Deux chapitres d'affilée pour compenser le temps perdu. Trois longues semaines sans votre fic préférée :'( c'est dur je sais… J'ai reçu des reviews inquiètes : je vous rassure, je ne suis ni morte, ni en panne d'inspiration, et je n'ai pas l'intention d'arrêter la fic. Je sais que trois semaines d'absence, c'est long, mais on m'a confisqué mon ordi parce que j'ai été insolente avec ma belle mère. Si par insolence, mon père voulait dire « balancer ses quatre vérités à cette pernicieuse et perfide vipère », je prend. J'ai réussi à récupérer mes fichiers en cours récemment et j'ai posté dès que j'ai pu à partir du PC d'une amie. Maintenant que vous connaissez mes malheurs, pardonnez-moi de vous avoir délaissés. Je vais me débrouiller pour poster régulièrement, même sans mon ordi. J'ai récupéré tous mes fichiers sur clé USB, ça ne devrait pas poser de soucis. Je vous aime tous, vous qui me suivez et me lisez avec attention, et d'avantage ceux qui prennent la peine de me laissez des reviews. Gros bisous à ma choupette, Lilinette, Nanou, Anya-chan ainsi que la communauté de mes chers reviewers.
POV Elena
La journée avait été éreintante pour tout le staff. Elena avait tourné tellement de scènes qu'elle ne les dénombrait plus. Enfin, leur journée de travail prenait fin en même temps que le crépuscule tombait sur Los Angeles. Elena était dehors avec Stefan, sa covedette charismatique. Les deux amis attendaient Caroline pour aller dîner.
- Quelle journée crevante ! s'exclama Stefan en s'étirant.
- Tu l'as dit ! renchérit Elena. J'ai cru qu'elle n'allait jamais se terminer.
- Oh fait ! Tu ne m'as pas raconté ta soirée. Le concert était bien ? J'ai entendu dire qu'il y avait un monde fou.
- Oh ! Ouais… C'était pas mal.
- Allez Elena, c'est moi. Tu peux tout me dire, tu le sais bien.
Elena fronça le nez puis céda devant l'air attentif et amical de Stefan.
- C'était trop bizarre.
- Quoi donc ?
- Tout ! Le concert, l'ambiance. Et surtout elle, insista Elena.
- Elle ? De qui tu parles ?
- Skye Williams.
- Ok. Raconte-moi tout.
- Elle a chanté une chanson pour son ex. Comme quoi elle était bien mieux sans lui… Et je sais pas pourquoi mais ça m'a rendue triste, je me suis mis à m'apitoyer sur mon sort de pauvre fille célibataire trop idéaliste pour une vrai relation et j'ai commencé à boire cocktail sur cocktail. Je me suis tellement bourrée la gueule que je ne me rappelle plus de quoi que ce soit. Bref… Ce matin, je me suis réveillée chez Skye Williams.
- Et... ? fit Stefan en attendant la suite.
- Cette fille est vraiment insupportable ! Elle veut toujours avoir raison, me regardait avec un air condescendant et son ton supérieur. Je ne savais plus où me mettre, c'était trop horrible !
- Si je comprends bien, amorça Stefan, fin psychologue, tu as été d'avantage dérangée par ta gêne que par son comportement.
- Oui. J'étais agressive, sur le défensive, je ne savais pas ce que je foutais là et elle avait l'air d'assister à une farce. Ça m'a rendue hors de moi. J'ai été odieuse avec elle mais elle aussi elle passait son temps à se foutre de ma gueule.
- Il se peut que vous ayez été aussi gênées l'une que l'autre et que vous avez préféré vous dissimuler derrière une façade, toi derrière l'agressivité et elle la moquerie, pour éviter de vous affronter et de devoir rendre des comptes, notamment toi pour ta beuverie monumentale.
- Peut-être… songea Elena.
Ils furent interrompus dans leur conversation par l'arrivée fracassante de Caroline. (Autrement dit, la nouvelle venue fit beaucoup de bruit en arrivant.)
- Vous ne devinerez jamais qui j'ai rencontré ce matin ! dit-elle, visiblement sur un petit nuage.
- Une nouvelle cible ? s'exclamèrent en chœur Elena et Stefan.
- Vous êtes si perspicaces que s'en est même plus drôle, bougonna Caroline.
- C'est plutôt toi qui es très facile à cerner.
- Ce matin, j'ai rencontré le Prince Charmant.
- Elle recommence, fit Stefan en levant les yeux au ciel. A chaque nouveau mec, la même chanson.
