Coucou ! Tout d'abord devrai-je m'excuser pour le retard, mais j'ai été très occupée ! J'espère que cette suite vous plaira, je ne sais trop quoi en penser. Oh, juste pour informations, les choses en italiques sont des souvenirs, des rêves. Vous voilà prévenus !
Disclaimer : La fabuleuse histoire de Twilight ne m'appartient pas encore, mais se trouve plutôt être la propriété de Stephenie Meyer.
Résumé du chapitre précédent : Angelina a obtenu le boulot dans la librairie. Sam, Paul, Jared et Brady l'aide à déménager pour un studio qui se trouve au dessus du lieu de son futur travail. La déchue se fixe aussi un objectif : séduire le cher Sam et détruire son couple avec Emily. Pourquoi ? Pour le plaisir évidemment ! On entend un peu parler d'un fameux Lui qui l'aurait trahie, et on comprend qu'elle lui en veut beaucouuuuuup. Nous voilà donc avec une Angelina qui a déménagé et qui a rencontré une petite partie de la meute. Et voici la suite !
Réponses :
Julie : Voici la suite ! Vu que j'ai bien mis presque trois semaines, je ne sais pas si tu auras abandonné ou pas, mais si ce n'est pas le cas j'espère que cela te plaira ! Passe une bonne semaine et bonne lecture !
Chapitre 4 : Past memories.
"-Camaëlle !
Une petite fille aux longs cheveux blonds et à la robe rose pâle courrait dans une clairière, un immense sourire plaqué sur son visage enfantin. Elle avait à peine huit ans mais possédait déjà une intelligence peu commune. C'était elle qui avait prié pour que le Ciel vienne en aide au village de Forks après s'être aperçue que le Pasteur du coin n'était pas vraiment humain.
-Bonjour petite Katherina, souffla une magnifique jeune femme en observant l'arrivante.
Ses longs cheveux noirs bouclaient doucement autour de ses épaules et son visage exprimait une douceur peu commune. Gentillesse toutefois trahie par deux perles d'un bleu glacial qui démontraient sans aucun doute sa dangerosité. Elle n'était pas faible et naïve, quoiqu'en dise sa nature et son apparence. Le plus étrange chez elle restait toutefois ses longues ailes au plumage duveteux. Elle n'était certainement pas humaine.
-Il est mort ? demanda l'enfant en mordant une de ses lèvres.
S'approchant de la fillette, l'ange se baissa pour être à sa hauteur avant de poser délicatement la paume de l'une de ses mains sur son visage. Il était étonnant de songer à quel point elle s'était attachée à cette gamine alors qu'elle ne la connaissait que depuis peu. Mais le côté frondeur et honnête de la petite lui avait de suite plu. À cette époque où les femmes ne valaient guère plus qu'un animal de compagnie et où elles ne possédaient presque aucun droit, il était agréable de rencontrer des personnes qui réussissaient à briser ces codes sociales. En espérant que l'âge ne lui donnerait pas l'envie de s'assagir. Le monde avait besoin de futurs femmes comme elle pour évoluer.
-J'ai tué le démon, acquiesça-t-elle. Ton village n'a plu à craindre son influence.
Car c'était cette archange qui avait été dépêchée sur les lieux suite à la prière de Katherina. Et comme toujours, elle avait fait son devoir en protégeant l'humanité. Mais à présent que l'heure du départ avait sonné elle devait faire ses adieux à l'enfant. Et malgré ses nombreux millénaires, cette tâche lui semblait toujours aussi ardue.
-Je pars, annonça-t-elle doucement en fermant brièvement les yeux. Tu ne me reverras pas.
Le visage de la petite se statufia avant que ses prunelles ne se mettent à briller, remplies de larmes muettes. Le cœur de l'ange se serra un bref instant avant qu'elle n'enlace furtivement la fillette. Il lui était difficile de résister à la tristesse d'autrui. Très certainement la conséquence de ses gènes célestes.
-Ne pleure pas, souffla-t-elle en embrassant son front. Tu es forte et tu le montreras au reste du monde.
-Mais je ne veux pas que tu partes ! souffla Katherina en laissant une perle salée rouler le long de sa joue. Tu es mon amie !
