Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf ceux sorti tous droit de mon esprit. L'histoire provient de mon imagination.

Voilà le troisième chapitre. Non, vous ne rêvez pas. Je sais, j'ais mis beaucoup de temps pour le poster mais promis, je serais moins longue pour le prochain.

Chapitre 3 : Premier contact

Une fois assise, je me replongeais dans mes pensées, me demandant comment échapper au psychologue que ma mère voulait que je consulte. Je sortis de ma rêverie lorsque le prof appela les élèves de la table voisine à la mienne : Emmett Cullen et sa sœur Alice…

Intriguée, je jetais un coup d'œil de leur côté. Les deux Cullen semblaient dans leur propre monde. Je les enviais de pouvoir échapper ainsi à la réalité. Quand je portait mes yeux sur Alice, je restais bouche bée en remarquant que son chemisier noir sortait tout droit de la dernière collection de Ralph Lauren. Celui-ci devait à lui tout seul valoir sans aucun doute plus cher que ma propre voiture.

Je n'osais imaginer le contenu de leur compte en banque si Alice pouvait se permettre s'acheter ce genre de fringues. De toute façon, quand on posait nos yeux sur eux, il n'était pas difficile de s'imaginer que même des haillons leurs iraient, ils paraissaient si parfait... D'ailleurs, ces deux là me semblaient encore plus beaux que dans mes souvenirs.

Ayant peur de me faire surprendre en plein matage, je décidais de me focaliser sur le cours qui venait de débuter. Malgré le mystère qui les entouraient et les rumeurs courant à leur sujet, ils ne me paraissaient pas si méchant que cela.

Quoi qu'il en soit, mystère ou pas, cela ne sembla pas perturber le professionnalisme de madame Goff qui interrogea le dénommé Emmett sans trouble apparent. Lorsqu'il répondit, ce fut d'une voix grave non moins teintée d'une certaine douceur qui contrastait avec sa carrure impressionnante.

Ne résistant pas à la tentation, je décidais de jeter un regard furtif dans sa direction. Manque de chance, il se tourna vers moi au même moment. Sa réaction me surprit tant et si bien, que je fis un sursaut , me faisant presque tomber de ma chaise. Aussitôt, tous les regards se tournèrent également dans ma direction. Génial ! J'adorais me faire humilié en public. Madame Goff me lanca un regard réprobateur avant de poursuivre son cours.

Je tentais de reprendre contenance, non sans insulter cette abruti de Cullen. Après tout, c'était de sa faute, ne pouvant décemment pas être la responsable. S'il ne m'avait pas surprise, je ne me serais pas fait remarquer. Et comme si ça ne lui suffisait pas, il souriait bêtement ce crétin. C'était peut être pas moi qui le faisait rire, mais je le prenais comme ça. Que voulez vous, j'étais en colère et vexée. Le reste du cours se déroula trop lentement à mon goût. Chaque fois que je tournais la tête vers Cullen, il avait toujours ce petit sourire, alors que jusque là je ne l'avais jamais vu sourire.

Quand la cloche annonçant enfin la fin du cours se décida à sonner, je courais presque jusqu'à ma voiture pour échapper à la foule. Machinalement, mon regard se posa sur la Volvo grise. Je les trouvais ainsi tous les cinq en train de bavarder de manière animée. Je ne savais pas ce qu'Emmett avait dit, mais Alice lui flanqua une tape derrière la tête. Mon frère me coupa dans mon observation en entrant dans ma voiture. Il me regarda, puis les Cullen, puis reporta à nouveau son regard sur moi.

- Tu matais Cullen ? Un sourire mauvais se formant sur son visage.

- Non, protestais-je. Je ne vois pas pourquoi je le materais.

- Menteuse, répondit il.

- Fermes là donc un peu pour changer, m'énervais je.

Il boucla sa ceinture en silence, mais il me regardait toujours sans se départir de son sourire. Ce qui avait le don de me mettre mal à l'aise, c'était ce sourire là que Royce arborait cette fameuse nuit. Essayant de repousser cette image dans mon esprit, je démarrais le moteur. Malheureusement, mon frère avait décidé de ne pas en rester là et continua sur sa lancée.

- Alors comme ça Emmett Cullen te plaît ? Repris t'il.

- N'importe quoi, m'énervais je. Je ne suis pas attiré par lui. Ni par personne d'autre d'ailleurs. Alors maintenant fous moi la paix.

- Il a de la chance Cullen, lâcha t'il.

- Pardon ? Le questionnais je surpris. De quoi tu parles ?

- Je veux juste dire que la seule chose que tu sais apporté se sont des emmerdes, expliqua t'il. Tu as cette capacité de pourrir la vie des gens qui t'entoure. Des fois j'aurais préféré que tu n'existes pas. Au moins on serait toujours à Rochester. Mais non ! Il a fallu que tu n'en fasses qu'à ta tête, mettant par la même occasion le bazar dans la vie de toute la famille. Alors oui ! Cullen a de la chance que tu ne sois pas attiré par lui. Comme ça tu lui pourriras pas ça vie !

