Acte 1, scène 3
« Voldemort et les mange-mort… »

Les semaines passèrent, le quiditch reprit ses droits et le premier match se profila… Mélina qui ne connaissait pas du tout ce sport était à l'affût de la moindre information qu'elle pouvait glaner à droite ou a gauche. Elle détestait ne pas savoir, ne pas connaître quelque chose, surtout si cette chose était importante aux yeux des autres.
La plupart du temps elle restait avec les garçons, qui aurait pu croire que Mélina K. Therryana aimerait passer du temps avec des garçons ? Elle qui d'habitude les fuyait comme la peste !
Il fallait dire aussi, qu'elle n'avait jusque là jamais été bien lotie ! A part peut-être quelques exceptions, mais en tout cas au collège jamais. Après chez elle, elle restait avec son frère et du coup côtoyait son meilleur ami Danny.

Seulement voilà, Mélina avait appris quelques jours auparavant, que ce n'était pas le beau fixe dans le monde des sorciers. Tout avait commencé avec l'arrivée du courrier…
Assise entre Sirius et James, elle était en train de petit déjeuner quand les hiboux distribuèrent le journal aux élèves. Mélina se pencha sur celui de Sirius, pour voir de quoi il s'agissait.
Plein de questions s'imposaient à son esprit mais elle ne voulait pas les poser. Instinctivement elle se mordit la lèvre inférieure…
« Comment ça se fait que les gens bougent sur la photo ? Va falloir que je me renseigne 'Discrètement' » songea-t-elle.

Tout à coup un cri d'effroi s'abattit sur la salle commune, tout le monde se tourna en sa direction. Il s'agissait d'une élève de première année qui se mit à pleurer. Mélina vit le professeur McGonagale l'inviter à sortir de la pièce. Tant de tristesse émanait de la jeune fille qui sortait de la pièce encore.

- Qu'est ce qu'elle a ? demanda Mélina perplexe.

Sirius et James observèrent la jeune fille avec attention. Ce n'était pas la première fois que Mélina les étonnait, souvent parce qu'elle était très douée mais parfois par sa naïveté et son manque de connaissance sur des choses élémentaires…
Sirius s'approcha de Mélina et lui montra un titre :

- William Ferley est décédé aujourd'hui à cause d'un mange-mort…

Mélina le regarda encore perplexe, voyant qu'elle ne faisait pas le rapprochement, Sirius l'invita à sortir de table et l'emmèna près du lac. Et lui dit :

- C'est vrai que tu ne connais pas très bien notre monde…
- …
- Il faut que tu saches que tous les sorciers ne sont pas gentils.
- Ça je le sais… murmura Mélina.
- Et il en est un qui a mal tourné il y a 8-9 ans environ, et actuellement il fait régner la terreur, soit on le suit soit on est tué.

Mélina qui était assise face au lac, le regard dans le vide elle dit doucement :

- L'équilibre est rompu… ceci explique cela.
- Mélina ?
- Rien, rien. Et pour cette fille ? Tu sais quelque chose ?
- Ferley William était son père.

Mélina blêmit un peu et baissa le regard pour le concentrer sur une pierre.

- C'est malheureux, dit-elle doucement. C'est quoi un mange-mort ?
- Est appelé mange-mort, les individus qui se sont rallié à ce sorcier malveillant…
- C'est quoi le nom de ce sorcier ?
- En fait, la plupart des gens ont peur de prononcer leur nom déclare James qui vint d'arriver et s'assit de l'autre côté de Mélina.

Il ajouta d'un ton réprobateur à l'attention de Sirius :

- Tu n'aurais pas dut lui raconter tout ça ! elle aurait pu être préservée.
- Je sais mais…
- Ne vous tracassez pas pour moi… déclara tout à coup Mélina tout en se relevant. Je n'ai pas eu une enfance toute blanche comme vous pouvez le penser. Je connais la violence des hommes et des sorciers. J'ai déjà eu à faire aux uns et aux autres…
- Mélina qu'est ce que…
- Au fait avoir peur d'un nom est ridicule… bien sûr certains noms ne rassurent pas et certaines personnes peuvent avoir peur de la personne en question.