Amies ? Oui, elles l'étaient peut-être. Un peu au moins. Car avant de tuer le prêtre Camaëlle avait évalué les risques que présentait la créature infernale pour la société, et cela pendant près de deux bons mois. Elle avait dès lors fait la rencontre de la jeune Millers, appris son attachement pour le jeune Gregor Swan et était restée avec elle la plupart du temps. L'archange était probablement aussi la première personne qui avait apprécié la petite à sa juste valeur et qui avait été présente pour elle, ses parents l'abandonnant sans regrets aux mains d'une gouvernante acariâtre.
Posant délicatement une de ses mains sur la pierre qui lui servait de pendentif, elle hésita quelques instants avant de savoir quoi faire. Brisant le saphir en deux d'un mouvement brusque et sec, elle en tendit un bout à la gamine qui le récupéra avec fascination même si son visage gardait un air triste.
-Garde toujours cette pierre sur toi, déclara l'ange en laissant un doux sourire s'épanouir sur ses lèvres. Si un jour tu devais courir un grave danger j'en serai immédiatement informée et je viendrai t'aider. Transmets ce morceau d'artefact à tes futurs enfants et à eux seuls. Seul ton sang pourra profiter du pouvoir de ce saphir.
Le visage de la jeune Millers se fit grave et malgré ses huit années il apparaissait clairement qu'elle comprenait l'importance de ce que venait de lui confier l'archange. Ce n'était pas un présent anodin et elles le savaient.
Le vent léger se mit soudain à tourner et des bruits leur parvinrent de derrière les arbres qui bordaient la clairière. Se figeant, Camaëlle se prépara à faire apparaître sa lame d'argent jusqu'à ce qu'une forme n'émerge. Grand et imposant, peu vêtu malgré la fraîcheur de ce début de printemps, un indien venait d'apparaître. Son torse nu laissait entrevoir sa puissante musculature et ses longs cheveux noirs encadraient un visage dur.
-Dame Camaëlle, Miss Katherina, les salua-t-il avec un grand sourire.
-Chayton Aetara, l'accueillit l'archange avec bonne humeur avant de froncer légèrement les sourcils. Ne deviez-vous pas surveiller votre territoire avec vos frères ?
Le visage de l'amérindien se fit un peu coupable avant qu'il ne se défende :
-J'ai appris que vous partiez et je tenais à vous saluer une dernière fois. Vous avez fait beaucoup pour mon peuple.
Oui, elle avait fait. Elle les avait défendu lorsque des Blancs avaient voulu les éliminer et avait réussi à faire changer les mœurs de plusieurs personnes. Et plus que cela, même, elle les avait aidés à placer des protections autour de leurs lieux de vie.
-Votre peuple et le mien avaient noué une alliance du temps de Kaheleha, déclara-t-elle simplement. Vous protégez les Hommes des buveurs de sang et nous nous engageons à répondre à votre appel si vous êtes en difficulté. Je n'ai fait que mon devoir tout comme vous ne faîtes que le vôtre en veillant sur vos terres.
L'homme, qui avait bien huit décennies mais qui semblait toujours aussi jeune, inclina doucement la tête dans sa direction, exprimant par là la reconnaissance de ses actes et paroles. Mais cela avait toujours était ainsi : Anges et Gardiens se comprenaient facilement.
-Prenez soin de la petite Millers, souffla Camaëlle en le priant du regard.
D'abord surpris par sa requête, le loup se mit à sourire en posant un main sur son cœur. Il le ferait, de cela l'être céleste en était certaine. Laissant ses lèvres s'étirer une dernière fois, l'archange les contempla longuement avant de déclarer doucement :
-Je ne vous oublierai pas. Au revoir, mes amis.
La dernière chose qu'ils purent apercevoir d'elle fut la couleur rouge de sa longue robe."
Ce fut un son proprement strident et insupportable qui la réveilla. Grimaçant en frappant l'appareil suicidaire, elle l'entendit se fracasser au sol. Il y eut un étrange bruit de casse avant que l'engin ne cesse sa torture. Un réveil venait d'être assassiné, brisé par une sanguinaire mal lunée.
Poussant un long gémissement, déjà découragée à l'idée de la journée de travail qui l'attendait, Angelina finit par grommeler avant de jeter un coup d'œil à son téléphone survivant de sa mauvaise humeur. Il était huit heures et quart. D'ici quarante-cinq minutes le malheureux en amour allait débarquer pour lui filer un coup de main avec la librairie. En espérant qu'il n'allait pas se lamenter toute cette foutue journée car elle n'allait pas pouvoir supporter un dépressif.
