Chapitre Trois :
Après la sortie des agents de remplacement et une brève explication du prof qui pouvait se résumé en un « si vous savez quelque chose allez voir le FBI » le cour de philosophie reprit.
Après deux heures de tortures à écouter le prof blablater de Platon et Socrate, la cloche sonna et les élèves sortirent comme si le diable était à leur trousse. En quelque sorte il n'avait pas tord, le diable était dans la même salle qu'eux. Ils ont seulement la chance de ne pas le savoir. La jeune femme sortie de la salle de cours, elle aperçut de loin un jeune homme qui s'approcha d'elle, un ballon de basket sous le bras.
« En parlant du diable » souffla la jeune fille d'un air sombre. Elle se reprit et sourit.
Le jeune homme l'attrapa pars la taille et l'embrassa.
« Salut ma belle, ça va ? »
« Oui. Tu as entraînement ? » Demanda-t-elle
« Ouais. » Il se pencha et lui souffla à l'oreille « A ce soir » Il effleura sa joue de ses lèvres et partis.
La jeune fille fut troublée quelques secondes avant de revenir à elle quand une jeune fille rousse lui sauta au coup.
«Yo ! T'es toute rouge ! Jérôme est passé par là » dit-elle en riant.
« Arrêtes Chloé. Bon on y va ? » Dit-elle en rougissant.
« Ah la la. Allez let's go ! » S'exclama Chloé.
Les deux jeunes filles se dirigèrent vers leur salle de cour. Trois heures après et un cours d'allemand plus tard, alors que la jeune femme attendait Chloé qui était à la salle des profs, elle aperçut Jérôme qui sortait de son entraînement avec les membres de l'équipe. Ils étaient très entourés, que des présences féminines. Ces dernières gesticulaient, voulant se montrer sous leur meilleur profil pour ces futures stars de basket.
POV Angélia
La bande de filles qui entouraient les mecs de l'équipe avait toute une réputation de filles faciles. Je savais très bien que la plupart voulaient juste coucher avec Jérôme ou au moins juste se pavaner à son bras. En sortant avec lui, je m'étais mise à dos pas mal de fille. Je tournais la tête vers la salle des profs me demandant ce que foutait Chloé. J'entendis à peine les bruits de talon venir vers moi et s'arrêter.
« Alors Angélia. On s'est encore fait tromper hier ? Tu devrais le larguer. Cela t'évitera une humiliation publique, mais bon tu as l'habitude, non ? A moins que Jérôme te largue avant, ce qu'il risque de faire dans un délais très court » dit la voix, si douce, d'une peste dénommée Nina.
Je me retournais et pu constater le tableau qui se tenait devant moi : une bande de poufs ultra maquillé, minijupe, décolleté plongeant et talons hauts. Comme dit Chloé, trop de pouffe attitude et… on est dans la merde ! Je pris une grande inspiration, se qui n'échappa à Nina.
« Bah alors. Tu vas quand même pas pleuré. Tu trouves pas que t'as déjà assez chialé pour ton cher papa » dit-elle en riant.
Les autres la suivirent. Mon cœur se serra. Pour plusieurs raisons. Le fait qu'elle évoque mon père me brisa le cœur mais la raison la plus dominante de mon mal-être est au fait que Nina ne se rend pas compte du processus qu'elle vient de déclencher. Bien que je n'aimais pas Nina, je ne voulais pas qu'elle endure ce que vingt-six filles avaient déjà vécu. J'entendis Chloé leur dit d'aller se faire foutre et alors que Nina me heurta, je croisais le regard de Jérôme qui avait vu la scène de loin. Son regard dériva vers Nina qui s'éloigna, et il devient sombre, menaçant. Mon dieu, ce regard je l'avais déjà vu des millions de fois, 26 fois pour être plus précise. Je tournais la tête et croisa le regard d'une personne qu'elle avait déjà vu… ah oui l'un des agents du FBI. Son regard était comme celui de mon père, il m'examinait. Je détourne mon regard du sien et sourit à Chloé qui était partie dans un discours « ces poufs, ces pétasses ». Mon cœur rata un battement quand les agents du FBI marchèrent vers nous deux. Mon Dieu.
« Bonjours mesdemoiselles. Excusez-nous mademoiselle White, nous aimerons parler à mademoiselle Lewis, seul » commença un des agents.
Chloé acquiesça et m'informa qu'elle m'attendais à la cafét', me laissant seule avec les 6 agents.
« Mademoiselle, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis l'agent David Rossi, j'ai travaillé avec votre père dans une affaire à Baltimore, vous deviez avoir dix ans. » expliqua-t-il.
« Euh non, pas trop. » répondis-je, mal à l'aise.
« Ça ne fait rien. Bon, nous a interrogé tous vos camarades, il ne manquait plus que vous. Qu'avez-vous dit aux agents qui nous précédaient? » Questionna l'agent Rossi.
*Rien* pensais-je. « Euh… et bien… je…je ne connaissais pas trop les victimes. La plupart étaient dans ma classe mais je ne traînais pas avec elles. Désolée je ne vous suis pas trop utile. » Répondis-je, piteusement.
« Non, ça ne fait rien, merci à vous de ne nous accorder du temps. Bonne journée Mademoiselle Lewis » répondit gentiment l'agent dénommé Aaron Hotchner.
« Attendez, je… » Dis-je en m'avançant vers eux alors qu'ils s'éloignaient. Mais je me ravisai en les voyant se tourner vers moi, me regardant curieusement. « Non, rien » dis-je en reculant. Ils me regardèrent et finalement continuèrent leur route.
Une « bonne journée ». Aucune ne sera bonne. Je les regardais s'éloigner quand mon portable vibra dans ma poche. Je le sortis. Jérôme.
« Ce soir. 21h. 123 allée des haumes vertes.
Sous le porche. »
Je sentis les larmes me monter aux yeux. Encore une soirée de torture. Je me demande comment j'arrive à me lever tous les matins en ayant ça sur le cœur. Je relève ma tête et croise le regard brûlant de Jérôme. Je me détourne vivement et tombe sur les regards intrigués des agents du FBI. Ma prestation n'était donc pas à leur goût. Ils me fixaient comme si je cachais quelque chose. Je me tourne vers le côté opposé et marche aussi calmement que possible vers la cafétéria, passant devant Jérôme sans le regarder. Mes jambes menaçaient de céder face au poids de ma culpabilité. Qu'aurait dit mon père si il avait été là ? Rien, il aurait tout découvert avant le dixième meurtre. Et moi aussi j'aurais du le voir arriver. Mais comme on dit, l'amour rend aveugle.