« J'en connais un qui fait frémir les gens dans le milieu » songea-t-elle. (NDA : non non pas frappé l'auteur mdr ' !)

- Moi j'appelle un chien un chien… cela ne rime à rien que de ne pas appeler par son nom quelqu'un. Ah oui… je suppose que quand vous faites référence à ce sorcier « dont on ne doit pas dire le nom » est en réalité – elle observa autour pour s'assurer que personne n'est autour d'elle – Voldemort.
- Mélina ! disent les garçons.
- Désolée… je n'aurais peut-être pas dû. Je ne connais pas trop son histoire, je me rappelle juste que Dumbledor m'en a parlé en me disant qu'il faudrait faire attention.
- Faire attention ? Attention à quoi ?

Ne répondant pas à la question de Sirius elle déclara :

- Savez-vous qu'on dit que la lumière appelle les ténèbres et que l'inverse est également vrai ?
- …
- Je crois que l'une des premières victimes de Voldemort est d'une certaine manière ma vraie mère… murmura-t-elle.

James n'avait rien entendu, et Sirius n'était pas sûr. Tout à coup fuse de nulle part une formule magique. Mélina se retourna en direction du rayon et dit simplement :

- Protego totalis !

Aussitôt une barrière s'érigea entre eux et l'attaque de Malefoy. Le regard de la jeune fille se fit lointain, mais elle ne répliqua pas.

« L'équilibre a été rompu à la mort de ma mère…quelque chose s'est produit et a fait que je suis ici… » songea-t-elle. « Voilà la vérité. »

La mère de Mélina, sa vraie mère dont elle ignorait l'existence il y avait encore quelques mois.

- Au fait !
- Oui ?
- Comment ça se fait que vos photos bougent ? Dans le journal…
- C'est ça le monde des sorciers… chez vous ils bougent pas ? demanda James
- Non. Ils restent figés. Attendez je vous montre :

Elle sortit de sa poche une photo un peu jaunie, d'une jeune fille qui ressemblait étrangement à Mélina, elle arborait un sourire magnifique avec un bébé dans les bras.

- C'est qui ? demande Sirius.
- Ma vraie mère…c'est tante Elise qui me l'a donnée avant que je prenne le train à Londres…

« Mélina, tu nous dis ça, mais j'ai l'impression que ton cœur a un secret. Tu ne ris que rarement, tu ne montres qu'à de très rares occasions tes faiblesses et encore devant peu de personnes. Tout à l'heure, est-ce que tu as dis que ta vraie mère était probablement la première victime de Voldemort comment ça se fait ? » se demanda Sirius.

- Mélina…
- Bon c'est pas tout ! Mais on va être en retard.

Mélina arbora à nouveau son sourire, mais Sirius savait qu'il n'était pas réel, que ce n'était qu'une illusion.

« Pourquoi tu ne te montres pas comme tu es normalement » se demanda-t-il soudainement.

James les devança pour aller séduire la belle Lily Evans. Comme pour répondre à la question de Sirius :

- Je sais que je ne suis que paraître ! Mais il faudra vous en contenter.
- Pourquoi ?
- Car ma vraie nature n'est pas sans taches…

Un voile de tristesse s'abattit sur les prunelles vertes de la jeune fille… des regrets peut-être.

- Et bien c'est déjà un début.

Elle le fixa étonnée.

- Oui parce que là tu viens de me montrer ta tristesse l'espace d'un instant – il lui sourit avant d'ajouter – tu peux être naturelle avec nous, avec moi ça c'est sûr !
- Tu crois ? Et bien on verra. Pour le moment j'en suis incapable. Je ne montre jamais ou rarement ce que je pense…

Elle avança le regard un peu perdu et prit une décision, elle lui dit :

- Bien je vais faire comme tu dis, et je te dirais ce que je pense à toi et toi seul.
- Pourquoi que moi ?
- Parce que s'ouvrir c'est se mettre en danger…ce sorcier – elle se mordit la lèvre inférieure – non… Dumbledor a peur que ce sorcier s'en prenne à moi.
- A toi ? Pourquoi ?

