Bring me to the Light
Chapitre IV : Welcome home
Auteur : Shizuka Kurai
Genre : shônen ai, darkfic
Série : Gravitation : Bring me to the light
Pairing : Yuki Eiri / Shindô Shûichi
Persos : j'ai vraiment besoin de vous dire que les persos sont Shuichi et Yuki ?
Disclaimer : Persos de Maki Murakami
Commentaires : Bon, ça faisait un petit moment que j'avais pas travaillé sur cette fic moi…
(Karla : T'es pas toute seule, je te signale. Heureusement que je suis là parce sinon tu serais fichue sans moi…)
Shizu : Huh ? Kestu veux ,onee-san ? C'est bien moi qui l'est écrite cette fic, non ?
Karla : dans l'absolue oui. Mais c'est quand même moi depuis quelques temps, qui recopient toutes tes fics, et les envoient après sur le Net. Et puis arrête de m'appeler « Onee-san », je suis pas ta sœur bon sang !
Shizu : Nyeuuuuuh ! (yeux tout brillants de larmes de désespoir). T'ES TROP MÉCHANTE, ONEE-SAN !!! JE T'AIME PLUS !!! (Shizu part en sanglots se réfugier chez son tonton).
Karla : C'est ça, va donc emmerder Yuki, ça lui fera les pieds pour une fois. Bon, maintenant, j'ai une fic à recopier moi. Hum ? Oui ? C'est à quel sujet ? Le commentaire ? Hé bien ? Ah, vous voulez que j'assure le commentaire à la place de Shizu ? Bon, si ça peut vous faire plaisir…Alors, que dire, qu'écrire ? Vous avez pu remarquer que ce chapitre arrive bien tard, puisque entre-temps et après son « accident de bibliothèque » du chapitre précédent, notre malheureuse Shizu a un peu déraillé. Je me suis habituée depuis à supporter ses lubies, et j'ai renoncé à la ramener à la raison (Yuki a bien essayé à coups de dico mais visiblement, ça n'a pas marché). Chaque nouvelle personne que Shizu rencontre devient systématiquement un membre de sa famille. Une prochaine fois, je vous donnerais la liste de la « nouvelle famille recomposée de Shizu ». Mais pour l'instant, place au talent de notre fofolle adorée, et aux aventures de nos deux bishônens préférés ! Bonne lecture !
P.S : si ça vous intéresse, je me suis fait un skyblog consacré au Yaoi ! ça s'appelle le Shizuka's Yaoi Heaven.
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Résumé du chapitre précédent : Yuki a réussi à convaincre Shuichi de rentrer avec lui à son appart'. Mais l'écrivain voit bien que le chanteur ne semble pas très à l'aise avec lui…
(Note : toutes les dates sont prises en fonction de l'année 2007)
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Chapitre IV : Welcome home
Le trajet de retour à l'appartement fut très calme pour l'écrivain et très court pour le chanteur. En effet, le blond se terrant dans son mutisme habituel et le musicien n'osant pas briser la glace, (Note de Shizu :Kuso ! Cette scène dans la voiture commence à devenir récurrente chez moi, c'est pas possible ! Mais bon, c'est pas ma faute si Yuki a toujours un si mauvais caractère… BAM… AIEUH ! QUI M'A LANCÉ CE P… DE LIVRE ?... Ah, heu…Konnichi wa, Tonton Yuki…VIIIIIITE ! Mon critérium ! Si j'écris, y pourra plus rien me faire. Grâce à mon super critérium magique ! Hé oui, chères lectrices, j'écris toujours mes fics de Gravitation avec mon super critérium vert et rose spécial Gravitation ! Ben oui, vous vous rappelez sans doute que Shuichi porte parfois dans la série un sweat vert fluo qui jure horriblement avec ses cheveux roses ? C'est carrément horrible ! Mais bon, on l'aime comme il est, notre Shu-chan, voilà pourquoi je prends ce crayon-là… Hum ? Oui, tonton ? Quoi ma fic ? Qu'est-ce qu'elle a ma fic ?... J'étais en train de l'écrire ?... Moment d'angoisse… KUSO ! C'EST VRAI ! MA FIC ! Gomen, je reprends tout de suite ! Où j'en étais déjà ? Ah oui ! J'écrivais donc…). En effet, le blond se terrant dans son mutisme habituel et le musicien n'osant pas briser la glace (Note de Shizu : on pourrait même dire l'iceberg d'ailleurs… BAM… AIEUH… ! ), Shuichi avait fini par s'endormir. Quand Yuki gara la voiture devant son appartement quelques minutes plus tard, il suspendit le geste qu'il avait eu pour réveiller son amant, et l'observa sommeiller quelques instants.
