Bonsoir à tous !
Me revoilà avec non pas un, mais deux chapitres ! (un pour mes deux fictions)
Je vais être honnête, j'étais tellement honteuse de mettre autant de temps pour publier que je me suis concentré sur ces deux parutions toute la semaine. Le jonglage avec mes horaires de boulot m'en a fait tourner la tête donc si (comme à mon habitude en réalité) persiste des coquilles GOMEN NASAÏ !
T-T
Je commence par la publication de "A la croisée des chemin" car j'ai plus de facilité à l'écrire que "dès la première origine" Mais pas de panique, le chapitre 12 de ma première fiction arrive dans une petite heure !
Pour les plus curieux, je vais également poster un essai. Attention, ce troisième post n'a strictement rien à voir avec du Ichihime ! C'est juste... un rêve que j'ai fait pendant mon voyage. Je ne sais pas pour quelle raison j'ai eu envie de le mettre par écrit. Comme pour ceux qui me suivent depuis un petit moment, j'ai passé un début d'année extrêmement pénible, j'ai comme l'impression que ce rêve a été en quelque sorte la finalité et l'écrire a été un peu comme une conclusion...
Bref pour commencer, voici le chapitre 4 de "A la croisée des chemins" Je vous remercie encore pour votre soutien et pour l'affection que vous portez à cette fic qui au départ ne devait qu'être qu'un simple OS.
J'attends vos commentaires avec impatience !
Enjoy !
FreedomPen
Chapitre 4
A la croisée des craintes et du doute.
« Les choix se cumulent durant une existence. C'est sous cet amoncellement que nous traçons les vecteurs de nos destinées. Telle une toile d'araignée, nous tissons notre histoire, mais il arrive que l'on manque un croisement. C'est dans ces conditions que nous reculons de quelques pas.»
- C'est une plaisanterie ! Il n'est pas sérieux !
- J'ai bien peur que si Kuchiki-san…
Rukia agrippa férocement la tasse de thé fumante qui s'exposait sur la petite table. Nombreux étaient les entretiens qu'elle avait accumulés auprès de son amie Inoue, mais lorsque celle-ci l'avait fait demandé en urgence, elle avait espérée une toute autre nouvelle. C'était donc l'espoir qui l'avait mené jusqu'au appartements de la douce qui l'attendait. Mais lorsque son amie lui avait exposée la situation, le teint naturellement pâle de la petite noble était devenu translucide.
- Mais que lui as-tu répondu Inoue ? s'enquit la petite shinigami alarmée.
- Que j'étais très touchée de son attention…
- C'est tout ?
- Eh bien… Je lui ai dit avoir besoin de temps pour y réfléchir…
Un claquement sonore retenti alors qu'Orihime constatait que la petite Kuchiki s'était violement frappée le front.
- Inoue…
- Je ne savais pas quoi répondre d'autre, rougit la douce en tortillant ses tissus.
- Ce n'est pourtant pas la première fois qu'un prétendant demande ta main. J'ai souvenir que de ton vivant, nombre d'homme avait tenté l'expérience.
- C'est vrai, mais là s'était différent. Maeshi-san m'avait tellement surprise que je ne savais plus quoi répondre.
- « Non ! » C'est toute même simple ? s'agaça Rukia, une veine palpitant sur son joli front.
- Je sais… peina Hime.
- A moins que…
- Que ?
- Non ! Inoue, tu n'as tout de même pas songer à ce que ce mariage soit acceptable ?!
- Eh ! Bien sûr que non ! s'écria la belle.
- Alors la réponse était d'une simplicité enfantine ! s'excita Rukia en frappant violement la table.
La petite noble se rembrunit sous les traits affligés de son amie Inoue. C'est lorsqu'elle la vit courber l'échine, comme un enfant réprimandé qu'elle réalisa que la beauté auburn n'était ni Ichigo ou Renji. Elever la voix n'était pas la meilleure solution.
- Gomen, soupira Rukia. C'est juste que je suis si surprise. Il est rare que la famille Maeshi se montre et j'en étais déjà assez étonné lors de cette cérémonie où nous t'avons emmené. Mais là je suis estomaqué… Maeshi Kurando est un jeune chef de famille. Cela fait 100 ans qu'il en est à la tête. Qu'il veuille prendre une femme n'a rien d'extraordinaire… Mais risquer les foudres de la noblesse en te présentant sa demande relève de l'incompréhensible. Un seul cas s'était présenté dans toute l'histoire de la Soul Society.
- Tu fais référence à ton grand frère ? Kuchiki-san ?
- Oui… Et pour cette raison le clan Kuchiki en a beaucoup souffert. Heureusement que Ni-sama a su garder la tête sur les épaules…
- Je ne sais pas quoi te dire Kuchiki-san.
- Au delà de ça… Il est réputé pour être quelqu'un de têtu et téméraire Inoue, déclara Rukia.
- Que veux-tu dire ?
- Lorsque Maeshi Kurando souhaite quelque chose, il finit toujours par l'obtenir.
Les beaux iris de la douce s'écarquillèrent. C'est en se mordant la lèvre qu'elle plongea son regard sur son reflet à la surface de son thé. Honteuse, elle pria toute divinités confondues, que ce mal entendu ne prenne des proportions ingérables.
« Kurosaki-kun… » songea-t-elle.
- De plus, reprit la petite Kuchiki en un souffle. Si jamais Ichigo apprenait cela, je me doute que plusieurs Getsuga Tensho résonneraient dans la Soul Society…
- Eh ? se raidit la douce. Je ne vois pas le rapport ! s'empourpra Orihime.
- Tu doutes de son retour maintenant ? sourit Rukia.
- Non ! Jamais s'indigna la beauté cuivrée.
- Moi non plus. C'est bien la raison qui me pousse à croire qu'il vaut mieux qu'il ne soit pas au courant.
- Demo…
- Tu ne penses pas qu'il serait agacé de cette nouvelle Inoue ?
- Je… se chagrina Hime, les joues teintées.
- AAAHH ! Arrête ! Tu penses que je suis idiote ? Je vois bien que tes sentiments pour lui ne sont pas justes de nature amicale. Et cela depuis bien longtemps, s'amusa la petite noble.
Hime ne put endurer le regard égayé de son amie. Depuis quand Kuchiki-san était si observatrice ? Voilà un détail qui lui avait échappé toute ces années.
- Il était venu te voir, n'est-ce pas ?
- Comment ? répondit la douce.
- Ichigo, le jour où sa force a été scellée, son reiatsu s'était divisé. Il nous a dit à Renji et moi qu'il était à tes côtés. Nous n'en avons jamais discuté durant toute ces années.
- Je… oui… Il est venu jusqu'à moi.
- Comme je le pensais, sourit Rukia. C'est bien Ichigo ça… Toujours à se réveiller au dernier moment.
D'un geste lent, Rukia se redressa, laissant Hime encore sous la stupeur de ses remarques insolites. Comme si la petite noble s'était adressée à elle même, elle semblait perdue dans ses spéculations interne. L'étrange sentiment que Rukia ne dévoilait pas l'entièreté de ses pensées envahit Orihime qui continuait de l'examiner.
