Salut les amis, je suis vraiment désolée de ne pas poster plus régulièrement mais en ce moment c'est un peu busy chez moi entre le boulot et ma meilleure amie qui est ici, j'essaye de ménager du temps pour tout mais malheureusement les journée ne sont pas assez longue.

Enfin, voilà pour le racontage de life. Sinon, si on passait à ce qui vous intéresse?

Je commence par remercier tout ceux qui me laissent des commentaires, c'est-à-dire Leelou09, sonia, phnxgrl, McCartneyQc, Holly et Sarah d'émeraude, ça me touche beaucoup, surtout que le sujet de la fic n'est pas forcément facile à lire, alors vraiment, un grand merci.

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture.

Sweety


Bad News


Après le départ de sa collègue, Castle resta un moment dans la rue, le regard dans le vide, de la peine plein le cœur. Jamais Kate n'avait été ainsi avec lui, jamais elle ne lui avait crié dessus sans raison. Parfois il la poussait à bout, il n'écoutait pas ses recommandations, et dans ces cas-là ses cris de fureur étaient justifiés, mais aujourd'hui ils ne l'étaient pas. La seule chose qu'il avait à se reprocher était son inquiétude pour elle, sa concerne envers elle. Il n'aimait définitivement pas la nouvelle Kate Beckett qui avait fait son apparition la veille. Il voulait qu'elle parte et qu'elle lui rende l'ancienne Kate Beckett, celle avec qui il pouvait rigoler parfois, celle avec qui il aimait établir des théories, celle à qui il apportait le café le matin en arrivant. En bref, Sa Kate Beckett et pas une autre.

Au bout de ce qui lui paru une éternité mais qui n'était en réalité que quelques minutes, Castle fit demi tour et retourna au commissariat. Il n'avait pas fini sa journée de travail, bien qu'il n'est pas l'obligation de rester, et devait encore apporter son aide à Ryan et Esposito pour la fin d l'affaire en cours. Il ne leur restait pas grand-chose à faire, ensuite il pourrait partir, rentrer chez lui et se poser toutes les questions qu'il voulait.

En entrant dans le bâtiment, il fut tout de suite assaillit par ses deux collègues dont les mines laissaient voir une grande inquiétude. C'Était normal, Beckett était leur collègue depuis si longtemps, mais elle était leur amie avant tout, elle était comme une sœur pour ces deux-la et sans elle il leur manquait quelque chose d'irremplaçable.

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"_ Alors?" Questionna Ryan, "Tu a apprit quelque chose?"

"_ Qu'il ne faut jamais poser les mauvaises questions à Beckett quand elle est énervée," répondit Castle en massant son bras qui était encore un peu douloureux.

"_ Qu'est-ce qu'il c'est passé?" demanda Esposito avec un petit sourire moqueur.

"_ Beckett ne veut voir personne, elle ne veut pas me répondre et m'a dit que ça ne me regardait pas," expliqua l'écrivain, "mais je sens que c'est quelque chose de grave, elle n'est pas comme d'habitude, elle est plus pensive, distante, je ne sais pas mais j'ai peur pour elle."

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Les deux autres gardèrent le silence et le sourire d'Esposito disparu de son visage. C'est vrai que Beckett était différente depuis la veille, elle ne leur avait pas parlé à son arrivée quelques minutes plus tôt et était repartit si vite qu'ils n'avaient pas eu le temps d'aller la voir. Il se passait quelque chose qu'elle ne voulait pas leur dire et son silence ne faisait qu'attiser leur curiosité, mais pas une curiosité malsaine, plutôt un besoin de protection d'un membre de leur famille, la police.

Finalement, voyant qu'ils n'en apprendraient pas plus, les deux inspecteurs se remirent au travail avec l'aide de Castle, bien qu'il ne serve pas à grand-chose, c'était plus pour lui occuper l'esprit qu'autre chose. Castle sans Beckett n'était pas vraiment Castle, et vice-versa. Ils n'étaient rien l'un sans l'autre, ils étaient perdus et en ce moment même Castle avait du mal à se concentrer sur ce qu'on lui disait ou demandait de faire.

