Dans la chambre d'Éric Taylor.

Éric était endormi lorsque Tami rentra dans la chambre. C'était la toute première fois qu'elle vit son mari depuis la catastrophe. Éric était affreusement pâle, et sa respiration faisait peur à entendre tellement elle était rauque et lente. Son torse se soulevait légèrement après chaque respiration. Si sa respiration n'était pas aussi bruyante, on croyait qu'Éric était mort. Il ressemblait vraiment à la mort réchauffée, avec des dizaines de tuyaux, plus ou moins grand, qui sortaient d'un peu partout de sous les draps. Pourtant, le docteur lui avait expliqué la nécessité de tous ses tuyaux mais, elle ne pensait pas que ça serai si intimidant à regarder. Julie était là, assise au côté de son père, son regard plongé dans celui de son père, endormi. Julie tourna subitement la tête vers elle, au moment où ses larmes coulaient librement sur son visage.

Julie : je suis désolé de t'avoir désobéit maman.

Tami ému: comment tu vas ma chérie ?

Julie : j'étais très choqué de le voir comme ça. Papa est éternel. Il ne peut pas nous laisser. J'ai encore besoin de lui tu sais.

Tami prit alors sa fille dans ses bras : je fais tout pour sauver ton père, je te le promets.

Julie : peut-on citer une prière pour papa ?

Julie hocha simplement la tête. Tami prit alors la main de sa fille ainsi que celle de son mari et récita une prière. « Seigneur, donnez la force nécessaire à Éric, afin qu'il puisse traverser cette épreuve ».

Éric se réveilla au son de la voix la plus douce qu'il puisse connaitre, sa femme. Il pressa doucement sa main pour attirer son attention.

Tami : Éric ! Mon amour, comment te sens tu ?

Éric faible : bien

Tami : menteur. Tu veux que j'appelle une infirmière ?

Éric : non. Je veux personne … a par vous. Etes-vous blessées ?

Tami : nous allons bien, ne te fait aucun de soucis.

Éric : mon frère ?

Tami : Gary va s'en sortir. Il se repose dans une des chambres à côté d'ici.

Éric : chérie, promets-moi que… tu lui parleras…de moi. Je compte sur toi pour…..lui dire que… jamais oublier.

Tami : tu lui diras toi-même mon amour.

Éric : je ne vivrai pas…. assez longtemps…..

Tami alarmé : je t'interdis de nous laisser Éric Taylor. Tu vas te battre, tu m'entends !

Éric : je me sens tellement faible… je me sens béni de….vous parlez…voir… avant de partir.

Tami s'adressa à sa fille : Julie, va vite chercher un docteur !

Julie accourut le plus vite possible dans les couloirs des soins intensifs. Trouver un docteur ne prit que quelques minutes mais les cris de sa mère la culpabilisèrent. Etait-ce trop tard ?

Le docteur convoqua immédiatement l'équipe de réanimation et congédia la mère et sa fille dans la salle d'attente. Aucune d'elle ne trouva le courage de parler, préférant ce refugié dans leurs propres pensées.

Voix : Mme Taylor ?

Tami : oui. Que me voulez-vous ?

Voix : où est-il ? Je veux le voir.

Tami : voir qui ? Qui êtes-vous ?

Voix : je veux voir mon Gary .S'il vous plait madame, dites-moi qu'il va bien.

Tami : vous êtes Lois et Bernie Hobson ? Comment est-ce possible ? Je vous ai téléphoné il y a moins de 3H. Comment avez-vous fait ?

Bernie : le plus important c'est que nous sommes ici.

Lois : vous ne ressemblez pas à une infirmière. Que se passe-t-il ici ? Qui êtes-vous réellement ?

Tami : mon mari était avec votre fils au moment de la tornade. Votre fils m'a simplement demandé de vous prévenir.

Lois : je suis navré madame. Comment va votre mari ?

Tami : je ne sais pas. J'espère juste que vous n'arrivez pas trop tard pour sauver mon mari.

Lois : de quoi parlez-vous ?

Tami : Gary voulait vous le dire lui-même mais le temps de mon mari est désormais compté.

Bernie : nous dire quoi ?

Tami : votre fils, le jumeau de Gary Hobson, enlever le 17septembre 1965 à la maternité de Hickory n'est autre que mon mari Éric Taylor. Éric est entre la vie et la mort en ce moment, vous seul pouvez le sauver en acceptant de lui donner votre sang. Il est de groupe o-, comme vous monsieur Hobson.

Lois ne pouvait pas le croire, et pourtant, dès que cette inconnue a prononcé le nom d'Éric, la pièce se mis doucement à tourner autour d'elle. Éric était le prénom qu'ils avaient choisi à leur cher bébé disparut. Bernie ce rendit compte tout de suite du malaise de sa femme et la prit aussitôt dans ses bras afin de la faire assoir sur l'une des chaises de la salle d'attente.