- Kuchiki-san, la rappela Hime.
- Je dois y aller Inoue. On se voit plus tard.
- Je suis désolé, je n'aurais pas dû te déranger pour si peu, se rembrunit la douce.
La belle brune se stoppa dans son élan et pivota légèrement les épaules.
- Jamais tu ne me dérange Inoue, mais crois moi… Cette histoire n'est pas « si peu ». J'ai quelques affaires à régler, mais demain je t'aiderai de nouveau dans nos recherches. J'ai quartier libre, sourit Rukia.
- Hum, acquiesça faiblement la beauté auburn.
Sur ce silence pesant, la shinigami passa la porte pour prendre congé. Non, cette affaire allait impliquer bien plus qu'elle ne l'imaginait. Inoue n'avait vraiment pas conscience de l'être qui l'avait demandé en mariage. Maeshi Kurando, l'un des hommes les plus influents de la coure… L'un des êtres les plus mystérieux du Sereitei.
C'est d'un pas déterminé que Rukia prit la direction de la chambre du maître des lieux. En attendant le retour d'Ichigo, la petite noble se devait de protéger le trésor qu'elle avait abrité sous son aile. Une promesse qu'elle s'était jurée de tenir. Sauvegarder cet être bien plus important que d'apparence en patientant jusqu'à ce que son protecteur légitime face surface et reprenne ses droits. Son Ni-sama serait le plus à même de la conseiller.
« Rukia ? »
Une voix rauque venait de résonner, stoppant la maîtresse de Shirayuki dans son élan.
- Renji ?
- Bonjour quand même, bougonna le shinigami rouge tout en se grattant le menton. Qu'est ce qui t'arrive ? Ton reiatsu fait trembler toute la maison.
- Que fais-tu ici ? s'enquit Rukia.
- Kuchiki Taisho m'a fait demandé.
- Parfait, soupira la petite sœur du cité.
- Eh ? s'étonna Renji.
- Suis-moi, nous avons a parler tout les trois, ordonna Rukia tout aussi froide.
- Eh ?! Mais attends ! qu'est ce qui se passe ? Rukia !
Les deux shinigami accélèrent leur marche en direction de la chambre du capitaine sans se douter qu'au même instant, Orihime s'agenouillait sur le parquet menant aux jardins. Observant le ciel, la belle joignit ses mains en prière. Le ciel était limpide et vidé de toute trace de nuage, mais aux yeux de la beauté auburn ce calme apparent cachait les prémices d'une tempête dont elle allait être le cœur. Les poings tremblants, son esprit ne se tournait que vers une seule personne.
« Kurosaki-kun… »
L'honneur, l'asservissement, la crainte et l'amour…
Tels étaient les sentiments quotidiens de Ozura Yuka. « Ozura », un nom qui résonnait comme noblesse et magnificence pour de simples âmes du Rukongai, mais qui évoquait la servitude aux oreilles de la noblesse de la coure. Fervente sujets de la famille Maeshi, Yuka avait suivit les plus dures entrainements pour servir convenablement ses maîtres. A la pointe de la soumission, cette âme était le modèle de tout apprenti souhaitant rentrer dans les ordres de la famille la plus mystérieuse de la Soul Society et Kurando en était bien conscient. Dénuée d'expression, la jeune femme exposait un visage des plus gracieux, encadré d'une chevelure mi longue et sombre. Le regard perçant et violacé, nulle n'échappait à ses yeux dès que son maître le lui ordonnait. Silencieuse telle une ombre, Yuka savait dissimuler son être aux sens des capitaines les plus aguerris. La suivante se souvenait même avoir déjà passée la porte de la première division à la demande de Kurando.
Maeshi-sama ne tarissait pas d 'éloge à son égard, oui car la dévotion la poussait même à combler ses plus sombres et intimes demandes. Mais l'esclave ne s'en plaignait jamais. Après tout, le toucher de son maître ne pouvait être égalé en ce monde. Kurando-sama… Elle n'était autorisée à prononcer son noble prénom que lors des nuits les plus obscures où il l'a faisait appeler pour pénétrer sa couche et répondre à ses exigences à l'aide de son corps affuté. Durant ces échanges charnelles, Yuka s'avouait être la femme la plus heureuse car son maître savait la prendre cruellement pour la pousser à gémir jusqu'à l'extase. Ces nuits de symbioses étaient sa plus grande récompense car avec les siècles, sa dévotion s'était mutée en un amour ardent.
Mais cela faisait plusieurs soirs qu'elle ne pouvait prononcer « Kurando-sama » car son marionnettiste lui avait interdit l'accès à ses appartements depuis quelques temps. Yuka n'aimait pas cela. Lorsque son maître lui coupait les vivres, son humeur en était exécrable. Ne plus sentir les doigts de Kurando sur sa peau s'apparentait à un symptôme de manque. Mais le plus affligeant pour elle fut d'apprendre qu'il lui réservait une toute autre tâche. Celle de surveiller une autre… Inoue Orihime. Ce nom était aussi exaspérant qu'un tissu mal rapiécé, irritant une peau délicate. Orihime… Un prénom bien prétentieux pour une roturière sans titre et osant attiser la curiosité du grand esprit du maître Maeshi. Oh non Yuka n'aimait pas du tout cela. Quand Maeshi Kurando écorchait sa langue juteuse de ce nom si grotesque, son regard se plongeait vers le lointain et un sourire ornait ses sublimes traits. Quel constat répugnant… Quel outrage… Mais Yuka retenait son exaspération car ce soir, le dieu de sa vie misérable avait accepté de la laisser rentrer en échange de quelques nouvelles. Certes, elle serait dans l'obligation de fourcher sur cette être sans intérêt pour éveiller son attention, mais après… Il serait tout à elle…
C'est donc l'esprit plus léger qu'elle pénétra dans l'antre de son maître, espérant voir ses espoirs se réaliser. La noble chambre était décorée de façon neutre. Un immense parquet de chêne massif conduisait vers l'extérieur. La source chaude privé de son maître semblait habitée. Dans le doute, la servante traina les pieds jusqu'à la terrasse pour apercevoir les vapeurs du bassin en fonction. Ses dents se plantèrent durement dans sa lèvre inférieure. Il était là, dos à elle, le corps plongé dans les eaux chaudes pour détendre ses muscles trop tirés par la pression du protocole. Yuka examina chaque centimètre de cette stature parfaite et alléchante. Ses babines se retroussèrent quand Kurando leva le menton.
- Yuka… approche, déclara le maître encore dans l'eau bouillante.
- Oui Maeshi-sama.
Docilement, la suivante s'accroupie à quelques centimètre du bassin. Un genou à terre, elle cambra l'échine pour saluer convenablement celui pour qui était vouée son existence.
- Déjà trois jours que tu nous avais laissé sans nouvelles. Je commençais à m'inquiéter, lança Kurando sans lui adresser un regard.
- Maeshi-sama… trembla l'esclave.