Au bout de deux heures de travail de rédaction, Castle se leva et salua ses collègues, il ne pouvait pas rester plus longtemps, il avait besoin de prendre l'air, de sortir du commissariat et c'Est-ce qu'il fit. Les deux autres ne cherchèrent pas à le retenir et le regardèrent partir tristement. Il fallait qu'ils découvrent ce qui se passait avec Beckett s'il voulait retrouver leur ami l'écrivain, ainsi que la jeune femme. Une journée sans elle et plus rien n'était pareil.

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Castle ne rentra pas chez lui, il ne voulait pas non plus aller voir Beckett, il savait qu'elle ne lui ouvrirait pas la porte. Il déambula dans les rues de New-York telle une âme en peine, le regard vide, les mains dans les poches, l'esprit tourmenté.

Alors qu'il marchait depuis plusieurs heures sans buts précis, son téléphone sonna et le fit revenir sur Terre. Il le sortit de sa poche avec le secret espoir que ce serait Kate, qu'elle voulait le voir, lui parler, s'excuser de son comportement et lui révéler ce qu'il se passait dans sa vie, mais lorsqu'il leva le téléphone devant ses yeux il fut triste de constater que ce n'était pas elle. Le numéro lui était inconnu alors il décrocha, intrigué.

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"_ Allo," répondit-il.

"_ Monsieur Castle?" Demanda une voix.

"_ Oui?"

"_ Ici le collège d'Alexis."

"_ Il y a un problème? Alexis va bien? Elle est malade?" S'inquiéta aussitôt l'écrivain.

"_ Votre fille va bien, mais nous souhaiterions que vous veniez immédiatement," répondit son interlocuteur.

"_ Dites moi ce qu'il se passe, vous me faite peur," supplia presque Rick.

"_ L'une des amies de votre fille est malade, très malade et nous venons d'en informer votre fille, elle est inconsolable et je pense que le mieux serait que vous veniez la chercher pour la ramener chez vous."

"_ J'arrive tout de suite."

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Il raccrocha et regarda autour de lui pour savoir où il se trouvait. Il constata alors qu'il était en plein milieu de central Park et qu'il ne savait pas du tout comment il était arrivé là. Il sortit donc du Park et héla un taxi afin de se rendre au plus vite auprès de sa fille. Il se sentit alors coupable, coupable de ne pas avoir pensé à elle plus tôt, elle lui avait pourtant parlé de son amie, elle lui avait dit que depuis quelques temps elle ne se sentait pas bien et qu'elle se faisait du souci. Mais bien trop préoccupait par Beckett, il n'avait pas fait plus attention à ça et à présent sa fille avait besoin de lui.

L'écrivain plaça dans un coin de son esprit ses soucis avec Beckett et se concentra entièrement sur sa fille. Elle ne lui cachait rien elle et elle avait apparemment plus besoin de lui que Kate.

Il arriva rapidement devant l'école de sa fille, paya le chauffeur du taxi et sauta presque de la voiture pour entrer dans la grande bâtisse de l'établissement privé. Il connaissait parfaitement les lieux et monta directement dans le bureau du proviseur qui l'attendait avec une Alexis en larmes sur une chaise.

Lorsque la porte s'ouvrit, la jeune fille leva la tete, croisa le regard de son père et sauta de sa chaise pour se refugier dans ses bras. Elle cacha son visage contre son torse, l'entoura de ses bras et pleura, encore et encore. Castle l'entoura à son tour de ses bras et de son amour tout en lui susurrant des mots de réconforts. Il savait que cela ne lui serait pas très utile au vu de la situation, mais c'était tout ce qu'il pouvait faire pour tenter de chasser la peine du cœur de son bébé.

Le directeur se leva de sa chaise, contourna le bureau et vint à la rencontre de Castle qui détacha une main du dos de sa fille pour serrer celle que lui présentait l'homme, sans toutefois se défaire de l'étreinte dont avait besoin Alexis.

