[Fairy Tail: Fanfiction. L'avancée des Ombres: Chapitre n°3]
Les personnages et l'univers de Fairy Tail ne m'appartiennent pas. Seul les personnages inventé et le déroulement de l'histoire m'appartient.
Voici déjà le deuxième vrai chapitre de l'avancée des Ombres.
Je recherche toujours quelqu'un ayant une relativement bonne orthographe et qui serait d'une grande bontés en m'aidant à repérer les fautes qui me fils sous les yeux alors que je relis mon taxte. Merci :D
Je tiens à remercié Redfoxiy qui m'a laissé un petit message d'encouragement. Cela fait plaisir. Pour le prologue, ne t'inquiète pas, il n'est pas indispensable. il permettra juste une compréhension de certains élément à venir. Mais j'annoterai les explications en fin de chapitre.
Sur ce, je vous laisse à la lecture de ce nouveau chapitre.
La mission
Assise au bas d'un gradin, j'assistais au début de l'épreuve du jour: Le Pandémonium. Alors que chaque équipe participante choisissait son mage représentant, les commentaires allaient bon train de toute part. J'entendais les murmures du public pariant sur qui remporterait cette manche s'ils envoyaient tel ou tel mage. Tout cela ne m'intéressait pas. Au lieu de regarder l'arène, mon regard était obstinément fixé sur la love vide de Dionack Allen. Bon sang… où pouvait-il bien être ? Plus aucun signe de vie. À croire qu'il s'était volatilisé dans les airs. Pourtant il fallait qu'il soit présent. Il le fallait. Cela faisait trois jours que j'avais reçus mon ordre de mission. Il était plus que temps de passer à l'action. Tant que sa loge était vide, je ne pouvais pas m'éclipser pour me rendre chez lui… il fallait que je sois certaine qu'il était présent ici afin d'avoir le champ libre. Seul quelques domestiques et sa femme seraient à éviter. Mais ce serait presque un jeu d'enfant.
- « … l'équipe de Fairy Tail A, ce sera Erza Scarlet ! », entendis-je soudainement dans la phrase du commentateur. « Dîtes-moi monsieur Allen. Vous avez longtemps travaillé avec la famille d'une des mages de Fairy Tail, n'est-ce pas ? »
- « En effet ! Mon commerce d'œuvre littéraire était en partenariat avec la famille Heartfilia, plus précisément le père de Lucy Heartfilia, la mage Constellationniste de Fairy Tail », répondit l'interlocuteur.
Alors ainsi il était dans la loge des commentateurs aujourd'hui. C'était une chance pour moi. Il allait devoir y rester toute la durée des jeux du jour. Cela me donnait amplement le temps d'agir et de revenir.
N'attendant pas plus longtemps, je me levai calmement et sorti du gradin où je me trouvais pour me rendre dans le couloir menant à la sortie du stade. Une fois seul, je remontai la capuche de mon manteau sur ma tête et parti à grande enjambée. Je traversai une bonne partie de Crocus pour rejoindre le quai d'ore, passant devant des marchand de meuble, de poisson, devant des boutique en tous genre, vendant des livres, des babioles et même des figurine à l'effigie des participant au tournois de l'année. Je dépassai une petite épicerie où il faudra que j'aille faire un tour plus tard afin de remettre un minimum de consistance à mes réserves alimentaires. Je passai devant l'église aux cloches sonnantes et arrivai enfin face au canal menant au quai. Pas facile de se repérer dans cette ville inconnue.
Une fois éloignée des dernières maisons présentes le long du quai, j'allongeai encore la foulée afin de forcer un peu plus l'allure… Rien n'est suffisamment grand pour le richard… l'allée menant au manoir Allen était suffisamment grande pour permettre à des cavalier de faire une bonne grande galopade avant d'atteindre les grilles… et encore… au-delà de ces grilles s'étendais la suite du chemin, tout aussi interminable, pour arriver à la bâtisse qui, de ce point d'observation, paraissait assez… petit.