Cette sonorité. Cette voix sirupeuse… Quel doux son pour apaiser les troubles de la servante. Juste boire et savourer la pression spirituelle de cet homme suffisait à éveiller ses plus bas instincts. Yuka en rougit de honte, il était capable de l'asservir d'un simple geste, d'un simple élan de sa main rugueuse. Que ne donnerait-elle pour qu'il la touche encore.
- Yuka… la sortie de sa rêverie son maître.
- Haï, Maeshi-sama.
- Quelles sont les nouvelles ? S'est-elle prononcée ? As-tu eu ne serait-ce qu'un indice ? quémanda Kurando.
La réalité fit grimacer l'esclave… Les pensées de son dieu étaient encore tournées vers « elle ». Cette constatation lui donnait la nausée…
- Inoue Orihime a fait par de votre demande à la petite sœur du maître du clan Kuchiki, Maeshi-sama. Sûrement dans le but de demander son approbation, grogna légèrement Yuka.
- Son approbation ?
Un rire sonore résonna, poussant Yuka à relever le menton sous l'étonnement.
- Non j'en doute ma pauvre Yuka. Tu as encore beaucoup à apprendre…
- Que voulez-vous dire ?
- Inoue Orihime… me repousse, soupira d'agacement le noble en agrippant son visage.
- Comment le pourrait-elle Maeshi-sama ! On ne peut refuser une telle offre !
- Pourtant… c'est ce qu'elle fait, maugréa Kurando. Mais les roses les plus délicates sont pourvues des épines les plus acérées. Je me dois de la tailler pour qu'elle puisse siéger dans mon jardin.
- Maeshi-sama… Vous ne devriez… pas…
- Comment ? s'étonna le noble par tant d'audace de sa servante.
- Oh… Loin de moi l'idée de vous désapprouver Maeshi-sama. Cependant… Vous donnez tout ce mal pour … elle… Ce n'est pas digne de vous. Inoue Orihime n'est pas digne de vous… balbutia Yuka.
Kurando soupira. Telle était sa Yuka… Toujours à la recherche de l'absolue perfection… Mais lui même était loin d'une telle utopie. Oh même bien à des lieux. Que pouvait comprendre son petit chaton apeuré à la beauté d'Inoue Orihime ? Comment un simple animal domestique pouvait saisir toute la pureté que véhiculait sa princesse convoitée ? Rien, bien évidemment. Le noble pivota suffisamment les épaules pour agripper le menton de sa suivante du bout des doigts. De ses lèvres pincées, il prononça de faibles mots qui firent vibrer sa petite proie.
- Elle sera mienne car je la désire. Elle sera mienne car une telle perfection ne peut être donné qu'à moi, chuchota-t-il.
- Une perfection… Maeshi-sama… Inoue Orihime est une roturière, haleta Yuka alors que son maître s'approchait d'elle jusqu'à lui caresser les joues de son souffle.
- Je te trouve bien agacé Yuka, il est rare de te voir si farouche. Dis moi seulement ce que je veux savoir.
- Haï… pantela la servante.
- Bien…
- Inoue Orihime est née un 3 septembre dans le monde réel. Elle s'est éteinte depuis peu pour nous rejoindre à la Soul Society sous la protection du Seireitei.
- Depuis quand une simple âme jouie d'un tel privilège ? demanda Kurando en plongeant son regard azuré dans les iris de son esclave.
- Inoue Orihime n'est pas à son premier voyage pour notre monde, continua Yuka aspirée par l'attraction de son bourreau.
- Dis m'en plus…
- Le shinigami remplaçant… Kurosaki Ichigo. Inoue Orihime était l'une des Ryoka qui l'avait accompagné lors du début de la guerre contre Aizen Sosuke. Il a été enregistré au département scientifique de la douzième division, qu'au temps de sa vie, Inoue Orihime jouissait d'un pouvoir particulier qui n'a jamais été vraiment déterminé à ce jour.
- Kurosaki Ichigo ? Le shinigami remplaçant qui a été scellé par les armées de la coure.
- Haï, mais il apparaîtrait également clairement que Inoue Orihime était la jeune humaine qui avait été enlevée par les arrancars et emportée au Hueco Mundo, il y à soixante dix ans… Maeshi-sama…
- Je vois, c'était donc elle, sourit Kurando. Mes doutes été bien justifiés.
- Maeshi-sama ? quémanda Yuka.
- Lors de son enlèvement, les capacités de ces humains hors du commun ont été mentionnés jusqu'au roi des esprits. J'ai été attiré par la beauté d'Inoue Orihime mais son reiatsu était des plus attrayant. Je me doutais que le trésor volé par Aizen n'était autre qu'elle mais j'avais besoin d'en être certains. Cela ne la rend que plus attirante encore, annonça le maître des lieux d'un ton lascif.
- Mais… son âme a été salie par de monstrueux hollow…
- Non Yuka… Aucune monstruosité ne peut entacher cette perfection…
Yuka ne tenait plus. Comment son maître si parfait pouvait être sous le charme de cette immonde créature. Défiant les convenances, elle se redressa pour agripper durement le bras de Maeshi jusqu'à trébucher et le rejoindre d'un mouvement maladroit dans l'eau chaude. Comme s'y attendait le noble…
Cette simple d'esprit ne pouvait supporter sa nouvelle addiction. Mais ses gestes agités accompagnés de ses yeux exorbités l'amusaient. Toutefois, c'est un regard froid qu'il lui adressa une fois qu'elle s'était accolée à lui, serrant son bras contre ses généreux atouts.
- Non Maeshi-sama… Vous ne savez pas tout..
- Que veux-tu dire ? demanda l'homme sentant la frêle jeune femme le serrer plus étroitement.
- Il … il y a une rumeur concernant leur relation…
- Une rumeur ?
- Oui… Ce ne sont que des bruits de couloirs, mais on dit qu'Inoue Orihime serait amoureuse du shinigami remplaçant. Que son cœur lui aurait toujours appartenu. Même s'il n'y a aucune preuve, on dit que ce jeune garçon lui vouait des sentiments réciproques.
- Qu'elle importance… Kurosaki Ichigo a été emprisonné à cause se son reiatsu défaillant. Il ne risque pas d'apparaître.
- Là est l'importance de ce que je viens de vous annoncer Maeshi-sama… On dit que la prison de Kurosaki aurait été déplacée dans le monde réel. Dans le but de l'éveiller, son retour serait imminent ! Je suis certaine que cette nouvelle est parvenue jusqu'à Inoue Orihime qui garde l'espoir de le retrouver.
- L'espoir… répéta Kurando en regardant au loin.
Insoutenable… cela était simplement insupportable… A chaque argument supplémentaire, Maeshi-sama semblait réfléchir davantage. Son désir palpable se faisait plus ardent pour Inoue et Yuka en était pleinement consciente. À croire que sa défense s'abaissait à chaque épreuve. Comment ramener l'attention de son maître sur elle alors qu'elle trépignait qu'il la fasse de nouveau sienne ? C'est maladroitement qu'elle se cola complètement au corps nu de son maître qui restait plongé dans ses pensées. Priant pour qu'il réponde à ses demandes. Cela était mal, elle n'était autorisée à lui quémander son affection, mais cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait regardé comme une femme. Cette pression dans son bas ventre se faisait plus lancinante encore alors qu'il la refusait. Geignant malgré elle, sa poitrine douloureuse se frotta légèrement contre le buste de son maître. Que les dieux lui pardonnent son acte odieux. Elle avait tant besoin de lui.