Prenant une profonde inspiration et s'étirant comme un chat, elle finit par sauter hors de son lit avant de se diriger vers son placard. Y restant quelques instants, elle se demanda quoi porter. Elle ne devait pas oublier qu'elle risquait de croiser Sam et devait en conséquence être à son avantage pour le séduire, mais elle devait aussi arborer un look qui lui plairait. Puisqu'il semblait qu'il n'aimait pas les filles faciles et vulgaires, elle se résolut à prendre un simple slim bleu foncé qu'elle agrémenta d'une chemise rouge à carreaux. Aujourd'hui, elle serait une campagnarde stylisée. Pêchant au passage des sous-vêtements dans un carton qu'elle n'avait pas pris le temps de défaire, elle se dépêcha vers la salle de bain. On ne séduisait personne en sentant le poisson pas frais.
Abandonnant sa nuisette au sol, elle entra sous la douche avant d'ouvrir le robinet à son maximum et de profiter d'un jet délicieusement puissant et brûlant. Sa peau se mit à rougir mais elle ne s'en préoccupa pas et se contenta simplement de se savonner le corps et les cheveux avant de finalement sortir avec regrets une fois sa tâche terminée. Elle ne pouvait pas squatter la salle de bain toute une vie, surtout que la sienne était foutrement longue. Elle avait d'autres choses à faire.
Se postant devant le miroir embué, elle sécha sa longue chevelure avant de faire de même avec son corps. Cela fait, elle essuya la vitre du dit miroir et s'observa d'un œil critique. Sa peau blanche brillait d'une lumière très douce et discrète mais sa pâleur naturelle ne lui donnait en aucun cas un air maladif. Cela la faisait juste ressembler à une délicate poupée de porcelaine. Mais une poupée difficile à briser toutefois. Ses yeux d'un bleu glacial, quant à eux, étaient empreints de diverses émotions allant du défaitisme, passant par la colère, contournant la tristesse et atterrissant finalement chez l'amertume. Car si elle avait peut-être mérité sa Chute, les abrutis célestes auraient dû lui demander la raison derrière ses actes. Mais ils s'étaient contentés de juger sans savoir, comme toujours. Mais comment ne pas sévèrement juger une meurtrière ?
La colère et la haine rugissant au fond d'elle-même, elle abattit un de ses poings sur le lavabo en céramique avant de gémir en le voyant se fissurer. Elle aurait à expliquer cet incident. Secouant sa main légèrement endolorie, elle regarda ses phalanges. Aucune trace ne pouvait prouver qu'elle avait craqué. Mais c'était toujours ainsi de toute façon : elle avait chu, elle avait perdu de nombreux pouvoirs, mais elle restait une créature surnaturelle. Elle n'était pas une humaine faiblarde. Elle restait forte et immortelle, même privée de ses ailes.
Un de ses doigts se mit à tracer délicatement le contour d'une cicatrice presque invisible sur son épaule gauche. Souvenir d'une lutte particulièrement féroce avec un démon supérieur. Il ne l'avait pas loupée mais elle non plus : il était mort sous sa lame.
Terminant son inspection en se retournant de trois quarts, elle grimaça en admirant ses cicatrices les plus affreuses. Dans son dos, sur chacune de ses omoplates, se tenaient deux longues boursouflures obliques d'une couleur rosâtre peu engageante. Il s'agissait de l'emplacement exacte de ses anciennes ailes, là où la partie la plus importante d'elle-même s'était accrochée à son être, où ce qui faisait son identité avait trouvé son origine. Les ailes d'un ange étaient plus qu'un simple moyen de locomotion, elles étaient l'essence même de l'individu. Elles représentaient son statut, ses pouvoirs, son âme. Perdre ses ailes c'était perdre une partie vitale de soi. Angelina savait qu'elle aurait pu les récupérer en devenant un démon, mais elle ne le souhaitait pas. Elle n'avait peut-être plus de morale, mais elle refusait de tomber aussi bas. Jamais elle ne baiserait les pieds d'un être aussi salop que Lucifer lui-même. C'est une question de principe fondamental.