Avant d'atteindre le mur d'enceinte, je bifurquai sur ma droite et me faufilai entre les arbres de la forêt, me permettant ainsi de disparaître aux yeux des lacrima vision cherchant activement quiconque tenterait de franchir les limites du territoire sacré.
Au pied du mur, j'enlevai mes bottes et mon manteau afin d'avoir plus d'aise et fermai les yeux. Je n'étais pas très grande. Même pour une fille. Pas très musclée non plus. De longs cheveux bruns me chatouillaient les reins en ce moment même, alors que je me concentrais sur ma tâche. Le corset que je portais était pour le moins étrange. Lacé dans le dos, celui-ci déviait fortement lorsqu'il arrivait au niveau de mes omoplates pour laisser ainsi un espace libre le long de ma colonne dans l'entremêlement des lacets. Mon pantalon n'était guère mieux. Fait de cuir tanné, celui-ci possédait une large ouverture latérale tenue par des lanières de cuirs relié à la pièce principale par de larges élastiques. Il possédait aussi, au niveau de la taille de sa face arrière, une déviation arrondie juste sous le milieu de mes reins. Je ne m'étais ce genre de vêtement que lorsque je laissais ma véritable nature ressortir.
Serrant un peu plus mes paupières, je me concentrai, réprimant la douleur que la transformation engendrait à chaque fois. C'était toujours pareil, toujours la même chose, la même sensation. L'impression que les os se brisent et bouge d'eux même de place, que les muscles se déchirent pour laisser passer un nouveau corps étranger et que la peau se lacère comme assaillie par mille petite lame. Et quand enfin tout cela cessait, il me fallait un temps d'adaptation pour me réhabituer à ce corps qui était réellement le mien, pour réaliser qu'à présent j'étais munie d'une paire d'ailes draconique, d'une queue reptilien et d'ergo acéré. Je ne suis pas un démon comme beaucoup l'ont pensé dans mon enfance. Ce n'est pas non plus un pouvoir comme celui d'une des mages de Fairy Tail dont le nom m'échappait. Mais j'étais une créature née avec le don de changer d'apparence. Et bien que je face partie de la peuplade des mixcoalt, ceux-ci ne m'ont jamais vraiment intégré dans leur tribut.
Roulant en boule mon manteau, je le cachai au pied d'un tronc d'arbre et ne gardai sur moi qu'une sacoche en bandoulière. Grimper un mur est difficile lorsque l'on n'est pas pourvu d'une paire d'aile et d'ergo permettant de s'agripper à la moindre aspérité de la roche. Je me retrouvai rapidement en haut du mur et, avant de franchir le grand obstacle, j'observai rapidement les alentour afin d'être sur que je me trouvais bien dans l'angle mort des deux lacrimas-visions qui balayaient les lieux à intervalle régulier. Lest, je me hissai et m'accroupi sur les briques, calculant la distance qui me séparait à présent du grand manoir. Trop… beaucoup trop pour le faire en une seul fois. Les lacrimas-visions avaient une rotation de vingt seconde. Il allait me falloir courir vite et me trouver un point de chute intermédiaire. Je me laissai glisser au sol, le long du mur et me cachai derrière un arbre, attendant le prochain angle mort de la surveillance pour m'élancer.
Et ce moment arriva vite et je me mis à compter en même temps que mes pieds, ou plutôt mes pattes griffues, me propulsait vers l'avant. Un, deux, trois, … j'avais devant moi une fontaine en plein centre de l'allée quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix … sur ma droite, la forêt continuait encore un peu, mais s'arrêterait bientôt pour laisser place au désert de gazon et de buisson onze, douze, treize … à gauche, il y avait une haie à travers laquelle je pouvais distinguer l'écoulement de l'eau du canal. Je n'avais pas le choix. La fontaine étant trop loin, seul me restait les arbres pour me dissimuler rapidement quatorze… je bifurquai vers la droite et me précipitai vers l'un des arbres les plus proches quinze, seize, dix-sept, dix-huit … j'étais parvenue à me faufiler entre les troncs et me plaquai contre l'un des plus gros, ramenant vers moi ma queue et mes ailes Dix-neuf, vingt … juste à temps. J'avais à présent vingt secondes de pause pour respirer et réfléchir au chemin que j'allais emprunter pour m'introduire dans le manoir.
