Bonjour les chéris :p
J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, peut être parce qu'on passe au point de vue Jane.
Bref j'espère que vous allez apprécier. :)
ENJ0Y!
Chapitre 4 : Tout humain est vulnérable
J'étais comme figée, mon cerveau cessa soudainement de réfléchir, je fus engloutie de souvenirs passé, douloureux, tristes, lancinants. Mais avec mes quelques années à pratiquer du catch professionnel m'aidèrent à garder un visage impassible, presque crispé mais tout de même calme. Je regardais la terre verdoyante qui s'étalait devant moi entourant un petit lac qui reflétaient doucement la lumière des étoiles qui brillaient sans relâche, inconscientes peut être même insouciantes des problèmes des humains. Le jeune homme s'installa sur la table et allongea ses pieds sur la chaise blanche couverte de tissu blanc. J'inspirais profondément pour préserver mon calme, je remarqua que mes mains tremblaient légèrement.
- On dirait que tu as enfin réalisé ton rêve hein ? Ca devrait être sympa pour toi de catcher en compagnie d'une bande de catcheurs musclés qui se baladent à demi-nu, ça c'est ce qu'on appelle un avantage du métier hein ? Je n'ai jamais percé cette facette de toi… Je croyais que tu étais du genre pudique !
Il rit de bon cœur comme s'il avait raconté une bonne blague puis s'approcha de moi dangereusement, j'étais paralysée.
- Mais ne t'inquiète pas je te trouve extrêmement mignonne dans ton costume de combat, dommage que tu n'as pas acceptée de faire une chirurgie tu aurais été parfaite ! J'avoue que je regarde tout tes matchs, t'es vraiment une tigresse ! Allez dis moi qu'est ce que t'as fait pour y parvenir ? T'as vendu ton corps à ton boss hein ? T'es pas de ce genre, mais tu ferais tout pour devenir catcheuse, je me trompe ? Tu m'en perçais les tympans depuis qu'on étaient ensemble ce que je regrette bien entendu !
J'avais bien compris qu'il essayait de me provoquer, de me blesser, de me faire souffrir. Mais je n'étais plus cette fille qu'il pouvait manipuler à sa guise, certes je ne me contrôlais toujours pas bien en sa présence mais il n'arrivera pas à m'abattre cette fois. Plus maintenant. Pas après ce que j'ai vécu, je sais que je suis devenue plus forte, plus indépendante de lui, j'ai plus de maitrise en soit plus de confiance mais je préfère ne pas réveiller les fantômes du passé, j'ai depuis longtemps mis trait sur ma vie d'avant…
- Oh je vois ça ne marche pas, tu ne pleures pas c'est dommage on dirait que tu t'es durcie… Je trouve ça plus excitant !
Je fus parcourue d'un spasme d'horreur quand sa main se posa du mon épaule et s'aventure un peu plus bas, je bouillonnais intérieurement. Dieu qu'ai-je fait pour me trouver dans une situation pareille ? Je hais quand on me touchait de la sorte. Je jeta un bref regard aux invités qui dansaient au loin, j'étais plutôt dans un coin sombre mais c'était à mon avantage. D'un mouvement fluide et d'une rapidité déconcertante je saisis le poignet du jeune homme et le tordit avec toutes la violence dont je pouvais faire preuve, une violence accentuée de haine, de chagrin , d'amertume, de peine, de vengeance , de remords, d'une souffrance inouïe. Malheureusement pour moi l'avantage physique des hommes pris le dessus même en étant une catcheuse professionnelle, il se défit avec difficulté de ma prise me tordit le bras à son tour de façon à ce que mon dos et son torse ne fassent plus qu'un, il enfuit son nez dans mon cou, je tremblais de dégout, les larmes ,traitresses, coulèrent avec lenteur embuant mes yeux traçant un long chemin noir de mascara sur ma joue. Je n'en pouvais plus, toute cette peine que j'avais à l'intérieur explosa en ce moment aspirant toute ma force, toute ma volonté. Je cessa brusquement de remuer, et m'effondra lamentablement entrainement mon bourreau dans ma chute, je ne voyais plus rien , je n'entendais plus rien, je n'étais plus rien .
Un cri lointain me parvint, puis le jeune homme couché sur moi fût relevé violemment, des insultes fusèrent, un rire moqueur et puis des bruits de coup et des cris d'horreur. Je clignais les yeux à plusieurs reprises, les frotta vigoureusement ce qui ne fit qu'étaler un peu plus de mascara sur mes joues. Je spectacle qui s'offrait à moi me glaça le sang, un autre homme était assis sur mon bourreau le ruant de coup de poings, de gifles et d'insultes. Ce dernier riait comme un dément un œil déjà enflé, du sang coulant de sa lève inférieure. Les invités se mirent à plusieurs pour séparer les deux hommes l'un d'eux complètement abattu, le visage rougeâtre mais souriait avec une lueur de folie dans les yeux, l'autre essayait toujours de l'atteindre en bougeant dans tout les sens le torse remué de tremblements colériques… C'était Phil, son visage d'habitude concentré et calculateur dans les combats était maintenant crispé par la colère, ses yeux lançaient des éclairs.
