Bon comme vous avez pu le constater je n'étais pas là ce week-end. Je n'ai pas pu avancer sur plusieurs de mes traductions. Un petit rappel. Cette histoire a été publiée en un 'one shot' comme l'Étreinte III, mais j'ai préféré le découper en chapitre cela me paraissait moins long à traduire. Il reste un 5ème chapitre d'environ une dizaine de pages.
IV. JOURNAL DE LA CONQUÉRANTE
Je n'arrivais pas à comprendre la folie qui avait pris Gabrielle. Moins de deux jours après mon retour de guerre, elle s'était prise d'un certain intérêt pour le sort de ce salaud de Darphus, elle avait insisté pour que j'épargne cette épave, puis avait décidé de me quitter quand je lui donnai ce que qu'il méritait. Maintenant j'étais là, assise sur le bord de mon lit, à aiguiser mon épée préférée, déchirée entre l'envie de partir après elle pour la supplier de ne pas me quitter et l'envie de partir après elle pour la découper en petits morceaux.
On frappa à la porte de ma chambre quand la deuxième option commençait à sonner de mieux en mieux.
— Puis-je entrer‚ mon seigneur ?
C'était Palaemon.
— Que voulez-vous‚ Commandant ? ai-je répondu à sa question quand il entra de toute façon dans ma chambre.
— Je suis venue voir si vous allez bien‚ Majesté.
— Allez-vous-en ! ai-je crié. Je n'ai pas besoin de vous pour veiller sur moi.
Je n'avais pas arrêté mon affûtage.
Palaemon désobéit délibérément à mon commandement et se mit à avancer jusqu'à moi. Visiblement, il avait besoin que je lui rappelle que j'étais un tueur enragé qui brandissait une arme mortelle. Je me levai immédiatement et appuyai l'épée aiguisée contre sa gorge et le repoussai contre le mur à côté de la porte. Palémon était mon commandant de la Garde Impériale pour de nombreuses raisons. La première, c'était qu'il ne perdait jamais son sang-froid, même face à la mort.
— Conquérante, commença-t-il du mieux qu'il pouvait alors que ma lame lui entaillait le cou. Gabrielle est venue me voir. Je n'approuve pas les raisons qui la poussent à partir‚ mais je respecte ses souhaits, pour elle et pour vous.
— Je ne veux pas entendre d'elle‚ surtout de vous‚ ai-je dit quand j'appuyai encore plus sur la lame. Autant que j'essayais de les réprimer‚ mes émotions me trahirent encore une fois et les larmes commencèrent à couler. Palaemon était dans la douleur de mon épée‚ mais il me saisit les avant-bras doucement et regarda dans mes yeux en pleurs.
— Enlevez votre lame‚ s'il vous plaît‚ Conquérante‚ demanda-t-il. J'ai plus de valeur vivant que mort.
Je la retirai rapidement et je me détournai de Palaemon. Il continua :
— Conquérante‚ j'ai pris la liberté de m'assurer que le périple de Gabrielle se passe bien. J'ai mis un petit détachement de Gardes à sa suite. Deux femmes‚ quatre hommes. Ils ont ordre de me faire un rapport par messager toutes douze marques de chandelle. C'est une petite femme sans défense. Je sais que vous ne voudriez pas qu'il lui arrive quelque chose.
Palaemon avait pris l'initiative de faire ce que j'aurais ordonné de faire si j'avais été dans mon état d'esprit normal. Je refusais toujours de lui faire face.
— Très bien, commandant, ai-je dit. Maintenant, j'ai des choses d'État importantes à m'occuper.
-.-.-.-
Je décidai de ne pas partir après Gabrielle. Je l'avais émancipé et elle était une femme adulte. Je l'aimais plus que tout au monde, mais je m'étais dit que je ne pouvais pas forcer mon amour ou mon corps sur elle, plus longtemps. Si elle revenait à moi ce que j'espérais à chaque instant de chaque jour qui passait que cela serait son choix. Ainsi, au cours des semaines suivantes, je fis tout mon possible pour garder mon esprit loin d'elle. Deux jours après son départ, je décidais de faire ce voyage nécessaire en Crète pour rencontrer mon gouverneur. Palaemon voulut m'accompagner, mais je refusais. Je le voulais là où il puisse intervenir rapidement si Gabrielle en avait besoin. Après la Crète, je naviguais vers l'est de Lydia dans la région de l'Asie Mineure pour engager une bataille contre un petit et insignifiant soulèvement près d'Arginusae. Ma présence n'était pas vraiment nécessaire pour batailler contre la bande de guerriers Ioniennes qui créaient des problèmes sur mon territoire, mais le désir du goût métallique du sang était dans mes veines et j'avais besoin de me libérer de l'absence angoissante de mon amour.