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"_ Je suis désolé de vous avoir dérangé en plein travail M. Castle mais Alexis n'allait vraiment pas bien," s'excusa le directeur, la mine triste en posant son regard sur son élève.

"_ Il n'y a pas de problème," le rassura Castle, "j'avais fini ma journée de toute façon."

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A ces mots, Alexis releva la tête et tenta de croiser le regard de son père mais celui-ci l'évita autant que possible. Il savait qu'elle voudrait savoir pourquoi il avait fini en plein milieu de la journée, qu'elle voudrait savoir pourquoi Kate n'avait pas besoin de lui. La jeune fille avait bien remarqué la veille que son père avait l'esprit ailleurs, et qui d'autre que Kate Beckett pouvait occuper ses pensées ainsi? Il était donc logique qu'il se passait quelque chose, et quelque chose de grave puisqu'il refusait toujours de croiser ses yeux.

Castle replaça sa main dans le dos de sa fille et la massa un moment avant de se détacher d'elle. Il prit son visage dans ses mains et osa enfin affronter son regard.

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"_ Nous en parlerons plus tard ma puce, en attendant je voudrais que tu m'attende dans le couloir."

"_ Ok."

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Et la jeune fille prit ses affaires, salua le directeur et sortit du bureau, laissant seuls son père et le directeur. Castle prit place sur la chaise devant le grand bureau et attendit les explications sur l'état de l'amie de sa fille, état qui devait être assez inquiétante vu la réaction d'Alexis.

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"_ Lena Carter, la meilleure amie d'Alexis vient d'apprendre qu'elle a un cancer, elle m'a fait demander de prévenir Alexis car elle ne pourra plus venir en cours avant un certain temps," expliqua le directeur. "Votre fille et Lena sont vraiment proche vous savez."

"_ Oui je sais, Lena venait souvent à la maison lorsqu'elles étaient plus petites, mais avec le temps elles préfèrent se voir ailleurs, si vous me suivez."

"_ L'adolescence, plus on grandit et moins on veut de ses parents lorsqu'on a des amis."

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Les deux hommes se sourirent un moment avant que le directeur continue ses explications. Lena allait être absente pendant le reste de l'année scolaire et Alexis était chargée de lui faire passer ses cours. Castle promis qu'il veillerait a ce que sa fille mène sa mission du mieux possible puis il prit congé du directeur pour retrouver la jeune fille dans le couloir.

Lorsque la porte se referma, Alexis se plaça face à son père, les mains sur les hanches, le visage encore baignait de larmes.

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"_ C'est quoi cette histoire avec Beckett," demanda-t-elle sans détours.

"_ Alexis," soupira-t-il, "on en parlera plus tard, à la maison."

"_ Non papa, je veux savoir maintenant, que se passe-t-il avec le lieutenant Beckett? Pourquoi elle n'a pas besoin de toi aujourd'hui? D'habitude tu reste toute la journée, même quand il n'y a pas d'affaire, alors dis moi."

"_ Je ne sais pas," fini-t-il par dire, "je ne sais pas ce qu'elle a, elle ne veut plus me voir, elle ne viendra pas travailler pendant quelques temps, un surplus d'heures je pense et le capitaine veut lui faire rattraper, du moins c'est-ce qu'on pense car elle n'est vraiment pas contente de ce repos forcé."

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Alexis regarda son père, son désarroi face à la situation, la peine qui se dégageait de lui, son regard perdu, sa voix brisée par le chagrin de ne pouvoir venir en aide au lieutenant Beckett. Elle comprenait à présent pourquoi il avait été si peu attentif la veille au soir et elle ne pouvait vraiment pas lui en vouloir. Elle pouvait le comprendre car en ce moment elle-même souffrait de l'absence de son amie.

La jeune fille vint se serrer dans ses bras et lui promit que tout irait bien, que Kate reviendrait auprès de lui, qu'elle ne pourrait pas se passer de lui. Elle était encore jeune mais elle avait su voir l'attachement de la jeune femme pour son excentrique de père, elle savait que Kate aimait beaucoup son père, tant qu'elle préférait le garder éloigné d'elle. Elle se doutait que quelque chose allait mal pour celle qui était devenue son modèle et elle savait aussi qu'elle reviendrait lorsqu'elle aurait vraiment besoin de lui, de son soutien, de sa présence. L'un sans l'autre ils n'étaient rien.

