Merci à tous pour vos comm', ça fait plaisir, ça remonte le moral de voir que ma fic, jusqu'à là, plaît xD Je suis désolée du retard pour ce chapitre, mais je n'ai eu le temps de l'écrire que ces derniers jours, étant donné que je suis en vacances cette semaine. Heureusement d'ailleurs ! Bref, bonne lecture à tous, et continuait à écrire vos impression ! xD
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Ça faisait une heure que Tony et Gibbs étaient partis pour allés voir le détective privé. Ils ne devaient plus tarder à rentrer, surtout si le boss conduisait. C'était ce que pensait Abby, en sortant de la salle réservée au psychologue. Elle s'était bien amusée avec lui, mais il n'avait fait que la déranger pendant une recherche importante, et pour ça, elle lui en voulait. En plus d'avoir été plus que fatiguant avec Tony, d'après ce qu'elle avait compris.
Tout étonnant que cela puisse être, la jeune femme était fatiguée.
Soupirant, elle appuya sur le bouton pour appeler l'ascenseur et retourner travailler dans son laboratoire, sur ce qu'elle était en train de faire, avant d'être interrompue par une femme - sûrement une aide pour le psychologue, une secrétaire ou autre - qui était venue la chercher pour qu'elle aille attendre devant la porte du psychologue.
Tout ce remue-ménage dans le bâtiment du NCIS était une bonne source pour les rumeurs, et toutes n'étaient pas agréable à entendre. Grimaçant légèrement en pensant à la conversation qu'elle avait écouté par hasard, plus tôt, elle se promit de maudire ses collègues. Elle était très forte à ça. Elle avait déjà une idée quant à ce qu'elle allait faire.
Quoi de mieux que d'avoir Gibbs à dos ?
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L'entretien avait été des plus courts. Le détective, un certain Bobby Trass, avait laissé entendre, par de brèves remarques que toutes personnes n'auraient pas comprises excepté Gibbs évidemment, que Tony avait quelque chose à voir avec sa nervosité.
L'agent le plus vieux avait lancé un regard à son co-équipier, un sourcil levé, et ce dernier avait répondu par un haussement d'épaule et par un léger rougissement, avant de détourner les yeux pour revenir sur son ancien collègue de Philadelphie.
Remettant à plus tard les questions qu'il avait en tête, Gibbs se contenta de prendre l'enveloppe brune, contenant toutes informations liées à leur enquête, se leva, fit un signe de tête à peine visible et sortit de sa démarche habituel de conquérant, comme si tout lui appartenait.
De son côté, Tony attendit un instant que Gibbs se soit éloigné, pour regarder Bobby fixement, un air sadique affiché sur son visage.
« Le boulot n'était pas trop stressant à Philadelphie après mon départ ? Je veux dire, au niveau de l'entente entre collègues, et tout... » demanda l'agent du NCIS.
« Tu n'as pas un meurtrier à attraper, DiNozzo ? » répondit le détective, en évitant soigneusement la question.
Tony hocha la tête et fit plusieurs pas vers la sortie, quand il s'arrêta et tourna sur lui-même pour pouvoir observer Bobby. Son visage avait un air sérieux, ce qui empêcha le détective de lancer une remarque désobligeante et au contraire, à écouter avec une grande attention ce qu'allait dire l'agent fédéral.
« Pour ce que ça vaut, Bobby... Je suis désolé. »
Le silence qui suivit sa phrase se fit plus lourd, aussi, Tony préféra partir, laissant un détective derrière lui, bouche ouverte. Il sortit du bureau et ferma la porte, lorsqu'une douleur parcourut sa boîte crânienne.
« Aïe ! Qu'est-ce que - » il se coupa de lui-même quand ses yeux rencontrèrent ceux de Gibbs. « C'était pour quoi, ça ? »
« Ne jamais s'excuser, DiNozzo, c'est - »
« - un signe de faiblesse, je sais boss, » fit-il.
Il ne s'attendait pas à recevoir un autre coup derrière la tête après ça.