- Maeshi-sama… Inoue Orihime attend Kurosaki Ichigo. Ses pensées ne sont tournées que vers lui.
- Et c'est pour cette raison que tu penses que je devrais abandonner pour me préserver Yuka ?
- Maeshi-sama… geignait la suivante se calant contre sa cuisse.
- Je comprends ta peine Yuka, annonça Kurando en lui caressant le visage. Mais… si Kurosaki Ichigo est un obstacle… Je le dévirai du chemin d'Inoue, car j'ai décidé qu'elle serait mienne. Mais pour l'heure…
C'est d'un geste brutale que les éclaboussures vrillèrent dans tout les sens. Yuka eut à peine le temps de réaliser que Kurando collait son buste contre son dos. A sa plus grande surprise, il l'avait déjà empoigné au niveau de son entre jambe de sa main chaude et immergée. La sensation de ses doigts caressant franchement son intimité la fit rougir de plaisir et de contentement. Le sentir, enfin.
Doucement, il colla ses lèvres à son cou et promena ses dents blanches sur sa peau frissonnante.
- Tu es une bonne fille Yuka… déclara-t-il. Ta dévotion pour moi est admirable. Je te dois une récompense pour ton travail.
- Ma… es..i-sama… haleta plus fortement Yuka alors qu'il glissait sa main sous ses tissus pour la toucher plus rudement.
- Tu me désires depuis un long moment… Ta patience sera récompensée… Mais après cela, tu devras reprendre le travail.
- Tout ce que vous souhaitez… Maeshi-sama, miaula la servante qui pulsait sous cette pression sensuelle.
Le noble planta ses crocs dans cette peau frémissante d 'envie. Avec hargne, il lui arracha ses vêtements pour qu'elle soit plus accessible encore. Tout travail mérite salaire…
Les vaguelettes se transformèrent en vagues alors que les cries de Yuka résonnaient dans les jardins. Même si cette sonorité voluptueuse était des plus intense, Kurando ne pouvait savourer pleinement son œuvre. Seule l'espoir d'entendre Inoue Orihime pousser de tels geignements à son égard le poussait encore à accélérer le rythme. Un jour, cette fleure s'épanouirait sous ses caresses, tels était ses rêves alors qu'il prenait une fois de plus sa servante la plus dévouée dans les eaux brûlantes.
L'aiguille de l'horloge continuait son éternel tour dans un chuintement irritant. Les nerfs d'Ichigo semblaient frémir un peu plus à chaque cliquetis. Les bras croisés, ses sourcils naturellement froncés accentuaient plus durement ses traits. Kami-sama que son aura était écrasante, songea Azukiyo. En plus de ces airs renfrognés, la tension de ce ressentiment était palpable et rendait le jeune lycéen extrêmement nerveux. Mais par les dieux qu'avait-il fait pour mériter une telle punition. Voilà que le jeune Asano se trouvait dans une boutique peu recommandable accompagnée d'étranges phénomènes à ses côtés. Plus d'une heure qu'il était dans cette situation déconcertante après sa rencontre avec Kurosaki Ichigo. Un shinigami… Pourquoi ce nom lui semblait familier.
« Asano-san ? » l'appela Kisuke.
Le jeune homme tourna les épaules en direction du tenancier, les sourcils relevés en arc de cercle. Kami-sama… La malédiction de son grand père l'avait-elle poursuivit ?
- Haï…
- Tu devrais boire ton thé avant qu'il ne refroidisse, sourit le scientifique.
« Asano ? » releva Ichigo, l'air toujours grincheux.
Azukiyo rentra la tête entre ses épaules. Ce regard ambré dégageait une lueur intense que lui même n'aurait pu qualifier.
- Haï Asano Azukiyo… C'est mon nom Kurosaki-san… souffla timidement le jeune homme.
- Ce nom ne t'aies pas inconnu n'est ce pas ? s'amusa Urahara.
- Un lien avec Keigo, demanda Ichigo sans relever la remarque.
- Eto… Asano Keigo était mon grand-père, répondit le lycéen intimidé.
- Etait ?
- Oui… mon Ojīsan est décédé l'année dernière…
- So… lâcha Ichigo, le regard en coin.
Encore l'un des désagréments de se réveiller après un sommeil interminable. Une vie entière qu'il avait manquée. Rencontrer le descendant direct de son ami agita un sentiment de tristesse dans le creux de son estomac. Le vide et la solitude… Le manque de cette existence prenait des proportions bien plus dévastatrices qu'il ne l'aurait pensé.
Plongé dans son trouble interne, Ichigo releva à peine le regard sombre qui l'auscultait de l'autre côté de la table. Kotori était sur le point de montrer les crocs. Qu'elle était ce cirque ? Pourquoi le shinigami portant le cœur d'Inoue-san se présentait encore devant-elle ? N'avait-il pas avancer qu'il partait la rejoindre dans les plus bref délais. Lui assurant qu'elle ne quitterait plus ses bras ? Ce manque d'investissement traduisait une légèreté qu'elle ne comprenait pas. Soixante dix ans qu'elle l'attendait et ce stupide garçon était encore là, accroupie grognant plusieurs injures entre ses dents. Cette vue insupportable poussa la jeune fille à cogner ses poings sur la table.
« Kurosaki » grogna-t-elle.
Mais avant même qu'elle ne puisse attirer l'attention de la cible de son mécontentement, la porte coulissa. Tournant le menton dans sa direction, la jeune Miura discerna les sublimes courbes d'une femme à la peau basanée. Ses yeux s'écarquillèrent sous cette retrouvaille. Cette femme, elle l'avait déjà vu le jour de la mort d'Inoue-san. Voilà une rencontre à la quelle elle ne s'attendait pas. Mais après tout… Comment ne pas se laisser surprendre dans cette maison de fou.
- OYE ICHIGO ! s'écria Yoruichi sans noter la présence des visiteurs environnant.
- Yoruichi-san, répondit le shinigami en oscillant les sourcils.
- Soixante dix ans et t'a pas prit une ride garnement ! s'amusa la femme chat en cognant durement le crâne d'Ichigo.
- PUTAIN ! YORUICIHI-SAN !
Les deux lycéens affichèrent des yeux ronds. La nette impression que rien de « normal » ne pouvait se dérouler ici et qu'ils venaient de s'embarquer dans une aventure loufoque les piqua. Une femme bizarrement vêtue, coinçant un shinigami à la tignasse enflammé sous son coude pour le marteler affectueusement. Oui…Tout a fait cohérent…
Ichigo ne remarquait plus ce genre de détails. Toute sa vie avait été bercé par d'étranges faits alors comment qualifier cette situation comme « inhabituel ».
