Salut les crottes volantes ! Voici enfin le chapitre IV ! ^^
Pardon, au passage, avant je ne savais pas comment regarder les vues... .-.
Mais comme maintenant, je suis sûre d'avoir au moins 10 lecteurs, ça fait plaisir ! :3
(Fanfic lue et approuvée par un prof, ça rigole plus !)
Bonne lectures, mes moutons noirs ! La Patronne.
Chapitre IV : Plus aucun retour en arrière
"Sans avenir", "élève médiocre", "bon à rien", "le consanguin"… Il en avait marre. Marre de tout. Marre de son entourage qui ne le comprenait pas et qui ne l'avait jamais compris, de la pression, de cette vie sans aucun sens ni la moindre once d'espoir. Il avait depuis longtemps compris qu'il gâchait, pourrissait la vie des autres, mais ne voulait pas voir la vérité en face.
Il alla voir sa mère, qui ne souriait jamais, avait les cheveux et les yeux ternes, et aucune joie de vivre, puis lui demanda :
-Pourquoi est-ce que tu vis cette vie ? Pourquoi tu acceptes tout ça ?
-Tu es mon fils… Murmura-t-elle. Une erreur, une ordure, un raté, soit… Mais je ne veux pas te laisser seul.
Je suis déjà seul depuis bien longtemps…
-Donc, c'est encore ma faute… Chuchota-t-il.
Et ce n'était pas la faute de son père non plus… S'il était devenu comme ça, le fautif n'était autre que lui, son fils aux yeux rouges.
Il méditait ça en avançant dans les sombres rues de sa ville, quand il vit quelqu'un au loin. Il s'approcha alors de la personne : elle avait l'air d'avoir quelques années de plus que lui, avec de longs cheveux roux et une courte, très courte jupe. L'adolescent se sentit… Excité ? Il s'approcha donc d'elle et l'attrapa par l'épaule sans grande délicatesse.
Elle se tourna, surprise, et l'horreur se lut sur son visage. Le sang du garçon ne fit qu'un tour et il l'empoigna soudain par le col de son haut.
-C'est encore mes yeux, hein ?! Encore ?! T'as peur de ça ?! Hein ?! Tu vas VRAIMENT avoir peur !
Tremblant de rage, il frappa la tête de l'innocente contre un mur, déversant enfin toute la haine qu'il ressentait envers ce monde si cruel et injuste… Le sang gicla. Il rit. Il avait craqué. Il continuait de fracasser le crâne de sa victime contre le mur en béton couvert de rouge. Elle était morte depuis plusieurs minutes, mais il s'en fichait.
Il se défoulait en criant, hurlant et riant. Il était fou. Il comprit ce à quoi il était destiné. A rendre ce qu'on lui avait offert : de la violence, du mal, et aucun amour. Rien que de la haine. De la haine pure… Mêlée à du plaisir. Un plaisir malsain.
L'adolescent meurtrier fit tomber le cadavre au sol. Son excitation était plus que grande… Alors il tira le corps vers une impasse sombre, là où pratiquement personne ne pénétrait, laissant des trainées de sang sur son passage. Il tremblait d'impatience et d'excitation. Sa victime ne bougeait plus, il fallait faire vite avant que la police ne soit alertée… Le garçon au prénom inconnu était fier de lui, pour la première fois de sa vie…
Plus tard, il marchait en ville, encore tremblant de joie. Il rentra chez lui. Son père parlait déjà à sa mère du crime que leur propre fils avait commis, sans savoir que c'était lui. Il sentit son sang battre à ses oreilles et alla se rincer le visage dans la salle de bain. En se voyant dans le miroir, il vit qu'il était couvert de sang. Et si quelqu'un l'avait aperçu ? Une sueur froide parcourut son dos.
En voyant son visage hideux, déformé par les sensations extrêmes dans le reflet, il prit le premier le premier objet qui lui tomba sous la main et le lança sur le miroir, dont les éclats volèrent dans tous les sens, lui éraflant les joues. Il se pencha, ramassa un débris du miroir en partie couvert de son sang et se regarda dedans en fronçant les sourcils. Le petit garçon si candide et innocent, attendant de l'amour venant des autres et empli d'espoir était mort. A la place naissait un nouveau "lui". Froid, sans cœur et sans pitié.
Il leva ses yeux rouges déterminés vers son père qui avait accourut, alerté par le bruit du miroir brisé. Il commença à lui crier dessus, à l'insulter, l'humilier. Sauf que cette fois, ses mots lui passaient à travers. Un sourire s'étira sur ses fines lèvres et il éclata de rire. Un rire glacé, qui n'avait rien d'humain. Son père s'était tût, déstabilisé par la réaction démesurée de son fils qui continuait de rire aux éclats. Lorsqu'il se calma enfin, tous les deux étaient silencieux, de longues, très longues minutes. L'adulte sortit, perdu.
L'adolescent s'enferma dans sa chambre pour réfléchir. S'il récapitulait la situation, voilà la peinture que ça donnait : une mère au bord du gouffre, épuisée par la vie, un père du côté de la justice qui n'allait pas tarder à découvrir son crime. Au milieu, il y avait lui. Une petite forme sombre et imparfaite, le coupable. Coupable de tout. Alors, une idée germa dans l'esprit dérangé du jeune meurtrier : il allait exécuter son plan le soir même.
Lorsque le soleil se coucha, il avait déjà rassemblé ses affaires dans son vieux sac à dos : un paquet de cigarettes, un peu d'eau et de nourriture, quelques sombres vêtements, et le plus important : le pistolet de son père avec des cartouches. Il s'était muni d'un bidon d'essence et arrosait généreusement les couloirs de sa maison, puis le contour, jusqu'à totalement le vider.
Il sortit une allumette, l'alluma et la jeta sur la maison avant de reculer pour observer le spectacle en allumant une cigarette. Le feu se propageait à une vitesse monumentale. Il se délectait des cris de peur et de panique de ses parents. L'assassin de 14 ans se mit à entonner une vieille comptine, une berceuse, que sa mère lui chantait lorsqu'il était tout petit, pour l'endormir. Tapi dans l'ombre, il regardait les voisins tenter d'éteindre l'incendie, puis les pompiers qui pensaient encore pouvoir sauver ses parents, mais c'était trop tard… Le show était terminé, il jeta sa cigarette terminée à terre, l'écrasa du talon, puis partit dans les rues sombres de sa ville pour commencer une nouvelle vie.
