Bonsoir ! Me revoici pour le chapitre 4 ! On change encore une fois de point de vue ! Bonne lecture
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Chapitre 4 : Prise de conscience
Un agréable brouhaha ambiant régnait dans la pièce principale. La jeune femme, assise à même le sol et adossée contre un mur, observait ses camarades. Elle sourit en voyant Neville faire de grands geste pour mimer la façon dont il avait terrassé un Mangemort. Le petit auditoire suspendu à ses lèvres semblait lui plaire, et il n'hésitait pas en rajouter de façon comique. Cela détendait l'atmosphère, et elle lui en était reconnaissante.
Fatiguée, elle ferma les yeux et commença à se laisser porter par le sommeil. Elle sentit le matelas sur lequel elle était assise s'affaisser à côté d'elle. Elle entrouvrit les yeux et distingua les épais cheveux bruns ébouriffés d'Hermione. Elle esquissa un sourire à son amie, auquel cette dernière ne répondit pas, mais la jeune femme ne s'en formalisa pas.
« On a retrouvé Harry, annonça Hermione de but en blanc ».
Cela eu le mérite de la sortir de sa torpeur, et elle se redressa vivement en clignant des yeux afin d'y chasser tout brouillard de sommeil.
« Où est-il ? Pourquoi n'a-t-il pas attaqué avec nous ? Tu as prévenu Ron ? questionna la rouquine sans laisser le temps à Hermione de répondre. Pourquoi tu fais cette tête ? Il s'est passé quelque chose ? »
Hermione leva un regard soucieux vers son amie.
« Oui Ginny, Ron est au courant. »
Elle n'ajouta rien d'autre. Ginny, les sourcils froncés, sentait que quelque chose n'allait pas. Elle se demandait pourquoi ce n'était pas son frère qui était venu lui annoncer la nouvelle. Elle observa Hermione et la trouva tendue, légèrement agacée même.
« Il est dans la pièce qui nous sert d'infirmerie de fortune, chuchota Hermione en répondant à la question silencieuse de Ginny ».
Aussitôt, la cadette Weasley se leva et se dirigea vers la pièce mentionnée par Hermione. Elle trouvait tout de même cela étrange que Harry soit dans la pièce juste à côté, mais que personne n'en parle. Elle sentit de l'appréhension monter en elle.
Lorsqu'elle pénétra dans l'infirmerie, elle avisa un matelas caché par un drap suspendu au plafond. On pouvait seulement voir deux pieds en dépasser. Si ces souvenirs étaient bons, aucun drap n'était présent avant leur départ. Elle supposa donc que Harry se trouvait là-bas. Elle fit mine de se diriger dans cette direction, mais on lui barra la route avant qu'elle ne l'atteigne. Elle leva la tête et vit Marcus Belby. Elle tenta de le contourner, mais ce dernier continuait à lui bloquer le passage.
« Pousse-toi Marcus, souffla la Gryffondor quelque peu agacée.
- Retourne dans la salle, les gens qui sont ici ont besoin de repos.
- Ces gens sont mes amis et j'aimerais les voir.
- Non, répondit Marcus sur un ton qui n'admettait pas qu'on le contredise ».
Ginny haussa les sourcils. Marcus la regardait de haut, au sens littéral. Il devait bien faire deux bonnes têtes de plus qu'elle. On lui avait confié la mission de soigner les blessés car, d'après ses dires, il passait beaucoup de temps avec sa mère, médicomage, lorsqu'il était enfant.
Sa mère lui disait toujours qu'élargir ses connaissances étaient essentiel, et qu'il ne fallait pas se fermer aux pratiques d'un autre monde sous prétexte que les gens sont différents, car leur savoir peut apporter beaucoup et enrichir nos compétences.
Marcus avait ainsi été entouré dès son plus jeune âge d'un nombre impressionnant de livres ayant pour principal sujet les soins par la magie, mais également les soins pratiqués par les moldus.
En le voyant, on ne s'attendait sûrement pas à ce qu'il les ait lu, ce qui était pourtant le cas. C'est donc tout naturellement qu'il s'était proposé pour tenir ce poste, et il était plutôt doué, Ginny devait bien l'admettre.
Etant le responsable de l'infirmerie, il devait forcément savoir que Harry était ici. Du moins le supposait-elle et elle décida d'en avoir le coeur net. Elle se mit sur la pointe des pieds pour se rapprocher de l'oreille de Marcus et murmura doucement pour ne pas qu'on l'entende, mais assez fort pour qu'il la comprenne : « Je viens voir Harry ».
Le jeune homme laissa paraître un air étonné sur son visage.
« Oui, je suis au courant. Maintenant laisse-moi passer s'il-te-plaît. Je serais discrète.
- Hermione m'avait donné instruction de n'en parler à personne et de ne laisser personne le voir, grommela-t-il ».
Il s'écarta néanmoins en gardant son air bougon. Ginny se faufila derrière lui et se précipita derrière le drap blanc dissimulant le matelas.
Et lorsqu'elle le vit, il lui sembla que son coeur s'arrêtait. Il était allongé sur le matelas, inerte. Des bandages recouvraient son torse et ses bras ici et là. Sa poitrine se soulevait à peine, et tellement lentement que chaque souffle semblait être son dernier.
La jeune rouquine posa ses yeux sur le visage de son ami, et elle eut du mal à ne pas détourner les yeux. Il était pâle. D'une pâleur qui aurait concurrencé haut la main celle des Malefoy. Mais ce que Ginny ne supportait pas de voir, c'était les marques de coups et de blessures qu'on lui avait infligé d'une manière qu'elle préférait ignorer.
Elle s'assit sur le matelas et lui prit la main. Elle l'observa, et ressentit un flot d'émotions la submerger. Elle était en colère. En colère contre cette guerre, en colère contre celui ou celle qui avait infligé cela à son ami. Mais cette colère était surtout mélangée à une immense tristesse et une peur viscérale. La peur viscérale de perdre son ami, ce qu'elle n'avait jamais assimilé pleinement.
Mais le pire était d'être impuissante face à ce qui arrivait, car elle ne pouvait rien faire pour l'aider.
Oui, elle se sentait impuissante.
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Alors, qu'en avez-vous pensé ? Laissez moi vos impressions !