Le jour je transperçais‚ éviscérais et brutalisais dans l'ensemble des hommes pendant les combats. Je traversais les villages en lançant mon cri de guerre‚ entaillant la chair avec mon épée et tranchant les muscles avec mon chakram. La nuit‚ quand je réussissais à m'endormir au bout du compte‚ je me tournais et me retournais. Je rêvais de ces hommes que j'avais tués. Ils étaient tous aligner, quand je les embrochais un par un. Mais toujours au bout de la ligne se trouvait Gabrielle‚ portant cette robe qu'Illiana avait faite et qui m'avait rendue folle trois ans auparavant. Elle me regardait comme elle l'avait fait ce jour-là devant l'estrade où j'ai tué Darphus. C'était ce regard déçu. Quelquefois dans ces rêves‚ Darphus était avec elle et avait passé son bras autour de son épaule‚ souriant avec son méchant sourire. Quelquefois c'était Antonius. Quelquefois c'était le jeune homme que j'avais tué la nuit suivante où je l'avais marqué. Une fois‚ elle était là avec sa sœur que je n'avais jamais rencontrée. Ces rêves me hantaient‚ et hantaient mon âme.
D'autres fois‚ je rêvais de Gabrielle et de moi dans les affres de la passion. Elle était toujours dans le contrôle de moi et baisait littéralement mon cerveau. J'atteignais souvent l'orgasme dans mon sommeil durant ces rêves intenses et je me réveillerais le sexe palpitant douloureusement et en sueur. Mon chef de guerrier de Lydian‚ le Commandant Potamos‚ voulait que je prenne une villageoise locale comme domestique de corps pour soulager ma 'tension'. Il eut même l'audace de s'offrir pour me soulager sexuellement. Je l'avais baisé une fois, il y a bien longtemps pour le persuader de rejoindre mon armée grandissante‚ mais je n'avais aucun désir de répéter cette expérience. J'avais vraiment pensé une ou deux fois de prendre une amante pendant que je me battais à Lydia‚ mais je ne pouvais pas me résoudre à le faire. Gabrielle m'avait fuie‚ mais je ne pouvais toujours pas la trahir avec le corps d'une autre. Ce fut tout à fait le contraire‚ plus le temps passait‚ et plus j'avais une très grande envie d'elle. Partir à la guerre n'avait pas vraiment marché. Son esprit vivant me consommait. Je ne pouvais pas retirer Gabrielle de mon esprit.
Quand je rentrais à Corinth‚ le Commandant Palaemon ne gaspilla pas de temps pour me faire un rapport sur le déplacement de Gabrielle.
— Qu'est-ce qu'elle a fait ? lui ai-je demandé quand je me détendis dans mon bain enlevant la crasse de la guerre de mon corps.
— Bien‚ mon Seigneur‚ commença Palaemon‚ Elle a fait le barde‚ comme elle l'a dit. Elle a visité environ quinze villes et villages dans le Péloponnèse avant de se diriger vers le nord de la Thessalie. Les villageois ont été assez enchantés par elle‚ m'a-t-on dit. Intéressant‚ Conquérante‚ mais elle n'est pas allée à Athènes comme je pensais qu'elle le ferait. Sa route était vers le nord. Je pense personnellement qu'elle se dirigeait vers Poteidaia‚ mais…
— Peu importe vos suppositions‚ Commandant‚ ai-je interrompu. Où est-elle maintenant ?
— Pardonnez-moi‚ mon Seigneur‚ répondit Palaemon. Il y a sept semaines environ‚ elle a secouru une Amazone blessée près de Pharsale. Elle a été emmenée dans leur village. Et elle est là depuis.
Je bondis sur mes pieds dans la baignoire.
— QUOI !? me suis-je exclamée. Que fait-elle là-bas ?
Palaemon regarda autour de la pièce dans une tentative désespérée de ne pas porter ses yeux sur mon corps nu et savonneux.
— Je ne sais pas‚ mon seigneur‚ répondit-il. Le territoire des Amazones sont extrêmement bien gardés, même mes deux gardes féminins ont été découvertes à espionner et ont été chassées.