La porte était grande, mais fort probablement fermée, ou alors bien gardée elle aussi. La bibliothèque se trouvait au troisième étage si je me référais aux plans que j'avais dérobés. Il faudrait que je me trouve une fenêtre ouverte, ou facile d'accès. Je scrutai encore la façade avec attention, mais aucune d'entre elles ne semblaient être ouverte. Il allait falloir que je me débrouiller avec les talents que mon maître m'avait laissé avant de mourir. Bien que dans mon cas, c'est talent se résumait plus à une tentative vaine et un risque de se faire repérer bien trop important. Mais je n'avais pas d'autre solution. Fouillant mon sac, j'en sorti un petit couteau pointu à la lame usée par les années et devenue presque aussi fine qu'une feuille de papier à force d'être aiguisé. Je passai la petite cordelette accroché à son manche autour de mon poignet.
Plus que cinq seconde avant de repartir. Je me préparai. Quatre, trois, deux, un ! Je repris ma course, tel un boulet de canon. Je n'avais pas de temps à perdre. Je fonçai droite vers la façade. Je pouvais y arriver. Je devais y arriver. Quatre, cinq, six, … elle n'était plus très loin. D'une propulsion puissante, je sautai et ouvris mes ailes par la même occasion. Celle-ci frappèrent l'air a plusieurs reprise avant de me stabiliser et de me porter vers le troisième étages Sept, huit, neuf, dix, … je m'accrochai par les ergo aux briques sèche de la façade, à gauche d'une fenêtre. Mon « atterrissage » quelque peu brutal n'avait pas été tout à fait silencieux et je priai pour que personne ne se soit trouvé de l'autre côté du mur. Je jetai un coup d'œil discret par la fenêtre et remarquai que j'étais arrimé près d'une chambre qui me paraissait inoccupée. Une chance Onze, douze, … j'attrapai mon couteau et le plaçai dans la fente entre les deux battant, jusqu'à sentir la résistance du loquet contre celui-ci Treize, quatorze, quinze, … je m'échinai à le forcer à se lever de manière à pouvoir pousser et m'ouvrir ainsi l'entrée à la demeure… mais il restait obstinément bloqué dans son encoche Seize, dix-sept, dix-huit, … enfin ! Enfin le déclic tant attendu retenti et je rentrai d'une poussée de mes « pattes », fermai la fenêtre derrière moi et me glissai directement dans l'ombre d'un meuble. Et je ne bougeai plus, ne respirai plus, tendant l'oreille en quête du moindre bruit. C'était moins une, j'avais presque dépassé le délai de temps.
Sans prendre la peine de reprendre une forme humanoïde, je me concentrai sur les diverses choses qui m'entouraient. Le mobilier de la pièce était constitué d'un lit non fait où reposait couverture et draps plié, un vieux bureau et une armoire à linge se dressant contre l'un des murs, ainsi qu'une commode et une petite table de nuit où reposait seulement une lampe de chevet débranché. Ce devait être une chambre d'ami où le vieux Allen logeait ses visiteurs potentiel.
J'avais maintenant deux possibilités. La première étant qu'il n'estimait pas se livre rare et précieux et alors dans ce cas je le trouverai dans la bibliothèque. La deuxième, tout l'inverse, étant que ce livre est très précieux et alors le garde dans son bureau, sous clé ou à la porté de sa vue lorsqu'il travail. Sur les plans dérobés, les deux pièces étaient attenantes et on accédait au bureau par la bibliothèque. Une manière d'étaler à ses « collègues », visiteur et partenaire toute la richesse de savoir qu'il possédait. Une manière de dire « J'ai eu assez d'argent pour pouvoir acheter ces livres et posez moi des questions dessus, je saurai y répondre parce que je les ai tous lu ». Si rien n'avait changé, alors je trouverai l'objet de mon futur larcin derrière la troisième porte de gauche.