L'adolescent avait le teint pâle et portait encore un bandage à la tête. Son bras plâtré était maintenu en écharpe par l'attache spéciale prêtée par l'hôpital. Mais mis à part ça, Shuichi ne donnait pas l'air d'avoir eu un grave accident. Le blond avait encore du mal à croire que le chanteur s'en soit sorti quasiment indemne et soit déjà sorti de l'hôpital. Cela relevait du miracle que Shuichi n'est pas été tué sur le coup avec un choc d'un telle violence. Le jour de l'accident, Yuki était resté paralysé sur place, persuadé d'avoir, pour la seconde fois de sa vie, provoqué la mort de celui qu'il aimait. Et cela il ne voulait certainement pas. Pas encore une fois. Même s'il était souvent froid avec Shuichi, il ne voulait pas le perdre.
Cependant, Eiri avait conscience d'avoir profondément blessé le musicien, même si ce jour-là, ce n'était pas entièrement de sa faute. Mais ce baiser avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase, et malgré la patience dont Shuichi avait fait preuve jusque là envers le romancier, il avait fini par craquer et avait failli mourir bêtement à cause de ça. Pris d'un soudain sentiment de remords mêlé de culpabilité, Yuki s'approcha de son compagnon, et le serra dans ses bras (ce qui n'était pas très pratique, vu qu'ils étaient dans la voiture, que le levier de vitesse gênait Yuki et que Shuichi était encore attaché avec sa ceinture de sécurité. Hihi !). L'écrivain resta un long moment ainsi, comme il l'avait fait l'autre jour avec Tôma à l'hôpital, angoissé à l'idée que le chanteur puisse lui échapper une nouvelle fois, terrifié à l'idée qu'un autre accident se produise et que cette fois-ci Shuichi ne s'en sorte pas. Son étreinte se fit tellement insistante que le musicien finit par se réveiller, et le blond le lâcha enfin quand il le sentit bouger contre lui.
_ « Yuki ? fit Shuichi en se frottant les yeux, émergeant lentement de son sommeil. On est arrivé ? »
Apparemment Shuichi ne s'était pas rendu compte de l'instant de faiblesse de l'écrivain.
_ « Haï, répondit Yuki en reprenant aussitôt son impassibilité habituelle. On est arrivé. Tiens, fit-il en tendant les clefs de l'appartement au chanteur. Va ouvrir pendant que je récupère tes affaires dans le coffre. »
_ « H… Haï… » bafouilla l'adolescent maintenant complètement réveillé, se méprenant sur la froideur de son amant.
Shuichi sortit brusquement de la voiture et fila à l'intérieur sans se retourner, les yeux masqués par ses cheveux. « Tsss… maugréa le blond contre lui-même. J'ai encore gaffé… ». Le romancier sortit à son tour du véhicule, récupéra le sac du musicien, et rejoignit l'appartement. En entrant, le blond constata que le chanteur s'était débarrassé pêle-mêle de ses chaussures et de son blouson qui gisaient négligemment au sol, avant de gagner le salon pour s'installer devant la télé. Eiri posa à son tour ses affaires, puis les rangea soigneusement, ainsi que celles de Shuichi, et il se dirigea vers le salon. Le musicien était recroquevillé dans l'angle du canapé, en face de la télé qu'il ne regardait pas vraiment, la tête baissée. Il n'eut aucune réaction quand son compagnon s'approcha de lui et déposa un baiser sur son front.
