Titre : Home Sweet Home
Disclamer : NCIS n'est pas à moi.
Plume est à PBG.
Résumé : Fic Plumiene. Parce que parfois on aime vraiment rentrer chez soit. Même si pour certains c'est le début des emmerdes.
Note :
Réponses aux reviewers anonymes :
Guest : On pose cette hache, et avant de défoncer ma porte, on me laisse le temps d'écrire le chapitre. Voilà, c'est bien. Il n'y a pas à dire, tu sais être motivante comme personne ^^'
Chapitre 4 : Ton insigne, ton arme, toute ta vie.
La femme regardait par la fenêtre. Elle ne savait pas quoi faire. C'était pourtant un geste simple. Un geste simple qu'elle n'avait pas envi de faire, mais il fallait bien que quelqu'un le fasse. Il y a dix ans, elle n'aurait pas hésité et aurait suivit le plan que Rosa, Rose et elle avaient fait, mais elle avait changé. Il y avait une autre façon de faire. Une façon de faire plus propre... et sans doute moins définitive. Elle regardait le seul objet qu'elle avait emmené dans sa fuite. Elle se rappelait encore la joie qu'elle avait ressentit lorsqu'Hetty le lui avait donné. C'était à elle, c'était sa plaque. Ce jour-là, elle était devenue un agent du NCIS à part entière. Un rappel de ses devoirs, de ses obligations envers tous les citoyens américains. Elle caressa le contour de l'insigne avant de le mettre à sa place habituelle. Elle regarda son reflet dans la vitre. Avec son insigne à la ceinture, elle avait l'impression d'enfin reconnaître son reflet.
Elle posa sur la table les faux papiers que lui avaient donné Rosa et prit un des téléphones portables que l'ancienne trafiquante leur avait fourni. Elle avait deux coups de fil à passer.
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Margot sauta sur son téléphone lorsqu'il sauna, mais l'un de ses foutus agents du FBI fut plus rapide.
- Bureau de l'Agent Roxton, fit-il alors que la brune était à deux doigts de lui sauter à la gorge.
- Oh ! Pardonnez-moi cette erreur de numéros, répondit une voix féminine.
- Ce n'est rien. Cela peut arriver à tout le monde, n'est-ce pas ?
La tonalité fut sa seule réponse. L'agent du NCIS lui arracha l'appareil des mains.
- Au dernière nouvelle, vous n'êtes pas ma secrétaire.
- Il se peut que votre ancienne coéquipière tente de vous contacter.
- Et vous croyez vraiment qu'elle va prendre le risque de m'appeler ? Elia n'est pas née de la dernière pluie. Elle sait que ce n'est pas une bonne idée.
- Je vous prie de ne pas me parler comme si j'étais con.
- Être con, c'est un don. Faire le con, c'est un art et vous y excellez !
La brune tourna les talons en se retenant de courir. Elle venait de mentir par omission à un agent fédéral. Oui, Elia savait que ce n'était pas une bonne idée, mais elle restait un agent du NCIS. Et l'une de ses règles était qu'en cas de problèmes, on pouvait toujours compter sur sa famille. Margot se mit à courir, elle devait prévenir Hetty et Gibbs.
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Gibbs regardait l'homme devant lui. Il avait lu le dossier concernant Elia Raws. Il y avait des gens qui avaient eu une enfance plus facile et qui avaient très mal tourner. Et Elia s'était battue pour ne pas retourner d'où elle venait. Le programme de protection des témoins, puis elle avait travailler comme barman à Las Vegas. Jusqu'à sa rencontre avec Henrietta Lange. Des informations que l'on pouvait aisément trouvés, sauf qu'à priori, Elia avait gardé le même prénom avant et après son arrivée dans le programme. Et elle avait tenue à choisir elle-même son nouveau nom de famille. Grâce aux informations que leur avait gracieusement (et en ne faisant presque pas d'histoire, surtout lorsque la supérieure de Raws était arrivée), le NCIS avait retrouvé quelqu'un qui avait sans doute connu la mère de l'agent disparue.
- Ouaip, la p've Eliade. Jolie môme, mais avec pas d'pot. L'aurait pu être heureuse si n'avait pas été pauv'e. L'est morte alors j'vois pas en quoi elle peut vous intéresser.
- En faite, nous aimerions en savoir un peu plus sur ses filles. Rose et Elia, expliqua-t-il.
- La p'tite Rosie ? Trop fragile pour survivre dans la Rue sans protection. Chais plus le nom de la grande. Chuis pas sûr que c'était Elia, mais il y en avait p'tète une troisième. Fais pas attention au môme qui sont pas les miens.