Il réfléchit un instant, puis ajouta :
— Oh, et Conquérante, votre lieutenant à Pharsale n'a pas été d'une grande aide pour nous en quoi que ce soit.
— Maudite salope‚ ai-je dit dans un souffle quand Palaemon eut un petit sourire satisfait. Savez-vous si Gabrielle est vivante ? ai-je demandé.
— Je n'ai aucune raison de penser le contraire‚ mon Seigneur‚ répondit-il. J'ai reçu une correspondance deux fois depuis qu'elle vit chez les Amazones. Elle a demandé après vous‚ à ce propos, Conquérante. Et avant que mes gardes soient trouvées et chassées‚ elles ont dit que Gabrielle semblait être un membre de la tribu et recevait une sorte d'entraînement de combat.
Je me jetais hors de la baignoire au mot 'combat' et me séchais rapidement.
— Palaemon‚ me suis-je renseignée. Gabrielle a-t-elle gardé contact avec quelqu'un ici à Corinthe ?
— Demi… je veux dire Demitrius… m'a informée qu'il a reçu une lettre d'elle, il y a environ trois semaines‚ mon Seigneur. Et bien que je n'aie pas parlé à Bahri depuis peu‚ mais je pense que Gabrielle lui a écrit également.
J'avais un plan.
— Notre petite Egyptienne a-t-elle terminé ses classes sur le terrain ? ai-je demandé.
— Oui‚ Conquérante. Vous allez aimer ça. Elle a été promue au grade de sergent‚ et est responsable des interrogatoires.
— C'est ce que je vais voir‚ ai-je répliqué alors que je terminais de m'habiller rapidement, et je me dirigeait vers l'Enceinte de la Police corinthienne.
-.-.-.-
J'entrai dans une pièce sombre et restai près d'un petit groupe de Miliciens Gardes Impériaux et un groupe de spectateurs citoyens qui observaient le Sergent Bahri avec deux robustes Gardes Impériaux retenir un suspect qu'elle interrogeait. Je portai une cape sombre avec une capuche qui dissimulait mon visage pour que personne dans la pièce ne me reconnaisse.
— Ok‚ Raimius‚ dit-elle. Tu vas me dire qui est ton partenaire et qui t'a aidé à entrer de force dans les maisons des bons citoyens Doros‚ Conosis et Aegion et je ne couperai pas ton phallus.
— Vas au Tartarus‚ salope de Nubian noire ! fut la réponse étouffée du suspect roué de coup.
— Très bien, répondit Bahri d'une manière détendue. Messieurs‚ coupez-lui son phallus.
Les deux gardes musclés levèrent l'homme sur ses pieds alors qu'un troisième policier s'approchait de lui et soulevait sa tunique. Comme le milicien attrapa le membre masculin du suspect, il reprit la parole.
— Vous ne pouvez pas faire ça. Vous ne pouvez pas couper la chose la plus importante du corps d'un homme !
— Ah‚ mais 'cette chose' est le mot clé‚ n'est-ce pas ? dit Bahri quand elle se cura les ongles d'un air détaché avec sa dague. Soyons clair là-dessus‚ Raimius. Je ne me soucie pas de toi ou de ta petite 'chose' blanche terne et triste. Tout ce que je veux c'est l'identité de ton complice‚ Dieu sait que tu n'as pas assez de bons sens pour avoir commis ces vols toi-même.
Quand le Milicien tira le sang‚ le suspect céda finalement.
— Theodor ! cria-t-il. Son nom c'est Theodor.
— Très bien‚ Raimius.
Elle regarda les deux gardes.
— Tenez-le, leur dit-elle et un instant plus tard elle sortit une petite épée de sa ceinture‚ attrapa son bras droit et lui coupa la main. Quand il cria sa douleur‚ elle lui dit sur un ton calme :
— C'est ta punition pour le vol et pour m'avoir forcé à regarder ta petite 'chose' blanche terreuse et triste.
Quand le suspect ensanglanté fut sorti de la pièce‚ je retirai ma capuche et tournai mon attention sur Bahri.
— Excellent‚ Sergent de Terrain Bahri‚ ai-je dit.
Elle fut surprise de me voir‚ mais s'inclina en guise de salutation formelle.
— Bon après-midi‚ mon Seigneur.
— J'ai besoin de vous parler en privé‚ ai-je dit.
Bahri ordonna immédiatement aux autres, Miliciens‚ Gardes et civils de quitter la pièce. Je pris ses épaules dans mes mains‚ j'examinai ses yeux marron quand j'essayai désespérément de contrôler mes émotions.
