…
- Quoi ? tu m'as parlé ? Je n'ai pas entendu…
- C'est rien, je pensais tout haut.
- Et tu pensais quoi ?
- Que tu étais le mec le plus désordonné que je connaisse !
- Pardon
- En fait, t'es le seul mec que je connaisse, avec mon oncle, bien sûr !
Eric, soulagé, poussa un soupir heureux avant de partir en fou rire, emmenant Ei avec lui.
- ' En faite, je me demande seulement si tu as déjà eu une petite amie. Vue comment tu te comportes, j'ai pas l'impression. Et puis, tu ne regardes jamais les filles, tu n'as même pas l'air un minimum intéressé ! Je veux bien que tu sois amnésique, mais y a des limites quand même ! à moins que tu ne sois…Gay ???' Trop chou !
- Quoi, qu'est-ce qui est chou ?
- La peluche dans la boutique là, répondit innocemment la jeune fille, dissimulant un sourire en coin. Bon, on se dépêche, j'ai un peu froid !
- Attends-moi !
Ils coururent quelques temps dans les rues quasiment vides et plutôt froide de la ville. Puis ils ralentirent en arrivant à hauteur du parc. Ils étaient silencieux, comme recueillis devant la majesté écrasante du palais. L'extérieur faisait penser au plus somptueux palais indiens. Il n'y avait pas foule, et cela fut accueilli par un sourire soulagé de la part des deux amis.
Ils entrèrent et furent bientôt enveloppés dans un univers asiatique poussé à l'excès.
OooOoo
- Dis-lui adieu, car tu ne le reverras peut être plus, Eiline.
Eiline ne comprenait pas vraiment ce qui se passait autour d'elle. Elle ne connaissait pas entre autre le sens du mot « adieu ». Il sonnait comme un glas, mais elle avait déjà appris que certains mots ne peuvent être rapprochés qu'aux sensations que l'on éprouve en les entendant. Elle prit le plus beau de ses sourires. Elle voulait effacer l'aspect dure du mot. Elle se retourna vers le géant qui tenait un bébé dans ses bras.
- Adieu ry…
Puis elle regarda la maison en ruine. Elle eut une lueur triste dans son regard. Elle l'aimait beaucoup cette maison.
- Pourquoi elle est comme cela ? Elle était si belle…
Elle se tourna à nouveau vers « ry » mais il n'était déjà plus là. Le géant barbu l'avait emmené dans la nuit, dans un bruit effroyable pour les frêles oreilles de jeune fille d'Eiline. Alors elle alla voir le monsieur qui lui avait adressé la parole. Il était toujours en larmes, effondré. Elle éprouvait un sentiment de profonde tristesse à le voir comme cela. Elle l'aimait tant. Elle se devait de le protéger, comme lui l'avait fait pour elle avant.
- Pleure pas. Tu le reverras. Regarde, moi, je ne pleure pas, pourtant, il va me manquer, je l'aime beaucoup !
- Oui, 'line. Tu as raison, lâcha-t-il d'une manière hachée. Je t'aime ma petite 'line.
- Moi aussi je t'aime, encore plus que ry !
L'homme sourit. Il ne pouvait pas lui résister. De plus, il se devait de tenir le coup, pour elle. Pour cette petite fille, haute comme trois pommes, qu'il avait juré de protéger.
Eiline fut ravie de voir le sourire de l'homme. Et lui attrapa la taille de ses petits bras, la tête posée sur ses hanches. Elle avait réussi à le consoler, elle était donc aussi forte que lui quand c'était elle qui allait mal.
- On va aller se reposer dans un lieu très très beau. Ce serra notre cachette. Tu veux bien ma chérie ?
- On doit se cacher ?
- Oui, il vaut mieux. Tu es d'accord.
- Je sais pas. Tu dis que c'est beau mais comment ? Comme une grande maison ? Comme à la maison ? Comme elle était la maison de ry avant ?
- Non, plus beau encore !
- Un château ?
- Presque, un palais !
- Ouais !
- Et tu voudras bien tenir le rôle de la princesse, mon cœur ?
- Oui, mais seulement si tu es le roi, et si tu ne pleures plus !
