Disclaimer : Les personnages et l'univers de cette série ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété des producteurs Ann Donahue, Anthony E. Zuiker et Carol Mendelsohn, je ne fais que les emprunter pour les besoin de cette fiction. Seuls certains personnages fictifs tels que Paige ou encore Brianna sont de ma création !

Bonjour amis lecteurs, si vous êtes là à me suivre sur cette histoire ^^

Nous sommes jeudi, alors voici le chapitre 4. Bonne lecture !


Manhattan !

Commissariat de la police scientifique !

Deux jours s'étaient écoulés depuis les retrouvailles de Paige et Brianna, et durant ces deux jours, chaque fois qu'elle sortait, Paige avait toujours la sensation d'être espionnée. C'était frustrant et elle ne savait pas quoi faire de cette impression. Le partager ou la garder pour elle…

La jeune adolescente venait de sortir de l'université de New-York, où elle avait complété et rendu son dossier d'inscription pour septembre, et héla un taxi. Elle lui demanda de la conduire jusqu'au commissariat de la police scientifique, où elle arriva dix minutes plus tard. A l'entrée, elle salua Rick qui ne la fouilla pas, la connaissant maintenant mais surtout ayant reçu l'autorisation de Don de la laisser passer sans crainte. Elle monta au cinquième étage et vit son père, debout près de son bureau.

« Pas de sandwiche ? » la taquina-t-il en l'embrassant sur le front.

« Très drôle ! » sourit-elle. « En fait, je suis venu pour t'annoncer que je suis allée à l'université de New-York. Je viens de leur fournir les derniers papiers, et en septembre je commence mes cours. »

« Bien, et quelle filière as-tu choisis ? » demanda-t-il en s'asseyant à moitié sur son bureau.

« Littérature ? » répondit-elle. « Je vais réaliser le rêve que maman n'a pas eu l'occasion de… »

Mais elle ne pu poursuivre sa phrase qu'un sanglot remonta dans sa gorge. Don soupira et prit sa fille dans ses bras.

« Je suis sûre qu'elle est fière de toi là où elle est, et moi aussi je le suis ! » chuchota-t-il.

Le Détective Angell arriva au même instant.

« T'as de la chance que je sais que t'es sa fille ! » plaisanta-t-elle.

Le père et la fille s'écartèrent en riant. Paige sécha ses larmes et salua Jessica d'un signe de la main.

« Que nous vaut ta visite ? » demanda Jessica.

« J'étais simplement venu dire à papa que j'avais complété mon inscription à la fac et, une chose que je n'ai pas encore pu te dire, c'est que je vais m'installer sur le campus. Comme ça vous serez tranquille tous les deux, sans adolescente qui se plaindra de l'absence de son petit copain basé à Quantico. » répondit Paige en prenant un air dramatique.

« Il faut toujours que t'exagère. » dit Don.

« Je te dis que t'auras l'appart' pour toi tout seul cinq jours sur sept toutes les semaines dès septembre, et je n'ai même pas droit à un merci ? » s'offusqua-t-elle.

Jessica ne pu s'empêcher de rire. Un petit bip obligea Paige à arrêter d'embêter son père, et lu le message qu'elle venait de recevoir sur son téléphone. Lorsqu'elle le lu, elle eut soudain très peur et laissa son sac tomber.

« Paige ? Ça ne va pas ? » demanda Jess.

« Oh non ! » souffla-t-elle.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » questionna Don.

Elle lui montra son portable et il pu lire le message qui disait :

« I'm watching you. » (Je t'observe)

« Qui t'a envoyé ce message ? » s'alarma Don.

« Je ne sais pas, mais ça explique tout. » dit-elle.

« Ça explique quoi ? Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? » la pressa son père.

Face au regard insistant du policier, Paige se résigna à tout lui avouer.

« Depuis mon retour, j'ai l'impression, que quelqu'un m'observe avec insistance. J'ai l'impression d'être traquée et épiée. » avoua-t-elle.

« Et c'est seulement maintenant que tu me le dis ? » s'écria-t-il.

« Mais je croyais que ce n'était rien, que je devenais parano entre un père flic et un petit copain chez les Marines y a de quoi devenir fou. » se défendit-elle.

« Tu aurais dû venir m'en parler ! » lui dit-il en radoucissant sa voix.

« Je sais j'aurais dû mais, je ne sais pas je… Oh non je me sens pas très bien d'un coup ! » déglutit-elle en portant une main sur son ventre.

« Ça va aller, assieds-toi. » lui dit Jessica en l'aidant à s'asseoir. « Arrête de t'énerver contre elle comme ça. »

Elle lança un regard noir à Don et partit prendre quelque chose de sucré au distributeur pour Paige. Don s'agenouilla devant sa fille.