Je fis mine d'ignorer ses paroles en me focalisant sur la route. Lui cachant ainsi à quel points celles-ci m'avaient blessée. Je ne pouvait pas lui donner tord cependant. Cela faisait des jours que je le pensais. En fait depuis la visite de Royce. A cause de moi, j'avais mis un foutoir monstre dans la vie de mes parents. Et je savais pertinemment que je n'apportais rien de bon aux gens que je côtoyais. La preuve, je n'avais repris contact avec aucune de mes connaissances de Rochester et évitais par la même occasion de m'en faire de nouvelles à Forks. Mon visage ne devait cependant pas refléter l'impassibilité que je souhaitais lui voir prendre car vu son petit rire, il était évident qu'il avait compris l'effet que ses paroles avaient eu sur moi.

- Tu vois ! Ajouta t'il. Ton silence est un aveu.

Là s'en était trop ! Je me garais rapidement sur le bas côté, lui détachais sa ceinture, ouvrit sa portière et l'éjectais de ma voiture sans qu'il n'est eu le temps de réagir, puis refermais les portières à clé. Ah ça allait mieux tout à coup !

Alors que je recommençais à rouler, je le vis me faire signe dans le rétroviseur. Je mis la marche arrière en un temps record et une fois à sa hauteur, j'ouvrir ma fenêtre. Il me lança un regard triomphant, se disant sans doute que j'allais abdiquer de peur de recevoir les foudres de ma mère. Que neni mon gars ! Je pris un plaisir sadique à lui faire ravaler son petit air suffisant à ce sale petit prétentieux. J'attrapais son sac encore dans la voiture et que je lui tendit en arborant à mon tour un sourire à la Rosalie.

- T'as oublié ton sac ! minaudais-je

Il me regarda avec des yeux ronds, tandis que je le lâchais à ses pieds comme il restait figé. Je devais me dépêcher de rentrer après tout ! Après lui avoir fait un geste obscène pour agrémenter le tout, je repartis en trombe jusqu'à chez moi.

Une fois arrivé, sans un mot pour personne, je fonçais dans ma chambre dans laquelle je m'enfermais à doubles tours. Les paroles de mon frère me revinrent en mémoire et, retenant mes larmes, je m'effondrais sur mon lit. Même si je le savais déjà, le fait de s'entendre dire par son propre frère qu'on était responsable de tous les maux de la famille, confirmait mes doutes et cela s'avérait bien plus douloureux que je ne pensais.

Je restais là à ressasser mes sombres pensées sans me préoccuper du temps qui passe. Ce fut ma mère qui me sortit de ma réflexion en frappant à ma porte, Le ton de sa voix m'indiquait son mécontentement plus qu'évident. Colin avait dut rentrer du lycée… Ca allait être la saint Rosalie avant l'heure, je le sens. Ma mère étant de toute façon déjà énervée, je ne voyais pas pourquoi me presser et pris donc tout mon temps.

Ce fut donc d'un pas traînant que je me rendais dans le salon, où je trouvais Colin assis sur le canapé. En voyant que mon père se trouvait également dans la pièce, je grimaçais. La discussion allait être pire que je ne le pensais… Mes parents arboraient tous les deux un air furieux. Un silence pesant s'installa alors dans la pièce, puis mon père lança les hostilités :

- Si mes souvenirs sont bons, tu vas bientôt avoir dix sept ans Rosalie ? Et toi Colin, bientôt seize ans ?

- Oui, répondîmes nous en chœur, mon frère trouvant un soudain intérêt à ses chaussures.

- Alors pouvez vous m'expliquer pourquoi il faut toujours que vous agissiez de la sorte, lâcha t'il. Même votre frère agit en adulte comparé à vous. Et j'avoue en avoir plus que marre de vos disputes. Que vont pensez les gens en vous voyant si peu distingués ?

J'eus un petit ricanement à la remarque de mon père. Lui et ma mère passaient leur temps à courir après la reconnaissance. Quand on vivait encore à Rochester et que je sortais avec Royce, mes parents agissaient avec les King comme si ils se retrouvaient en présence d'une famille royale dans l'espoir d'obtenir quelques titres de noblesse.

- Ravi de savoir que ça t'amuse, s'énerva ma mère. Tu es vraiment irresponsable. Laissé ton frère rentrer tous seul ! Non mais quel idée ? A quoi tu pensais à ce moment là ?

Je m'abstenais de lui dire que la seule chose que j'avais en tête, c'était d'avoir enfin la paix.

- Il aurait put se faire renverser par une voiture, continua ma mère. Ou se faire kidnappé….

- Désolé, m'excusais je. Je n'avais pas pensé à ça.

- Tu ne penses pas à grand chose en ce moment, poursuivit mon père. Alors tu vas me faire le plaisir de présenter des excuses à ton frère et changer immédiatement de comportement. Et pour être sûr que cela te serve de leçon, tu es privé de sortie, sauf pour aller en cours, de téléphone et d'Internet pendant le trois prochaines semaines. Suis je bien clair ?