Kisuke quant à lui laissait son éventail se balancer gentiment. La nostalgie baignait son regard et l'on pouvait deviner un sourire se dessiner sous ses pommettes. Oui un presque retour à son quotidien. Toutefois la patience du roux vint à son terme et s'extirpa de la prise de l'ancien capitaine de la seconde division. Tout ce manège devenait oppressant. Au fond de lui le shinigami ne souhaitait qu'une chose …
- Bon quand est-ce que je décolle ! Urahara-san ! Tu m'as demandé de te ramener Kotori, c'est chose faite ! Maintenant laisse moi passer le Seikamon.
- Les choses ne sont pas aussi simple Kurosaki-san, déclara le scientifique. Te souviens-tu de notre dernière tentative pour te renvoyer à la Soul Society ?
- Ça commence à me gaver, lâcha le fils d'Isshin en s'agrippant le visage se remémorant le souvenir. Combien de temps vais-je encore devoir attendre ?...
- « Tentative » ? releva Kotori.
Comme simple réponse, Ichigo se contenta d'enfouir son visage entre ses bras. Cette situation le poussait à bout de sa patience limitée. Privée de son présent, le shinigami avait tenté de passer par le seul et unique chemin lui donnant accès à sa terre promise, mais le destin en avait décidé autrement en expulsant son âme entière dans le monde réel. Pourquoi le sort s'acharnait encore. Comme seul explication, le vieux scientifique lui avait confié la tâche de retrouver Kotori, lui promettant ainsi plus d'explication.
- Oui, reprit Kisuke. Kurosaki-san est actuellement incapable de rejoindre la Soul Society…
- La Soul Society ? releva Azukiyo, l'œil hagard. L'au delà c'est ça ? C'est bien réel ? J'ai toujours pensé que c'était encore des histoires racontées par mon grand-père.
- Cette dimension est bien réel, sourit Kisuke et seul un chemin permet à toutes les âmes de la rejoindre. Mais malheureusement, elle n'est plus en état de recevoir le reiatsu de notre ami Kurosaki-san.
- Je ne comprends pas, soupira Kotori. N'est-il pas un shinigami ?
- Disons qu'il en est un, mais un très spéciale.
Urahara entra dans des explications peu accessibles pour les deux jeunes humains. Tout se mêlaient entre des termes inconnus. « Reiatsu » « Quincy » « Sacrifice » « Kido » « Zanpakuto »… Que de mots incompréhensibles pour les pauvres Azukiyo et Kotori qui relevaient les sourcils au fil des phrases. Mais la dernière partie devint plus claire.
« Kurosaki-san était un danger pour nous tous. »
Une phrase choque qui poussèrent les deux jeunes humains à concentrer leur attention sur Urahara.
- C'est pour cette raison que la première division prit la décision de l'enfermer dans une prison de Kido. Mais je ne pouvais supporter l'idée de le laisser moisir derrières ces murs. Alors durant de longues années j'ai étudié sa pression spirituelle en plaçant plusieurs capteurs sur les murs de Seiki qui l'enfermait. Pendant ce temps, il s'est appliqué à maîtriser son reiatsu durant son sommeil, jusqu'à le confiner au plus profond de son être. Je l'ai également contenu en multipliant les expériences sur sa prison. Soixante dix ans furent nécessaires pour cette opération. Mais au fil de mes recherches, il a été nécessaire que j'intervienne directement sur les composants de son âme. Suite a cela, l'âme de Kurosaki-san a subi de nombreuses séquelles et l'a rendue défaillante. C'est pour cette raison que le Seikamon ne le reconnaît plus ni entant qu'âme humaine, ni entant que shinigami. Même le département de recherche ne peut contrôler les flux du passage pour permettre de le laisser passer sans dommages pour les deux mondes.
- Est-ce que ça veut dire que si Kurosaki tente encore de franchir la barrière nous séparant de la Soul Society. Nous risquons…
- Une défaillance…temporelle et/ou même sure la matière. Tout peut se distordre et laisser le chaos prendre place. C'est un peu comme si l'âme de Kurosaki-san ne pouvait appartenir à aucun monde, déclara gravement Urahara.
Un grognement sonore résonna, rappelant à l'assistance que le sujet de conversation venait de redresser le menton.
- On se contre fou du procédé que dont tu as usé pour me sortir de là Urahara-san ! Ce que je veux savoir c'est pourquoi tu m'a fais amener Kotori et surtout comment je vais pouvoir rejoindre mes proches ! Le reste je m'en care ! s'agaça le shinigami flamboyant.
- J'y viens Kurosaki-san… Lors de ton réveil, j'ai implanté dans ton âme un Kido assez puissant pour maintenir ta pression spirituelle dans le monde réel. Cependant ce n'est qu'une solution temporaire. Ton reiatsu grignote le sceau au moment même où nous parlons. Nous allons manquer de temps.
- Alors abrège !
L'ancien capitaine se rembrunit tout en dissimulant son regard par l'ombre de son chapeau.
- Malheureusement, la suite du processus ne pouvait être mené à bien que par les capacités d'une seule personne…
- Que veux-tu dire ? quémanda Ichigo.
- La dernière étape de ton retour ne pouvait être réaliser que par… Inoue-san… Par le biais du Rikka, elle est la seule à ma connaissance ayant la puissance nécessaire pour ramener ton âme à son état normal.
La stupeur frappa l'auditoire.
- O… Orihime, répéta le shinigami redevenu calme.
- Haï… Mais comme tu le sais… Inoue-san est partit pour la Soul Society… Ce qui complique la tâche.
- Où est le problème ? demanda Kotori. Inoue-san peut traverser la porte non ?
- Inoue-san n'est plus humaine, déclara Urahara. Rien ne prouve qu'elle possède encore la capacité d'user de ses fleures car ses barrettes sont des objets humains. Je crains que malheureusement elle ne puisse plus user de ses pouvoirs comme avant. Même si Yoruichi ramenait son âme ici sur la Terre, il me paraît peu probable qu'elle puisse déjà maîtriser son reiatsu correctement entant qu'âme. Les conditions de maîtrises sont très différentes. Rien que pour devenir shinigami, il faut environ cinquante ans pour une âme issue de la Soul Society. Minimum cent pour maîtriser un bankai et nous savons tous ici que les pouvoirs d'Inoue-san sont très loin d'être apparentés à la pratique d'un zanpakuto classique.
- Pourquoi pas un gigai ? demanda Yoruichi qui était resté silencieuse jusque là.
- Les corps artificiels sont loin de pouvoir remplacer un corps humain, expliqua Kisuke. De plus il faut être au niveau d'un officier pour concentrer son reiatsu à la maîtrise d'un gigai. Nous en revenons au même problème.
- Alors je dois encore attendre, soupira tristement Ichigo.
- Kurosaki-san expira Urahara… Même si Inoue-san entamait son apprentissage pour regagner son Rikka, je doute que le sceau que je t'ai implanté tienne jusque là…
Ichigo laissa son front percuter la surface de la table.
- Quelle casse tête… Pourquoi me faire revenir dans le monde réel si tu savais que c'était perdu d'avance ?
