Un jour en trainant sur l'ordinateur, je suis tombé une photo de Harry Potter et elle m'a inspiré cette histoire, je l'ai mise en image de profil pour ceux que ça intéresse. J'espère qu'elle va vous plaire et que vous laisserez un petit commentaire bon ou mauvais. Pour les berceuses, il s'agit de vieilles berceuses dont je ne parviens plus à retrouver le lien internet où je les ai trouvé, j'espère qu'elles vous plairont quand même.
Hermione. Elle était en bas des escaliers dans le large pull gris de Harry. Ces marques étaient visibles mais Harry ne les regardait pas. Il la fixa un moment et lui expliqua que parfois Isla se mettait à pleurer au milieu de la nuit sans qu'elle n'ait rien. Hermione entra timidement dans la cuisine et resta planter là. Elle demanda à Harry si Isla ne ferait pas qu'un caprice et si ne voudrait pas mieux la laisser pleurer. Harry lui rétorqua que jamais Nymph' ne laisserait jamais sa fille pleurer seule et que lui-même n'ignorerait jamais un enfant pour qu'il cesse son caprice. Il ne précisa pas qu'il avait tellement été ignoré enfant qu'à huit ans, il ne parlait jamais. Isla continuait de pleurait entre ces bras, Harry savait exactement ce qu'il fallait faire dans ces cas-là mais il n'avait aucune envie de le faire devant Hermione.
Dix minutes plus tard, alors qu'elle pleurait toujours Harry se décida et il monta jusqu'à sa chambre en invitant Hermione à le suivre. Il fit signe à Hermione de s'installer dans le lit avant que lui-même ne s'installe dans la chaise à bascule avec Isla nichait dans ces bras. Il commença à se balancer légèrement pendant que Isla sachant ce qu'il allait suivre cessa progressivement de pleurer. Elle était belle sa cousine, elle était belle. Sa voix commença à chanter en français :
Viens doucement dans mes bras,
Je t'emmène au bout du monde,
Lentement tu glisseras,
Dans le beau pays des songes,
Je suis la nuit, je suis plus nuit,
La lune brille, c'est mon amie.
Laisse tomber tes paupières,
Douce voix tout s'efface,
Tu t'envoles dans les airs,
Plus de peurs, ni de menaces,
Je suis la nuit, je suis plus nuit,
La lune brille, c'est mon amie.
Les étoiles en ribambelle,
Jouent et chantent avec toi,
Ma petite ritournelle,
Viens doucement dans mes bras,
Je suis la nuit, je suis plus nuit,
La lune brille, c'est mon amie,
C'est mon amie …
Hermione avait réussit à s'apercevoir que Harry chantait en français mais elle ne s'y connaissait pas assez pour comprendre ce qu'il disait. Elle avait saisit quelques mots mais elle devait avouer que malgré cela Harry chantait bien. La petite avait arrêté de pleurer et regardait son cousin joyeusement. Voyant que décidément elle n'était pas prête à s'endormir, il se lança dans une seconde chanson sous les yeux étonnés de Hermione :
Prends ton nounours entre tes bras
Sur ton oreiller viens le câliner
Prend ton nounours entre tes bras
Et pour l'endormir tu vas lui chanter
Dors dors dors mon petit ourson
Dors dors dors sous ton édredon
Prends ton nounours tout contre toi
En le caressant berce le tendrement
Prend ton nounou contre toi
En lui souriant dis lui doucement
Dors dors dors mon petit ourson
Dors dors dors sous ton édredon
Prend ton nounours contre ton cœur
Fais lui un baiser et puis
Dors dors dors dors
Dors dors dors
La petite applaudit joyeusement, apparemment elle aimait la chanson et Harry secoua sa tête un peu désespéré. Hermione était toujours assise sur le lit mais elle avait glissé ces jambes marqués sous la couette, elle avait prit un air attendrit malgré qu'il s'agisse d'Harry, l'homme responsable de ses problèmes. Il semblait si différent qu'il l'avait toujours été avec elle. Il était doux et attentionné alors qu'avec elle, il devenait cruel et dur. Harry remarqua immédiatement le changement d'humeur chez Hermione, il fronça les sourcils et lui jeta un regard interrogatoire, il eut à peine le temps de voir les épaules d'Hermione tremblaient avant qu'il ne détourne le regard pour le concentrer sur la petite. Un seul problème à la fois disait-il toujours et pour l'instant il y avait plus urgent, sa petite nièce qui ne voulait pas dormir. Il lui sourit tendrement mais la réprimanda d'une voix chargé de sourire :
- Allons, allons, petite Isla, il serait temps de fermer les yeux, tu ne penses pas.