« Hey ! »
« C'est pour ne pas respecter les règles, alors que tu les connais. »
Tony aurait pu croire qu'il vit l'espace de quelques secondes, une lueur de fierté dans le regard bleu glacial de Gibbs. Il cligna rapidement des yeux, et la lueur était partie, remplacée par la même détermination de coincer un criminel qu'il avait toujours pendant une enquête. L'italien soupira puis secoua la tête pour se remettre les idées en place. Ce fut ce moment que choisit son esprit pour repenser à Darry et sa tête de sociopathe. Il se demandait comment se passerait l'entretien avec Gibbs... Il faudrait qu'il demande à Abby ou McGee de mettre des caméras dans la salle.
Un sourire qu'il voulut innocent se dessina sur ses lèvres. Il reçut un autre coup à l'arrière de la tête. Se frottant machinalement l'endroit que son patron avait frappé, il le regarda, un air interrogateur sur le visage.
« Et ce coup là, c'était pour... ? »
« L'idée que tu as derrière la tête, DiNozzo. »
Il n'y avait vraiment que Gibbs qui le connaissait si bien.
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« McGee ! »
Tim sursauta comme s'il venait de faire face à une ourse qui protégeait ses enfants. Au lieu de voir l'animal féroce qu'il pensait, se tenait Abby, une main sur la hanche, l'autre devant elle, un doigt accusateur tourné vers l'agent fédéral. Avalant sa salive, McGee regarda la jeune gothique faire le tour de ses appareils. Sa position se relaxait au fur et à mesure de la visite de son laboratoire.
« Tu n'as rien touché, un bon point pour toi, McGee. Seulement... » elle laissa la fin de sa phrase en suspens.
Elle se plaça devant son ordinateur et plissa les yeux, puis regarda son ami et collègue, voulant des explications.
« Tu as touché à mon bébé sans ma permission. »
« Pas le choix, Abby. Quelqu'un essayait d'entrer dans le serveur et - »
« Quoi ?! » cria la laborantine.
Aussitôt, elle se précipita sur le clavier et ses mains volèrent au-dessus des touches, tellement elle allait vite. Elle passa en revue tout ses anti-virus, ses pare-feux, avant que McGee ne puisse dire un mot.
« McGee ! Tu devais faire en sorte que ça n'arrive pas ! »
« Je croyais que je n'avais pas le droit d'y toucher ? » fit-il en fronçant les sourcils.
« Aah, ne joues pas à ça avec moi ! »
« Mais je ne joue à rien, » fit-il en haussant la voix, contrarié qu'Abby puisse penser qu'il s'amusait à jouer avec l'ordinateur.
« Hey ! Explications. Maintenant, Tim ! »
« Toi, tu manques de Caf-P - »
Comme par enchantement, la boisson caféinée que la laborantine aimait tant, apparut devant eux. Tandis que McGee clignait des paupières pour voir si c'était une hallucination, Abby saisit le gobelet et en avala une bonne gorgée, en fermant les yeux pour mieux savourer le liquide. Puis, elle se tourna vers le nouvel arrivant avec un grand sourire.
« Gibbs ! Merci. »
« McGee t'ennuyait, Abs ? » demanda le chef d'équipe en se tournant vers son agent, qui déglutit sous le regard soutenu de son patron.
« Oh non. Il ne m'a rien fait, pas la peine de le regarder avec ce regard, Bossman. »
« Qu'est-ce que tu as pour moi ? »
« Tu ne vas pas aimer. Non pas que tu n'aimes pas la personne qui a fait ça, mais tu n'aimes pas tout court qu'on fasse ça, donc je ne sais pas si tu vas aimer ou pas ce que - »
Poussant un soupir en se frottant légèrement les tempes où une migraine prenait place, Gibbs ferma les yeux. Il aimait Abby, mais son incessant blablatage pouvait parfois lui donner un très mauvais mal de tête.
« Abs... McGee, retournez travailler. »
« Oui, boss, » répondit l'ancien élève du MIT en se précipitant hors du laboratoire, des foudres de la jeune gothiques et du regard de son patron.
« Le FBI est venu fouillé dans nos affaires, Gibbs, » dit la jeune femme, son air sérieux retrouvé.
« Je sais, » fit simplement l'ancien Marines.