Bernie énerver et soucieux : ma femme est plus que fragile. Comment osez-vous ?

Tami éclata en sanglot : je suis désolé. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça mais l'état santé de mon mari c'est dégradé il y a 30minutes. J'ignore s'il est vivant à l'heure que je vous parle.

Lois reprit ses esprit : peut-on le voir ?

Tami : salle 4, couloir b mais je doute que vous pouvez rentrer dans sa chambre. Gary est deux chambres plus loin.

Lois, sure d'elle, prit alors la main de son mari et ils partirent en direction de la chambre 4. Lois espérait de tout cœur que cette femme disait vrai et qu'après 40 ans, elle puise serrer son bébé dans ses bras. Elle avait rêvé de ce moment s'en jamais vouloir y croire. Bernie était plus sur la réserve. Il avait fait son deuil de cet enfant il y a bien longtemps et il refusait de ce donner de faux espoirs. Il était dans ce couloir uniquement pour sa femme.

La porte était fermée mais une fenêtre permettait au visiteur de voir ce qui se passait à l'intérieur. La chambre était bondée de médecin et d'infirmière essayant désespérément de stabiliser l'homme pâle au centre la pièce. Lois crut voir Gary devant-elle mais un détail lui sauta aux yeux. A la naissance, Gary avait une petite tâche de naissance sur son poignet, contrairement à Éric. Et puis, il y avait son instinct maternelle qui criait à l'intérieur d'elle que, l'homme en face d'elle, était son cher bébé disparut. Bernie était plus sous le choc, l'homme était le reflet parfait de Gary. On dit pourtant que chaque personne sur terre a son sosie mais là, impossible de faire plus ressemblant. La seconde chose qui le choqua était la présence mouvementée autour de son fils. Est-ce trop tard ? Il voulait demander à un médecin mais celui-ci le devança.

Docteur : êtes-vous de la famille ?

Bernie : oui. Comment est-il ?

Docteur : il a repris brièvement conscience avant que son état se dégrade dangereusement. Monsieur Taylor a glissé dans un coma de type 2.

Bernie : sa femme nous a parlé d'une transfusion sanguine. Est-ce encore possible à l'heure actuelle ?

Docteur : si vous êtes prêt, nous devons la faire maintenant. Comme je vous disais, son état est instable et il peut malheureusement glisser dans un coma plus profond à tous moment.

Bernie : allons-y alors. Lois, dit a Gary de ne pas s'inquiéter, que je verrai tout à l'heure. Rassure aussi madame Taylor.

Lois : je le lui dirai.

Lois choisi d'abord d'informer madame Taylor de la suite des évènements avant de rejoindre son fils.

Gary somnolait, lorsque sa mère entra dans la chambre. Lois s'assis doucement sur le coin de son lit et lui caressa tendrement la joue, en faisant bien attention à sa capsule nasale. Sentant une présence, Gary ouvrit lentement les yeux quelque peu désorienté.

Lois : mon chéri, c'est moi, c'est maman. Comment te sens-tu ?

Gary : mal à la tête

Lois : veux-tu que j'appelle une infirmière ?

Gary hocha simplement la tête pour dire non : où papa ? Il doit venir sauver Éric.

Lois : chut ! Détend toi. Ton père est justement avec lui en ce moment. Il viendra te voir tous à l'heure.

Gary pleurait : Éric m'a sauvé la vie et moi je ne peux pas sauver la sienne. Ils ne veulent pas que je lui donne mon sang.

Lois : ne culpabilise pas mon chéri, Éric va s'en sortir je te le promets. Le journal nous a réunis pour que l'on rattrape le temps perdu et non l'inverse. Je ne laisserai personne me prendre encore une fois mon bébé, même dieu.

Gary : tu es au courant ? Qui ?

Lois : devant la détresse de son mari, madame Taylor m'a tous raconté. Je n'ai pas voulu le croire mais tous mes doutes ce sont dissipé lorsque je l'ai vu.

Gary : il t'a parlé ?

Lois la larme à l'œil : non. Ton frère a sombré dans le coma peu de temps avant notre arriver.

Gary : tout ça est de ma faute. Pourquoi je me suis laissé distraire ?

Lois : je suis aussi partiellement responsable. Je voulais tous te dire à propos de ton frère jumeau mais Bernie a toujours refusé. Il ne voyait pas pourquoi on devrait te parler d'un frère que tu ne connaîtras jamais. Tu aurais voulu le chercher et nous ne voulions pas que tu vives dans l'attente. Tu comprends mon chéri ?

Gary : raconte-moi.

Lois : plus tard mon chéri. Tu dois te reposer maintenant. Je vais attendre des nouvelles et je reviendrai te voir dans la soirée. D'accord ?

Gary acquiesça : dit à madame Taylor que je prie pour Éric.

Lois : d'accord. À tous à l'heure Gary.