« Les activités »
Si Shion laissait finalement pas mal de libertés aux enfants, il imposait des activités, certes simples, mais nécessaires au bon développement de leurs personnalités et de leurs cerveaux.
Ainsi, le matin était réservé aux activités. L'après-midi, il y avait la sieste, puis les enfants pouvaient faire ce qu'ils voulaient, du moment qu'ils restaient sages et ne faisaient pas de bêtises. Ce qui n'était, soyons honnêtes, jamais le cas.
Chaque jour, trois activités différentes étaient proposées. Shion avait réparti les enfants en groupe, pour plus de facilité. Ainsi, il avait composé trois groupes de quatre. Répartissant les enfants selon leurs âges et leurs facilités d'apprentissage. Aidés par deux servantes, il les faisaient travaillés sur les ponts, les ronds, et toutes les formes géométriques, pour ensuite, leur apprendre à écrire, à compter, et à lire.
Les plus jeunes apprenaient simplement les formes, tandis que les autres s'entraînaient déjà à écrire. Et pour les plus grands, ils apprenaient à lire.
C'était tout un art que de jongler entre les douze enfants, de leur expliquer leurs erreurs, de les féliciter, et d'effacer le malheureux coup de crayon raté.
Ensuite, une fois le travail terminé, ils faisaient un goûter dans la pièce aménagée en salle de classe, puis, c'était activité motrice. Les enfants étaient menés dans une salle vide de tout meuble, puis il les faisait courir, sauter, jouer avec des règles, pour autant les épuiser, que leurs apprendre à travailler à plusieurs.
En général, les activités du matin se passaient bien.
En règle général.
Parfois… Il arrivait que l'un des enfants ne soit pas levé du bon pied, où bien qu'il ne soit trompé de couleur, et c'était le drame.
C'était ce qui était arrivé le matin même.
Le drame. Le moment fatidique où le reniflement malheureux se faisait entendre. Cet instant où la vitesse de réaction dépendait de la résolution du problème.
L'un des enfants s'était trompé. Cela arrivait. Bien trop souvent à son goût. Son regard avait cherché la source de ce reniflement. Et le visage triste de Mü s'était démarqué des autres. Il avisa rapidement la situation.
Le petit avait raté son rond.
Avec la véracité d'un cobra, il bondit jusqu'à la table du petit Bélier, gomma le rond mal fait, et rassura l'enfant. Situation en main !
Enfin, jusqu'à ce qu'il entende un second reniflement.
Ça n'en finissait jamais. Il passait tout son temps durant les activités, à gommer les erreurs.
Il appréhendait le moment des poésies et des exercices oraux.
