Allez c'est trop facile, on complique les choses !
1 mois après, Poséidon vient d'être défait.
Aiolia et Marine sont amants en secrets, les relations amoureuses au sanctuaire étant punies de mort.
Un soir Shina vient parler au Lion : ils sont très amis depuis la bataille du sanctuaire : il a demandé son pardon pour la mort de Cassios, elle lui confié ses peines de cœur. Elle a essayé de se rapprocher de Seiya à qui elle avait avoué ses sentiments juste avant (dans leur affrontement commun au Japon) mais les circonstances leur avaient empêché d'en reparler. Mais Seiya la repousse : il n'est pas amoureux d'elle. Shina est effondrée !
- Et dire qu'il a vu mon visage !
- Oui je sais. Mais tu ne peux le forcer à t'aimer. Et malgré tout son courage, il n'est encore qu'un gamin ! Qu'est ce qu'il y comprend, à l'amour ?
Shina le regarda intensément.
- Toi aussi Aiolia, tu as vu mon visage
- Euh….si peu
- Ne minimise pas les faits, Aiolia ! J'étais trop faible pur bouger mais pas inconsciente tout le temps. J'ai bien senti que tu m'as prise dans tes bras et que tu m'as regardée. Avoue-le
- Oui, mais c'était comme un accident. C'est lui qui t'a vu en premier, et …
- Ne viens-tu pas de dire qu'il n'est qu'un gamin stupide ? Alors que toi, tu es un homme, un homme très attrayant, et que …
Elle commença à caresser son torse. Aiolia était gêné, surtout que son toucher commença à réveiller le désir en lui.
- Qu'est ce que tu fais Shina ?
A son ton, elle se recula :
- Alors toi aussi ? Suis-je si épouvantable que je fais fuir tous les hommes ?
- Non, non, au contraire. Tu es très attirante Shina. Séduisante. Aucun homme digne de ce nom ne pourrait dire le contraire
- Alors prouves-le moi !
Elle arracha son masque et se jeta sur ses lèvres. Aiolia voulait résister, la repousser. « Non ça ne serait pas une bonne idée. Elle est déjà au bord de la dépression. Comment l'arrêter sans la blesser ? ». Mais pendant qu'il cherchait une solution, Shina avait glissé ses mains dans son pantalon. Et il ne put résister à son toucher sur sa virilité. Il en oublia ses réticences. Il lui prit les épaules et la coucha par terre. Ses lèvres glissant sur le cou fin, dont il repoussa les longues mèches vertes. Il ne pensait plus à rien, qu'au goût de cette peau, la douceur de ses mains, la chaleur qui l'accueillait. Elle lui cria d'accélérer encore et encore, ses coups saccadés ne lui suffisaient pas. Il obéissait, grisé par son désir qu'elle lui communiquait. Elle l'encourageait à la brusquerie, méthode qu'il n'avait jamais employée avec personne et dont il en découvrait l'ivresse. Elle lui demanda même d'essayer la sodomie, ce qu'il fit bien volontiers : c'était sa première expérience dans ce domaine, n'ayant jamais voulu blesser sa partenaire. Mais Shina lui montra qu'elle appréciait et l'homme en savoura toutes les possibilités.
Au matin, Shina le réveilla par un autre câlin.
- Avec toi je me sens de nouveau vivante Aiolia. Quelle idiote j'ai été de m'amouracher de Seiya, tu avais raison ! Il me fallait un homme, dans tous les sens du terme. Et je ne pouvais trouver plus homme que toi. - ajouta-t-elle en lui caressant le bas-ventre.
Aiolia se sentait piégé. Lui dire maintenant que ce n'était que sexuel lui briserait encore le cœur. Comment la repousser sans passer pour un salaud ? « Désolé, c'était sympa, j'ai vraiment aimé mais je suis pris ! ». Impossible : Marine avait exigé, condition sine qua non, le secret absolu sur leur liaison, même devant Shina, pourtant leur amie commune.
Et pour être honnête, il s'était vraiment éclaté avec elle cette nuit. Elle avait trouvé comment l'exciter au plus haut point, et surtout comment le satisfaire. Il n'avait pas eu à se soucier de son plaisir à elle, elle aimait tout. Il n'avait pas eu besoin de passer 3 heures à la préparer, elle réagissait aussitôt. Il n'avait pas eu besoin de se brimer pour ne pas lui être déplaisant : il s'était donné à fond et elle y répondait. C'était sublime avec elle.
Mais il aimait Marine. Avec Marine, c'était moins brutal, toujours plus tendre mais il aimait aussi comme ça. En fait il aimait les deux méthodes. Et il voulait les deux méthodes. Comment choisir entre deux choses sublimes, entre deux paradis ? Dans quel pétrin venait-il de se fourrer ?
Ne voulant blesser aucune des deux, ne voulant ni repousser Shina ni renoncer à Marine, Aiolia se laissa enfermer dans la pire des attitudes. Imposant le plus strict des secrets sur chacune de ses deux liaisons, il devait jongler à chaque minute. Et les soirées étaient de plus en plus dangereuses, les faux prétextes s'épuisaient et Aiolia était sur les nerfs dès le matin. Chacune des filles s'interrogeait : Pourquoi est-il toujours soit à cran soit crevé ? Même les autres collègues commençaient à y déceler un problème.
Ça ne pouvait plus durer ! Mais quelle solution existait ? Dire la vérité aux deux filles ? Il les perdrait c'était sûr. Aucune n'accepterait une telle situation ! Or plus le temps passait, et plus il les aimait. Il en était arrivé à ne plus pouvoir dire laquelle il préférait ! Pourquoi avait-il tant tardé aussi ? S'il avait, au début, dit la vérité à Shina qu'il n'aimait pas encore, mais il avait voulu être gentil, vu ce qu'elle traversait. Résultât, il n'avait pas osé rompre avec elle. Et maintenant il était trop tard : il les aimait toutes les deux ! Pas une plus que l'autre. Elles étaient complémentaires, il avait besoin de chacune.
Et il sentait arriver le moment où elles comprendraient et le quitteraient. Il savait qu'il en mourrait.
Notre pauvre Lion est dans une bien mauvaise posture ! Comment va-t-il retomber sur ses pattes?