Prêtant plus attention aux bruit du manoir, j'entendis, je suppose, les femmes de ménage s'activer au rez-de-chaussée et au premier étage, mais rien de plus proche. Pas de bruit sourd de pas sur les marches ou dans le couloir. La voie était donc normalement dégagée et je m'avançai silencieusement sur le tapis qui jonchais le sol – juste un peu, afin de regarder à l'extérieur – et découvris un couloir dans lequel je m'avançai prudemment en essayant de faire le moins de bruit possible avec mes appendice reptilien. Je repérai assez vite la troisième porte de gauche et tentai de l'ouvrir. Clic clic clic… fermé. Un grognement rauque sorti de ma gorge avant même que je puisse le réfréner et je m'accroupi, détachant l'une des barrettes qui retenait les cheveux qui naturellement retombe sur mon front hors de ma vue. Tout comme pour les fenêtres, je n'avais jamais su très bien exercer ces techniques d'effractions, mais, avec force de persuasion, j'entendis le doux déclic de la serrure raisonné à mes oreilles et la porte s'ouvrit.
Je rentrai rapidement dans la pièce et refermai la porte sur mon passage avant de faire face à de nombreux rayonnage de livre. Impressionnant ! L'espace d'un instant, je me suis surprise à penser qu'il me faudrait plus d'une journée pour déchiffrer les titres de tous ces livres afin de trouver celui qui m'était réclamé. J'espérais sincèrement qu'il ne se trouve pas parmi eux, bien que mon instinct me dise le contraire.
Je me mis face à l'une des étagères et commençai la lecture des titres : « Chronique du nécromancien », «Récit de voyage de Frey le marin », « Atlas du nouveau monde », « Bestiaire des contrées perdues », … Je découvris assez vite qu'ils étaient classés par ordre de genre et je passai de longue et interminable minutes à chercher LE titre qui m'intéressait. Il y avait un classement d'œuvre littéraire dédiées à la politique, aux commerces, aux fables et légendes de Fiore et enfin les récits de voyage. « Chronique de Dinsquar », « Le tour des sept mers par Lidenbroc », « Journal de bord de François le pèlerin », « Les Chroniques de Broc Anderfel : incantation et sortilège ». Enfin ! Enfin je le trouvais !
C'était un livre assez petit, épais, fais d'une couverture en cuir tanné et usé par les années. Ses pages étaient jaune et racornie, couverte d'une écriture sale et mal soignée dont l'ancre s'effaçait déjà par endroit. Peu intéressée à son contenu, je le glissai délicatement dans ma sacoche et en sorti un autre, pas du tout du même style et que j'avais dérobé le matin même sur l'étale du marchand de livre, que je glissai à sa place.
Je l'avais à peine rangé et refermé ma sacoche que des brides de voix atteignirent mes oreilles affûtée, accompagné de pas. Venaient-elles ici, au troisième ? Il fallait que je parte… et ce tout de suite. Je rouvris la porte très légèrement et tendis l'oreille en essayant d'avoir la moindre indication sur les déplacements. Un bruit de pas, une main qui glisse sur du bois, des voix qui se font progressivement plus forte, le bois qui craque sous les pieds d'un individu, un deuxième craquement, suivit d'un troisième. L'escalier. Ça venait vers moi. Vivement, je refermai la porte dans un petit bruit mat. Erreur… les voix s'arrêtèrent. M'avaient-elles entendue ? Je regardai autour de moi rapidement et m'arrêtai sur une fenêtre. Mon échappatoire.
Je me dirigeai vers elle rapidement, l'ouvrit et grimpai sur son appuis de fenêtre. Ce n'était pas la bonne direction pour rejoindre le chemin de la ville, mais il fallait que je parte. Sans même regarder si les lacrimas étaient aveugle à ma présence, je m'élançai dans le vide et m'envolai vers le ciel, laissant derrière moi un livre factice et une fenêtre grande ouverte, annonçant la présence précédente d'une personne non désirée à l'établissement.