- Parce qu'il y à un espoir…
Le shinigami laissa ses orbes ambrés réapparaître.
- Un espoir ? murmura-t-il.
- Haï… Te souviens-tu de quelle façon Inoue-san a acquit ses dons ?
- A mon contact. Pourquoi ?
Kisuke laissa un sourire se dessiner sur ses lignes non entachées par les marques du temps.
- Voilà quelques années que je faisais surveiller Inoue-san par Yoruichi. Arrivant à la fin de sa vie, je me doutais que ce problème arriverait. Mais est apparue Miura-san.
- Moi ? releva la visée en se pointant de l'index. Qu'est ce que j'ai à voir dans cette histoire ?
- Je dois bien avouer être paumé aussi…avoua Ichigo.
- Miura-san a passé plusieurs années aux côtés d'Inoue-san, entraînant sa pression spirituelle a augmenté de façon remarquable.
- Et alors ? commenta Ichigo. Même si cette gamine peut développer ses dons, ils lui resteront propres. Rien ne garantie qu'elle puisse obtenir un équivalent du Rikka. Regarde Chad et Inoue. Leurs pouvoirs étaient très différents des miens !
- En effet Kurosaki-san ! s'amusa le scientifique. Tu es devenu très perspicace !
- La ferme…
- Tu as tout à fait raison… Les pouvoirs hypothétiques de Miura-san ne pourront jamais égaler le Rikka d'Inoue-san… Cependant… Je peux m'arranger pour faire un échange.
- Un échange ? De quelle nature ? osa Kotori suspicieuse.
- Tu as été souvent en contact avec Inoue-san de son vivant Miura-san.
- Oui ? et ?
- Tu as, sans le vouloir, aspiré une infime partie du reiatsu d'Inoue-san. De part ce fait, ton âme est familiarisée avec ses dons. Ma théorie est la suivante : transférer les capacités d'Inoue-san à Miura-san pour qu'elle en use sur l'âme de Kurosaki-san.
- Hein ? c'est possible un truc pareil ? lança Ichigo.
- L'une des conditions requises pour user du Shum Shum Rikka dans le monde réel est de posséder un corps humain. Ce dont ne jouie plus Inoue-san… En revanche, elle garde le souvenir de son pouvoir au plus profond de son âme. C'est ce qu'il manque pour permettre à Miura-san pour utiliser les barrettes.
- Vous voulez vous servir de mon corps pour je récupère les pouvoirs d'Inoue-san, réalisa Kotori bouche bée.
- Assez simpliste comme formulation, mais oui, c'est bien cela Miura-san. Mais ce type de procédé n'a jamais été réalisé, nous partons d'une hypothèse purement théorique. Je ne suis pas pleinement conscient des risques que tu peux courir Miura-san.
Un claquement se fit entendre alors que l'ensemble des personnes présentes se tournait vers l'origine de l'élément perturbateur. Azukiyo avait lâché sa tasse de thé qui maintenant déversait son contenu sur la surface de la table glacé.
- Des risques… Vous voulez dire… qu'elle peut en … balbutia-t-il.
- Rien n'est à exclure Asano-san répondit péniblement Kisuke.
- C'est hors de question ! s'écria Azukiyo. Je refuse que Kotori-chan prenne de tels risques !
- Azukiyo… souffla la visée.
- C'est très noble de ta part de vouloir la protéger, commenta Yoruichi. Cependant… Ne penses-tu pas que ce choix lui revient ?
Ichigo examina l'être apeuré qui se présentait devant lui. Ce jeune homme aux cheveux brun ne ressemblait en rien à son ami de l'époque. Peut être que son sang coulait dans ses veines, mais que les dieux en soient loués, il avait hérité d'une beauté bien plus flagrante. Son regard traduisait l'inquiétude et le doute mais par dessus tout… Un sentiment qu'il éprouvait lui même depuis longtemps. Comment reprocher à ce jeunot de vouloir protéger celle qui faisait pulser ses sentiments ?
Un rictus amusé ponctua les traits du shinigami. Son sort était entre les mains d'une jeune lycéenne, qui s'avérait être une amie « proche » du petit fils de Keigo. La conspiration qui planait lui sembla bien plus ironique.
- Tranquille Akio…
- C'est Azukiyo ! Asano Azukiyo ! s'agaça l'ados.
- Ouais ouais… répondit Ichigo en brassant l'air de sa main. Bref, je comprends ce que tu ressens. Ça ne m'amuse pas plus que toi et loin de moi l'idée de forcer Kotori à le faire. Je refuse d'impliquer une amie d'Orihime là de dans. De toute façon, je suis certain qu'elle serait d'accord avec moi à ce sujet. Inutile de tergiverser plus longtemps là dessus. Urahara-san, planche plutôt sur une autre solution.
- Malheureusement, il n'y a aucune autre alternative, Kurosaki-san.
- Kurosaki-san… souffla Kotori, ses poings serrés sur ses genoux. Comme l'a dit justement ton amie étrangère… C'est à moi d'en décider.
- Kotori.. écoute je…
- Depuis soixante dix ans, ta famille et tes amis t'attendent… Vous m'avez remercié d'avoir été présente pour Inoue-san… Vous m'avez remercié de ne pas l'avoir laissé seule.
- Oui mais…
- C'est à ton tour…
- Hein ?
- C'est à ton tour de prendre soin d'elle. Je ne connais rien à la Soul Society ou sur tout ces trucs bizarres. Ça me fait un peu peur mais… Mais je ne veux plus qu'Inoue-san soit triste lorsqu'elle prononce ton nom…
- Kotori… souffla Ichigo remué par ses propos.
- Je… je…. Je veux le faire… je veux qu'elle puisse te retrouver…
Un soleil de plomb baignait la Soul Society de ses rayons brûlants. Cette journée était étrangement chaude pour un mois de septembre. Toutefois, Tatsuki ne s'en formalisait pas. Les restes de l'été lui chauffaient son cœur préoccupé. Cela faisait quelques années à présent que la jeune âme avait abandonné sa condition mortelle pour rejoindre l'outre monde. Bien des situations l'avaient étonnée, entre l'accueil privilégié que lui avait réservé le Gotei treize et les facilités à maîtriser son énergie spirituelle. L'ancienne championne avait prit goût à cette renaissance. Aujourd'hui elle arborait un shiakusho noir ceinturé d'un zanpakuto dont elle ne connaissait pas encore clairement le nom. Mais peu importe, cette nouvelle identité occupait ses longues journées. Rester au Rukongai, attendant une nouvelle réincarnation n'était pas dans ses projets. Dans sa jeunesse, Tatsuki serrait les dents à chaque apparition de shinigami, aujourd'hui, elle pouvait prendre part et démontrer sa dextérité. Quoi de mieux que de servir le Sereitei pour prouver sa valeur ? C'est avec l'espoir de prouver à une certaine tête brûler que son potentiel était à craindre, qu'elle s'était armée jusqu'au dents. Mais l'ami dont elle avait toujours vu le dos n'était pas revenu. Soixante dix ans maintenant que son ombre planait sur la Soul Society et que sa meilleure amie pleurait sa disparition.