Les larmes recoulèrent de nouveau, je ne fis
rien pour les arrêter, le froid léchait cruellement mes joues humides et noirâtres. Phil sembla se calmer un peu quand on emmena l'autre homme plus loin, il fit circuler rapidement son regard dans les environs, me cherchant sûrement. Je ne voulais pas qu'il me voie comme ça, si faible , si vulnérable , si brisée , si la Jane du passé. Je me leva péniblement m'aidant de mes mains, mais mes chevilles qui tremblaient violemment rendaient la tâche plus ardue. Après m'être relevée tant bien que mal, je pris appui sur les chaises blanches, et me retirait de la foule qui essayait encore de raisonner Phil.
Le golf était tout dégagé, tout était exposé à la vue des autres invités, aucun coin discret. C'est bien le style de Lynda, elle avait toujours aimé ce qui est brillant et à portée de vue, les lumières, les belles choses, la popularité… Tout mon contraire, mais au final c'est moi qui a hérité tout cela, je suis catcheuse, je suis professionnelle et je suis connue. Quand à elle, elle étudie toujours la médecine, choix que ses parents ont fait à sa place, elle n'a jamais aimé la médecine…Elle voulait être connue tout simplement et être aimée… Je soupirais, et me dirigea péniblement vers le parking qui paraissait bizarrement lugubre et morne sous la lumière fade des réverbères, ou est ce seulement moi qui voit de la tristesse partout. J'entrepris d'ouvrir la portière de la voiture avant de me souvenir que Phil avait toujours les clés. Ce petit détail pourtant futile, fit renaître la vague de colère et de dégout qui s'est calmée en moi. Dans un cri que douleur je frappais à plusieurs reprises la glace de la portière pour évacuer ma frustration mais en vain, plus je frappais plus les souvenirs refluaient. J'avais tellement honte de m'être bernée par lui pour l'avoir cru, aidé , suivi , aimé, idolâtré, défendu. J'étais tellement naïve. Mais après j'ai cru que tout était fini , j'ai appris à enfuir ma douleur au fond de moi et de me construire un masque impassible, de me plonger dans mon nouveau métier qui a contribué grandement à ma joie, je me suis fais une famille au sein de la wwe, qui fait que j'ai oublié ce qui était derrière moi, que je l'ai oublié lui. Mais ça me fait encore mal comme au premier jour. Je me laissait doucement glisser sur le sol froid et contemplait les étoiles qui brillaient avec intensité cette soirée. Si seulement j'avais su, je ne serais jamais venue. Lynda ne paraissait pas du tout enchantée de nous inviter, elle savait bien qu'il allait venir vers moi et qu'on allait détruire ses fiançailles. Mais pourquoi ? Pourquoi ils se sont fiancés ? Pourquoi se laisse t'elle berner ? Pourquoi est elle tellement idiote ? N'a-t-elle pas vu comme j'ai souffert de ma relation ? N'en a-t-elle pas tiré une quelconque leçon ?
J'entendis au loin les voix de Phil et de Lynda m'appelant. Celle de Phil était grandement inquiète, colère et déception se mêlaient dans celle de Lynda comme si elle était obligée de faire tout ça. Je posa mes yeux sur mes genoux en tremblant légèrement du vent frais qui soufflait dans le parking. Des pas s'approchaient au loin, une exclamation de surprise, et je me trouvais enlacée brusquement et avec force. Je commençais à me débattre et à crier en voulant lui échapper de nouveau.
- Jane c'est moi Phil. Calme toi c'est fini.
Chuchota Phil avec douceur, je renifla et nicha mon visage dans son cou en pleurant de plus belle, s'accrochant à sa chemise comme à une bouée de sauvetage, il me mit quelques tapes maladroites sur le dos pour m'aider à me calmer. Peu à peu la chemise de son smoking se décora d'un noir du mascara, et je commençais à somnoler exténuée par la soirée. Je sentis qu'il me prenait dans ses bras, ouvrit la portière arrière et me déposa sur le coussin avec précaution. Mes paumes se fermèrent instinctivement sur le tissu de sa chemise, il m'ouvrit doucement les doigts pour se dégager et se mettre dans le côté conducteur. La voiture démarra bientôt dans un ronronnement sourd qui eut un effet soporifique sur moi, je fus bientôt bercée par les bras de Morphée.
C'est court je sais, u.u bon j'ai pas d'excuse cette fois... Dommage T_T
Donc je ne peux que vous promettre qu'après le 5ème chapitre vous n'aurez droit qu'au longs chapitres 8D
*Mode Hitler On* Allez à vos claviers. Mon travail c'est le chapitre, votre travail c'est les reviews! è-é *Mode Hitler Off* S'il vous plait T_T.