Le père et la fille rentrèrent chez eux ensemble, aussi triste l'un que l'autre, mais soutenu par quelqu'un. Ils décidèrent de passer une soirée rien qu'entre eux, de sortir pour se changer les idées, de passer du temps ensemble.

Martha approuva leur idée et décida de sortir de son coté avec des amis.

- o -

Kate était rentrée chez elle de très mauvaise humeur. Elle en voulait au capitaine de lui interdire de travailler, elle ne voulait à Lanie d'avoir informé son supérieur de sa santé, elle en voulait à Castle de chercher à comprendre ce qui lui arrivait.

En bref, la jeune femme en voulait au monde entier, elle savait qu'elle ne pouvait blâmer personne pour ce qu'elle avait, mais elle avait besoin de trouver quelqu'un sur qui passer sa colère, sa peine, sa peur.

Le lieutenant se laissa glisser dans l'eau de son bain, un verre de vin rouge à la main, un livre dans l'autre, l'esprit encore embrouillé par toutes les nouvelles informations qu'elle avait. Elle voulait tout oublier et faire comme si rien de tout ce qu'elle avait vécu aujourd'hui n'était arrivé. Et quoi de mieux qu'un bon livre pour y parvenir? Et pas n'importe quel livre, un roman de Castle. A chaque fois qu'elle allait mal, qu'elle était triste ou en colère, lire un des romans de cet écrivain l'aidait, alors ce soir elle avait choisi parmi tout ceux dont elle disposait et avait décidé de le lire tranquillement dans son bain.

Le lendemain allait encore être une longue et dure journée, encore des examens à faire, encore des résultats à attendre, encore de la peur à ressentir. Elle ne savait pas comment elle allait réussir à supporter tout ça, mais elle ne pouvait pas en parler, elle devait conserver ce secret pour elle. Deux personnes étaient déjà au courant et c'était deux personnes de trop. Elle ne voulait pas mettre plus de monde dans la confidence, elle ne voulait pas être vu comme une malade, comme une faible, elle voulait rester Kate Beckett, la flic dure à cuir, celle qui n'a peur de rien. Mais en ce moment elle ne l'était plus, elle n'était plus qu'une femme malade avec la peur au ventre.

Lorsque Castle l'avait suivit dehors, elle avait eu envie de tout lui dire, de lui avouer ce qui lui arrivait, de se confier à lui car il était le seul à qui elle aurait pu en parler, en dehors de Lanie bien sur. Mais elle n'avait pas pu, elle n'avait pas voulut qu'il ait pitié d'elle. Alors elle l'avait repoussé alors que la seule chose qu'elle voulait à ce moment-là était qu'il la prenne dans ses bras, qu'il lui dise que tout se passerait bien, qu'elle allait s'en sortir. Elle avait vu la peine dans le regard de l'écrivain, la douleur de son rejet et elle avait bien faillit se retourner pour se laisser aller contre lui. Mais elle ne l'avait pas fait, elle avait préféré la fuite.

Une larme trouva son chemin le long de sa joue et d'autres suivirent sans qu'elle ne puisse les retenir. Elle pleura encore et encore jusqu'à tomber de fatigue. A ce moment-là seulement elle se décida à sortir de son bain pour aller dans son lit.

La jeune femme se laissa tomber sur la couverture et attrapa le coussin qu'elle serra dans ses bras tout en pleurant.

Elle fini par s'endormir ainsi, nue sur son lit, des larmes plein le visage.

Cette nuit là, Beckett ne dormit pas bien, mais pas bien du tout. Toute la nuit elle fit des cauchemars dans lesquelles la maladie avait le dessus sur elle. Elle se vit souffrir pendant des mois et des mois, elle vit ses amis venir la voir à l'hôpital, elle vit Castle lui tenir la main chaque jour jusqu'à ce que finalement le peu de force qu'elle avait ne la quitte et qu'elle meurt. Elle vit son enterrement, ses amis présents autour de son cercueil, Castle en larmes, soutenu par sa mère et sa fille.