La petite lui renvoya un grand sourire chargé de rire en secouant la tête pour marquer sa négation. Harry sourit et la calant dans un seul de ses bras pour ensuite la chatouiller en riant. Un regard à Hermione lui apprit qu'il avait encore parlé en français sans s'en apercevoir. Il poursuivit quand même en prenant garde de parler anglais cette fois :
- Isla, je te chante une dernière chanson et ensuite tu vas fermer tes petits yeux.
La petite le regarda d'un air joueur mais Harry lui tapa doucement sur le nez avant de prendre un air sérieux en lui disant qu'il ne plaisantait pas et qu'elle irait dormir après en lui affirmant qu'il ne viendrait pas la reprendre et-ce même si elle s'égorgeait à hurler toute la nuit. C'était un mensonge éhonté puisque Harry avait déjà dit un peu plus tôt que pour rien au monde, il laisserait un enfant pleurer seul. Il recommença à chanter mais cette fois-ci les yeux d'Hermione s'éclairèrent de compréhension, elle reconnu l'air à défaut des paroles :
Tous ces secrets
Que j'ai gardé
Ne crois-tu pas que les fées m'ont comblée?
Ne crois-tu pas que je suis bien trop gâtée par la vie?
Vois ces trésors et ces merveilles
Toutes ces richesses qui brillent comme des soleils
En voyant ca tu te dis:
"Oui, c'est un paradis"
J'ai des gadgets, des trucs chocs, des truc chouettes
J'ai des quics et des quacs a gogo
Tu veux un tire baba? J'en ai des tas [Parlé]
Et tout ca m'indiffère et m'ennuie
Moi je voudrais parcourir le monde
Moi je voudrais voir le monde danser
Le voir marcher sur ses...
Comment ca s'appelle, AH pieds [Parlé]
On ne va nul part en battant des nageoires
Il faut des jambes pour sauter et danser
Planer le long de ces...
comment ca s'appelle? [Parlé]
Rues
Si l'homme marche
Si l'homme court
S'il peut sur terre rêver au grand jour
Comme j'aimerais
Si je pouvais
Partir là-bas
Je donnerais tout ce que j'ai pour partir d'ici
Pour caresser les grains doré du sable chaud
Les hommes comprennent
J'en suis certaine
Et leurs filles peuvent rêver sans frayeur
J'en suis certaine
Femmes sirènes, femmes humaines
J'ai fait mon choix
Moi je veux savoir, moi je veux pouvoir
Poser des questions et qu'on me réponde
Qu'est-ce que le feu et pourquoi est-ce qu'il quoi déjà... brûle?
Un jour viendra, je partirai, je partirai sans aucun regret
Vivre sur terre
Loin de la mer
Partir là-bas
La petite s'endormait et Harry alla la déposer dans son berceau, il rejoint Hermione dans sa chambre. Celle-ci n'avait pas bougé et elle fit un timide sourire à Harry lorsqu'il arriva et se mit au lit à côté d'elle. Il tendit inconsciemment les bras pour qu'elle s'y glisse comme tout à l'heure mais Hermione recula. Harry haussa alors les épaules et s'allongea en souhaitant une bonne nuit à Hermione. Le lendemain matin, trois coups les réveillèrent et Harry sourit en ouvrant doucement les yeux. Peu importait qu'il est de la visite ou pas, sa cousine le réveillerait toujours de la même façon. Hermione était de nouveau dans ces bras et il ne pensa pas à la lâcher et de tout façon il aurait eu du mal puisqu'elle était sur lui. D'ailleurs, elle ouvrit les yeux et découvrant sa position elle s'écarta rapidement. Harry ne dit rien et l'enjamba pour sortir du lit, il fouilla dans son placard pour en trouver un jogging gris et il le donna à Hermione. Nymph' et les enfants n'avaient pas besoin de voir cela, lui dit-il calmement.