Elle le dépassa et étrangement, Sirius eut une idée qui vint de lui arriver dans l'esprit :

« Car celui qui a peur, anticipe et amorce sa propre destruction… » pensa-t-il .

Sirius écarquilla les yeux. « cette pensée c'est pas la mienne ». Il regarda Mélina avancer et qui tout à coup se retourna et le fixa. Elle lui adressa un sourire des plus sincère. Et lui fait un clin d'œil. Elle mit un doigt devant sa bouche l'incitant à ne rien dire.

« Quelle drôle de fille » songea-t-il. « Comment a-t-elle fait ? »

Le cours de potion se passa pas trop mal, et eut une conclusions euphorisante. Mélina méticuleuse réussit très bien sa potion. A un moment donné elle constata que Malefoy lançait quelque chose en direction de son chaudron. Négligemment elle passa une main devant son chaudron et la boulette disparut, pour réapparaître juste au-dessus de celui de Lucius qui ne put que murmurer un « non ».

Et la boulette tomba. Mélina eut un petit sourire narquois quand tout à coup une explosion se fit entendre dans le chaudron de Lucius. Sirius se baissa au niveau de l'oreille et lui glissa :

- Comment tu as fait ça ?
- Hein ?
- La boulette a disparu d'au-dessus de ton chaudron pour retourner à l'envoyeur…
- Plus tard, répond-elle dans un clin d'œil.
- Mais que se passe-t-il ! s'exclama le professeur outré.
- Qui a fait ça ?

Lucius geint alors que des tas de pustules de partout, ainsi que ses amis Goyle et Crabe.

- Therryana.

Tout le monde tourna la tête vers Mélina qui elle fint l'ignorance. Le professeur la regarda et se tourna :

- Et je peux savoir comment elle s'est débrouillée ?
- Lévitation, lâcha Malefoy.

Le professeur peu enclin à croire Malefoy et ses amis. Il avait beau être le chef des Serpentard, contrairement à ses prédécesseurs il était différent, il recherchait la reconnaissance auprès des gens brillant, et Mélina était très brillante pour son age. Il s'approcha de la jeune fille aux yeux verts. Il s'était toujours demandé comment elle réussit à être à un très bon niveau dans chaque matière.

- Mademoiselle, voulez-vous bien me montrer votre baguette.
- Bien sûr.

Elle sortit sa baguette, ce dernier prononça la formule pour connaître la dernière incantation utilisée. Il s'agit d'un patronus d'une lumière plutôt puissante mais l'on devine que la jeune fille ne maîtrisait pas encore très bien ce sortilège.

- Pourquoi un Patronus, demanda le professeur ?
- Le professeur de défense contre les forces du mal à la demande du professeur Dumbledor m'a appris à le faire…
- Je vérifierais. Bon ce n'est pas un sort de lévitation qui a été utilisé en dernier. Qui est le responsable ?

« Et si c'était Malefoy qui a voulu piéger la petite Therryana »

Tout à coup l'homme eut une idée. Il reste un instant perplexe, cette pensée était-elle la sienne ?

- Malefoy, votre baguette… après vous irez à l'infirmerie.

De mauvaise grâce Lucius lui donna sa baguette. Et le dernier sort était un sort de lévitation.

- Moins 20 points à Serpentar. Finissez vos potions les autres… Malefoy, vous serez en retenue, Crabe, Goyle vous l'accompagnez à l'infirmerie.

James et Sirius regardérent Mélina, mais cette dernière ne fit aucune remarque.

« Comment j'aurais cru pourtant que c'était elle qui avait fait retourner la boule là-bas » pensa James.

« Mélina, comment as-tu fait ? » se demanda Sirius. Décidément elle ne cessera pas de l'étonner.

Car pour eux, utiliser la magie sans passer par une baguette est très difficile. Les adultes y arrivaient avec plus ou moins de facilité mais les enfants ou adolescents n'était pas sensés être capable de faire disparaître et apparaître quelque chose de la façon dont l'avait fait Mélina.