La jeune femme se réveilla en sueur, les larmes coulant de nouveau sur ses joues. Elle n'avait jamais autant pleuré que depuis ces deux derniers jours et elle se dit que ce n'était pas prêt de prendre fin.

Elle fini par se lever pour se préparer, Lanie allait arriver d'ici peu pour se rendre une fois de plus à l'hôpital. Même si elle ne devait subir son intervention que dans l'après-midi, son amie voulait la faire sortir un peu pour lui changer les idées. Elle avait accepté mais n'était plus très sur de vouloir y aller, que ce soit en ville ou à l'hôpital. La seule chose qu'elle voulait était de rester chez elle, seule, ne plus voir personne. Elle voulait qu'on la laisse tranquille face à la maladie car elle n'avait pas de doute la dessus, elle avait bien la maladie et ce n'était pas cette intervention qui lui dirait le contraire. Elle sentait au fond d'elle-même qu'elle était malade alors à quoi bon souffrir un peu plus?

Mais Lanie lui avait expliqué que grâce à ça les médecins seraient en mesures d'évaluer l'étendue de la maladie et de trouver le traitement approprié. Mais tout cela lui faisait terriblement peur, bien plus que de devoir affronter de dangereux trafiquants, de devoir foncer tête baissée dans l'action, sous les coups de feu. La maladie était quelque chose d'invisible à l'œil nu, de sournois, une chose contre laquelle on ne pouvait souvent rien faire. Kate avait peur de ne pouvoir survivre à ça. Elle était encore jeune, elle avait toute la vie devant elle. Le pire c'est qu'elle n'avait toujours personne dans sa vie, qu'elle n'avait que son travail et, lorsqu'elle rentrait à la maison le soir, c'était pour se retrouver dans la solitude et le froid de son appartement.

Elle aurait tant voulu pouvoir trouver l'homme qui lui convenait, celui qui la comprendrait, qui la soutiendrait dans chaque situation, qui ne chercherait pas à la changer, qui la prendrait telle qu'elle était, avec ses qualités comme ses défauts.

Elle n'avait pas encore eu la chance d'avoir des enfants, même si elle n'y avait jamais vraiment pensé. Le fait de voir la mort approcher lui fit prendre conscience de tout ce qu'elle avait manqué dans sa vie.

La sonnerie de la porte retentie et Kate alla ouvrir à une Lanie souriante. Mais son sourire se fana bien vite en voyant la jeune femme encore en pyjama, enfin en T-shirt, les cheveux ébouriffés, des cernes sous les yeux et la marque des sur ses joues.

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"_ Tu attends quoi pour te préparer?" demanda la jeune médecin en poussant son amie jusqu'à la salle de bain. "Habille-toi je te prépare un café."

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Puis Lanie referma la porte et Kate se laissa glisser le long de celle-ci jusqu'à se retrouver au sol, de nouvelles larmes dans les yeux. C'était Castle qui lui apportait le café du matin, lui et son sourire à faire fondre, mais pour le deuxième matin de suite il n'était pas là, il ne lui apporterait pas ce café et elle savait qu'il ne le ferait pas avant longtemps. Et une fois de plus elle s'en voulut de l'avoir rejeté.

Kate se releva finalement, sécha ses larmes et se prépara. Moins de dix minutes plus tard, Lanie et elle se trouvait dans la voiture de Kate en direction du centre ville où Lanie voulait faire quelques petites emplettes.

Les deux femmes passèrent un bon moment et Kate en oublia presque l'intervention qu'elle devait subir. Ce n'est que lorsque la montre de Lanie sonne, leur rappelant que l'heure du rendez-vous approchait, que la jeune femme se souvint de la raison de leur présence en ville. Mais elle ne se laissa pas submerger par la crainte, elle ne voulait pas inquiéter son amie qui avait été si gentille avec elle toute la matinée. Elle lui sourit et les deux femmes partirent pour l'hôpital.