Lui-même resta dans son seul jogging et ils descendirent jusqu'à la cuisine où Nymph' semblait être dans un bon jour puisqu'elle avait fait des pancakes aux myrtilles et au chocolat. Teddy était déjà debout sur sa chaise et mangeait avec un enthousiasme non dissimulé. Hermione ne put s'empêchait de regarder la cousine de Harry. Oh, elle l'avait déjà vu bien évidemment, tout le monde se connaissait dans ce quartier mais Hermione avait depuis toute petite regardé cette drôle de fille. Elle avait les cheveux colorés et des tatouages, elle était tatoueuse mais personne ne lui disait jamais rien. Depuis peu, elle s'était teinté les cheveux en rose fash et cela n'avait choqué personne. Si elle rentrait avec ne serais-je que la moitié de ce qu'avait Nymph' elle se ferait tuer par ces parents. D'ailleurs, elle se demanda vaguement où était les parents de Harry et de Nymph'.
Harry lui fit signe de s'assoir et fit les présentations officiels et Nymph' lui annonça très clairement que si lui prenait l'envie d'oser l'appeler Nymphadora elle l'attacherait à l'envers en string au milieu de la rue jusqu'à ce qu'elle devienne bleu de froid. Hermione tressaillit et inconsciemment elle tourna les yeux vers Harry, il fallait dire que cela faisait presqu'un mois que Harry s'assurait qu'elle allait bien. En réalité, depuis qu'elle avait commencé à l'aider dans ces devoirs pour rattraper son retard, à partir de là, il avait été plus naturel avec elle et plus gentil. Il sauta à moitié sur sa chaise tout en lui répondant :
- T'inquiètes pas, Hermione, Nymph' c'est comme les chiens, ça aboie beaucoup mais ça mord peu !
- Sale môme ! Marmonna Nymph'. J'mords pas si tu le mérites pas !
Hermione qui s'était assise sur la chaise entre Teddy et Harry, recula sa chaise en arrière. Harry se pencha en arrière et lui souffla à l'oreille que si ça arrive, il se mettra au milieu mais il ajouta tout de même un « tâches que ça n'arrive pas quand même ». Le petit déjeuner fut comme à l'habitude bruyant et imprévisible, ainsi Harry bondit sur la table en reversant assiette et verre de jus de fruit sous les hurlements de protestations de Nymph' et le rire des enfants, tout ça pour attraper le dernier pancake au chocolat. Harry faillit se faire découper en morceau par sa cousine parce qu'elle trouvait qu'il jurait trop devant les enfants. Teddy renversa son jus d'orange sur la tête de sa sœur avant de prendre un grand sourire innocent lorsque Nymph' lui demanda ce qu'il lui avait pris. Harry éclata de rire et Hermione se laissa même aller à avoir un petit sourire.
À la fin du petit déjeuner, Harry fit signe à Hermione de le suivre et il la ramena jusqu'à sa chambre où il lui dit de piocher dans ses affaires pour s'habiller. Il lui demanda combien elle mettait en soutif pour comparer la taille avec Nymph' mais Hermione lui assura que ça irait. Elle pouvait se débrouiller, il n'avait pas à se prendre la tête. Harry hocha la tête et il redescendit dans la cuisine, sa cousine avait débarrassé la table et il s'en doutait très bien était parti laver la petite Isla avant d'aller bosser. Il se fit un devoir de laver la vaisselle puis de nettoyer la table de ses miettes et autres saletés, chose que Nymph' ne faisait jamais. Allez savoir pourquoi, se plaint-il mentalement. Lorsqu'il eut finit, il jeta un coup d'œil dans le salon où Teddy regardait la télé en sautant sur le fauteuil. Harry sourit et détourna les yeux en le laissant profiter de ce jeu tellement enfantin. Il toqua à la porte et Hermione sortit pendant qu'il s'habillait.
Nymph' informa Harry qu'elle prenait les petits pour la matinée, son ton laissait clairement entendre qu'elle le faisait pour laisser du temps à Harry de s'expliquer avec Hermione. Il remercia vaguement sa cousine et elle partit avec les gamins jusqu'à son boulot. Hermione et Harry s'installèrent dans sa chambre et ils parlèrent beaucoup, Harry décida qu'au Diable son orgueil et il avoua à Hermione qu'il s'en voulait d'avoir ainsi dévaster sa vie. Il lui expliqua qu'à partir de maintenant il ne laisserait plus personne s'en prendre à elle et qu'il allait l'aider à régler tout ces problèmes mais il fallait qu'Hermione accepte d'arrêter de se scarifier. Il ne la forcerait à rien et il la protégerait quand même si elle continuait mais il préférait qu'elle essaye d'arrêter avant que ça finisse par devenir trop dur d'arrêter. Hermione n'osa lui avouer que c'était trop tard pour cela mais elle hocha la tête après tout, si Harry fait cesser les persécutions, elle aurait beaucoup moins de raison de se scarifier. Ensuite la conversation dériva et ils finirent par se trouver quelques points communs en particulier lorsqu'ils se mirent à se moquer de Malefoy.