- Bien, marché conclu !
- Pourriez-vous me trouver un beau prince, votre Majesté ?
- Avec joie, princesse. Mais d'abord, vous devez dormir.
Ils disparurent dans un « pop » sonore pour réapparaître dans un lieu sombre. L'homme prononça un mot et la pièce s'illumina de toute part. Eiline dû fermer les yeux devait tant de lumière si soudaine. Mais le spectacle qu'elle découvrit l'ébloui cent fois plus que toutes les lumières du monde. Les yeux enfantins de la princesse découvrirent un lieu qu'ils qualifièrent tout de suite de somptueux et de magnifique. Elle ne connaissait pas le sens du premier mot, mais elle savait qu'il correspondait à ce qu'elle voyait en ce moment précis. Un tel luxe ne paraissait pas excessif pour la petite fille.
L'homme la prit par la main et la conduisit dans un dédale de pièce. Ils allèrent dans une partie plus vide, plus abandonnée. Ils trouvèrent bientôt une chambre.
La petite fille sauta sur le lit et s'y allongea. Celui qui l'accompagnait s'assit prés d'elle, lui souriant d'un air qui lui était inconnu. Pourquoi son sourire donnait le sentiment d'être si sérieux, et surtout si…triste ? Elle n'eut pas le temps d'élucider cette question car à peine deux minutes après qu'elle se soit allongée elle sentit ses paupières devenir lourdes et se fermer lentement. Brouillant sa vue. Il ne lui fallut pas beaucoup plus de temps pour rejoindre les tendres bras de Morphée, telle une enfant se blottissant contre sa mère pour une douce et chaude étreinte. Elle plongea ainsi dans un sommeil profond peuplé de rêves insouciants.
- Pardonne-moi, Eiline.
Se furent les dernières paroles de l'homme si beau et jadis si souriant. Pourquoi était-il si triste ? A cause du départ de ry ? Ou peut-être de la maison ? Elle ne le savait pas encore à ce moment-là, mais ces trois mots lourds de sens ne seraient pas uniquement ses derniers avant le noir du sommeil, mais c'était aussi ses dernières paroles jusqu'à…
OooOoo- Maintenant…
Ce ne fut qu'un souffle, inaudible, mais pourtant bien réel. La jeune fille l'avait belle et bien prononcé. Ce mot était aussi important que les trois de…l'inconnu.
- C'est vraiment très, mh, comment dire, extravagant, pour pas dire, surchargé. Tu ne trouves pas ?
Eric admirait le lieu où il se trouvait.
- Cependant, je dois reconnaître que c'est beau. Très beau. Je comprends maintenant qu'une petite fille puisse s'en souvenir ! Hein ?
Eric se retourna. Ils étaient dans une grande allée, en plein cœur de la visite. C'était en fait un couloir qui débouchait sur un grand escalier.
Il souriait, sans se douter un seul instant que c'était au tour de son amie de subir les affres des flash back douloureux. Il la vit prostrée, le regard perdu dans le vide, sans aucune expression, comme hypnotisé par ce couloir.
- Ei ? Ca va ?
Il s'approcha de sa compagne de voyage, quand enfin elle reprit ses esprits.
- Ca va ? Ei ?
- Oui, oui, répondit-elle d'un air vague. Ca va. Je crois que c'était mon père. Ou du moins mon tuteur. Enfin, quelqu'un qui s'occupait souvent de moi.
- Tu as eu des souvenirs ?
- Oui, en quelque sorte.
- Tu veux bien me raconter ?
- Oui, bien sûr. J'étais devant une maison en ruine. Elle fumait encore. Je devais avoir quatre ans. Oui, c'est à peu prés ça, je crois. Il faisait nuit, mais je n'avais pas peur, car il était là. Il y avait aussi un géant, il tenait un tout petit enfant dans ses bras. Un petit bébé d'un an environ. Je lui ai dit adieu, puis l'homme qui prenait soin de moi, celui qui me fait penser que c'est mon père, m'a emmené là. Et c'est tout ce dont je me souviens, hormis quelques détails insignifiants.
- Je ne suis donc pas le seul à avoir un passé à retrouver.