- Réveille-toi Caroline, on a plus sept ans. Le Prince Charmant n'existe pas. Si tu ne t'en convaincs pas une bonne fois pour toute, tu vas encore déchanter, l'avertit Elena. Tout le monde a des défauts, même les personnes les plus géniales.
- Non, vous ne comprenez pas. Josh est vraiment spécial.
- Josh ? demanda Elena. Comme Joshua, le meilleur ami de Skye ?
- Lui-même, esquissa Caroline. Un ange descendu du Ciel, c'est moi qui vous le dis !
Elle partit en trottinant gaiement. Les deux autres restèrent en arrière, interloqués. Caroline tombait amoureuse avec une facilité déconcertante, le plus surprenant étant que c'était personne qu'elle connaissait à peine.
- Mon Dieu, elle fonce droit dans un mur, dit Elena, découragée.
- Si ça lui permet d'oublier Tyler… fit Stefan.
- Hey vous deux ! s'écria Caroline dix mètres plus loin. Magnez-vous ! J'ai faim moi !
Elena soupira et Stefan hocha les épaules, puis tous deux la suivirent.
En quittant les lieux de tournage, Elena remarqua qu'une moto imposante était garée en face. Sa propriétaire y était accoudée et se redressa dès qu'elle la vit. D'un mouvement ample, elle retira ses lunettes de soleil d'aviateur et leva la main, un grand sourire aux lèvres, consciente de s'être parfaitement remarquée.
- Regarde ! s'écria Caroline en trépignant littéralement. Skye nous fait un signe ! Coucou ! s'écria-t-elle en agitant les bras.
Stefan la prit à bras le corps et la traîna à sa suite. Vu la conversation qu'il avait eue avec Elena, celle-ci devait sans doute vouloir lui parler seule à seule. La présence quelque peu envahissante de Caroline ne lui serait d'aucune utilité. Il lui adressa un clin d'œil complice et elle lui rendit un sourire reconnaissant. Stefan était vraiment le meilleur ami qui soit. Il anticipait toujours ses souhaits.
- Je vous rejoins au restaurant plus tard ! leur cria-t-elle.
- On t'attend pour commander ! la rassura Stefan en maintenant (du verbe maintenir, je confirme car ça peut être confondu avec l'adverbe) Caroline qui se débattait bec et ongles.
Elena leur adressa un dernier signe de la main avant de traverser la rue qui la séparait de Skye.
- Salut, dit-elle timidement en rabattant une mèche derrière son oreille.
Skye fronça les sourcils et la regarda soucieusement. Son comportement était à des années lumières opposé à celui qu'elle avait dû affronter le matin même. C'était trop bizarre.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je voulais m'excuser à propos de la scène de ce matin, ce n'était pas cool du tout étant donné tout ce que tu as fait pour moi. Merci pour tout, vraiment.
- Tu t'es fait enlevé par des aliens et ils t'ont fait un lavage de cerveau ?
- Non. Ça, c'est la vraie moi.
- Et la petite fille d'hier ?
- Seulement quand j'ai pris une violente cuite.
- Et la désagréable et irascible fille de ce matin ?
- J'étais très mal à l'aise, gênée, tout ce que tu veux et je me suis défoulée sur toi par instinct de conservation. (ou de protection, mais l'autre ça le fait mieux.)
- Alors, Elena Gilbert, fit Skye avec un sourire, qui es tu réellement ?
- Telle que tu me vois… je suppose, dit-elle après une pause.
Skye éclata de rire.
- Ok, ça me conviens. Et si on repartait du bon pied toutes les deux ?
- A quoi songes-tu ?
Skye lui tendit la main.
- Salut ! Je m'appelle Skye Williams. Enchantée de te connaître.
Elle lui tendit la main. Elena s'en saisit et la serra.
- Je m'appelle Elena Gilbert. C'est un plaisir.
Elles rirent ensemble.
- Bon, puisqu'on c'est réconciliées, on va prendre le verre de la paix ?
- Ce sera un café pour moi. Après ce qui c'est passé hier, je ne veux plus jamais boire une goutte d'alcool de ma vie.
- D'accord. Tu montes ? fit Skye en lui tendant son casque.
Elena le prit en souriant, Skye enfourcha sa moto et en fit rugir le moteur. Dès qu'Elena fut bien cramponnée, elle démarra en trombe.
C'est dans un bar rustique d'un quartier peu connu que Skye l'emmena. De la musique country émanait d'un juke box rétro. Devant bar en bois clair étaient aligné des tabourets de bar haut. Leur assise de cuir, plate et molle, avait souvent servit. Tout le long d'un des murs, des tables entourées de deux banquettes formaient des box cloisonnés. Skye, visiblement habituée, choisit la troisième table et se glissa sur la banquette, jetant un œil à la ville éclairée de néons à travers la vitre. Elena s'assit en face d'elle sans rien dire en attendant qu'elle rompe le silence, ce qu'elle fit.