_ « Je vais aller préparer le déjeuner, fit Yuki. On discutera après, d'accord ? »
Aucune réponse. Shuichi s'était muré dans un silence lourd de reproches qu'il n'oserait certainement jamais exprimer, de peur de mettre l'écrivain en colère. Le blond n'insista pas pour le moment, ne voulant pas braquer davantage le musicien.
_ « Ne te rendors pas surtout, » ajouta le romancier en ébouriffant gentiment les mèches fuchsia, avant de se rendre dans la cuisine.
Environ une demi-heure plus tard, le romancier revint dans le salon, mais comme il l'avait prévu, le chanteur s'était bien évidemment assoupi, adossé au canapé et les jambes allongées sur la banquette. Le romancier s'approcha et le secoua doucement.
_ « Hé, Shuichi, appela-t-il d'une voix aussi tendre qu'il le pouvait. Réveille-toi. C'est prêt. »
_ « Huum… grogna le musicien qui ouvrit les yeux avant de bailler un grand coup. Quoi… ? »
_ « Le déjeuner est prêt, répéta le blond. On mange.»
_ « Haï… lâcha Shuichi en baillant encore. J'arrive… Va t'asseoir, je te rejoins… »
_ « T'es sûr que tu vas pas te rendormir si je te laisse ? »
_ « Mais oui ! opina l'adolescent. Va t'asseoir j'te dis ! »
_ « Bon, obtempéra le blond avec une moue dubitative. Je t'attends à table. »
Le romancier laissa le chanteur avant de regagner la cuisine. Avec un soupir fatigué, Shuichi se décida à se lever, mais il eut un vertige quand il se redressa, et il rallongea aussitôt.
_ « Kuso… grommela-t-il intérieurement. J'ai vraiment pas assez dormi à l'hôpital. Je suis complètement crevé… Y a pas idée aussi, à ces baka d'infirmières de me réveiller toutes les deux heures pour prendre ma tension et ma température. Déjà que j'avais du mal à dormir à cause de mes cauchemars… ».
_ « … Pfff… » soupira-t-il avant de se laisser de nouveau aller au sommeil, incapable de résister à sa lassitude.
Pendant ce temps, l'écrivain attendait toujours le musicien, mais ne le voyant toujours pas venir, il revint au salon en lançant :
_ « Hé, tu te ramènes, oui ou non ? Ça va finir par être fro… »
La voix du blond s'éteignit en pleine phrase quand il remarqua que le musicien s'était encore assoupi. Eiri alla jusqu'au sofa et essaya à nouveau de réveiller l'adolescent, mais celui-là se contenta de grogner en tournant la tête de l'autre côté. Quand l'écrivain s'assit sur la banquette et caressa doucement les mèches fuchsia, le chanteur vint se blottir contre lui, comme il le faisait parfois quand ils étaient au lit tous les deux.
Attendri par le charmant minois de son amant, Yuki passa ses bras autour du musicien en un geste protecteur, et le serra quelques minutes contre lui. Ne trouvant pas le courage de le réveiller, le blond préféra le laisser dormir. Avec précaution , il le souleva dans ses bras et alla l'allonger dans la chambre. Au moment où le romancier finissait de border son compagnon, celui-ci ouvrit les yeux.
_ « … Yuki… » murmura le garçon aux cheveux roses en apercevant son amant.
_ « Ça va, Shuichi ? » fit doucement Yuki.
_ « J'ai mal… commença le musicien avec une grimace douloureuse. J'ai mal à mon bras… »
Yuki aurait poussé un soupir de soulagement s'il avait osé.
_ « Tu as juste mal au bras ? demanda-t-il par précaution. Tu n'as pas mal ailleurs ? À la tête par exemple ? »
_ « Non… Seulement à mon bras… et je suis fatigué aussi… » répondit l'artiste entre deux bâillements.
_ « Je vais aller chercher tes médicaments pour la douleur. Je reviens tout de suite. »
Le blond revint peu après avec les cachets et un verre d'eau qu'il donna au chanteur. Shuichi avala les comprimés puis s'installa le plus confortablement possible contre les oreillers en faisant attention à son bras, tandis que l'écrivain ramenait la couverture sur lui.