- Non…
- Pard…
- Merci. Sans toi, je ne me serais peut-être jamais donné les chances d'élucider mon passé. Hors, je ne voulais pas d'une vie sans réponse à mes questions.
- Cependant, cela aurait pu être mieux. Tu risques de souffrir. Alors que tu aurais très bien pu t'épargner toutes ces peines.
- Non. J'ai toujours souffert de ne rien savoir. Ne pas connaître sa famille, c'est ne pas se connaître sois en quelque sorte. Tu me comprends, je pense. Non ?
- Oui, je te comprends. C'est aussi ce que je ressens.
Un court silence s'installa entre eux. Avant qu'Eric ne se décide à le rompre en toussant. Il prit enfin la parole, la voix tremblant légèrement.
- On continue ?
- Oui…au fait, il m'appelait « princesse » dans mon souvenir. On jouait, ici pour que je ne sois pas triste.
- Alors, puis-je vous indiquer la route, princesse ?
- Avec joie, cher prince.
Ils avancèrent. Eric hésitait à poser sa question. Ils se tenaient le bras. Il s'était raidit, dans l'attente du moment où il se déciderait à lui demander.
- Pose ta question.
- Comment tu as su ?
- Tu es tellement stressé, et tes yeux ont une lueur interrogative tellement voyante que même un aveugle pourrait le voir.
Eric eut un rire forcé. Décidément Eiline arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert.
- Qu'est qui te fait penser que l'homme puisse être ton père ?
- Je ne sais pas vraiment. Je sais qu'il s'occupait de moi. Et puis, j'éprouvais un tel amour pour lui. Comme si…
- Comme si ?
- Comme s'il était la seule personne qui ait une quelconque importance à mes yeux. Il n'y avait que lui. Je voulais le consoler. C'était un peu comme si j'avais promis de le protéger…
- A qui ?
- Aucune idée. Peut-être à moi-même, en voyant sa tristesse. Comme lui me consolait avant.
- Je vois.
- C'est ridicule…il pourrait être…
- Ton père. Et non, moi en tout cas, je ne trouve pas ça ridicule !
- Merci.
Il lui sourit pour l'encourager. Il n'avait plus peur de lui poser l'autre question qui lui brûlait la langue.
- A quoi il ressemblait ?
- C'était un très bel homme. Il était grand et fin. Sans être maigre pour autant. Les cheveux bruns, les yeux de même couleur. Un visage riant. Il était toujours à s'amuser avec son ami. Un homme très beau aussi. Avec des cheveux en bataille. Un peu comme les tiens, d'ailleurs. Non, pas un peu, exactement comme les tiens.
Eiline était rêveuse. Eric en fut ravi.
- J'espère que c'est bien ton père et qu'on le retrouvera ! Tu as l'air de tellement vouloir le revoir.
- Oh, oui, si tu savais à qu'elle point j'aimerais ne serait-ce que l'apercevoir.
- …
- Allez, continuons !
- Bien, Princesse.
Que vont-il trouver au bout de leur chemin ? La mort ? La peur ? La vie ? Peuvent-ils encore avoir de l'espoir en l'avenir quand leur passé est si sombre ?
Qui est donc « ry » ? Et cet homme qu'elle pense être son père ? Sa situation était-elle plus enviable que celle de son cher compagnon ? Ou serait-elle plutôt comparable ?
Sûrement était-elle mieux, elle. Elle n'avait jamais désespéré au point de souhaiter sa propre mort.
Mais avait-il attenté à sa vie à cause du désespoir de sa situation ? Ou était-ce pour suivre un être cher ?
Et puis, à qui appartenait cette maison ? Pourquoi était-elle en ruine ? Elle l'aimait beaucoup cette petite maison dans son souvenir…
Mais elle avait l'intime conviction qu'elle n'était pas sa maison. Elle avait l'impression que c'était plus celle d'un ami…d'un être cher…
…
A suivre…
67 miles font environ 100 Km…(si je ne me suis pas trompée). Enfin, là c'est vraiment très approximatif !
Alors ? qu'en pensez-vous ? on commence à percevoir les liens qui unissent certains souvenirs et certaines personnes…
Bon, ja ne !
Son Dita
