Je m'excuses d'avoir autant tarder les gens ! Mais bon, période de vacances oblige, je pouvais moins être présente. Surtout quand on passe deux semaines du côté de Perpignan !Bref, dès que possible j'avançais dans mes fictions, et au final, j'ai déjà écrit 38 pages pour celle-ci [et c'est pas terminé !] Mais n'ayant pas d'accès wifi au camping, j'ai du faire face aux caprices de ma clé 3G qui n'était pas toujours partante pour aller sur FanFiction [non mais je vous jure, c'est pas faute de l'avoir grondé de multiples fois !]. Bref, de retour dans les Alpes [parce que le vrai retour dans ma maison dijonaise n'est pas encore pour maintenant LOL], j'en profite donc pour vous poster la suite, et répondre auparavant à quelques reviews anonymes.
Lolo : D'abord, merci pour ta review ! ^^ Et à ce que je vois, l'alliance Arlène / House te plaî qu'ils sont tout autant tordus l'un que l'autre, alors je trouve que leur alliance est super ^^ Et désolé de mettre montrer aussi sadique en coupant là, mais je le devais pour entretenir mon légendaire suspence. En tout cas je me rattrape maintenant avec la suite :D
Croux49 : Ta review m'a énormément touché. Si tu savais comme je suis heureuse d'être ta Vicodin ! Et tu sais quoi ? Je te nomme "Supportatrice officielle de Mandie" ! Ça te va comme rôle ? Parce que tu m'encourages tout le temps, et ça ça me touche vraiment beaucoup. Et je vois que tu as compris ce que je voulais montrer. L'ombre de House qui plane au dessus de tous, et qui montre combien il laisse des traces indélébiles dans les mémoires. Et tout comme toi, l'épisode "Changes" m'a permis de voir qu'Arlène n'était pas aussi 'bitch' que je l'imaginais. Car les précédents épisodes l'avaient montré comme une mère dont la fille aînée ne la satisfaisait jamais, quoi qu'elle fasse. Il semblait même qu'elle ne l'apprécie pas. Et pourtant cet épisode a montré combien elle se souciait d'elle, combien elle avait compris que seul House pouvait rendre Lisa heureuse et comblée. Alors leur alliance m'a paru plus que meilleur ! Et tout cas, j'aime savoir qu'un sourire reste figé sur tes lèvres, et j'espère que cette suite le rendra d'autant plus grand ! En tout cas encore merci, et ton soutien me permet d'avoir déjà écrit 38 pages OpenOffice :D
En fait, y a encore plein de reviews auquelles j'aurais voulu répondre, mais ça aurait été sans doute super long à tout répondre et je ne voulais plus vous faire autant languir xD Et puis, si vraiment vous voulez avoir un petit éclairci sur certains petits détails, n'hésitez pas à me demander, j'y répondrais ! Sur ce, bonne lecture les gens, et merci de votre soutien :D
Chap' 4 :
Il boita ensuite en direction du salon. Il avait mal à la jambe, vraiment mal … Il sortit alors deux comprimés de Vicodin, qu'il avala d'un coup. Il constata alors qu'il s'était arrêté juste devant … devant la porte de la chambre de sa Patronne. Il poussa celle-ci, observant les alentours. Rien n'avait changé ici … Il en profitait pour tout passer au crible fin. Il humait le parfum de la salle, fermant les yeux. Ça lui avait tellement manqué …
Il ouvrit les tiroirs uns à uns, admirant les vêtements de celle qui l'avait aimé, et qu'il aimait toujours. Cherchant la meilleure place pour son cadeau. Il fit ensuite glisser son doigt sur le rebord du lit de la jeune femme, avant de se laisser tomber dedans, plongeant alors son nez dans l'oreiller de celle-ci. Il se délectait de son parfum envoûtant, enivrant. Les yeux clos, il se revoyait dans ce lit. Il la revoyait à ses côtés, endormie dans ses bras.
Arlène avait parfaitement compris où se trouvait le Diagnosticien. Elle passa la tête dans l'encadrement de la porte, l'observant. Il rouvrit les yeux, sentant le regard de la retraitée posé sur lui.
- Lisa vous manque, n'est-ce pas.
- Vous ne pouvez pas savoir à quel point. J'ai besoin d'elle dans ma vie …
Au même moment, à quelques kilomètres de là, une silhouette féminine poussait la porte d'un appartement. Elle prit une grande respiration avant d'y pénétrer, vérifiant qu'il n'y avait bien personne à l'intérieur. Ça faisait quelque temps qu'elle n'était pas venue ici, mais rien n'avait changé. Son regard glissait sur les meubles, sur les murs, tandis qu'elle s'avançait à l'intérieur. Les larmes affluaient, elle avait envie de pleurer. Et pourtant, c'était elle qui avait pris la décision de venir ici. Parce que … Parce qu'elle en ressentait le besoin.