Lorsque je me posai enfin près de mon manteau, je soupirai d'aise. La première partie n'avait pas été très difficile. Mais j'avais commis l'une des plus graves erreurs de mon métier. Laisser la trace de mon passage… que ce soit matérielle ou psychologique. Des gens, quel qu'ils soient, l'avaient entendue, avait ressentis sa présence. J'étais bien contente d'en avoir terminé et de partir rapidement afin de m'éloigner de la zone.
Comme je l'avais fais avant de m'engager dans la propriété, je me concentrai, et réprimai la douleur, afin de transformer mon corps en la forme humanoïde que j'affectionnais lorsque je me déplaçais dans le peuple des humains. Je repris le chemin du retour en me revêtant de mon manteau, évitant de suivre l'allée du manoir pour ne pas rencontrer de possible individu venu fouiller les lieux à la recherche du voleur. Je vis plusieurs fois des ombres au travers des branches, scrutant les alentours et je m'enfonçai plus encore entre les arbres pour me fondre dans le paysage.
À mon arrivée au stade, je me faufilai discrètement à une place libre et regardai ce qu'il se passait dans l'arène. Ils étaient déjà à l'épreuve des duels et je vis l'un des mages de Sabertooth se battre contre l'un des jeunes séducteurs de Blue Pegasus. Celui-ci n'avait pas vraiment l'air de bien s'en sortir et très vite, la victoire se prononça pour Rufus Lohr. Ce fut ensuite au tour de Luxus Drear de l'équipe Fairy Tail B d'être appelé face à Alexeï de Raven Tail. Le combat était étrange. Aucun des deux mages n'utilisait réellement sa magie, préférant le corps à corps. Si Luxus semblait, au début, mener la danse, ce ne fut pas le cas longtemps. Son adversaire pris bien vite le dessus. Mais cela changea encore, alternant de l'un à l'autre la prise de contrôle. Quelque chose ne collait pas. Tant dans la manière de combattre que dans l'émanation de magie qui rayonnait autour d'eux. J'en flairais une grande quantité dégageant de la piste sans que ni l'un, ni l'autre n'utilise sa magie. C'était une chose pour le moins étrange, mais personne ne semblait s'en rendre compte.
Puis d'un coup, les mages que l'on regardait se battre disparurent, laissant place à un spectacle surprenant. Dans le sable du colysée s'entassaient les corps de tous les membres de Raven Tail face au dragon slayer de la foudre qui se tenait bien droite, fière et méprisant. Aurions-nous été victime d'une illusion ?
Suite à cet incident, j'appris qu'Alexeï n'était autre que le maître de la guilde, le père de Luxus Drear et fils du maître de Fairy Tail. Hé bien cette année, cela tournait étrangement en histoire de famille. Raven Tail fut disqualifiée pour tricherie et le dernier combat commença une fois que la piste fût dégagée des gêneurs.
- « Nous sommes désolé d'interrompre momentanément le déroulement des duels, mais nous sommes dans le regret de vous annoncé que, suite à un problème personnel, Monsieur Allen doit nous quitter. »
La seule chose que je pus penser sur le coup fut « merde, merde et bordel de merde ». J'avais tout intérêt à faire profil bas jusqu'à ce que je parte de cette foutue ville.
Me forçant à ne pas bouger pour enfiler ma capuche, je fixai mon regard sur la scène et regardai entre deux petites filles, dont Wendy, la petite qui m'avait accostée le premier jour. Que faisait donc dans l'arène une petite qui n'aimait pas se battre ? Son adversaire était de la même stature, des cheveux roses et un peu innocente. Je la vit, alors qu'elle s'approchait du centre de la piste, s'étaler de tout son long dans le sable et fut bien vite rejointe par Wendy qui, en voulant lui venir en aide, avait subi le même sort. Des enfants n'auraient rien dû faire dans un combat pour déterminer qui est le meilleur. Ça me révoltait, contrairement qui public qui s'extasiait des deux petites créatures innocentes et naïve qui se retrouvaient jetée dans la fosse aux lions.
