Merci pour vos reviews ^^
Je remercie ma béta : Sailorslayer
Chapitre 4
Dans la lumière de ce beau dimanche après-midi, Severus se rendait à la maison de Marcus Flint. Quand il s'agissait de sa personne, l'avocat semblait posséder un sixième sens, et il aurait donné sa tête à couper que, l'ayant senti arriver, il l'observait depuis une fenêtre, Severus Snape, l'ancien directeur de la compagnie que Draco gérait, avait été relégué en simple conseiller lorsque Draco avait prit la tête de la compagnie. Il était les yeux et les oreilles de Draco, le protégeant contre tous comme un père.
— Severus ! S'exclama Marcus en souriant chaleureusement. Quelle agréable surprise ! Que puis-je faire pour vous ? demanda l'avocat, comme à chacune de leurs conversations.
— J'ai lu les journaux ce matin, siffla Severus. Depuis quand mon filleul est homo ?. De plus, il s'est marié avec je ne sais qui !
— Calmez-vous, je vais tout vous raconter, souffla-t-il tout en laissant Severus entrer dans sa demeure.
— Mais enfin, d'où sort ce garçon ? S'énerva Severus. Quand a-t-il fait sa connaissance ? Emmenez-moi le voir, ordonna-t-il.
Marcus leva les yeux au ciel. Il ne savait pas qui il craignait le plus, Draco ou Severus ?
Son mariage avec Harry était un arrangement strictement commercial. ≪ Sans obligation et pour une période de temps limitée ≫, comme le proclamaient certaines publicités qui, en revanche, ajoutaient toujours : ≪ satisfaction garantie ≫…
Frustré, il retourna se coucher sur son canapé.
— Il faut que nous établissions des règles de conduite, déclara Draco en rejoignant Harry, qui avait bouclé ses bagages et était prêt à partir.
— Hm ? fit Harry en levant les yeux.
— Oui, des règles de conduite, martela-t-il. Pour cohabiter pendant ces mois, nous devrons nous organiser.
— Vous voulez dire par exemple pour savoir dans quel ordre on va utiliser la salle de bains ? Ne vous en faites pas, le rassura Harry avec candeur, vous pourrez y aller en premier, moi je ne travaille pas en ce…
— Le problème n'est pas là, je possède plusieurs salles de bains, l'interrompit‑il. Je veux établir clairement ce qui est admis et ce qui ne l'est pas dans la comédie que nous devons jouer. Par exemple, nous avons tous deux le droit d'utiliser notre temps à notre guise, continua Draco. Nous ne sommes pas obligés de rester collés l'un à l'autre et de nous tenir compagnie.
— Bien sûr, acquiesça Harry. Apres être restés si longtemps cloitrés ensemble, c'est la dernière chose que nous désirons.
— Pour convaincre nos familles que nous sommes vraiment mariés, nous serons tout de même obligés de temps en temps d'échanger des caresses et des mots doux, précisa son époux, comme s'il décrivait une forme particulièrement cruelle de torture.
— Au niveau caresse, nous nous en sommes plutôt bien tirés jusqu'à présent, répondit Harry, décidé à se montrer positif.
— Je vous apprécie beaucoup, Harry, répliqua Draco en fronçant les sourcils, je suis sûr que nous allons très bien nous entendre. Mais vous devez comprendre que tout sera terminé entre nous dès que nous aurons obtenu l'annulation du mariage et surtout que je ne suis pas intéressé par les hommes. Je serais désolé que vous entreteniez le moindre espoir que nous ayons une relation durable.
Bon Dieu ! Pour qui cet homme se prenait‑il ? Tout cela parce qu'il avait répondu chaleureusement à ses baisers. Que croyait-il, que le fait qu'il soi gay signifiait qu'il allait se jeter sur lui ? Pourtant ses baisers avaient eu sur lui un effet dévastateur, loin de tout ce qu'il n'avait jamais éprouvé avec Cédric.
— Draco, vous embrassez très bien, c'est indéniable, mais d'après ce que j'ai pu observer, vous êtes un obsédé du boulot, incapable de se remettre en question et imperméable aux émotions. Alors je vous conseillerai de ne pas vous monter la tête, répliqua Harry pour lui rendre la monnaie de sa pièce.
— Si, par imperméable aux émotions , vous sous-entendez que j'entends n' adorer personne, vous avez sacrement raison, rétorqua-t-il.
— Nous devons cohabiter pendant quelques mois. Et alors ? Ce n'est pas la mer à boire. Je serai tellement discret que vous arriverez à ignorer ma présence, le rassura Harry. De plus vous n'êtes pas gay, comme vous n'arrêtez pas de le dire ?