Comme la veille, elles furent accueillit par le docteur Stewart qui installa la jeune flic dans une chambre. Kate mit la chemise d'hôpital mise à sa disposition et Lanie lui prit la main alors que des infirmières venaient la prendre pour l'emmener au bloc.

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"_ Ça va aller ma chérie, tu va voir tout va bien se passer," souffla Lanie qui ne put retenir ses larmes.

"_ Ne pleur pas Lanie, s'il te plait, si tu pleure je n'arriverais pas à rester forte," la supplia une Kate en larmes.

"_ Je ne pleure pas, j'ai une poussière dans l'œil," se défendit la brune.

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Les deux jeunes femmes se mirent à rire, rapidement rejointe par les infirmières. Les quatre femmes rirent un moment encore jusqu'à ce qu'elles arrivent devant la porte qui menait au bloc opératoire. Là, Lanie lâcha la main de son amie et se rendit dans la salle d'attente.

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Alexis marchait dans les couloirs de l'hôpital. Elle était venue rendre visite à Lena et, bien qu'elle soit encore triste, revoir son amie lui avait fait du bien. Elles avaient beaucoup discuté et Lena s'était excusée de ne rien lui avoir dit de sa maladie plus tôt. Elle avait eu l'espoir que ça passerait, assez vite pour ne rien dire à personne, mais la maladie avait évolué et elle n'avait pas pu continuer de mentir à sa meilleure amie. Alexis l'avait rassuré en lui disant qu'elle ne lui en voulait pas du tout pour ça et qu'elle la comprenait.

Les deux adolescentes avaient ensuite passé des heures à rire, à parler de garçons et Lena en vint à parler du lieutenant Beckett lorsqu'Alexis lui expliqua comment son père était triste en ce moment. Elles avaient longuement décortiqué la relation qui unissait les deux adultes et en étaient arrivées à la même conclusion, il fallait les aider un peu à avancer dans cette relation.

A présent, Alexis marchait dans les couloirs pour sortir de l'hôpital lorsqu'elle entendit une infirmière lui demander de laisser passer un lit. La jeune fille s'écarta et laissa son regard tomber sur la patiente encore endormie. Et là, son cœur rata un battement, son souffle se coupa et ses yeux s'ouvrir de stupeur. Dans le lit, encore sous l'effet de l'anesthésie, Kate Beckett dormait.

Le lit s'éloigna dans le couloir et Alexis ne parvenait toujours pas à se remettre de ce qu'elle venait de voir. Pourquoi Kate se trouvait-elle là? Avait-elle eu un accident? Ou alors était-elle malade? Pourquoi se trouvait-elle dans l'aile des cancéreux?

L'adolescente reprit ses esprit et marcha jusqu'à l'accueil pour avoir des informations.

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"_ Excusez-moi madame, pourrais-je savoir le numéro de la chambre de Kate Beckett s'il vous plait?" demanda-t-elle poliment.

"_ Et vous êtes?" Questionna l'infirmière dans un sourire.

"_ Je suis sa fille," mentit-elle.

"_ Je ne savais pas que madame Beckett avait une fille, ce n'est pas dans son dossier."

"_ Et bien, en réalité, elle m'a fait adopter lorsque j'étais petite et, je ne l'ai retrouvé que depuis peu."

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Alexis s'en voulu de mentir ainsi, son père lui avait toujours apprit à dire la vérité, mais c'était trop important, elle avait besoin de savoir, elle avait besoin de la voir.

L'infirmière sembla suspicieuse durant un moment mais, devant le regard suppliant d'Alexis, elle chercha dans le dossier devant elle.

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"_ Elle se trouve dans la chambre numéro 105," lui dit-elle finalement.

"_ Merci madame," remercia-t-elle.