Tâchant de se changer les idées en s'aspergeant de l'eau froide sur le visage, elle se pinça la lèvre inférieure avant que son visage ne prenne une expression de pure détermination. Le temps des pleurs et les lamentations était fini, son portrait d'aujourd'hui étant celle d'une femme nouvelle qui faisait ce qui lui plaisait au moment où elle le voulait. Elle n'avait plus de barrières, plus de limites et malgré sa condamnation elle ne pouvait être plus libre de son destin. C'était elle qui choisissait ce qu'elle désirait et ce qu'elle ferait, et puisqu'elle avait décidé de séduire ce cher Sam alors elle s'y emploierait. Elle userait de stratagèmes, se montrerait fourbe et hypocrite mais elle atteindrait son but. Elle lorsqu'elle aurait terminé la mission qu'elle s'était elle-même confiée elle s'attaquerait à autre chose. Parce qu'elle était libre et que rien ne lui résistait.
Finissant par se vêtir des habits qu'elle avait choisi, elle serra rapidement son pendentif dans sa main. L'éclat de saphir était accroché à une délicate chaîne en or. Un individu dans Forks en possédait un autre éclat mais elle ne savait pas qui. Son seul savoir étant qu'il s'agissait d'un descendant ou d'une descendante de Katherina, la première propriétaire du bijou. Et cette curiosité qui la poussait à découvrir de qui il s'agissait était probablement l'une des raisons qui l'avaient elle-même poussée à s'installer à l'endroit le plus pluvieux des Etats-Unis. Elle avait vraiment eu des idées bizarres lorsqu'elle était encore un ange, songea-t-elle avec un certain amusement. Et cela ne semblait pas s'améliorer avec sa nouvelle condition.
Se brossant sommairement les cheveux car ayant décidé de rester le plus naturelle possible, la Déchue termina sa préparation par un trait d'eye-liner ainsi qu'une touche de gloss sur les lèvres. Elle allait devoir passer pour une innocente attirante si elle voulait avoir une chance de faire tomber Uley dans ses filets. Parce que la veille il lui avait bien fait comprendre que les petites pouffes n'étaient pas sa tasse de thé.
Finissant son boulot en se parfumant légèrement, elle fila rapidement à la cuisine avant de prendre son indispensable café. Travailler était déjà assez dur, elle n'allait pas en plus se punir en ne buvant pas sa tasse qui contenait un liquide aussi précieux que le Saint Graal lui-même. Grignotant deux biscuits qu'elle attrapa dans le panier qu'Emily avait abandonné là la veille, elle grogna en regardant l'heure sur son téléphone : huit heures quarante-six. Son calvaire ne tarderait pas à commencer.
Abandonnant sa tasse vide dans l'évier, elle se rendit dans la petite buanderie pour regarder la machine à laver. Le linge avait fini d'être lavé mais Angelina ne savait pas vraiment dans quel état elle allait le retrouver. Croisant finalement les doigts, elle soupira de soulagement en comprenant que le résultat n'était pas si mal. Certes ses vêtements blancs n'étaient plus si blancs que ça et variaient du gris au bleu, mais pour le reste ça passait encore. Transvasant le tout dans le sèche-linge, elle fit comme la veille et appuya sur un bouton au hasard, tâchant de le mémoriser. Si c'était le bon elle referait la même chose et si c'était le mauvais elle en testerait un autre. Aussi simple que cela.
Enfilant ses bottines en peau de daim sans talons, elle ne descendit que lorsque son écran de téléphone afficha neuf heures pile. Elle allait travailler, ce n'était pas pour être en avance ! Sortant de son appartement, elle fut surprise en constatant que quelqu'un se trouvait déjà là. S'agissait-il du malheureux Embry ? Non. Elle reconnut en revanche l'arrivant lorsqu'elle fut à sa hauteur. Odeur de musc et de chèvre-feuille. Il s'agissait de Sam Uley, sa proie.
-Bonjour Sam, souffla-t-elle d'un ton doucereux en s'approchant dans son dos. Bien dormi ?
Son visage avait retrouvé un masque parfait d'innocence pure et ses joues arborait une teinte de rouge peu développée. Elle était une gentille bonne femme un peu timide, ou tout du moins c'est ainsi qu'elle voulait se présenter à lui aujourd'hui.
-En effet, acquiesça-t-il après l'avoir regardée attentivement quelques secondes.
Souriant doucement et de façon tout à fait désintéressée, ou tout du moins c'est l'impression qu'elle voulait donner, elle répondit doucement :
-J'en suis ravie.