Draco soupira. Comment arriver à ignorer sa présence, ce type l'irritait déjà, alors 3 mois en sa compagnie…
Ils prirent un taxi pour aller dans la maison de Draco, un quartier huppé qui se trouvait à une quinzaine de kilomètres du centre.
En franchissant les grilles en fer forgé de la propriété, Harry découvrit à travers les vitres du taxi un manoir de style géorgien qui, malgré ses piliers impressionnants, n'en semblait pas moins accueillant, planté au beau milieu de vastes étendues de gazon et de massifs d'arbustes aux couleurs variées.
— Je parie que vous ne connaissez même pas vos voisins, murmura Harry en remarquant le haut mur de pierre qui clôturait la propriété d'un côté et la large haie de peupliers qui la délimitait de l'autre.
— Evidemment que non ! se récria Draco. Et si j'apprends en rentrant à la maison que vous avez organisé derrière mon dos un pot de bienvenue ou quoi que ce soit du même style, ce mariage sera instantanément annulé. Et vous connaissez-vous toutes les personnes de votre domaine ?
— Bien sûr, s'exclama Harry en souriant. La plupart des villageois travaillent sur mon domaine.
— Je vais vous faire visiter la maison, puis j'irai au bureau, dit ce dernier en l'aidant à sortir de la voiture, pendant que le chauffeur s'occupait des bagages.
— La maison est magnifique, répondit Harry en embrassant d'un seul geste les tapis persans, les meubles anciens et les œuvres d'art.
— J'espère que vous vous y plairez, dit‑il.
— C'est ravissant. Où se trouve votre chambre ?
Draco désigna l'autre bout du palier. Harry sourit lorsqu'il vit sa chambre aussi classe que les autres pièces qu'il avait visitées.
— Harry ? fit Draco tout en sortant une bague de sa poche et en lui tendant.
— Quand avez-vous eu le temps pour acheter cette bague ? demanda Harry tout en fixant la bague.
— Lorsque vous dormiez, expliqua Draco. J'ai demandé à un ami de vous acheter une bague. Il a vu juste pour la taille. Vous devriez la porter durant votre séjour ici.
Harry se mordit les lèvres.
— Je ne crois pas que…
— Nous devons faire ce qu'il faut pour que ce mariage ait l'air normal, le coupa-t-il. Il faut que vous la portiez.
Harry tendit la main gauche. Il lui sembla que, malgré son impatience, Draco marqua une infime hésitation avant de lui passer l'anneau d'or. Ensuite, il lui tint les doigts quelques instants pour examiner la bague. Le contact tiède de sa main était agréable. Il avait l'impression que cette bague l'enchainait à cet homme par un lien invisible, qui n'existait pas quelques minutes auparavant.
A peine avait-il mis sa bague que l'homme à tout faire fit son apparition.
— Messieurs Malefoy, des personnes vous demandent. Je crois que c'est assez urgent.
Harry et Draco échangèrent un regard avant de se rendre à tout allure au grand salon de Draco. Lorsqu'ils arrivèrent, ils se figèrent. Harry n'y croyait pas, devant lui, se trouvait Sirius accompagné de Ron et d'Olivier qui se disputaient avec d'autres personnes. Il reconnu parmi ces personnes, l'avocat de Draco, Marcus Flint.
— CA SUFFIT, cria Harry avant de se rendre au centre de la pièce.
Un silence s'installa dans la pièce. Il se tourna vers Sirius.
— Qu'est-ce que vous faites là ? demanda Harry tout en fixant à tour de rôle Ron, Olivier et Sirius.
— Tu t'es marié avec un parfait inconnu, cria Sirius tout en fixant froidement Draco. Pourquoi ? Est-ce une façon de me punir car je ne voulais pas te laisser vivre en dehors du domaine ?
— Je…je…, bégaya Harry.
— C'est pour l'argent de Malefoy ?, répondit Severus avant de fixer froidement Harry.
— Harry n'a pas besoin de l'argent de ce blondinet, siffla Sirius avant de se mettre entre Harry et cet homme.
— Bien sûr, lança ironiquement Severus tout en levant les yeux au ciel.
Dès qu'il avait croisé ce type, Severus avait senti qu'il n'allait pas l'apprécier.
— Olivier, répliqua Sirius en souriant, peux-tu faire un bref inventaire des biens de Harry ?.
