Coucou à vous,

Désolée pour ce retard, j'ai essayé de poster le chapitre hier soir mais impossible de l'enregistrer sur le site... FFnet est parfois capricieux.

Donc voici le chapitre numéro 3, Teshin tu verras que je ne me suis pas dérobée cette fois ;)

Moderne OS

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Suicide

« Allo, suis-je bien chez Uther et Ygraine Pendragon ? »

Le coup de téléphone réveilla la riche famille d'industriels à 6h12 précisément. La femme au téléphone leur demanda de se présenter le plus rapidement possible à l'accueil de l'hôpital central.

Uther réveilla sa femme.

Tous deux s'habillèrent rapidement.

Et leur chauffeur les déposa moins de dix minutes plus tard devant la porte principale de l'hôpital.

Ce fut un médecin qui les accueillit, il leur demanda de rester calme et d'écouter l'ensemble des faits avant de prendre la parole.

« Nous avons accueillit votre fils Arthur dans notre service d'urgence il y à une bonne demi-heure maintenant. Il ne risque plus rien mais l'homme qui nous l'a emmené à déclaré que votre fils s'est jeté d'un pont sous ses yeux. Heureusement l'homme en question était en rendez-vous galant en contre bas de ce même pont et votre fils à évité les rochers. En l'examinant nous avons également remarqué des traces récentes de scarifications sur ses avants bras. »

Le médecin maqua une courte pause, laissant le couple digérer la nouvelle.

« Actuellement votre fils est sous calmant et anti-dépresseurs, nous lui avons prévu un rendez-vous avec notre psychologue à son réveil mais nous aimerions avoir quelques informations à son sujet, y a-t-il eu des événements particuliers dans la vie d'Arthur récemment ? »

Uther regarda sa femme, accusant le choc de la nouvelle. Ni lui ni Ygraine n'avait connaissance de quoi que ce soit ayant pu perturber leur fils.

« Non, nous ne voyons pas du tout ce qui a pu le toucher à ce point. Nous n'avons connaissance d'aucuns événements. Mais nous pouvons contacter certains de ses amis pour nous renseigner »

Et ce fut fait. Trois heures plus tard, quand Arthur ouvrit les yeux, il découvrit des murs blancs, des draps blancs et une machine affichant son rythme cardiaque. Quelques pièces plus loin trois de ses meilleurs amis, Elyan, Guenièvre et Perceval, discutaient avec ses parents.

« Vraiment aucune idée ?

- Non aucune, répondit Perceval. Cela ne lui ressemble pas de vouloir fin à sa vie. C'était peut-être un pari idiot ? Ou alors il avait trop bu ?

- D'après l'homme qui l'a amené il était seul et les médecins disent qu'il n'avait pas assez d'alcool dans le sang pour ressentir ses effets. J'y ai pensé aussi, raisonna Ygraine.

- Je pense à une chose, avoua doucement Guenièvre, Arthur n'est pas venu aux soirées depuis au moins deux mois. Et je le trouve distant depuis quelques semaines.

- Il est distant avec toi depuis que vous avez rompus, c'est rien de bizarre ! Nia son frère Elyan.

- Non non elle a raison, tu te souviens d'avoir entendu Arthur participer à quoi que ce soit sans qu'on l'y force récemment ? Questionna Perceval.

- Peut-être pas mais ça ne veut pas dire qu'il est suicidaire !

- C'est vrai, désolée Mr et Mme Pendragon. Nous n'en savons pas plus que vous. »

Lorsque l'infirmière vint leur annoncer le réveil d'Arthur, ses parents furent les premiers à être autorisé à le voir. Avec interdiction de crier ni de l'accabler de reproche. Ils ressortir en larme avant la fin des cinq minutes autorisées.

Arthur refusait de parler et évitait de les regarder dans les yeux.

Son visage était triste. Ses bras dénudés par la chemise de l'hôpital laissait voir des marques rouges et gonflées sur ses avants bras.