— Bahri‚ avez-vous reçu des nouvelles de Gabrielle ?
— Ça fait un moment‚ mon Seigneur‚ mais oui, répondit-elle. Elle vit parmi les Amazones… la chanceuse, chuchota Bahri les deux derniers mots était pour elle.
J'aurais dû être amusée du comportement typiquement étrange de Bahri‚ mais en ce moment je ne l'étais pas. Ces mots chuchotés étaient exactement ce que je ne voulais pas entendre.
— Bahri‚ je veux que vous veniez avec moi en Thessalie. Je veux la voir. J'ai besoin de la voir. Et j'ai besoin de votre aide.
— Pourquoi ne pas prendre un détachement de gardes‚ Conquérante ? demanda-t-elle.
— Non, ai-je répondu. C'est de vous que j'ai besoin.
Bahri ne comprenait pas, mais elle hocha la tête.
— Par votre volonté, Conquérante.
-.-.-.-
Nous partîmes pour la Thessalie le lendemain matin. Bien que je m'étais promise de ne faire aucune tentative pour rechercher Gabrielle, le fait qu'elle vivait maintenant dans une tribu de fortes, d'indépendantes, et dans certains cas, de sensuelles belles femmes changea la donne. Nous avions chevauché durement et rapidement, et sommes arrivées sur le territoire des Amazones avant la nuit. Le temps était insupportable. Je n'avais pas l'intention de pousser Argo, nous avons monté notre camp au bord d'un petit lac où nous pouvions laisser les chevaux boire et nous prendre un bain pour nous rafraichir si nécessaire.
Bahri ne m'avait pas dit grand-chose. Gabrielle m'avait fait remarquer après mon retour des Apennines que Bahri était aussi bavarde qu'elle‚ mais je suppose que Bahri était perdue quand il s'agissait du Destroyer de Nations. Elle avait choisi également de nager seule après que j'aie terminé ma baignade. J'avais nagé nue‚ et Bahri avait préféré nager avec sa culotte. Quand elle terminai‚ je tournai dans le lac et attrapai deux grosses truites pour notre dîner. J'avais du pain dans ma sacoche de selle pour manger avec le poisson et Bahri avait emporté du raisin. Je fis un feu et nous avions dormi à la belle étoile. Le matin suivant‚ nous nous sommes rapprochées du village où j'étais prête à mettre mon plan en action.
J'attrapai un masque d'Amazone et quelques vêtements de mon autre sacoche. Ces objets avaient été de nombreux trophées que j'avais accumulés au cours des années lors de mes victoires de bataille. J'avais donné l'ordre à Bahri de mettre le masque et les vêtements d'utiliser ses connaissances de surveillance qu'elle avait apprises durant son entraînement de terrain, pour pénétrer proprement dans le village et découvrir quelle yourte Gabrielle occupait. Bahri ne contesta pas mes instructions, mais se demandait pourquoi nous avions besoin d'agir de façon aussi secrète.
— C'est simple‚ Bahri‚ lui ai-je dit. Les Amazones me détestent. Si j'entre dans leur village‚ elles essaieront sûrement de me capturer ou même me tuer. Mon armée de Thessalie ne laissera jamais cela se produire et nous entrerons dans une guerre avec les Amazones. Je ne mettrai jamais Gabrielle en danger.
— Je comprends‚ mon seigneur‚ dit Bahri et sur ce‚ elle partit pour exécuter sa mission.
Bahri était partie depuis au moins cinq marques de chandelle et je commençais à me demander si elle ne s'était pas faite capturée ou si elle avait été en proie de ses propres vices sexuels. Pour un homme ou une saphique‚ un village d'Amazone pouvait avoir l'air d'un paradis. Mais les Amazones étaient avisées et elles savaient comment manipuler sexuellement les faiblesses de l'un ou l'autre. Comme je réfléchissais à ça, je commençai à imaginer Gabrielle dans les bras d'une anonyme et sensuelle Amazon. L'imageant dans mon esprit faire l'amour avec une autre femme me torturaient. Je me débattais dur pour repousser ces pensées, mais elles revenaient à la surface. Attendre avec impatience le retour de Bahri n'avait rien fait pour tempérer ma colère et la jalousie qui débordait en moi, et je passai la plupart du temps à aiguiser mon épée, mon poignard et mon chakram.
