Bonjour la compagnie !

Je suis fière de moi, je n'ai pas mis trop de temps à publier, mais je n'ai pas beaucoup de mérite car ce chapitre est un peu plus court que les autres et beaucoup plus intéressant à traduire. Je vous laisse savourer.

Je ne promets rien pour la suite.

Bisous,

Rose.


Chapitre 4 :

Les filles peuvent être parfois des créatures extrêmement étranges. Etant l'une des filles les moins girly de mon entourage, je peux me permettre de le dire. Vous voulez des preuves ?

Et bien, tout d'abord, dans l'espace de quelques heures, je suis passée du statut de Serdaigle, rat de bibliothèque, et rarement remarquée par les autres à celui de fille la plus enviée de tout Poudlard. Pas pour mes beaux yeux évidemment. Merlin, non !

Une fille de septième année, donc je suis sûre qu'elle n'a jamais reconnu mon existence auparavant, m'a gratifié d'un regard venimeux que même Voldemort lui-même ne mériterait pas. Et la raison de cette envie (ou dans le cas particulier de cette septième année, furie) dépend purement du fait que je me baladais de façon relativement sereine dans la Grande Salle pour le diner, les doigts entrelacés avec personne d'autre que le roi de l'arrogance, plus généralement connu sous le nom de Scorpius Malfoy. Ou le Dieu sexy de Serpentard. Mais je préférerai ne pas approfondir ce sujet.

Au moins, le goujat égoïste à ma droite avait l'air de trouver la situation amusante. Il prenait un plaisir pervers à voir les différents visages de ses anciennes conquêtes, allant de la pure et simple horreur jusqu'à la jalousie mêlée d'incrédulité. De toute façon, vous n'avez probablement pas besoin d'être un Legilimens expérimenté pour comprendre le sentiment exact qui traversait leurs, autrement vides, esprits.

Qu'est que Rose Weasley fout avec Scorpius Malfoy ? Accompagné d'un air songeur ou de pâmoison lorsqu'elles pensent à son nom.

Alors qu'on doublait la table des Griffondor, Abigail Greene (fille notablement facile) se leva avec un mouvement de sa longue et flagrante fausse chevelure et se pavana dans notre direction, ses hanches se balançant d'une manière étrangement repoussante, et sa poitrine mise en avant. Elle plaça une de ses mains sur ses hanches – espérant peut-être que cette posture était séduisante. Ce qui, notez-le, ne l'était définitivement pas- et toussa hautainement.

« Scorpy, chéri ! » dit-elle d'une voix trainante et grinçante que vous vous attendez à trouver chez un rongeur incertain de son sexe et non pas chez une adolescente essayant d'être séduisante. Scorpius, remarquai-je avec un bizarre soulagement, me serra légèrement la main quand elle s'adressa à lui et claqua la langue impatiemment. Abigail émit un long souffle éraillé et daigna m'accorder un regard pendant une demi-seconde. Son apparence, déjà quelque peu déplaisante, se transforma en ce qui j'imaginais être une expression de dégoût. C'est assez dur à dire avec tout le maquillage avec lequel elle tient à se plâtrer le visage.

Elle plaça sa main décharnée sur le torse de Scorpius, et sans prendre la peine de baisser la voix, ce qui m'aurait permis d'éviter le déplaisir d'entendre son opinion et sa voix grinçante, dit : « Qu'est-ce que tu fais avec elle ? »

Scorpius, pour lui rendre justice, agit vraiment bien à ce moment là. Je commençais à croire qu'il avait oublié que nous étions sensés convaincre tout le monde que nous sortions ensemble lorsqu'il a permis à Abigail de toucher son pull en cachemire. Avec un geste prompt, il enleva la main d'Abigail et avec l'autre main, entoura mon dos de son bras de telle manière à ce que je vois le bout de ses doigts pales se mouler délicatement autour de ma taille. C'était à ce moment, avec mon côté pressé contre le sien de telle manière que je pouvais sentir les contours de sa mince stature, que je senti un sentiment non familier dans mon ventre que je ne pouvais certainement pas attribuer à la faim, spécialement depuis que mon cœur avait commencé à battre plus rapidement que la normale. Un pouls rapide n'était généralement pas un signe de faim- pas dans mon monde du moins.

Ça n'était pas normal, si c'était ce que je croyais que c'était. Je devenais de plus en plus conscience de la main autour de ma taille. Elle était si nonchalamment posée là. Comme s'il pensait que ça ne m'affecterait pas le moins du monde. Qu'est-ce que je suis en train de dire ? Ca ne devrait pas m'affecter.

« Ca, c'est mon affaire, » dit Scorpius, avec un modeste sourcil levé. Une action de sa part qui a causé une affluence de sang dans mes joues, les transformant en l'indubitable rouge d'embarras des Weasley.

Heureusement, il n'a pas remarqué le rougissement de mes joues, et avec un léger raffermissement de la main autour de ma taille – j'ai oublié de respirer à ce moment là, un autre signe inquiétant – on a continué notre marche naturelle vers la table des Serpentards. Lorsque l'on atteint la table, la main autour de ma taille se retira et immédiatement mon cœur ralenti son battement jusqu'à la normale. Même si mon côté semblait étrangement froid à présent. Lorsque je m'en suis remise et que la nourriture a commencé à apparaitre sur la table, je regardais autour pour jeter un œil à la table des Serdaigles. Ma vision s'arrêta immédiatement sur Lorcan qui regardait dans ma direction, la bouche grande ouverte. Mais, dès qu'il réalisa que je l'avais vu, et avant que je ne puisse tirer aucune conclusion de cette observation, il toussa, rougit et retourna son attention vers son diner, en prenant un temps suspicieusement long pour servir ses pommes de terre.