L'après-midi, Harry déposa Hermione devant sa porte pour qu'elle prenne des affaires. Elle lui affirma qu'elle les rejoindrait au parc et Harry alla chercher Isla et Teddy pour les amener jouer au parc. Il avait un peu neigé dans la nuit et il y avait par endroit une petite couche de neige aussi au lieu d'avoir qu'une grosse boule de Noël alias Teddy, il eut le droit de se balader avec deux grosses boules de Noël alias Teddy et Isla. Dans le parc, Isla finit par s'installer les fesses dans la neige pour faire des pâtés de neiges pendant que Teddy allait rejoindre d'autres gamins pour une bataille de boules de neige. Harry les regardait à tour de rôle en appréciant la chance de pouvoir leur offrir de tels moments. Hermione ne tarda pas à le rejoindre et ils parlèrent tout en surveillant les enfants. Trois heures plus tard, lorsque Harry considéra que les enfants avaient assez congelés à jouer dans la neige, ce fut le moment de rentrer. Les enfants commencèrent même un caprice qui s'arrêta au moment même où Harry prit sa grosse voix.
Ils rentrèrent tous et après avoir réchauffé les petits et d'avoir tous pris un bon goûter, les petits s'installèrent dans le salon pour jouer et Harry après avoir demander à Hermione si cela ne la gênait pas de surveiller les petits, descendit à la cave où il était en train d'essayer de fabriquer un lit pour Teddy avec des planches de bois volés sur le chantier voisin. Cela faisait une semaine qu'il y travaillait et le lit commençait à prendre forme. Harry se garda bien de le monter réellement dans la cave parce qu'il lui serait alors impossible de le faire traverser les portes mais il avait tout de même presque finis. Il avait tout fait et il ne lui restait plus qu'à finir le sommier, celui-ci était continué de planche de bois épaisse cloué les uns aux autres de façon à ce que Teddy puisse sauter sur son lit sans casser les lattes si fragiles des lits. Peut être demain, il le peindrait et le monterait dans la chambre lundi ou mardi. De toute façon, ce n'était pas urgent puisque personne n'était encore au courant. Il y eut quelques coups discrets à la porte de la cave et Harry sut que c'était Hermione. Nymph' n'aurait jamais tapé et sûrement pas comme ça, il lui cria d'entrer et ce fut une Hermione toute timide qui entra et descendit les marches. Elle informa Harry que sa cousine était rentré puis tourna son regard vers les planches de bois et en particulier sur celle sur laquelle Harry travaillait :
- Tu fais quoi ?
- Un lit, répondit Harry avec un sourire, pour Teddy. Son berceau est vraiment trop petit et nous n'avons pas les moyens de lui en acheter un donc je m'improvise artisan.
- Tu t'y connais en lit ? Demanda-t-elle, toujours craintif.
- Pas vraiment, sourit Harry tout en continuant à clouer les planches, mais j'ai bien observé mon lit et celui de Nymph' pour pouvoir comprendre comment le faire.
- Ok, je peux d'aider si tu veux ?
- Oh non, ça va aller mais si tu veux, tu peux me faire la conversation.
- Merci, hier, c'était bien du français lorsque tu chantais à Isla ?
- Ouaip, ma belle, pourquoi ?
- Tu sais le parler couramment ou tu connais juste quelques chansons en français ?
- Non, je sais parler français, affirma-t-il en grinçant déjà des dents pour la prochaine question.
- Oh comment ça se fait ?
- Héritage maternelle, répondit-il en donnant en plantant un clou plus fort que nécessaire.
- Ta mère est française ? Demanda Hermione, tout en s'inquiétant un peu du changement d'attitude d'Harry.
- Mes grand-parents en faites, corrigea Harry.
- Oh, d'accord et c'est qui t'as appris ?