- Pourtant vous vous rappelez d'une nom d'une.
- Eliade l'a laissait à ma blonde lorsqu'elle allait bosser et la vieille allait vend'e des trucs pour l'mac de sa mater'.
- Quel genre de truc ?
- Chais pas et ça me regardait pas. Savez, une gamine si l'patron considère qu'elle rapporte pas assez, il s'arrange pour qu'elle lève ses jupes, alors Eliade faisait croire que sa grande c'était un gas.
- Et pourquoi ne faisait-elle pas pareille avec la plus jeune...
- Parc'que si on veut voir un môme survivre, tu ne laisse sortir que lorsqu'il peut s'battre, pas avant. J'vous vois v'nir avec vot'e morale à trois sous. Vous n'tiendrez pas deux jours là-bas.
L'homme semblait furieux, mais pas contre Gibbs. L'ancien marine sentit qu'il ne lui disait pas tout.
-Que me cachez-vous ?
-La mère est crevée, OK ? Rosie a un pied dans la Rue et un sorti, mais il rien l'fera plonger bien plus profond que vous n'pouvez imaginer, OK ? La grande... en parler est déconseillée, OK ? J'ai huit gosses et y'en a qu'un seul que j'ai réussi à virer d'là-bas et je l'dois et l'autre... Elia... En s'cassant, elle a ouvert une brèche pour d'autres mômes. Là-bas à trente ans t'es un vieillard, alors j'te laisse deviner où sont les miens. Mais faudrait qu'un autre arrive à monter en haut d'la hiérarchie pour faire du ménage. Et l'papa il y peur. Peur que la fille-fille qu'est partie s'arrange pour mett'e sa sœur à sa place. L'a donc mis un contrat sur la tête de la deuxième. Mais j'connais vot'e Elia. L'aime pas les mac', mais encore moins ceux qui touche à sa p'tite sœur même si elle est p'us dans le jeu.
-Elle cherchera à s'en débarrasser.
-J'pense pas qu'elle veuille de cet'e place elle n'y mett'ra pas sa sœur, trop risquer. Et p'is, l'a un vieux compte à régler avec c'type.
-L'papa fait pas dans la charité. Il fait bosser les mômes car vont moins en prison et pour que personne puisse dire quête chose, il les adopte. Comme c'est p'u les mômes de leur mater' mais les siens.
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Margot décrocha son téléphone.
- Roxton, fit-elle sans savoir si elle devait espérer ou non.
- Je ne peux pas te parler longtemps.
Elia. La brune fit un signe à McGee pour lui signaler que si on voulait retrouver l'agent disparue, c'était maintenant. Le Geek comprit rapidement et commença à taper sur le clavier le plus proche.
- Elia, rentre à l'agence immédiatement.
- Impossible, ma tête est mise à prix.
- On va attraper le salaud qui a fait ça, on est déjà sur ses talons. L'équipe de l'Agent Gibbs a fait du bon boulot.
- Tu crois aux contes de fées, se moqua Elia.
- On est sur ses talons, on a déjà des témoignages contre lui, on peut le faire tomber.
- Et vous ne pourrez jamais l'attraper. Pas comme ça. Il faut qu'il vienne de commettre un crime et qu'il n'ait pas le temps de faire disparaître les preuves. Un crime que personne ne veut couvrir.
- Elia, ne me dit pas que tu comptes faire ce que je pense que tu vas faire.
- Trahir Rosa ne me pose pas de problème, expliqua-t-elle calmement.
- Elia, je t'interdis de...
- J'ai deux sœurs, avoua l'autre agent. Une de sang, et l'autre par le cœur. Si les deux survivent si je joue bien, alors, je suis prête à faire ma dernière danse.
- Elia... fit Margot en retenant ses larmes.
- On ne quitte pas la Rue sans en payer le prix et j'ai oublié de passer à la caisse, il faut que j'aille régler quelques dettes.
- Elia, je t'interdis de... Elia... Elia !
Trop tard, Raws avait déjà raccroché. Margot jeta un regard à McGee, tous les deux avaient compris qu'il ne leur restait plus beaucoup de temps pour empêcher Elia de faire une chose particulièrement stupide et dangereuse.
- Dites moi que vous l'avez localisée.
- En effet, j'ai une adresse, répondit l'agent de Washington.
Vous connaissez la citation « pas de bras, pas de chocolat » ?
Moi je dis plutôt « pas de review, pas de chapitre ».
Maintenant, je vous laisse méditer dessus.
Non, ce n'est pas du chantage. ^^
Bisous !
*s'enfuit en courant *