Elle se dirigeait à travers les pièces, connaissant l'appartement dans ses moindres recoins. Partout où elle passait, des tas de souvenirs rejaillissaient. Ce canapé, cette cuisine, cette salle de bains, cette baignoire, cette chambre, cette penderie, ce lit. Surtout ce lit … Elle laissa glisser son doigt sur le rebord, puis sur les draps. Froissés comme toujours. Elle s'assit alors sur le bord, avant de faire retomber sa tête sur le matelas. Ses yeux se posèrent sur l'oreiller, alors qu'elle était au bord de l'explosion de larmes. SON oreiller. A lui. Elle s'en saisit, nichant sa tête à l'intérieur. Son parfum y demeurait encore, son parfum réconfortant, rassurant, envoûtant.
- Greg vous manque, n'est-ce pas.
Elle sursauta, se tournant vers la carrure masculine appuyée contre l'embrasure de la porte. Elle ne l'avait même pas entendue arriver !
- Je … Bafouilla-t-elle.
- Ne cherchez pas d'explications Lisa, je sais.
Elle laissa alors ses pupilles bleues-grises rencontrer celles de l'homme venu en face d'elle.
- Je lui en veux Wilson. Mais il me manque ce con …
L'oncologue vint alors s'installer à côté de la jeune femme, la prenant dans ses bras. Il se mit à lui caresser les cheveux, tentant vainement de la réconforter.
- Personne ne sait où il est, il a disparu depuis cet incident …
- Je sais Cuddy, je sais. Je n'ai plus de nouvelles non plus de lui, et pourtant j'ai tout essayé.
- J'ai promis de le jeter en cabane s'il m'approche, et pourtant c'est moi qui fait intrusion dans son appartement parce qu'il me manque. C'est totalement idiot …
Wilson prit le menton de son amie, plantant ses iris dans les siennes.
- C'était la chose à faire que de porter plainte contre lui. Il a mis nos vies en danger, il a totalement détruit la façade de votre villa. Mais malgré tout, vous l'aimez encore. Vous ne parvenez pas à passer à autre chose.
Elle acquiesça d'un hochement de tête, une larme dévalant sa joue cristalline. Tout s'entrechoquait dans sa tête, elle ne savait plus quoi faire, quelles décisions prendre.
- J'ai besoin de lui dans ma vie …
Il lui caressait doucement l'échine, se voulant rassurant.
- Vous devriez rentrer, vous semblez bien fatiguée. Vous êtes venue en taxi ?
- Non je … Mon rendez-vous m'attends en bas …
- Vous faîtes patienter votre rendez-vous en bas de votre ex-compagnon ? Il le sait ?
- N... Non.
- Alors dîtes lui que c'est moi qui vous ramène. Prétendez une urgence médicale.
- Pourquoi ?
- Je ne veux pas qu'il vous voit dans cet état. Je ne veux pas qu'il comprenne pourquoi vous étiez là. Ou sinon vous perdiez votre chance avec lui.
Un léger sourire vint se poser délicatement sur ses lèvres. Wilson était réellement un amour avec elle … Elle déposa alors une petite bise sur sa joue, pour le remercier.
Ils sortirent ensemble de l'immeuble, et se présentèrent devant la voiture de Jerry. Elle lui fit signe de baisser la vitre, et s'approcha pour lui parler tandis que son ami resta en retrait.
- J'ai … Une urgence médicale, je dois partir de suite sur le terrain … mentit-elle, fuyant le plus possible son regard sans qu'il le remarque.
- Je te dépose à ton hôpital ? Lui proposa-t-il alors.
- Non mon … Mon employé ici présent va s'en charger, puisqu'il doit aussi intervenir …
- Appelles moi une fois tout ça terminé, qu'on puisse se retrouver un peu tous les deux …
- O.. Ok, fit-elle à contre-coeur.
Jerry se pencha alors vers la fenêtre côté passager, cherchant les lèvres de la jeune femme. Inconsciemment, elle se recula à cet instant. Barrett se détacha alors de la fenêtre ouverte, se réinstallant au fond de son siège, demeurant muet. Il mit alors le contact, visiblement vexé. Lisa n'y fit guère attention, et retourna auprès de Wilson.
Celui ci n'eut pas besoin qu'elle dise quelque chose, qu'il lui indiqua du doigt l'emplacement de sa voiture. Il l'ouvrit à distance, l'invitant à monter en premier. Elle s'installa côté passager, et boucla sa ceinture. Sans un mot, sans une parole.
Il ne la lâchait pas des yeux. Il voyait combien elle était mal ces derniers temps. Depuis … depuis qu'House était parti. Comme si au fil et à mesure des jours, l'absence du Diagnosticien pesait de plus en plus lourdement sur les épaules de la jeune femme.