- T'as pas un peu fini avec tes questions, Sherlock, plaisanta jaune Harry.
- Euh désolée, répondit Hermione en baissant la tête.
- C'est rien mais je ne savais pas que tu pouvais être pire que Teddy, sourit Harry pour donner bonne mesure.
Ils parlèrent encore un peu Hermione assise sur la table de travail et Harry en train de bricoler le sommier, il avait presque fini d'ailleurs. Tout du moins, c'était ce qu'Hermione constata en tenant compte de la quantité de bois inutilisé autour d'eux. Elle n'avait pas tellement tort puisque Harry finit le sommier quelques minutes plus tard et ils remontèrent à l'étage. Harry avait remarqué que rester dans le silence en sa compagnie faisait qu'elle se remettait à trembler aussi il s'assurait qu'il n'y ait que rarement le silence autour d'eux. Lorsque les sujets de conversation se taisait, Harry chantait doucement en français ou alors enchaîner sur un nouveau sujet de conversation. Il savait parfaitement qu'elle n'allait pas cesser subitement d'avoir peur de lui, pas après qu'il l'ait persécuté pendant plus de cinq ans. Il devait se faire à l'idée qu'elle allait avoir du mal à lui faire confiance, ce qui était totalement normal.
Ils allèrent s'installer dans le salon avec les enfants qui jouaient avec une Nymph' à moitié morte de fatigue, assise par terre. Harry eut un sourire indulgent et jetant un coup d'œil à l'heure, informa Nymph' qu'il allait faire à manger, celle-ci leva un regard soudain doux envers lui et Harry put y lire toute sa gratitude. Il retient un petit rire avant de se précipiter dans la cuisine, Hermione sur les talons. Harry se retourna et remarqua qu'Hermione semblait avoir plus peur de Nymph' qui ne lui avait encore rien fait que de lui. À chaque fois que Nymph' s'approchait, Hermione fuyait la pièce ou si elle ne le pouvait pas, elle lançait un regard perdu à Harry qui s'empressait de détourner l'attention de sa cousine et gagnait ainsi légèrement la confiance d'Hermione. Actuellement, elle lui demanda timidement s'il avait besoin d'aide. Harry lui sourit en déclinant sa proposition. Si Hermione parlait volontiers lorsque Harry avait lui-même lancé la conversation, elle retrouvait son air craintive dès qu'il s'agissait de prendre l'initiative. Souvent, très souvent, ça énervait Harry mais il se forçait à prendre cela comme sa punition et de ne pas s'énerver comme elle.
Le repas du soir fut aussi animé que la matin sauf que ce coup-ci, Teddy s'efforçait de raconter toute son après-midi au parc à sa maman pendant que celle-ci tout en jetant quelques injures à Harry qui riait et en nourrissant Isla, écoutait avec attention ce que disait son fils et réagissait au bon moment. Harry regardait sa petite famille en souriant calmement, un sourire que Hermione aurait interpréter comme la paix tranquille d'une fin de grande aventure. Il y avait sur le visage de son bourreau un véritable visage heureux, connaissant la véritable valeur des choses. Le repas se finit et Harry et Hermione firent la vaisselle puis ce fut au tour de Harry de coucher les gamins. Il demanda à Hermione si elle voulait être venir ou si elle préférait aller se coucher dans la chambre. Bien évidemment, Hermione suivit Harry en se doutant qu'il allait encore chanter. Il endormit en tout premier Isla en chantant la même berceuse qu'hier avec la lune et les étoiles. Ensuite, il tourna vers Teddy qui était débout sur son berceau. Harry lui fit signe de se coucher puis il commença à chanter sa berceuse :
C'est un tout petit homme,
Pas plus haut que ma main,
Il fait toujours son somme,
Sur le grand traversin.
L'oreiller est une montagne,
Parcourut de vert sapins,
L'édredon est la campagne,
Et sent bon le romarin,
C'est un tout petit homme,
Pas plus haut que ma main,
Il fait toujours son somme,
Sur le grand traversin.
Il rêve de belles histoires,
De pousser le tout petit,
Il ne craint pas le noir,
Il n'a jamais peur du bruit,
C'est un tout petit homme,
Pas plus haut que ma main,
Il fait toujours son somme,
Sur le grand traversin.