- C'est mon bar préféré. Ça me rappelle le temps où je vivais à Brooklyn. Loin de Beverly Hills, des paillettes, de tout ce que le show biz peut avoir ce facétieux et d'hypocrite, cet endroit est authentique.
- Tu viens souvent ?
- Ça dépend. On verra bien si le patron arrive à me reconnaître, lui glissa-t-elle avec un clin d'œil.
Un homme d'une quarantaine d'année, à l'allure joviale, vint à leur rencontre.
- Mais voilà ma cliente préférée ! lança-t-il joyeusement.
- Sidney ! s'exclama Skye en se levant.
Ils s'étreignirent et il lui administra une bourrade dans le dos.
- Alors, dit-elle malicieusement en s'affalant de nouveau sur la banquette, tu as enfin daigné quitté le comptoir de ton bar pour venir me saluer.
- Vu qu'une certaine personne à la flemme de ramener ses fesses, répondit-il au tac au tac.
Skye éclata de rire. Un rire franc. Pour la première fois, Elena vit sur son visage une expression de gaîté sincère, sans sarcasme ni malice dissimulés.
- Je vois qu't'es accompagnée. Il est où le grand brun que tu traînes partout d'habitude ?
- Josh doit encore être au studio. Il travaille un nouveau morceau.
- Ah les artistes ! Vous travaillez trop ! Mais bon, qu'est-ce que je vous sert à ton amie et toi ?
- J'ai faim. Je vais te prendre un monster giant burger, un maxi cornet de frites, un ice tea XXL, des beignets d'oignons frits, les ailes de poulet braisé sauce barbecue et peper, des œufs sur le plat, du bacon, des toasts grillés, du beurre et une glace à la vanille avec coulis de caramel et noix caramélisées.
Elena resta coi.
« Comment une fille aussi mince pouvait avaler son poids en cochonneries diverses et variées ? », songea t-elle.
Sidney, lui, ne sembla pas surpris. Au contraire, il vira suspicieux.
- Dis donc toi, tu te nourris correctement j'espère ? Régulièrement ?
- Pour dire la vérité, non. Je n'ai pas mangé depuis hier. Je n'en ressentais ni l'envie, ni le besoin.
Sidney siffla, désapprobateur.
- Tu vas finir par tomber malade ! Et puis si tu manges tout ça d'un coup, du va avoir une crise de foie. Tu ne peux pas alterner de cette manière les périodes de jeûne et de gloutonnerie. Il faut que tu es une alimentation équilibrée, combien de fois devrais-je te le dire ? la réprimanda-t-il. Tu auras le droit au hamburger et aux frites, plus la boisson et la glace si tu es sage. D'accord ?
- Oui papa. J'ai compris la leçon.
- Et vous mademoiselle ?
- Juste un cappuccino s'il vous plait.
Sidney s'éloigna en rechignant et pestant contre Skye qui, à son avis, ne prenait pas soin de sa santé.
- C'est ton père ? demanda Elena.
- Non, mais c'est tout comme, répliqua Skye.
- Vous avez l'air complices.
- Peu après mon arrivée à L.A, j'ai vomi après une grosse cuite. C'était ici. Sidney m'a sermonnée pendant un bon quart d'heure sur mon âge, le fait que j'étais mineure donc que je n'avais pas le droit de boire ect… Depuis, il veille sur moi. Une fois, je lui ai dit d'arrêter de s'occuper de moi, que j'étais une grande fille apte à se débrouiller toute seule, mais c'était trop tard. Le pli était pris.
- Ça fait longtemps que tu n'es pas venue ?
- Je n'ai pas pu sortir ses derniers temps. Avec la sortie de mon nouveau single, j'ai une tonne de travail. La presse, les réceptions, tout ce bordel, c'est pas mon truc. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ma musique. Composer mes morceaux, écrire mes chansons, les chanter. C'est pour ça que je suis devenue musicienne. Pas pour sourire aux photographes et faire la couv' du dernier Glam Rock.
- Tu vas faire la couverture de Glam Rock ! Mais c'est génial ! Ce magazine est super populaire. C'est super bon pour ton image un coup de pub pareil !
- OMG, on dirait Val !
- Qui est Val ?
- Ma manageur. C'est elle qui m'a obligée d'accorder une interview à Glam Rock en guise de promo pour mon single. Mais j'aime pas cette partie de mon boulot. Si je pouvais me contenter d'aller en studio et en concerts, ça serait parfait
- Mais comme tu l'as si bien dit, tu es une artiste, une rock star mondialement connue. Tu as des devoirs envers la presse.