Tandis qu'il roulait, le regard de Lisa ne quittait pas le paysage. Mais elle n'y faisait guère attention, tellement plongée dans ses pensées. Tout à l'heure, dans l'appartement de son ex petit-ami, elle était bien. Durant les quelques instants qu'elle avait passé là-bas, elle avait senti sa présence. Elle avait pu sentir les dernières effluves de son parfum, toucher ses meubles qu'elle connaissait par cœur. Pendant quelques instants, elle avait eu l'impression de revenir plusieurs mois en arrière. Lorsqu'ils étaient encore ensemble. Lorsqu'elle venait chez lui après le travail, et que Rachel était avec sa nounou. Lorsque sa peau nue était dissimulée par les draps de son amant, et que ses bras la protégeaient de tout. Tout simplement lorsqu'elle était sienne. Et bien qu'elle n'en dise pas mot, tout seulement lui manquait. Énormément. Plus qu'elle ne l'aura imaginé …
Ils arrivèrent alors devant la villa, sans que Lisa ne s'en rende compte. Il se gara, et lui donna un léger coup dans le bras pour la faire réagir.
- Hein ? Fit-elle, tournant la tête vers lui, brusquement sortie de ses pensées.
- On est arrivé Cuddy …
Elle sembla alors revenir à la réalité, réalisant qu'ils étaient bel et bien arrivés.
- Oh oui pardon je …
- Ne vous excusez pas, ça arrive d'être dans la lune.
Elle mit alors la main sur la poignée, prête à ouvrir la portière. Elle adressa alors un dernier regard à son employé, avant de sortir du véhicule.
- Merci Wilson …
- A demain Cuddy.
Elle referma la poignée, regardant alors l'auto s'éloigner. Lorsqu'elle n'en distingua plus les contours, elle se mit en route vers son porche. Elle fouilla son sac, mit la main sur ses clés, s'en saisit alors et les enfonça dans la serrure pour déverrouiller sa porte.
A l'intérieur, Arlène somnolait à moitié sur le divan. House lui, avait entendu le 'clic' sonore du verrou. Lisa arrivait … Il boita alors rapidement mais sans bruits vers la fenêtre de la chambre de Rachel, par laquelle il passa, la refermant alors du mieux qu'il pouvait depuis l'extérieur. Il remonta alors sur sa moto qui l'attendait non loin de là, et partit au plus vite. Il ne fallait surtout pas qu'on le remarque …
La jeune femme pénétra dans son salon après avoir auparavant déposé ses talons dans le préambule, et distingua la silhouette assoupie de sa mère. Sans bruit, elle déposa une couverture sur ses épaules, avant de rejoindre à tâtons sa chambre. Là, elle s'allongea un instant sur son lit, la tête dans les mains. Elle s'en voulait affreusement. Elle sentait chaque jour un vide se creuser un peu plus en elle. Elle n'en pouvait plus, elle souffrait trop.
Elle saisit son Macbook, qui traînait dans un coin non loin de son lit. Aussitôt, elle ouvrit son journal en ligne, qu'elle avait eu tendance à délaisser ses derniers temps. Elle tapota quelques mots après avoir posé ses lunettes sur son nez, luttant pour ne pas laisser ses larmes prendre le dessus.
« Une addiction. Il est devenu une addiction. Pourquoi est-ce que je ressens ce besoin si présent de le voir ? Je lui en veux terriblement et pourtant .. Pourtant je veux qu'il soit là. Dans son appartement, rien n'a changé, rien n'a bougé. Je savais qu'il n'y serait pas, et pourtant je priais intérieurement pour qu'il y soit. C'est idiot je le sais, je m'en rends bien compte. C'est à cause de moi qu'il a quitté Princeton ainsi. C'est de ma faute si ... »
Elle stoppa son écriture un instant, essuyant une larme qui lui avait échappé et qui commençait à rouler sur sa joue.
« Si tout cela est arrivé. Si je ne lui avais pas collé ce procès au cul et interdit de s'approcher, il serait peut-être venu s'excuser. Il a changé, je le sais. Pour moi il a fait des efforts. Mais je lui en ai peut-être trop demandé ... »
A nouveau, elle arrêta quelques instants de tapoter sur les lettres. Mais cette fois, c'était pour essuyer l'amas de larmes qui brouillaient à présent sa vue.
« Non. Les gens ne changent pas, il le dit lui même. Il a simplement du jouer un double jeu, histoire de me manipuler. Voilà, il a voulu me manipuler. Comme il l'a toujours fait avec tout le monde. »
Ces mots-là, elle n'y croyait pas une seule seconde. Mais elle voulait s'en persuader. Pour le détester, histoire de ne plus souffrir. Mais plus elle semblait le haïr, plus en réalité ses sentiments pour lui devenaient encore plus forts. C'était comme une boucle tortueuse sans fins …
«Il ne reviendra plus. C'est un lâche. Il est parti. Il est toujours parti chaque fois qu'il s'est passé quelque chose. Il ne sait faire que ça. Fuir. Il ne reviendra jamais, je dois me faire une raison. J'ai perdu l'un des meilleurs médecins du pays, peu importe. Tout le monde est remplaçable... »
Là, elle ne put plus étouffer ses sanglots. Car elle savait que ce qu'elle avait écrit n'était qu'un tissu de mensonges, un moyen vain d'évacuer tout ce qu'elle avait sur le cœur. De se persuader qu'elle n'avait plus besoin de lui, qu'elle ne l'aimait plus. Mais ça ne marchait pas, car elle avait désespérément besoin de lui. Elle était désespérément amoureuse de lui …
TBC ...