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Alexis s'éloigna dans le couloir à la recherche de la chambre de Kate et eu un petit sourire lorsqu'elle tomba sur la chambre numéro 105. Elle n'avait pas lu le livre de son père, mais elle en avait assez entendu parler pour savoir de quoi il retournait dans cette fameuse page. Elle sourit un peu plus en imaginant la tête de Beckett lorsqu'elle apprendrait le numéro de sa chambre.

Elle poussa enfin la porte de la chambre et entra dans la pièce. La jeune fille s'avança jusqu'au lit et s'assit sur le fauteuil à coté, prenant la main de Kate dans la sienne. Elle resta silencieuse, observant son amie dormir d'un sommeil serein.

A présent elle comprenait l'absence de Kate au commissariat, elle comprenait aussi pourquoi elle s'était éloignée de tout le monde. Elle avait agit comme Lena, elle s'était coupée de tout ceux à qui elle tenait pour les protéger. Alexis versa quelques larmes, non seulement sa meilleure amie était malade et risquait de mourir, mais en plus la femme qu'elle idéalisait était également malade, sinon elle ne serait pas ici. Comment pourrait-elle gérer tout ça? Comment pourrait-elle faire comme si tout allait bien alors que deux personnes qui étaient chères à son cœur risquaient la mort?

La jeune fille fut tirée de ses pensées par une main sur son épaule et elle sursauta en se retournant. Elle tomba alors sur Lanie, la meilleure amie de Kate et elle se leva rapidement.

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"_ Je… je suis désolée d'être là… je ne voulais pas mais… je…" tenta-t-elle de s'expliquer.

"_ Calme toi Alexis ce n'est rien," la rassura Lanie. "Tu peux te rassoir et je vais t'expliquer ce qu'il se passe. Mais avant tout tu dois me promettre de ne rien dire à personne."

"_ Je vous le promets."

"_ Pas même à ton père," insista Lanie.

"_ Mais…" tenta de protester la jeune fille.

"_ Il ne doit rien savoir, pour le moment. Kate lui parlera lorsqu'elle se sentira prête, mais en attendant il ne faut rien lui dire, même si ça te fait mal de lui mentir tu le dois."

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Alexis accepta à contre cœur. Elle n'aimait pas mentir, même si elle l'avait fait quelques minutes plus tôt. Mais là c'était différent, il s'agissait de son père, et de Kate. Mais son besoin de venir en aide à la jeune femme fut plus fort.

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"_ Voilà, Kate a bien un cancer. Elle vient de subir une biopsie et nous lui avons fait des tests plus tôt dans la journée. Elle en est à un stade déjà bien avancé mais elle peut toujours s'en sortir, il ne faut pas en douter."

"_ Elle va devoir subir un traitement très lourd alors," commenta l'adolescente.

"_ Oui, et ce ne sera pas facile tout les jours, il te faudra être là pour elle, pour la soutenir, pour lui remonter le morale. Elle va certainement te rejeter, comme elle l'a fait avec ton père et ce ne sera pas facile, mais il ne faudra pas baisser les bras, même si c'est difficile. Tu pourras faire ça?"

"_ Ma meilleure amie se trouve quelques chambres plus loin, elle a aussi un cancer, alors oui, je pourrais le faire."

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Lanie garda le silence un moment, assimilant la nouvelle que venait de lui apprendre Alexis. Elle comprenait maintenant pourquoi elle était là et elle eu mal au cœur pour elle. C'était déjà assez difficile pour elle de voir Kate, sa meilleure amie, malade. Elle avait mal pour elle, mais pour Alexis c'était bien pire. Elle était jeune et avait déjà sa meilleure amie dans cette situation, alors de voir que Kate aussi était malade, cela ne serait pas facile tout les jours. Et de mentir à son père était aussi beaucoup lui demander et elle s'en voulut de le faire. Mais c'était le choix de Kate, elle ne pouvait pas allait contre son avis, même si elle ne le comprenait pas. En tant que meilleure amie elle la soutiendrait, jusqu'à la fin, de la maladie ou au pire de sa vie.

Kate remua dans son lit et Alexis se leva d'un bond.

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"_ Je crois que je devrais y aller," annonça-t-elle. "Je ne voudrais pas qu'elle me voit à son réveil, elle ne sait pas encore que je sais, je préfère lui laisser un peu de temps pour digérer la nouvelle."