Puis ce fut au tour de ses amis d'entrer dans la chambre blanche, ils virent Arthur s'étonner de les voir ici mais n'eurent pas plus de succès. A eux trois ils trouvèrent tout de même des choses joyeuses à raconter à leur ami. Faisant seuls la discussion. Et ressortir à la fin du temps autorisé.

Dans l'après-midi la psychologue rattaché à l'hôpital vint voir son nouveau patient, habituée à toute sorte de cas elle passa les vingt minutes prévues avec Arthur. Ressorti de la pièce et rendit son constat : Arthur refusait de parler par colère et non par choc. Elle ne pouvait pour le moment donner aucun avis sur la cause de sa tentative de suicide.

Personne ne semblait pouvoir résoudre ce mystère, la dernière chance ne parlait plus à ses parents depuis dix ans et habitait de l'autre côté du monde : Morgane. L'aînée des Pendragon refusait depuis toujours de s'intéresser à tout ce qui touchait l'industrie pétrolière, mine d'or de la famille. Le lendemain de ses 18 ans elle s'était engagée dans une mission de Green Peace et travaillait maintenant dans les eaux de l'Océan Indien au large de l'Australie.

Quand ses parents l'avait finalement contactée, trois jours après l'hospitalisation de son frère, Morgane avait immédiatement voulu rentrer en Europe.

« Morgane soit raisonnable pour une fois, tu peux lui parler en visioconférence et le temps que tu obtiennes un vol il sera de retour à la maison.

- Aucune de ses raisons ne sont valable papa ! Et ne rien m'avoir dit plus tôt est impardonnable ! Vous avez au moins essayé de lui parler gentiment ? Vous connaissant je me pose la question.

- Oui ma chérie, nous avons été tout ce qu'il y à de plus doux. Mais il ne nous regarde même pas. Nous avons contacté Perceval, Eylan et sa sœur mais ils n'ont rien réussi à lui faire dire non plus. Cela fait trois jour que l'on essaye, avec l'hôpital d'avoir un signe. Tu n'as vraiment aucune idée ?

- Laisse-moi essayer de lui parler demain et sinon j'appellerais mon joker. Mais ça ne va pas vous plaire, ni à vous ni à Arthur. »

Morgane n'en dit pas plus à ses parents. Arthur et elle se parlaient aussi souvent que le manque de réseau et le décalage horaire le permettait. Mais il avait fallu une catastrophe pour qu'elle adresse la parole à ses propres parents.

Comme Ygraine l'avait prévu, Morgane n'arriva pas non plus à faire parler Arthur. Elle obtint un petit signe de tête et vit Arthur la dévisager au travers de l'écran, puis il ferma l'ordinateur portable. Quand l'image réapparu la jeune femme vit ses parents devant le distributeur de boisson chaude de l'hôpital.

« Désolée, j'espérais avoir une chance.

- Comme nous tous Morgane, tu as parlé hier d'une personne que tu appellerais en dernier recourt. Je crois que c'est le moment.

- Oui je le pense, j'avais espéré ne pas en arriver là. Soupira Morgane sur l'écran. Je l'appelle et je vous dirais s'il est d'accord.

- Une minute, paniqua Uther en la voyant lever la main vers l'écran pour l'éteindre, qui est-ce ? »

Morgane hésita longuement. Ce dernier joker était un secret bien gardé de Arthur, elle savait être la seule personne au courant dans l'entourage de son frère. Le révéler risquait de briser une partie du faible lien la reliant encore à lui.

Mais ne pas en parler risquait de laisser Arthur dans son état actuel.

« - Merlin.

- Merlin ? Répéta Uther. Qui est-ce ? Un ami de Arthur ?

- C'est son ex.

- Morgane ! S'écria Ygraine choquée de ce qu'insinuait sa fille, quand tu dis son ex tu veux dire...

- Je veux dire le garçon avec qui Arthur a été en couple pendant plus d'un an, oui !

- Mais enfin ma chérie tu ne va pas recommencer avec tes extravagances de hippie. Laisse ton frère en dehors de cela s'il-te-plais.

- Et voilà pourquoi il m'en a parlé à moi et non à vous.