« Excuse-moi, mais, j'ai peur qu'il t'arrive quelque chose. » lui dit-il en prenant ses mains.

« C'est moi qui m'excuse. Maintenant je sais ce que tu ressens ! » répliqua-t-elle.

« Ça m'étonnerait. Tu le sauras quand t'auras des enfants, mais pas tout de suite. Je n'ai pas envie de devenir grand-père si vite ! » sourit-il. « Je suis encore jeune. »

Elle se mit à rire à travers les larmes silencieuses qui coulaient le long de son visage. Elle plongea son visage dans le cou de son père et se laissa bercer par lui. Il se moquait d'être au milieu de ses collègues de travail, tout ce qui comptait pour lui, c'était que sa petite fille avait besoin de lui. Lorsqu'elle fut calmée, elle se recula, essuya son visage, et accepta la barre chocolatée que lui tendait Jessica.

« On devrait demander à Danny de tracer l'endroit d'où a été envoyé le message. » suggéra Jessica.

« Ouais, bonne idée. » acquiesça Don. « Viens ma belle ! »

Paige prit la main que son père lui tendit, et tous les trois montèrent six étages plus hauts, et accédèrent au niveau de l'équipe scientifique.

« Don ? Il y a un problème ? » demanda Mac en voyant son ami arriver avec Jess et Paige.

« Mac, je te présente ma fille Paige. » lui répondit Don.

« Elle a les mêmes fossettes que toi. » remarqua Mac.

« J'ai aussi son caractère de cochon. » renchérit Paige en mangeant sa barre chocolatée.

« Tu m'as l'air d'aller mieux. » s'amusa Jessica.

« C'est le chocolat, il a toujours eu cet effet sur moi. » avoua Paige.

« Mac, j'ai besoin de tracer un téléphone. » confia Don.

« Suivez-moi. » leur dit Mac.

Ils entrèrent dans le labo informatique où étaient présents Adam, Lindsay et Danny, en pleine discussion. Une discussion qui s'interrompit à l'entrée de Don.

« Salut Don, Jess et jeune demoiselle. » les salua Danny.

« Je vous présente ma fille Paige. » dit Don.

« Ta fille ? » répéta Lindsay.

« Tu ne nous l'avais jamais dit ! » s'étonna Adam.

« Je suis ton meilleur ami et tu me le dis que maintenant ? » s'ahurit Danny.

« Brianna serait à son aise ici ! » constata Paige.

« J'expliquerai tout plus tard, en attendant, j'ai besoin de tracer un téléphone. » dit Don.

« Il faudrait retrouver l'endroit d'où a été envoyé le dernier texto qu'a reçu Paige ! » expliqua Jessica.

« Aucun problème. » dit Adam.

Paige lui donna son numéro et Adam chercha les informations souhaitées.

« Le message a été envoyé depuis un ordinateur dans un cybercafé à l'angle de Brooklyn. » informa Adam.

« Tu as l'emplacement ? » demanda Don.

Adam fit quelques manipulations et une adresse apparut sur l'écran plasma.

« Oh Mon Dieu ! » dit Paige.

« Quoi ? » demanda Mac.

« Je connais cet endroit. Depuis mon retour, Brianna et moi on va souvent prendre un café juste en face. » répondit-elle.

« Le texto a été envoyé il y a dix minutes ! » dit Jessica.

« Adam, est-ce que tu peux savoir comment il a fait pour envoyer un message depuis un ordinateur ? » demanda Mac.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Stella qui venait d'arriver avec Sheldon Hawkes.

« Et bien, le truc c'est qu'il s'est servi d'un logiciel indétectable, donc impossible de savoir comment il a fait ! » répondit Adam.

Don regarda sa fille qui comprit le message.

« Je l'appelle. » dit-elle en sortant son portable.

Elle composa un numéro et mit le haut-parleur. Elle déposa le téléphone sur la plaque transparente d'un bureau et attendit. Brianna répondit à la seconde tonalité.

« Oui ma petite Shakespearienne adorée ? »

« T'es sur haut-parleur ! »

« Bonjour Lieutenant Flack et Détective Angell ! »

« Brianna, trace le dernier texto qu'a reçu Paige s'il te plaît… si t'es chez toi. » lui demanda Don.

« Vous savez Lieutenant, quand je ne suis pas avec votre fille chérie, je suis toujours chez moi ! »

« Ouais, d'ailleurs ça arrangeait bien tes parents quand tu passais tes week-end à la maison. » plaisanta Don.

« Que voulez-vous, je suis une incomprise ! »

« T'as fini un peu ? Fais ce qu'on te demande. » la gronda Paige.