Quand le combat commença, je découvris que Wendy n'était pas si fragile qu'elle le laissait croire. C'était même le contraire. Elle était tout de même dragon slayer. Mais sa rivale était elle aussi puissante. Aujourd'hui, s'affrontaient la chasseuse de dragon de l'air et la chasseuse des dieux de l'air. Ce fut époustouflant. Le vent rugissait dans l'air de combat, tournant, tourbillonnant, répondant aux ordres d'un premier maître pour s'abattre sur son second et inversement. Les duels duraient trente minutes chacun au maximum et ce fut les trente minutes les plus exaltantes que j'avais regardé durant ce tournois. Aucune des deux ne ressorti vainqueur de ce match et une fois que le raisonnement du gong eu disparut, je vis les deux mage se précipiter l'une vers l'autre pour se soigner mutuellement et s'entre-aider. Je trouvais là un esprit de jeu tout à fait adorable. Pas de rivalité excessive. Juste une amitié naissante.
Je souris attendrie et me levai avant même que le commentateur ne congédie le public en leur donnant rendez-vous au lendemain. Je parcouru le couloir calmement avant qu'il ne soit envahi de toute part et sorti. La veille et l'avant-veille, je m'étais occupée de suivre Dionack Allen dans ses déplacements. Il s'était rendu dans un café restaurant, à chaque fois le même, où on lui servait un repas, toujours le même. Puis il partait se promener tranquillement au fils des rues avant de rentrer chez lui. Une vie qui avait pour moi que peut d'intérêt.
J'espérais être enfin tranquille et de pouvoir faire ce que bon me semble. Je me dirigeai vers la taverne où je m'étais rendue chaque soir depuis le début de ma mission à Crocus. Je m'étais faite aux bruyants énergumènes qui se l'étaient approprié pour la durée des jeux. Ceux-là même qui aujourd'hui avait remporté dix-huit points et quinze points avec leurs deux équipes. Progressivement au rythme où j'avançais dans les rues de Crocus, l'animation s'installa. Les gens parlaient des prouesses des mages de chaque guilde. Mais plus précisément de celle de Fairy Tail dont les légendes passé refaisaient surface avec les mages réapparus. C'est ainsi que j'appris qu'Erza Scarlet, lors de l'épreuve du Pandémonium avait vaincu les cent démons que celui-ci renfermait. Vraiment très forte cette mage. Cette guilde renfermait énormément de surprise.
J'entrai dans la taverne et fis signe à la Barmaid qui s'avérait être une mage de Fairy Tail, Mirajane. Beaucoup d'entre eux était déjà présent et entamaient les festivités pour leur points gagné durant la journée.
- « La même chose que les jours précédents », lui dis-je une fois face au comptoir.
- « Je vous apporte ça tout de suite »
J'allai m'asseoir à la table habituelle, face à la salle et dos au mur, et observai un peu les joyeux occupants. De l'équipe A, seul Lucy, Grey, Natsu et Wendy était présents. Erza devait sûrement se reposer afin de récupérer et Elfman devait être encore coincé à l'infirmerie depuis son combat de la veille. Ils parlaient assez calmement pour une fois.
Wendy me fit un petit signe de la main et j'esquissai un vague sourire pour lui montrer que je l'avais vue. Je la féliciterais plus tard pour ses exploits si j'en avais le temps. Plus loin, Gajeel dormait, appuyé contre le mur, son chat noir mangeant un kiwi, assis sur l'un de ses genoux. Dans la même position, Luxus me regardait fixement, comme depuis les trois derniers jours où je côtoyais cette guilde sans en faire partie. Je le regardai droite dans les yeux, le mettant au défi de me mettre à la porte d'un lieu qui ne leur appartenait même pas. Les autres membres de la guilde n'étaient pas encore arrivés, mais il n'était pas tard.