- Je parie que tu t'acquittes des tiens avec plaisir !
- C'est vrai ! J'aime beaucoup les galas, les soirées, les réceptions… On y croise du beau monde et c'est une occasion comme une autre de pouvoir se faire remarquer et avoir des propositions de rôles ou de contrats.
C'est à ce moment que Sidney réapparut avec leurs commandes. Comme un équilibriste, il jonglait avec les plateaux sans rien renverser. Il les servit et retourna essuyer les verres derrière son bar, tout en couvant de temps en tant Skye d'un regard protecteur. Skye croqua goulûment dans son énorme hamburger et eu un soupir de satisfaction.
- Qu'est-ce qu'il y a dedans ? se risqua Elena.
- Pain, sauce spicy peper, cheddar fondu, salade, tomate, cheddar fondu, sauce spicy peper, steak haché épicé, sauce spicy peper,cheddar fondu, tomate, salade, pain et ça continue sur trois étages. L'intercallage des couches est primordial pour la saveur du hamburger. On se gourre, le goût change.
Elena la regarda, légèrement amusée. Skye était vraiment différente des autres célébrités. Elle était simple, capable d'apprécier les choses simples comme un hamburger et des frites. Elena était même prête à parier que Skye détestait le caviar ou le vin. Elle la voyait plutôt bière et chips, comme les gens normaux. Seulement, Skye n'était pas « une fille normale » ce qui faisait d'elle un spécimen d'une espèce inconnue. Un croisement entre une rock star internationale et une fille banale, comme les autres.
- Sur quoi tu travailles en ce moment ? demanda Elena.
- Mon prochain album.
- Mais tu en as sorti un récemment.
- Wild est mon deuxième album. Il est sorti il y a une semaine seulement et j'ai un disque d'or. Je croise les doigts pour le diamant.
- Et ton premier album ?
- Who I am, l'été de mes dix-huit ans. Là où ma vie a commencé. Une tournée d'un an partout dans le monde. Beaucoup de souvenirs.
- Moi aussi, j'ai l'impression que ma vie a commencé quand je suis venue à Hollywood avec Caroline. On avait une misère en poche et des rêves pleins la tête. Et maintenant, je suis l'héroïne de la série la plus regardée du pays, mannequin et égérie d'une maison de couture française (pas le droit de citer de nom mais vous vous faites une idée… Maison de couture, luxe, ça doit faire tilt normalement…) Ça en fait du chemin !
- C'est clair ! dit Skye en terminant son repas. Ça te dit qu'on bouge au bar ? J'ai besoin d'un verre.
- Elles s'installèrent au bar, face à Sidney. Elena demanda un soda pétillant aux agrumes et Skye un bourbon. Les glaçons tintaient sur la paroi du verre. Skye le bougeait doucement pour l'entendre. Elle aimait se bruit singulier. Au bout de quelques verres de bourbon, deux scotchs et un whisky, une douce chaleur l'embaumait et sa raison n'était plus tout à fait raisonnable. Sidney avait regagné la cuisine. Elle regarda Elena qui lui parlait avec animation de quelque chose dont elle ne se souvenait plus. Maintenant désinhibée par l'alcool, Skye songea qu'Elena était la plus belle de toutes les filles qu'elle ait vues. Belle et… désirable ?
« Je suis vraiment bourrée moi, pensa Skye. Je divague complètement. »
Cependant, elle devait vraiment se montrer convaincante, car Elena ne se douta en rien de son état quelque peu éméché.
« Elle arrête pas de parler, fit Skye a qui la tête commençait à tourner. Je me demande si elle se taira si je l'embrasse. Mais qu'est-ce que je raconte moi ? »
Une petite voix dans sa tête lui murmura « T'es même pas cap ! »
« C'est ce qu'on va voir ! pensa Skye. »
L'instant d'après, elle fit une chose d'absolument invraisemblable, d'inexplicable pour une personne non ivre. Elle se redresse de toute sa hauteur, prit le visage d'Elena entre ses mains et l'embrassa doucement.
« Cerise », songea Skye en frôlant ses lèvres.
Lorsqu'elle interrompit le baiser dix secondes plus tard, Elena était devenue écarlate et porta la main à ses lèvres, éberluée, choquée, et sans rien dire, elle quitta prestement le bar. Skye ne chercha pas à la retenir.
« Il faut que j'appelles Josh, qu'il vienne me chercher. J'suis pas en état de conduire. »
Ce furent ses seules pensées cohérentes avant de s'écrouler sur le bar, la tête dans les bras.