Finalement‚ à une marque de chandelle du soir‚ Bahri revint.
— OK‚ mon Seigneur‚ commença-t-elle. J'ai compté 35 yourtes dans le village‚ à quelque près. Elles sont en cercle autour de l'agora central que ces femmes appellent la 'place'.
Bahri posa une carte circulaire sur le sol.
— Imaginez que c'est un cadran de soleil. La yourte de la Reine est ici et fait face au sud…
Elle montra le haut du cercle.
— … la yourte de Gabrielle est ici…
Elle montra le quart d'une marque de chandelle.
— La yourte de groupe est ici…
Elle montra la moitié de la marque de chandelle.
— La yourte de groupe est la plus grande du village‚ la yourte de la Reine est la plus décorée.
Bahri présenta efficacement son rapport. Elle avait appris les tours des gardes et les itinéraires et quand il y avait une relève de gardes. Elle apprit quand les Amazones mangeaient et quand elles assistaient à leur culte. Quand je fus suffisamment convaincue d'avoir une image complète du village et de sa routine‚ Bahri ajouta quelque chose :
— J'ai cherché attentivement‚ mon seigneur‚ mais je n'ai pas vu Gabrielle. J'ai tourné autour de sa yourte au moins dix fois. J'ai même jeté un œil à l'intérieur quand personne ne regardait. Rien.
Bahri regarda le masque que je lui avais demandé de porter.
— Évidemment‚ regarder à travers cette horrible chose n'a pas aidé‚ Majesté. Je pense vraiment qu'elle est là quelque part. J'ai entendu mentionner son nom deux ou trois fois. Mais je ne l'ai juste pas vue.
Je tapotai l'épaule de Bahri en guise de remerciement. Malgré ce que je lui avais fait il y a trois mois, elle était restée fidèle à mon royaume. Je pouvais comprendre pourquoi Gabrielle la considérait comme une sœur. Je pouvais la voir aussi comme ma sœur.
À la nuit tombée‚ j'avançai jusqu'au village. Je donnai l'ordre à Bahri d'emmener les chevaux jusqu'au lac où nous avions campé la nuit dernière et de m'attendre là-bas. Je demandai à Bahri de m'accompagner pour qu'elle infiltre dans le village et me fournisse sa configuration. Ce que je ne lui avais pas dit c'était que je projetais d'enlever Gabrielle.
-.-.-.-
Il était plus de minuit quand j'arrivai à l'arrière de la yourte de Gabrielle. J'avais réussi à esquiver quatre gardes de nuit Amazones sans avoir à en tuer une. J'étais habillée du même manteau sombre à capuche que je portais à la salle d'interrogatoire de Bahri et dans lequel je rôtissais. En arrivant à la yourte de Gabrielle, je sortis mon chakram et le lança pour qu'il ricoche sur un baril et quelques pots suspendus. Dans le but d'attirer l'attention des gardes qui patrouillaient loin de sa yourte. Quand il revint à moi, je l'utilisais pour faire une découper sur l'épaisse peau d'animal qui revêtait la tente et me glissais à l'intérieur.
Une simple lampe à huile éclairait l'intérieur de la yourte. Je me dirigeais vers le lit et regarder vers le bas son occupante qui dormait. Maintenant je savais pourquoi Bahri n'avait pas vu Gabrielle. Elle ne l'avait pas reconnue. J'observais tout son corps entièrement surprise. En raison de la chaleur intense de cette nuit d'été‚ Gabrielle était nue à part un mince pagne qui couvrait ses douces boucles blondes. Sa peau était bronzée à la suite de nombreuses marques de chandelles d'entrainement en plein air. Les muscles de ses bras et de ses jambes s'étaient tonifiés et dessinés. Son ventre était plat et musclé. Ses hanches arrondies étaient fermes. Ses seins étaient voluptueux. Ses cheveux avaient été coupés à son encolure et le blond était plus clair dû à son exposition au soleil. Gabrielle semblait plus forte‚ plus adulte et plus belle‚ si cela était possible. Je pris doucement sa main droite et l'attacha à une corde épaisse. Puis j'attrapais sa main gauche et la relia à la main droite. Mon visage commençait à trembler quand je dirigeais délicatement mes doigts vers son bras musclé et ensuite vers son visage bronzé.
— Par tous les Dieux‚ ai-je chuchoté de stupéfaction devant cette vision parfaite de beauté quand je me penchai et embrassai doucement ses lèvres douces et rougies.