- Oh non ne commence pas a... Commença à s'énerver Ygraine avant d'être coupée par son mari.

- Qui que soit ce garçon s'il peut aider Arthur demande-lui. »

Quelques minutes plus tard Morgane était au téléphone : « Allo Merlin ? … C'est Morgane, la oeur d'Arthur … Non ne raccroche pas ! … Il a fait une tentative de suicide … Je ne sais pas … Il ne veut parler à personne … Tu pourrais essayer … Tout le mode a déjà essayé … Même Perceval oui … Ok merci »

Merlin arriva deux heures plus tard. Il vu les Pendragon dés qu'il passa les portes de l'hôpital, le couple était debout face aux portes, bien droits malgré les circonstances et les traits tirés de leurs visages. Le jeune homme ralenti immédiatement son pas mais alla se présenter :

« Bonsoir, je suis Merlin.

- Bonsoir, lui répondit Uther, sachant que sa femme ne se joindrait pas à lui.

- Dans quelle chambre est Arthur ? Je ne veux pas vous déranger, je le fais seulement parce que Morgane y tient.

- Chambre 48, j'aimerais tout de même vous parler de certaines choses...

- Ce n'est pas à moi de vous expliquer cela ! » Clôt Merlin fermement.

En se dirigeant vers la chambre 48 Merlin se demanda comment allait se passer les retrouvailles entre Arthur et lui, durant les deux heures passées à revenir à Camelot il avait imaginé une centaine de scénarios possibles mais aucun ne l'avait satisfait. Morgane lui avait parlé de mutisme et de suicide, rien ne correspondait à l'image du Arthur qu'il avait connu.

La chambre était entièrement blanche, du sol au plafond. Le corps de Arthur se détachait distinctement dans cet univers aseptisé. L'occupant était couché dans son lit, le visage tourné vers la fenêtre. Les mouvements de ses épaules indiquait qu'il était éveillé bien qu'il ne fasse aucun effort pour voir la personne lui rendant visite.

Le visiteur s'assit sur le fauteuil placé à côté du lit et commença à jouer sur son téléphone. Arthur ne se retourna qu'au bout de cinq minutes, il fut très étonné de voir son ex petit-ami dans sa chambre. D'un regard il demanda à Merlin ce qu'il faisait là.

Ce à quoi Merlin, ne répondit pas.

Si Arthur voulait jouer au roi du silence, il y jouerait lui-aussi. Lui savait comment le blond avait fini dans cette pièce, mais la curiosité d'Arthur était plus forte que sa raison.

Les deux ancien amant se regardaient, l'un assis sur son lit, l'autre dans un fauteuil blanc inconfortable. Chacun détaillant l'autre dans un mélange de nostalgie et de questionnement.

Au grand étonnement de Merlin, cela prit plus de vingt minute à Arthur pour craquer et personne ne vint lui demander de sortir. L'infirmière avait sûrement vu que son patient ne se fatiguait pas, puisque personne ne lui parlait. Arthur finit par pousser un grand soupir et ouvrit la bouche :

« Qu'est-ce-que tu fais là ? »

Sa voix était éraillée, il semblait souffrir du simple fait de faire marcher ses cordes vocales. Merlin lui tendit un verre d'eau avant de répondre.

« Ta sœur m'a demandé de passer, il paraît que je suis le seul à être plus buté que toi dans ton entourage.

- Mes parents sont encore là ?

- Oui je les ai croisés en arrivant. Mais je n'ai parlé de rien, c'est à toi de leur raconter ou pas. Honnêtement je pense que leur plus gros problème en ce moment ce n'est pas de t'imaginer avec un mec. Et va voir ta tête à la salle de bain, rester enfermé ne te va pas du tout ! »

Arthur sourit à la remarque de Merlin, la seule personne à ne pas avoir cherché à lui changer les idées, la seule à ne pas lui avoir demandé de parler ou de lui expliquer son geste... la seule à comprendre ce dont il avait besoin.

La seule dont il avait besoin.

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J'adore les faire se tourner autour !

Et vous, qu'en pensez-vous?

Audelie

PS : A demain ;)