Baissant rapidement les yeux au sol, elle se dirigea vers des cartons. Observant le premier livre, elle le rangea dans la catégorie des recueils de poésies avant de se saisir d'un autre. L'expression faciale ne faisait pas tout, c'était toute son attitude qui rentrait en ligne de compte dans la séduction. Et puisqu'il avait déjà une mauvaise image d'elle, elle devait redorer sa façon de penser. Elle serait pour lui une douce sucrerie qui ne rechignerait pas devant le travail. Oui... Tout son inverse naturel en fait.
La porte de la librairie s'ouvrit soudain sur un amérindien au corps tout à fait désirable. Grand et musclé, de nombreux mecs devaient le jalouser. L'observant attentivement, elle remarqua que ses cheveux étaient coupés courts comme les autres mais que contrairement au troupeau qui s'était tenu devant elle la veille et au mari d'Emily qui était encore présent, il était correctement vêtu. Certes il ne portait qu'un simple jean et un t-shirt un peu vieillot, mais le simple short était aux abonnés "absent". Comme quoi il devait avoir plus de jugeote que les autres.
-T'avais juste plus d'huile, Sam ! s'exclama-t-il en s'essuyant les mains avec un vieux chiffon. J'en ai remis, nettoyé un peu le circuit et c'est bon. Le pick-up est comme neuf.
Il n'avait pas encore remarqué sa présence, s'amusa Angelina. Quittant finalement sa position accroupie, elle laissa un sourire de pure politesse se dessiner sur son visage. Il devait s'agir du type qui l'aiderait pour son premier jour de boulot.
Lorsqu'il la remarqua, la première chose qu'il fit fut de la détailler des pieds à la tête. Observant son look de la journée, il émit un léger sourire appréciateur qui ravit la Déchue. Elle avait sûrement bien géré son style vestimentaire pour aujourd'hui. L'observant elle aussi, elle eut la surprise de le voir se figer et pâlir un peu lorsque leurs yeux se rencontrèrent.
Ne pouvant au départ détaché son regard du beau spécimen masculin, Angelina songea qu'il avait vraiment des belles prunelles. Brunes tachetées d'ambre, elles étaient peu communes mais en même temps terriblement attrayantes. Passant doucement sa langue sur ses lèvres de manière presque inconsciente, elle finit par se détourner. Il serait peut-être son futur quatre-heures lorsqu'elle aurait fini de faire ployer Sam.
-Embry Call, se présenta-t-il au bout de quelques secondes en lui tendant la main.
Se demandant combien de microbes devait contenir sa patte, l'ex ange finit tout de même par la lui serrer. Frissonnant tout en sentant la chaleur de sa peau sur la sienne, elle fronça un peu les sourcils. Qu'avaient donc ces Quileutes à être des chauffages ambulants ?
-Je m'en doutais, avoua-t-elle. Quant à moi je suis Angelina Smith, mais je préfère Angie. Plus court et moins chiant à prononcer.
Au moins restait-elle toujours honnête. Jetant un rapide coup d'œil en direction du petit ami de la libraire, la jeune femme s'aperçut qu'il regardait étrangement le nouveau venu et que sa tête ne cessait de faire des va-et-viens entre lui et elle-même. Avait-elle commencé à planter la graine de la jalousie ? Ce serait tellement génial ! Enfin... Génial, mais improbable.
-Je suis ravie de vous rencontrer, Angie, souffla-t-il alors en lui sortant un sourire qui aurait fait pâlir d'envie les acteurs des pub pour dentifrice.
La façon dont il la regardait, comme si elle était un soleil en pleine journée pluvieuse, la fit grimacer. C'était un peu guimauve et la guimauve c'était collant et elle n'appréciait pas tellement ça. Non, elle aimait plutôt la force brute et les défis.
-Moi de même, souffla-t-elle avec hypocrisie en laissant un sourire absolument faux recouvrir ses lèvres.
Sauf que le type n'avait pas dû s'apercevoir qu'elle se foutait de sa gueule car il lui adressa à son tour un nouveau sourire sincère. Inclinant doucement la tête vers lui, elle entreprit de continuer de ranger les bouquins correctement. Pratiquement au même instant il lui proposa de l'aide. Et si Angelina était ravie de ne pas avoir à trop travailler, elle se demanda un instant si un nouveau chewing-gum avait élu domicile sous sa chaussure. En espérant qu'il serait plus appréciable qu'une guimauve, parce que son physique d'Appollon lui donnait envie de s'amuser.
Alors, une review ? Je ne mords pas et je réponds toujours !