- « Voici pour vous », me dit la serveuse en posant devant moi une assiette de 'bœuf, crudité, patate', ainsi qu'une chope de bière. « Bon appétit ».
Je lui souris légèrement en inclinant la tête pour la remercier et entamai mon repas. Comme beaucoup de mixcoalt, j'affection particulièrement la viande. Nous sommes après tout une peuplade reptilienne et faite essentiellement de chasseur. Nous aimons la viande saignante à la limite du cru. Nous avons vu le jour sur une terre tropical, assez loin de Fiore. Peu de gens en connaissent l'existence. Nous sommes assez… casaniers. Nous n'aimons pas voyager et nous mêler à d'autre créature. Les incultes nous prennent souvent pour des démons, où un mélange batard entre un dragon et un humain… chose peu probable. De forme humanoïde, pourvue d'une queue reptilienne et d'ailes draconique. Pas de plume, juste un cuir épais tendu entre différent « doigts ». Les extrémités des membres sont principalement pourvu d'écaille et se termine par des griffes acérée. Sur le reste du corps, suivant l'individu, nous avons plus ou moins de plaque écailleuse protégeant certains points faibles de l'anatomie.
Avec notre température un rien plus basse, nous aimons nous prélasser de longue heures au soleil, sur des pierres chaude, ou dans l'eau des lagons lorsque les temps plus chaud arrive. L'eau fait d'ailleurs partie intégrante des activités des Mixcoalts. Nous sommes de bon nageur et aimons nous laisser glisser dans l'eau. Et tout comme nous sommes de bons chasseurs, nous sommes de bon pêcheur. Mais attentions… nous ne chassons pas le petit gibier ! Sinon il n'y aurait pas de challenge et pas moyen aux jeunes garçons de prouver leur valeur pour devenir des hommes. Nous chassons de gros gibier parfois difficile à traquer en nous déplaçant en groupe.
Cependant, je suis quelque peu différente de mon peuple. Il arrive parfois que naisse, dans n'importe quelle race, un bébé changeur de peau. Ce fut mon cas. On nous appel les polymorphes, les être capable, rien qu'en touchant une créature, d'en prendre l'apparence physique. Il garde alors en « mémoire » jusqu'à la fin de sa vie, mais revenons à notre forme initial dés l'instant où on relâche le contrôle sur le « pouvoir ». Notamment lors d'une perte de conscience, du sommeil ou d'une blessure grave.
Je savourai avec délice mon repas, réfléchissant au futur. Il restait quelque jour avant la fin des jeux et mon rendez-vous nocturne avec le commanditaire. Quelque jour durant lesquels j'allais pouvoir faire quelque petite chose pour moi. En journée, il ya avait toujours le tournois. Autant profiter du passe que j'avais acheté et regarder la fin des jeux. Je pourrais aussi, en soirée, faire le tour de quelque boutique pour racheter nourriture, quelque accessoire à remplacer, peut-être une nouvelle tenue et fort probablement quelque chose pour mon compagnon qui gardait actuellement mes affaires dans mon « tronc-maison ».
D'un coup, alors que j'étais plongée dans mes réflexions, je sentis le banc sur lequel j'étais assise s'affaisser légèrement et grognai d'énervement, perturbé dans mon repas. Un grondement sourd, à peine audible, mais je vis bien dans les yeux du nouvel arrivant qu'il l'avait entendu. Luxus venait de me rejoindre à ma table, continuant de me regarder avec attention et insistance.
- « Tu n'es pas mage de Fairy Tail… Pourquoi es-tu là ? », me demanda-t-il d'une voix bourrue.
- « Parce que j'ai faim », répondis-je ironique. « La taverne de vous appartient pas. Je viens prendre un repas avant de vaquer à mes occupations. »
- « Qui es-tu ? », me questionna-t-il en tournant le regard vers les membres de sa guilde.