— Monsieur Potter a dans son patrimoine le domaine Potter comprenant le centre d'élevage et les plaines de bétails. De plus, il est actionnaire de la plupart des sociétés en importation-exportation sans bien sûr une récente évaluation des biens. La fortune de Harry vaut environ, en tenant compte de votre monnaie, 12 milliards de dollars.
— Marcus, répliqua Severus, dit-moi celle de Draco.
— Monsieur Malefoy a dans son patrimoine des immeubles un peu partout aux Etats-Unis et à l'étranger, il possède la plupart des chaines télévisées… sans bien sûr une récente évaluation des biens. La fortune de Monsieur Malefoy vaut environ en tenant compte de notre monnaie, 50 milliards de dollars, finit Marcus en souriant à Olivier.
— Et alors ? lança Sirius de mauvais foie. Harry n'a pas besoin de votre argent. Il se tourna vers Olivier. Dit-moi qu'il y a moyen d'annuler cette mascarade !
Marcus allait réponde mais Olivier fut plus rapide.
— On peut monter un solide dossier d'annulation, et la non-consommation du mariage sera un grand plus, expliqua Olivier en fixant Harry pour la dernière phrase, ce qui le fit rougir. L'argument massue, c'est que vous ignoriez qu'il s'agissait d'un mariage en bonne et due forme.
Harry et Draco furent étonnés. Comment avait-il su ? Olivier sourit.
— J'ai mes sources. Mais certains juges un peu vieux jeu détestent qu'on bafoue cette honorable institution. C'est pourquoi on voudrait s'arranger pour que notre affaire passe devant un juge favorablement disposé… ce qui peut prendre un mois à organiser, finit-il avec un petit sourire d'excuse à Sirius.
— Bien, lança Sirius avant de prendre la main de Harry. Occupe-toi de cette affaire. Nous allons rentrer au domaine.
Harry regarda Draco d'un air suppliant.
— Je vous demanderai de lâcher mon époux, siffla Draco tout en prenant Harry dans ses bras.
Tout le monde se figea.
— Draco, c'est une plaisanterie ? demanda Severus d'une voix colérique.
— Non, répondit-il tout en se mettant devant Harry pour le protéger. Harry et moi sommes mariés pour l'instant et personne ne va amener mon époux contre sa volonté.
Draco fixa à tour de rôle Severus et Sirius. Une tension s'installa dans la pièce. Harry jeta un coup d'œil à Ron pour que son frère de cœur puisse lui donner un coup de main. C'était toujours lui qu'il le sortait de ses problèmes. Faut dire que quand on était aussi grand et musclé que Ron, personne ne venait lui chercher des noix.
« Aide-moi », articula Harry silencieusement.
— J'ai lu dans un des journaux de l'aéroport que vous allez vous rendre à votre lune de miel. Pourquoi ne pas venir la passer au domaine ? D'une part, cela sera une occasion de montrer à Monsieur Malefoy le domaine et d'autre part, vous serez loin des paparazzis.
— Je refuse de laisser Draco aller je ne sais où avec je ne sais qui, siffla Severus en fixant avec mépris Harry.
— Alors vous êtes tous invités au domaine, répondit Ron en souriant à Severus. Vous vous ferez une idée ainsi de l'endroit où vit Harry ?
— Je …ne veux, bégaya Harry en foudroyant son ami des yeux.
Il lui avait dit aide-moi et non, fout-moi plus dans la merde. Sirius sera dans son territoire dans le domaine et Draco allait souffrir.
— On accepte, le coupa Draco en murmurant à Harry. Cela sera une occasion pour montrer à ton parrain que tu es sérieux. De plus je serai à tes cotés. Tu n'as rien à craindre.
Harry hocha la tête. Mais c'est toi qui devrais craindre le pire, pensa Harry.
— Bien, on se retrouve dans deux heures à l'aéroport, ordonna Sirius. On prendra notre avion privé.
Il embrassa Harry sur le front avant de sortir de la pièce. Olivier et Ron le saluèrent avant de sortir à leur tour du salon.
— Cet homme est agaçant, siffla Severus avant de sortir à son tour du salon, suivi de Blaise.
— Est-ce que je dois arrêter toute procédure ? demanda Marcus à Draco.
— Non mais soit discret, lui répondit Draco
— Vous devriez travailler avec Olivier. Il est très doué, conseilla Harry. De plus, je suis sûr qu'il a déjà commencé à monter le dossier.
Marcus sourit en pensant à Olivier. Il était assez mignon, surtout quand il était en colère. Il secoua la tête mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de penser ainsi ?
A suivre….