« Comment - Ah oui, c'est vrai. Tu es Gibbs. Tu as un troisième oeil et - »
« Abby, » grommela Gibbs en posant une main sur son bras. « As-tu autre chose pour moi ? »
« Nope. »
D'un geste, il sortit un deuxième Caf-Pow de derrière son dos et le plaça devant Abby, sur le bureau. D'abord étonnée, elle resta un instant le regard fixé sur la boisson, avant de se retourner.
« Pour quelle occasion, est-ce que j'ai droit à - »
La jeune gothique se coupa d'elle-même, Gibbs étant déjà parti. Puis elle haussa les épaules et commença à boire dans les deux boissons en même temps. Après le psychologue, elle avait droit à un remontant. C'est à ce moment que la pensée la frappa.
Gibbs prenait soin des siens, à sa manière.
Souriant, elle se remit au travail.
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Lorsqu'ils étaient revenus du bureau du détective privé, et qu'ils étaient entrés dans la grande salle, qui fourmillait d'activités, ils avaient instantanément compris qu'ils n'étaient pas au bout de leur peine. Quatre agents du FBI, dont Fornell et Sacks, se tenaient debout entre les bureaux des agents du NCIS, surveillés de près par le regard meurtrier de Ziva.
Gibbs avait ordonné à Tony de les occuper, pendant qu'il descendait voir Abby. Se plaignant d'abord, il avait ensuite obéi à son patron.
« Slack ! Ça fait plaisir de vous revoir ! » cria Tony, un sourire ironique bien en place sur son visage, en passant derrière son bureau et en s'y asseyant.
« De même, DiNutzo. Votre humour gamin et votre côté je-suis-un-idiot m'ont manqué. »
Répondant simplement par un sourire moqueur, Tony se tourna vers Ziva.
« Ils ont été sage, Zee-vah ? »
« Jusqu'à là. Ils n'ont tout simplement pas envie de se arracher les orteils un par un s'ils font le moindre bruit, » dit-elle, une pointe d'humour dans ses paroles, que seul Tony remarqua.
« Et là, vous vous dites 'ce n'est qu'une femme', n'est-ce pas, Clack ? »
« L'habit ne fait pas le prêtre, » ajouta l'officier du Mossad, un sourire féroce aux lèvres.
« L'habit ne fait pas le moine, Zee-vah ! » corrigea l'italien, exaspéré.
« Et alors ? » répliqua-t-elle. « Quelle est la différence entre un prêtre et un moine ? »
Heureusement pour Tony, qui ne savait pas qu'elle était la différence, il put ne pas répondre, car McGee se dirigeait vers eux. Il prit place derrière son bureau et poussa un soupir en secouant la tête.
« Hey, le bleu ! On croirait que tu viens de voir un fantôme. »
« Plutôt le diable, Tony, » répondit l'agent en se tournant vers son collègue.
C'est ainsi qu'il remarqua les quatre agents du FBI. Haussant un sourcil, il se tourna vers Tony, puis vers Ziva. Sa question non formulée, que malgré tout, ses équipiers comprirent, fut bien vite répondue par des hochements de tête significatifs. 'Tant mieux, si Gibbs est déjà au courant' se dit-il.
« Vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder dans nos fichiers illégalement, agent Fornell ? » demanda l'ancien étudiant du MIT.
« Ce n'est pas illégal, » rétorqua ce dernier en s'approchant du bureau de McGee, menaçant. « Nous avons tous les droits quand il s'agit d'une de nos affaires. »
« Ex affaire. »
Tous se tournèrent vers Gibbs, qui venait d'arriver. Fornell plissa les yeux.
« Je savais qu'on en viendrait tôt ou tard à cette guerre des juridictions. »
« Mon bureau ? » fit le chef d'équipe du NCIS.
Lui et Fornell partirent vers l'ascenseur et s'y enfermèrent. Les autres agents restant dans la salle, se regardèrent en se posant la même question. Comment allait se terminer cet entretien. C'est d'ailleurs en parlant d'entretien, peut-être la secrétaire (?) du psychologue avait-elle un sixième sens, qu'elle arriva.
« Agent Timothy McGee ? C'est à votre tour. »
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Désolée, je n'ai pas fait d'entretien dans ce chapitre, mais ça viendra avec le suivant !