« C'est déjà fait. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse exactement ? Que dois-je chercher dans le serveur du PC numéro six du cybercafé à l'angle de Brooklyn ? »

L'équipe de Mac, en dehors de Don et de sa fille, fut étonnée d'une telle rapidité.

« La personne aurait utilisé une sorte de logiciel pour envoyer le texto. » lui dit Jessica.

« Affirmatif. Un logiciel qui ne vous a pas envoyé au bon endroit ! » avoua Brianna.

« Que veux-tu dire ? » demanda Mac.

« Ouh la, je ne sais pas à qui j'ai l'honneur mais vous avez une voix terriblement sexy. »

« Brianna ! » s'esclaffa Paige.

« Désolé pour ce petit moment d'égarement. Alors, il s'est servit de son propre ordinateur pour pirater le serveur du cybercafé et envoyer le message à Paige ! »

« Donc on ne peut pas savoir d'où vient réellement le texto ? » demanda Stella.

« Je dois vraiment répondre à cette question ? »

« Brianna, combien de temps te faut-il pour retrouver la trace de l'ordinateur principal ? » demanda Don.

« Tout dépend de la façon dont son ordi est protégé, mais je le retrouverai. Laissez-moi une heure ! »

« Essaie de ne pas te faire choper ! » lui suggéra Don.

« Je ne répondrai pas non plus à cette remarque ! »

« On peut savoir qui est cette fille ? » voulut savoir Sheldon.

« Une New-Yorkaise de pure souche qui a une excellente ouïe même au travers du téléphone et qui est ceinture noire troisième damne en informatique ! »

Cette remarque déclencha l'hilarité au sein du groupe.

« Je peux savoir pourquoi je dois faire ça au juste ? »

« Tu te souviens quand je t'ai parlé de la sensation d'être observé ? » lui demanda Paige.

« Ouais je m'en souviens. Pourquoi ? »

« Et bien, mes soupçons étaient fondés. Quelqu'un m'observe avec insistance ! » répondit Paige.

« Attends que je lui mette la main dessus à cet espèce d'amateur ! »

« Appelle quand t'as du nouveau ! » lui dit Don, autoritaire.

« Est-ce que c'est un ordre Lieutenant Flack ? »

« Oui, allez, au boulot ! » répondit-il.

« Oui mon cher ! »

Paige raccrocha et Don soupira.

« C'est un sacré numéro cette fille. » s'amusa Stella.

« Et dire qu'elles se connaissent depuis la maternelle ! » se désola Don.

« Elle réussira à trouver ? » demanda Danny.

« Oui, elle y arrivera ! » affirma Don.

Un nouveau bip retenti, et Paige ouvrit un nouveau texto.

« Oh non ! » couina-t-elle.

« Quoi ? » demanda Don.

Elle lui montra son portable et il pu lire :

« Open your mailbox ! » (Ouvre ta boîte mail.)

Adam lui laissa la place et lorsque Paige entra dans sa boîte mail, un dossier photo lui avait été envoyé. Elle regarda son père qui lui fit signe d'ouvrir le fichier. Elle cliqua sur le dossier et l'écran plat fut recouvert de photo de Paige depuis son retour de New-York. L'après-midi qu'elle avait passé à Central Park avec son père et Jess, l'après-midi shopping avec Brianna, la pause café à l'angle de Brooklyn, et une nouvelle fois à Central Park où Paige faisait son jogging la veille au matin. L'équipe au complet était sous le choc, quand l'écran se noircit et qu'un message apparut :

« The police can't protect you. » (La police ne peut pas te protéger.)

Des nouvelles photos apparurent, mais ce furent des photos personnelles : Paige recevant son diplôme de fin d'année du lycée à Londres, elle et son père lorsqu'elle avait onze ans à la patinoire en hiver, en train de faire du vélo, mais surtout, une photo qui choqua Don. Une photo de lui à seize ans, accompagnée d'une jeune fille de son âge, brune aux yeux verts.

« Où a-t-il trouvé toutes ces photos ? » s'étonna Don.

« Qui est-ce sur la photo ? » demanda Sheldon.

« C'est moi à seize ans, avec la mère de Paige. » répondit Don, complètement bouleversé.

Un nouveau message apparut sur l'écran :

«You're gonna die, like your mother. » (Tu vas mourir comme ta mère.)

Paige tourna de l'œil et s'évanouit. Etant le plus proche d'elle, Danny la rattrapa avant qu'elle ne tombe par terre.


Et voilà, l'histoire est lancée. J'espère que cela vous a plu, n'hésitez pas à me faire part de votre ressenti.

A la semaine prochaine, Aurélie !