« Lorcan te regardait de façon tellement évidente, » annonça Al à la table sinon silencieuse. « Il ne s'en rend tellement pas compte que ça me donne presque envie de rire. » Guilliano ricana un peu moins odieusement que d'habitude, et je remarquais que son attention était loin d'être complètement absorbée par Al. En fait il regardait attentivement un certain point derrière mon épaule gauche, et je regardais autour pour suivre son regard, la seule chose qui attira mon regard et qui devait être intéressant était la vision de Lily en train de flirter outrageusement avec le nouveau gars dans sa promo – un garçon mignon aux cheveux bouclés.

Totalement …bizarre.

Scorpius ne semblait pas non plus accorder beaucoup d'attention à Al. Il déplaçait sa nourriture dans son assiette avec sa fourchette d'un air morose, son menton reposant sur une de ses mains pales.

Al ne semblait pas remarquer que l'attention de ses amis était occupée ailleurs et commença a nous entrainer dans une conversation très monotone sur les meilleurs aliments pour maintenir un bon physique pour le Quidditch.

« C'est ridicule, » déclara-t-il avec la bouche pleine de spaghetti. Je lui lançais un regard méprisant qu'il ignora. « Que Rosie réussi à rester mince alors qu'elle suit un régime purement constitué de biscuits. »

« Les biscuits ne sont pas si mauvais si tu t'entraines bien, » répondis-je pour ma défense. « Ils ne contiennent pas tant de gras n'est-ce pas ? »

« Oh non, bien sur que non, » me répondit Al, avec un sourire de Serpentard et un ton sarcastique. Guilliano prit le temps, entre ses fréquents regards en direction de la table des Griffondor, d'approuver le sarcasme de Al en grognant. « Et merde, » dit soudainement Al, se penchant sur la table pour déguiser son ton surpris. Scorpius, qui n'avait pas encore parlé du repas, leva la tête de ses petits pois.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Lorcan vient de ce côté, » murmura-t-il. Il essaya subtilement de nous faire à nouveau parvenir l'avertissement à travers l'utilisation d'yeux écarquillés et de signes de tête dans la direction de la table des Serdaigles. Bien sur, quelques secondes plus tard, une tête blonde et négligée s'affala sur le siège à côté de Al et le salua chaleureusement (en tant qu'amis de la famille, Al et Lorcan se connaissaient, mais parce que Al aimait préserver son statut social et que Lorcan n'est pas communément considéré comme… euh… cool, ils se parlaient rarement à l'école).

« Comment ça va Al ? » demanda Lorcan d'un ton embarrassé. Al avait l'air de résister à l'envie pressante d'envoyer un plat de pudding au visage de Lorcan. J'ai manqué la réponse que je ne doute pas polie de Al (il a des manières) parce que pour une raison quelconque, Scorpius a choisi ce moment inopportun pour placer 'accidentellement' sa main fine sur ma jambe.

A présent, les réactions précédentes de mon ventre n'étaient rien comparées au séisme que je ressenti à l'intérieur. Je senti mes joues rougir légèrement alors que mon regard passait de mon plat au visage aristocratique de Scorpius en train de sourire narquoisement.

Bien sur. Il trouvait la situation amusante, n'est-ce pas ?

J'ai humidifié ma bouche subitement sèche afin de pouvoir formuler une réponse. « Euh. » Et bien, oui. C'était la réponse tellement éloquente que j'ai réussi à accomplir. Scorpius avait remonté sa main d'un pouce et franchement, c'était le genre de chose qui distrait un train de pensée. Pourquoi ne pouvais-je pas le gifler ? Il y avait quelque chose dans son sourire légèrement amusé qui m'hypnotisait et m'empêchait de penser correctement. Nos yeux se sont rencontrés, mais à l'instant où Scorpius a levé un sourcil suffisant, le charme fut rompu et j'ai à nouveau été capable d'un discours cohérent. « Je ne ferai pas ça à ta place Malfoy, » susurrai-je d'une façon que je trouvai particulièrement menaçante. « A moins que tu ne veuille que je jette un sort à ta virilité. »

« J'aimerai te voir essayer, face de troll, » me murmura-t-il à l'oreille en réponse, et pour ceux qui n'avaient pas connaissance du contenu de notre conversation, ça pouvait apparaitre un peu séducteur. Du moins c'est ce que Al m'a dit plus tard, et, à en juger par l'expression que Lorcan affichait - c'était l'impression qu'il avait lui aussi eu.

« La ferme, face de furet, » répondis-je à voix basse, avant de me lever aussi calmement et sereinement que je le pouvais à ce moment là, avec mon cœur battant plus vite que la normale et tout. Alors que je m'éloignais, après avoir gratifié Scorpius d'un sourire condescendant, j'entendis Albus lui dire à voix haute, clairement oublieux de la présence de Lorcan à ses côtés, « Tu étais en train de la caresser sous la table, n'est-ce pas ? »

Je ne pu m'en empêcher. J'ai mis m'a main sur ma bouche pour arrêter de rire et j'ai regardé derrière pour saisir le regard de Lorcan, oscillant entre Scorpius et moi-même, incrédule.

« Et alors. Si elle a apprécié, ce n'est pas un problème, non ? » fut la réponse arrogante de Scorpius. Et je prie les dieux que c'était purement pour rendre Lorcan fou de jalousie, parce que la dernière chose dont j'ais besoin est que Al le transmette à mon père.