« Teme… Tu es vraiment naze comme mec… »
C'est à l'ombre d'un cerisier que la jolie brune s'adossa pour profiter de la quiétude de cette journée. Un calme apparent, mais qui révélait derrière ses nuages blancs un nouveau problème dont elle se serait passée…
« Tatsuki-chan ! »
Suivant l'origine de l'éclat de cette voix chaleureuse, Tatsuki se mit à sourire. Elle l'avait enfin rejointe… Inoue Orihime était de nouveau à ses côtés. Leur amitié romanesque avait passé les âges jusqu'à les suivre dans la mort. Cette constations était délicieuse. L'un des plus beaux trésors de la karatéka avait survécu.
- Oye Orihime !
- Désolé pour le retard, s'excusa la douce dans son kimono fleuri.
- Pas de soucis, lui sourit Tatsuki en l'invitant à prendre place à l'ombre.
La nostalgie imprégnait les moments où les deux meilleures amies se retrouvaient. Toutefois, la jeune shinigami perçut une étrange aura émaner de sa camarade. Avec attention, elle put lire sur son visage une certaine fatigue. L'inquiétude était un trait de caractère habituel d'Hime. Mais aujourd'hui, les sens de perception de Tatsuki se mirent en alerte.
- Qu'est ce qui se passe Hime ? demanda-t-elle sans détour.
- Hum ? Rien du tout Tatsuki-chan, mentit la belle.
- Ça fera bientôt un siècle qu'on se connaît. Tu me crois encore crédule ?
- Tatsuki-chan…
- Tu ne me feras pas avaler que tes yeux de panda sont la conséquence d'un de tes rêves où tu te transformes en robot, soupira Tatsuki. Crache le morceau…
- Eto…
Décidément, les années avaient aiguisé le sens d'observation de sa meilleure amie… Orihime ramena ses genoux sous son menton. Après tout… Tatsuki pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert…
- Je suis préoccupé, déclara Orihime.
- Au point de faire des nuits blanche ? Que se passe-t-il ? Depuis que nous sommes à la recherche d'Ichigo, tu avais pourtant reprit du poil de la bête.
- Un événement que je n'avais pas prévu s'est produit…
- Hein ? Comment ça ?
C'est alors que la douce compta son dernier entretien avec le noble Maeshi Kurando. Tatsuki le connaissait de nom car étant shinigami à présent, elle se devait de savoir envers qui pousser la révérence. Elle n'ignorait pas que sa meilleure amie s'était frottée au monde de la noblesse par le biais de la famille Kuchiki. Mais lorsque les mots « demande en mariage » furent prononcer, les yeux bruns s'écarquillèrent. Serrant sa poigne sur la garde de son sabre, Tatsuki tenta de calmer ses nerfs bouillonnants.
- Tu as… Refusé, n'est-ce pas Hime ?
- Je… je lui ai dit que j'avais besoin de réfléchir… soupira la belle.
- TU TE FOUS DE MOI !
- Tatsuki-chan …
- Enfin Orihime ! De ton vivant tu n'as jamais laissé aucun homme t'approcher ! Pourquoi est-ce différent ?! s'agaça la brune.
- Je ne compte pas accepter, la rassura Hime. C'est juste que, Maeshi Kurando est le chef d'une famille puissante. Je ne voulais pas attirer de problèmes à la famille de Kuchiki-san avec un refus catégorique.
- Tu imagines bien que Kuchiki ne te laissera jamais en pâture à ce type Hime. Tout le monde sait pourquoi elle t'a accueilli au sein de sa famille.
- Eh ?
- Bref… soupira Tatsuki. Quand doit-il recevoir ta réponse négative ?
- D'ici quelques jours.
- Bien alors il n'y a plus qu'a, sourit l'ancienne karatéka.
Le cœur de la douce Hime s'apaisa aussi tôt. Les effets du reiatsu naissant de sa meilleure amie avaient cette étrange capacité. Se confier à sa complice de toujours était une bonne idée songea-t-elle. Comme si cet aveu lui avait redonné la force nécessaire pour affronter les épreuves qui l'attendaient. Tatsuki avait raison, tout comme Kuchiki-san. Elle avait été idiote de ne pas être plus directe avec Maeshi Kurando. Malgré son haut statut, il n'en restait pas moins un homme. Un homme auquel elle se refusait. Il n'y avait pas plus simple comme schéma car après tout… Inoue Orihime n'appartenait qu'à un seul être…
« GROS LOLO ! »
« Orihime ! Tatsuki ! »
La tempête rosée fit son entrée ainsi que la plus plantureuse de tout le Seireitei. Tout aussi souriante l'une que l'autre, les deux vices-capitaines agrippèrent les bras de leurs cibles.
- Reprenons les recherches, nous avons enfin du temps libre, s'amusa Rangiku sur l'épaule d'Orihime.
- Rangiku-san, est-ce que Toshiro-kun est au courant ?
- Ne t'occupe pas des détails Orihime.
Tatsuki avait laissé ses traits s'arrondirent sous la bêtises des deux shinigamis qui venaient d'apparaître. Kami-sama, depuis qu'elle était rentrée dans les ordres, elle avait appris à les connaître. Mais malgré la légèreté de ses supérieurs, l'ancienne karatéka fut rassurée de les voir prendre Hime sous leurs ailes tout en lui insufflant l'espoir. Elles avaient raisons… Il était temps de reprendre les recherches. Retrouver Ichigo était une priorité… Avant que le maître du clan Maeshi n'insiste pour s'accaparer la nouvelle déesse de la Soul Society.
Cette chevelure blonde, ses dents carrés, ce regard si expressif… Non décidément Shinji Hirako était le capitaine le plus charismatique du Gotei 13. Du moins c'est ce dont il était intimement persuadé. Cherchait-il à combler un manque ?
C'est la question que se posait la douce Hinamori. Mais attention, le joli vice-capitaine avait appris à apprécier son capitaine. Il était imprévisible et un peu fou, mais ces divagations amusaient la jeune shinigami.
Comme tout les matins, le même rituel prenait place dans les appartements du capitaine de la cinquième division. Hirako examinait chaque centimètre de son épiderme tout en remuant étrangement les sourcils. Momo ne comprit jamais le réel but de son supérieur en faisant une telle gymnastique faciale. Mais qu'importe si cela le mettait de bonne humeur…
- Hinamori ?
- Haï, Hirako Taisho ?
- Devrais-je mettre cette eau de toilette ? Ou le dernier parfum à la mode ?
Etait-ce vraiment une question qui réclamait les mérites d'un fier officier du Seireitei ? Hinamori en grimaça…
- Aucune idée… souffla-t-elle sous une mimique hébétée.
- AAAHHH ! Pourtant je dois être séduisant aujourd'hui !
- Vous avez rendez-vous ?