Ce tout petit bonhomme,
Est un gentil lutin,
Qui veille sur ton somme,
De la nuit au matin,
Qui veille sur ton somme,
De la nuit au matin …
Harry embrassa tendrement le front de son filleul avant d'éteindre la lumière et d'allumer la veilleuse. Hermione et lui sortirent à tout petit pas et ils entrèrent dans la chambre d'Harry. Ils s'installèrent sur le lit, en se calant naturellement le dos contre le mur, Hermione voulut dire quelque chose mais Harry lui fit signe de se taire et Hermione referma précipitamment sa bouche avant détourner précipitamment le visage. Harry lui posa une main sur son épaule pour lui faire comprendre que ce n'était contre elle mais Hermione se mit à trembler sous sa poigne et Harry la lâcha et attendit encore quelques minutes le temps de voir si les enfants allaient le réclamer ou pas. Lorsqu'il fut certain qu'ils ne seraient plus dérangé, il se leva et ferma la porte. Il se tourna vers Hermione et lui dit en faisant semblant d'ignorer le fait qu'elle tremblait de peur :
- Désolé mais si les petits nous entendent parler après le coucher, ils se mettent à hurler. Qu'est-ce que tu voulais dire ?
- Tu chantes bien et tu as de jolies berceuses aussi.
- Oh merci mais les berceuses sont bien plus jolies lorsqu'elle sont chantés par une femme. Après tout, les berceuses n'ont pas été faîtes pour être chanté par un homme.
- J'aurais bien aimé les entendre, avoua-t-elle timidement.
- Attends ne bouges pas, j'ai une idée.
Harry se leva et sautillant légèrement au travers la chambre jusqu'à son bureau. Au-dessus de celui-ci, il y avait une étagère qu'Hermione connaissait bien puisqu'elle la regardait souvent lorsqu'elle aidait Harry à faire ces devoirs. C'était une simple planche de bois planté dans le mur, elle avait été peinte en bleu. Dessus, il y avait quelques figurines, deux cadre photo en arabesque argent contenant une belle femme rousse enlacée tendrement par un homme aux mêmes cheveux que Harry. Ils souriaient joyeusement à l'objectif. La deuxième, on pouvait y voir Nymph' a dix-huit ans avec des cheveux bleu marine en hérisson, un visage émincé et marqué par l'usage abusive des drogues mais ces yeux riaient. Elle tenait dans ces bras un tout petit et maigre Harry, il avait le visage sale, les joues creuses et un bleu sur sa joue pourtant il souriait en regardant d'un œil heureux Nymph'. C'était une belle photo pleine d'émotion. Les deux cadres photos servaient de bloque CD à une quinzaine de CD.
D'ailleurs, Harry se plaça devant ceux-ci et les contempla un moment avant d'en prendre délicatement un et de sautillait jusqu'à la sono placé dans le placard intérieur de sa chambre. Harry entra le CD et alluma la musique puis il alla jusqu'à la fenêtre où il s'installa dos à Hermione. Les mêmes berceuses qu'elle avait déjà entendu chanté par lui s'élevèrent dans la pièce, elles étaient chantées par une douce voix de femme. Les berceuses s'enchaînèrent, certaines que Harry n'avait même pas chanté, elle se sentait étrangement en paix en écoutant cette femme chanter. Harry n'avait pas bougé, il était toujours appuyé sur la fenêtre ouverte malgré le froid qui pénétrait du coup dans la chambre. Même lorsque le CD s'arrêta, Harry ne bougea pas et continua à regarder dehors. Hermione n'osa pas le rappeler et se contenta de grelotter de froid. Harry finit par rentrer et refermer la fenêtre et au vu du regard d'Hermione, il expliqua de lui-même :
- C'est ma mère qui chante.
- Elle chante très bien.
- Merci.
Il éteint la chaine hifi et se jeta sur le lit derrière Hermione. Demain serait une journée chargée et il aurait besoin de toute sa patience. La nuit fut particulièrement calme et au matin, Harry ferma les yeux en espérant que la nuit reviendrait et qu'il puisse se rendormir. Il savait parfaitement que ce qu'il allait faire était mal mais il n'avait pas réellement le choix, c'était la seule solution pour que Hermione ait la paix.
J'espère que ce chapitre vous a plu. Si il y a des fautes qui vous ont choqué dites le moi que je puisse les faire disparaître.
Dites moi ce que vous en avez pensé. Review ?