Et dans sa question, je pouvais sentir qu'il ne demandait pas mon nom, mais plutôt ce que j'étais. Qu'étais-je réellement ? À ses yeux, une jeune femme à l'allure solitaire et peu recommandable. Aux yeux de ma famille, une abomination de la nature, une honte sur leur honneur. À mes yeux, j'étais perdue dans un monde trop vaste que je tentais d'apprivoiser petit à petit en survivant tant bien que mal.
Je ne répondis pas à la question du mage et continuai mon repas, dans un calme apparent. J'attendrais bien qu'il se lasse et retourne s'asseoir avec les siens. Mais de longue minutes passèrent et il resta là, sans bouger, surveillant mes faits et gestes d'un œil critique. Son comportement, bien que compréhensible, m'irrita et je m'énervai.
- « Je ne suis pas mage, si c'est ce que vous voulez savoir. Vos petits protégé ne risques rien en ma présence », dis-je finalement en tentant de me contrôler.
Il grogna d'approbation, fit mine de se lever, puis se rassit et se tourna vers mois, alors que je terminais ma chope de bière.
- « Tu n'es pas mage… mais tu en as la force et la puissance. Je le sens ! », sur ces mots, il se leva et parti rejoindre ses congénère après m'avoir regardé droit dans les yeux, me mettant en garde si je faisais le moindre geste envers ses amis et frères. Et pour seul réponse, je grognai.
Peu de temps après, je me levai de mon siège, laissai de quoi payer le repas, ainsi qu'un pourboire pour le service et sorti, non sans avoir jeté au préalable un regard de défit au « grand maître » Luxus.
Je flânai dans les rues, les mains dans les poches et l'esprit tourné vers l'avenir. Bientôt 4 000 000 de Jewell dans les poche. Je pourrai, enfin, prendre des vacances, partir quelque part, dans un coin perdu et recule pour plus de tranquillité, et me reposer. Je pourrai profiter un peu de la vie et faire ce dont j'ai envie, sans me prendre la tête. Où allais-je bien aller ? La mer ? La montagne ? Les hauts plateaux ? 4 000 000 de Jewell. De quoi passer la mauvaise saison à l'abri et reprendre du service qu'au printemps prochain. A condition que les clients ne me retrouvent pas. Car des vacances peuvent très vite ne pas ressembler à ce qu'on espère lorsqu'on est mercenaire.
Je rejoignis progressivement l'abri qui m'accueillait depuis quelques jours où je retrouvai mon sac de plume, mon ballot de voyage et mon compagnon à qui je fis une légère caresse sur la tête. J'extirpai de mon sac, avec quelques difficultés, mes dernières réserve de nourriture, une couverture, les quelques vêtement que je possédais et les effets personnels qui se déplaçaient toujours en permanence avec moi. Je défis les lanières du baudrier torse que j'avais serré autour du sac et glissai finalement le grimoire dans le fond de ma besace avant de la remplir à nouveau de mes affaires. Dans un tintement métallique, les Katanas glissés dans leur fourreau lorsque je renouai le baudrier afin de maintenir mes affaires en un seul bloc.
Lors de mes différente expédition dans la ville de Crocus, j'avais remarqué la présence d'une piscine, style aqua centre, pas très loin de l'agglomération. Pensant pouvoir profiter un peu du répit pour me détendre, je n'avais gardé près de moi que mes effets de bain pour aller faire quelque longueur en attendant la tombée de la nuit.
Vous voici déjà arrivé à la fin?
J'espère qu'il vous a plus. Laissez moi une petite review pour me dire ce que vous en pensez ou ce que vous aimez ou n'aimez pas. J'accepte tout (sauf les insulte), du moment que les critiques (surtout les mauvaise) sont justifiée, afin que je puisse améliorer l'histoire ou mon style d'écriture afin que le texte plaise à tous :D
Merci beaucoup d'avoir lu. On se retrouve au prochain chapitre (surement en début aout, car je pars en Espagne pendant 10 jours et n'aurai peut-être pas l'occasion de passer sur internet).
Gros bisous à tous. A bientôt.