« Hirako s'imagine qu'il peut flirter pendant ses heures de service ? »
Cette voix…
Bien qu'il lui vouait un respect sans limite, ce génie avait parfois la fâcheuse tendance à l'exaspérer autant qu'une certaine Hyori…
- Tiens tiens, le Yéti est sorti de sa caverne, lança Shinji un sourcil tressautant.
- Toshiro, sourit Hinamori en glissant ses avants bras sur les siens.
Le capitaine de la dixième division avait bien changé à la vue d'Hinamori Momo. A présent, il était plus grand qu'elle et l'observait de ses yeux azurés en contre plongé. Ses épaules plus larges lui offraient une stature virile qui l'impressionnait en toute circonstance.
- Ca devrait être Hytsugaya Taisho, Hinamori…
- Est-ce que ça a vraiment de l'importance alors qu'elle se glisse si facilement entre tes bras Hytsugaya ! s'insurgea Hirako. Si tu es uniquement venu pour courtiser mon lieutenant, merci de le faire dehors. Le climat est encore assez chaud pour m'épargner ce spectacle…
- La jalousie n'est pas digne d'un capitaine de ton rang, s'amusa Toshiro alors qu'Hinamori avait apposé sa tête sur son buste tonique.
- Allez roucouler ailleurs…
- C'est tentant, mais je ne suis pas venu pour ça, soupira le capitaine de la dixième division.
La jeune vice-capitaine quitta son confort non pas sans un sourire à l'adresse de son protecteur.
- Excuse mon capitaine, il est un peu ronchon aujourd'hui, avança-t-elle.
- Je ne suis jamais ronchon. Puis cesse de te moquer Hinamori ! se défendit le blond en arrière plan.
- Tu avais pour projet de passer voir Inoue ?
- Comment tu le sais ? lança Shinji irrité.
- Ce n'était pas difficile à deviner…
- Pourquoi t'es là Hytsugaya, je me doute qu'Hinamori pourrait être une motivation suffisante mais j'ai comme l'impression que ce n'est pas le cas.
- Je venais juste m'assurer que mes doutes étaient fondés, répondit le jeune capitaine en prenant place sur un siège.
- Développe.
- L'enquête concernant la disparition de la prison de Kido de Kurosaki. Visiblement des émanations du reiatsu d'un ancien capitaine ont été identifiées.
- En quoi ça me concerne ?
- Urahara a-t-il avancé dans ses recherches ? demanda Hytsugaya maintenant sur ton plus froid.
- Kisuke ? Je n'ai pas prit contact avec lui depuis un moment, sourit Hirako. Mais apparemment, le Seikamon remue pas mal ces temps-ci.
- Voilà une bonne nouvelle, sourit Toshiro.
Un sourire timide ornait également les traits de la douce Hinamori. Tout ces implicites, elle en avait décodé chaque ligne. Oui, le retour de Kurosaki Ichigo était imminent. Bien qu'elle n'eut jamais été proche de lui, nombre de ses amis, comme Abarai-kun, Rangiku-san, son Toshiro et même son propre capitaine regrettaient amèrement sa disparition. Elle avait grande hâte d'annoncer la bonne nouvelle.
L'atmosphère prit du plomb. L'air devint suffocant et une pression inexpliquée s'abattit sur les épaules des trois officiers. Toshiro en agrippa les épaules de sa protégée qui supportait mal ce changement soudain de climat.
- Ce reiatsu ! s'écria-t-il sous les yeux exorbités de Shinji.
Son cœur battait férocement contre sa cage thoracique. Son souffle s'accélérait et ses halètements s'amplifiaient dans l'air, attisant son espoir. Orihime courrait à toute jambes, les doigts crispés sur les tissus de son kimono. Cette sensation la rendait nostalgique. Comme si son âme avait voyagée dans le passé en à peine quelques secondes. Les iris brillants d'une joie indéfinissable, elle continuait sa course sans se soucier de ses poumons qui se contractaient un peu plus à chaque minute.
Soixante dix ans qu'elle ne l'avait pas perçu clairement. Un peu plus d'un demi siècle qu'elle attendait de se jeter dans ses bras. Sa patience allait être récompensée après toutes ces années plongée dans le doute et l'amertume de la solitude. Inoue Orihime s'apprêtait à retrouver son amour de toujours, celui qui avait porté ses espoirs… A présent toute son énergie spirituelle pulsait dans l'air, la portant un peu plus vers la satisfaction et le soulagement.
« Kurosaki-kun ! » pleurait-elle à chaud de larme.
Rangiku, Yachiru et Tatsuki la suivaient, n'apercevant que les ballotements de son kimono. Un sourire franc sur le visage de chacune en saluant cette fin heureuse que tout le monde attendait.
La douce poussait sa course à l'extrême, priant que le temps s'accélère. Après quelques minutes endiablées entre les murs du Sereitei, Orihime accompagnée de ses amies arrivèrent au point où ce reiatsu si familier se concentrait. Comme elle s'y attendait, elle reconnue cette tâche qui se formait dans le ciel. La nostalgie de l'époque où elle avait elle même volé au secoure de son amie Kuchiki lui martelait les tempes. Cette fois-ci son prince arrivait…
La tâche grossit au point de créer une énorme fente dans le ciel. Rompant les nuages par ses pulsions, le dessin du ciel finit par se déchirer pour laisser une trainée lumineuse le pourfendre. Le sourire de la princesse n'en devint que plus assuré. Suivant cette étoile filante, le vœu qu'elle avait secrètement gardé depuis plus de soixante dix ans allait enfin se réaliser.
Le point d'impact fit frémir toute la Soul Society. Hime fut la première sur les lieux pour contempler ce ravissement. Reprenant son souffle, elle examina les nuages qui commençaient à se dissiper.
« Kurosaki-kun ! » s'écria-t-elle impatiente et traversant la barrière nuageuse.
Dans ce floue brumeux, la belle discerna ce qui ressemblait à un corps allongé sur le sol. Cet étrange spectacle la fit grelotter. Pourvu qu'il ne soit pas blesser. Hâtant sa marche vers cette silhouette inerte, l'incompréhension commençait à déformer ses traits gracieux. Ichigo était un habitué du Seikamon, pourquoi sa chute aurait-elle entrainer une si mauvaise réception. Le doute envahissant la douce, ses quelques derniers pas l'achevèrent.
Se présentait devant elle une personne qu'elle reconnaissait, oui. Mais il n'avait rien de similaire à celui du shinigami de ses rêves.
« Kotori-chan ! »
La déception du moment laissa place à l'inquiétude. La jeune lycéenne était inconsciente… Les sentiments d'Orihime vrillèrent telle une toupie affolée. Kotori-chan, par elle ne sait quel miracle, se trouvait sous ses pieds…
« Ce jour où tu t'es présenté, la détermination brûlant tes iris, j'ai réalisé que résidait dans mon corps vieillissant une âme d'enfant.
Tu mêles en mon coeur tant d'émotions infantiles. Un mélange de curiosité, de respect et de dévotion. Je te dois tant… C'est à mon tour de rembourser ma dette.
L'humanité a une force considérable mais le plus déroutant est de constater qu'elle la puise dans sa faiblesse. »
Urahara Kisuke