"_ C'est comme tu veux ma grande, tu passeras quand tu te sentiras de le faire."

"_ D'accord, je passerais peut-etre demain, après avoir vu Lena, ça passera pour une coïncidence."

"_ Bonne idée."

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Alexis salua Lanie, jeta un dernier regard sur Kate et s'éclipsa de la chambre au moment où la jeune femme ouvrait les yeux.

Kate se sentait encore un peu vaseuse après l'anesthésie. Sa tête lui tournait un peu, ses yeux la brulaient et elle avait mal au bras gauche. La lumière lui brula les yeux au moment où elle les ouvrait, de ce fait elle les referma immédiatement pour les rouvrir lentement. Elle détailla la pièce autour d'elle et l'identifia comme une chambre d'hôpital, ce qui lui rappela pourquoi elle était là.

En tournant la tête, elle tomba sur le sourire de Lanie et le lui rendit, un peu tendu. Son amie devait certainement savoir les résultats et elle n'allait pas tarder à les apprendre elle aussi, mais elle appréhendait. Serait-elle capable d'entendre qu'elle était bel et bien malade? Pourrait-elle supporter l'idée de mourir jeune?

Lanie posa une main sur celle de Kate pour attirer son attention sur elle.

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"_ Salut ma belle," lui dit-elle doucement, se doutant bien de son mal de tête.

"_ Salut Lanie," répondit Kate. "Alors? Les résultats?"

"_ Tu es bien malade," annonça Lanie de façon directe. Elle savait que ça ne servait à rien de tourner autour du pot.

"_ Non…" souffla Kate dont les yeux se remplir de larmes. "NOONNN!" hurla-t-elle finalement.

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Le cri de douleur de la jeune femme se répercuta dans les couloirs et arrivèrent aux oreilles d'Alexis qui se trouvait toujours devant la chambre de Kate. La jeune fille se mit elle aussi à pleurer avant d partir en courant de l'hôpital, ne répondant même pas à l'infirmière de l'accueil qui l'appela, inquiète pour elle.

Au bout de quelques minutes, elle s'arrêta et s'assit sur un banc, laissant libre court à son chagrin. Elle allait devoir être forte, pour Lena, pour Kate et pour son père. Elle allait vivre les pires moments de sa vie et elle devait s'y préparer. Mais pour le moment elle pleura, elle aurait bien le temps d'être forte plus tard.

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TBC…


Le prochain chapitre sera surement en ligne la semaine prochaine, quand exactement je ne sais pas encore, quand j'aurais eu le temps d'écrire le chapitre 5, j'aime avoir un chapitre d'avance avant de poster. Mais en attendant voilà ce qui vous attend dans le chapitre 4 A new battle start:

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« Alexis se rapprocha de son père et lui posa une main sur son épaule, le faisant se sursauter. Le visage baignait de larmes de l'écrivain la fit culpabiliser. Elle savait que si elle lui parlait de ce qu'elle savait il allait être encore plus triste, mais elle savait aussi que si elle lui parlait elle briserait une promesse et ça elle ne le pouvait pas. »

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« En fin d'après-midi, Kate se leva de son lit pour faire quelques pas dans la chambre. L'inactivité n'avait jamais été son fort et elle avait besoin de marcher un peu. Elle fut un peu de mal à se lever mais, une fois sur ses deux jambes, elle arpenta la pièce de long en large avant de décider qu'elle irait faire un tour dans les couloirs. Elle avait besoin de voir du monde si elle ne voulait pas devenir folle.

La jeune femme marcha donc jusqu'à la porte, l'ouvrit et, au moment où elle allait sortir de la chambre, elle remarqua une silhouette familière dans le couloir. Elle se figea sur place, son sang se glaça dans ses veines et sa respiration devint difficile.

Comment cela était-il possible? Comment Alexis avait-elle apprit pour elle? Pourquoi Lanie lui avait-elle parlé? »

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Et voilà, bonne semaine à tous.