J'hochais la tête, bien que rageant intérieurement en voyant mon frère s'en sortir admirablement, comme à son habitude. Quoique sa punition n'avait rien d'une punition en soit, puisque je ne sortais jamais de chez moi et je n'avais personne à qui téléphoner.

Pour Internet en revanche, c'était plus embêtant, ne pouvant plus télécharger de nouvelles partitions de guitare. Pas grave, je me débrouillerais autrement. Après tout, le lycée de Forks devait bien avoir une bibliothèque avec un accès Internet et mes parents n'étaient pas obligés de connaître mon emploi du temps. Mais bon ! Histoire de donner le change, je soufflais un bon coup et montais dans ma chambre. Deux minutes plus tard, mon père me rejoignit pour prendre mon téléphone et me confisquer ma clé wifi.

Le reste de la soirée se passa calmement. Mes parents jouaient au couple modèle en parlant de leur journée respective, qui soi dit en passant était encore plus barbante que la mienne, Colin me faisait de grand sourire victorieux, et Andrews parlait des amis qu'il s'était fait à Forks.

De retour dans mon antre personnelle, je passais une bonne partie de la nuit à réfléchir. Je pris soin d'éteindre ma lumière, histoire que ma mère me laisse tranquille. Après maintes réflexions concernant les affirmations de mon père, j'en vins à la conclusion que pour avoir la enfin la paix, j'allais devoir me remettre à jouer à la fille modèle que j'étais autrefois, du moins en apparences. Et parallèlement trouver un moyen d'éviter autant que possible de me retrouver seule dans une pièce avec Colin, sachant tout au fond de moi qu'il m'était impossible de ne pas l'étriper dès qu'il ouvrait la bouche.

Tout d'abord, la première chose à faire était de me trouver un job à mi-temps. En revanche, le plus dur sera de prendre sur moi question sociabilité, moi qui avais toujours du mal à avoir un contact avec les gens. Au moins, c'était une bonne occasion d'apprendre à contenir ma peur et mon dégoût. Mais une chose était sure, je ne comptais certainement pas renouveler mes anciennes erreurs. Et de ce fait, je ne souhaitais surtout pas être « amie » avec Lauren Malory ! Il y avait des limites à ne pas franchir pour ma propre santé mentale. Si je traînais avec cette fille j'allais finir par me pendre, ou plus certainement par la pendre elle ! Quoique… La faire disparaître serait sûrement d'utilité publiques.

Ensuite, mes pensées dérivèrent vers Colin. Je détestais quand il avait le dernier mot. Il savait comment apitoyer mes parents et il en profitait bien. Sans compter que depuis ma rupture avec l'autre, c'était devenu beaucoup plus facile pour lui de me faire punir et de se mettre mes parents dans la poche. En y réfléchissant bien, j'avais peut être trouvé le moyen de retourner la situation. Par contre, il allait vraiment me tuer sur ce coup là. Mais cela me gênait il vraiment qu'il mette fin à mes jours ? Pas sûr… Surtout quand on voyait à quoi ma vie ressemblait actuellement.

Enfin, le sujet Emmett me vint en tête. Etais je absolument certaine de n'avoir aucun intérêt à son égard ? Que savais je vraiment de lui ?

Qu'il était célibataire et qu'aucune fille de Forks ne lui plaisait. Je n'étais pas vraiment de Forks donc j'avais peut être mes chances qui sait ? Mais peut être aussi qu'il était gay ! Après tout, il était horriblement beau, et la plupart des mecs canons sont gays, c'est une vérité universelle (quel gâchis si vous voulez mon avis !). Il y avait aussi le fait qu'il m'avait l'air d'être plutôt intelligent, ce qui changeait des garçons abrutis. Et pour finir, qu'il avait un sourire craquant. En définitive, il avait tout pour lui.

Par contre, je n'oubliais pas qu'il avait osé se foutre de moi pendant tous le cours d'espagnol et que toujours à cause de monsieur, je m'étais payé la honte. Mais plus que tout, Royce aussi était beau et charmant quand on a commencé à sortir ensemble. Pourtant, ça ne l'a pas empêché de se révéler être un monstre. Et puis soyons réaliste. Qu'est ce que je pouvais apporté à quelqu'un, que ce soit Emmett Cullen ou non ? La réponse était simple : rien de bon, la seule chose que je savais c'est que vu comme j'étais impur, je ne pouvais que le salir. Et de toute façon, je ne voyais pas pourquoi je me mettais à penser à lui de cette manière là. Puisque comme on me l'avait si bien dit, je n'étais rien. La seule chose pour laquelle j'étais douée, c'était pour détruire la vie de mes proches. Pour son bien, je ne devais pas m'approcher de lui. Ni de personne d'autre d'ailleurs.

Je passais donc le reste de ma nuit à me répéter ces paroles « Emmett Cullen n'était rien pour moi ». Malgré ça, plus je me les répétais, plus ses paroles me sonnaient faux.

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