L e soir même, en rentrant chez elle, Vicky fut froidement accueillie par ses parents mécontents non pas d'avoir appris ce qui s'était passé au lycée, mais de savoir que leur fille était lesbienne.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire? Pourquoi tu as fais ça? interrogea la mère de Vicky, Kate.

- Fais quoi? demanda Vicky.

- Embrasser la voisine d'en face, je t'avais dit d'être amie avec elle, mais pas à ce point!

- Et alors? Cela nuit à votre réputation? Vous savez que j'en ai rien à foutre, parce que j'aime Mégane et vous pouvez rien y faire. Je vous laisse, j'ai des devoirs à faire.

Sur ces mots elle partit dans sa chambre, laissant ses parents impuissants en bas des escaliers:

- Tu aurait pu dire quelque chose, râla Kate.

- Bah, ça lui passera... et tu verra, elle se trouvera un beau dirigeant d'entreprise, laisse faire, assura Will.

- Peut-être, mais je me demande bien ce qui s'est passé pour qu'elle en arrive là.

Son regard chercha qui aurait pu être le coupable, et elle trouva le livre intitulé " La dictature de la pensée unique" livre offert par Mégane que lui avait re-offert Vicky, elle le prit, lut le résumé au dos du livre, et le lança dans la poubelle.

Les jours défilaient avec leur lot de nouveautés; Vicky et Mégane sortaient ensemble en toute inpunité, elles avaient par la même occasion changé leur manière de s'habiller. Vicky portait désormais un haut noir avec une jupe cyan et des chausettes rayées noir et bleu, et avait les cheveux défaits car elle avait laissé son foulard à Mégane qui le portait désormais autour de son poignet, cette dernière ayantt maintenant un pantalon noir et un haut semi blanc et camouflage. Et, parce qu'elle jouait maintenant dans le groupe d'Albin, elle portait aussi autour du cou un collier des albinos.

Mais un beau jour, Mégane étant sortie du lycée plus tôt se fit aborder par Joy qui portait un sac:

- Salut Méggie! Jolie tenue.

- Qu'est-ce que tu veux?

- Te protèger de Vicky.

Mégane rigola:

- Me protéger, toi? Tu as voulu me couper en deux, je dirai qu'il faudrait plutôt me protèger de toi, Joy. D'ailleurs, tu accuses Vicky de quoi?

- Premièrement, d'avoir menti sur ses sentiments envers toi, deuxièmement, de te cacher des choses...

- Hola! Je t'arrête tout de suite! Tu as des preuves de ce que tu avances?

Joy sorti alors un livre de son sac:

- C'est quoi?

- "La dictature de la pensée unique", le bouquin que tu lui as offert.

Mégane renifla le livre.

- Pourquoi il pue la mayo?

- Simplement parce que je l'ai trouvé dans sa poubelle.

Joy continua son exposé à l'aise:

- Aussi, il a fallu que je sois là pour que tu découvres qu'elle t'aime, certainement moins que James, vu qu'il y avait dans son journal deux pleines pages bariolés de coeurs avec écrit en gros "James" "yur perfect" "kiss me fool!".

Mégane écoutait, stupéfaite des révélations que faisait Joy:

- Ensuite pour les choses qu'elle te cache, il y tous les moments où elle manipule ses amies pour arriver à ses fins, l'affaire des arachides pour tuer quelqu'un et les périodes où elle vire les petits copains de ses "copines".

- Qui t'as raconté tout ça?

- La cruche rouquine avec qui elle traîne tout le temps... Elle regarda par dessus l'épaule de Mégane, cela me fais penser que dans les accusations, on pourra ajouter "adultère".

Mégane se retourna, et vit Vicky qui sortait du lycée avec Karine et Jenny en rigolant, et elle sentit des larmes lui monter aux yeux. Elle se tourna vers Joy:

- Pourquoi tu dis tout ça?

Et Joy l'embrassant vivement sur la bouche, s'éloigna:

- Pour elle, tu ne fais partie que d'un tableau de chasse.

Et elle disparu au coin de la rue.

Vicky rejoint alors Mégane, et la découvrant en pleurs, tenta de savoir ce qui se passait. Mais Mégane lança le livre puant et son foulard par terre avant de s'enfuir. Pendant un moment, Vicky observa les objets.

Joy sur ses entrefaites revint opportunément sifflotant, fière d'elle, constater les dégats:

- Alors? Ta punkette t'as lâchée?

- Qu'est-ce que tu lui as raconté?

- Ce qu'il faut pour qu'elle te haïsse à jamais, je pense même que je suis devenu sa nouvelle petite amie.

Vicky saisit Joy au col et la colla contre le mur, mais Joy savourait toujours sa victoire:

- RENDS LA MOI!

- Je crains que ce ne soit pas possible, car vois-tu, j'ai envie de t'emmerder, et pour cela, je vais jouer aux lesbiennes avec ta copine et quand je me serais assez amusée, je repasserai aux mecs.

Vicky lâcha Joy qui repartit d'un air nonchalant en lançant à Vicky:

- J'te laisse, j'aurais un rendez-vous galant dans pas longtemps.

Joy laissa Vicky complétement bouleversée. Elle se fit rejoindre rapidement par Karine, Jenny et Albin, à qui elle expliqua ce qui s'était passé, les mettant au courant du dernier coup fourré de Joy.

Le soir, Vicky rentra chez elle et monta dans sa chambre directement. Ses parents l'ayant qu'entre-aperçue en conclurent que finalement les choses tournaient à leur avantage. Mais, enfermée dans sa chambre, Vicky tendit l'oreille pour savoir se qui se passait en bas:

- N'empêche, peu importe ce qui s'est passé, ça ne lui a pas fait du bien, disait Will avec compassion.

- Que veux-tu, répondit Kate, il faut battre le mal par le mal.

Vicky avait désormais la volonté de faire payer Joy, mais elle ne savait pas comment s'y prendre... jusqu'à ce que les dires de ses parents lui donne une idée.