_ « … Yuki… » murmura le musicien qui avait le plus grand mal à garder les yeux ouverts.
_ « Hum ? »
_ « Je… je suis désolé pour l'autre jour… Je voulais pas… débarquer à l'improviste comme ça, alors que… tu étais avec Seguchi-san … »
_ « Bakayaro… souffla le romancier avec un soupir d'agacement. Arrête de te torturer avec cette histoire… »
_ « … Gomen ne… » gémit le chanteur, des larmes dans la voix.
_ « Quand est-ce que tu comprendras que t'as pas à t'excuser, Shu-chan ? fit gentiment le blond en essuyant les yeux de son amant. Tu dois seulement penser à te reposer pour le moment… »
Yuki se tût en s'apercevant que l'artiste avait à nouveau glissé dans le sommeil, sa poitrine se soulevant doucement au rythme de sa respiration. L'écrivain l'observa un instant avant de soupirer puis, effleurant du revers de la main la joue de son amant, il se leva et quitta la chambre…
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Le même jour dans la soirée, appartement de Yuki Eiri,chambre à coucher.
_ « Quoi ? questionna le jeune homme blond. Le menu ne te plaît pas ? »
_ « …Heu… Si si, ça va… C'est juste que… j'ai pas très faim… » balbutia l'adolescent assis dans le lit.
_ « Force-toi un peu ! Tu n'as déjà pas mangé à midi parce que tu t'es endormi dans le fauteuil, alors ce soir tu manges ! ordonna l'écrivain d'une voix autoritaire. Tu dois manger pour reprendre des forces, et si pour cela je dois te gaver de force, sache que je le ferai ! »
_ « …sniiiif… »
_ « Essaie de manger un peu… fit Eiri d'une voix plus douce en voyant Shuichi baisser la tête, les larmes aux yeux. Pour me faire plaisir… Ça m'inquiète de te voir sans appétit, alors que d'habitude tu manges comme quatre… »
Le musicien releva la tête, surpris des paroles de son amant. Le romancier l'observait avec un regard à la fois triste et anxieux, si rare chez lui mais tellement poignant. Attendri, l'artiste sourit et rapprocha le plateau de lui.
_ « D'accord, je vais manger un peu, » acquiesça-t-il enfin en attachant la serviette de table autour de son cou.
_ « Tu n'es pas obligé de tout finir, mais mange au moins les yaourts. Ça fera du bien à tes os, et ton bras guérira plus vite, » lui conseilla Yuki.
_ « Haï. »
Shuichi avala tout son riz, mais délaissa le poulet au curry juste à côté. Il se força à terminer les deux yaourts que son amant lui avait mis, avant de repousser le plateau, déjà repu après ce maigre repas. Le blond le débarrassa du plateau et l'artiste se réinstalla dans le lit. L'écrivain allait quitter la chambre quand l'adolescent l'appela :
_ « Yuki, attends… »
_ « Hum ? Quoi ? » demanda le blond en se retournant.
_ « Je… je voudrais pas te prendre ton lit cette nuit… fit Shuichi en commençant à se lever. Je vais aller tout de suite m'installer dans le sal… »
_ « Tu restes ici, pigé ? le somma le romancier en revenant vers son amant. Il n'est pas question que je te laisse dormir sur le canapé alors que tu reviens à peine de l'hôpital. Et puis si tu préfères être seul pour dormir, c'est moi qui irai dans le salon. Pour quelques temps… De toute façon, je dois terminer mon roman très vite, et je risquerais de te réveiller si je me couche trop tard , alors je resterai dans le salon jusqu'à ce que j'ai fini. Ce n'est plus qu'une question de deux ou trois jours. Mais dès que j'aurai fini, on pourra dormir ensemble. »
_ « Mais… »
_ « Le médecin t'a permis de rentrer à la seule condition que tu te reposes, alors tu ne discutes pas, compris ? »
_ « … »
Yuki avait posé le plateau et obligé le musicien à se rallonger. Ce dernier s'était laissé faire sans protester, soudain devenu muet. L'artiste se contentait d'observer le blond en silence, ses yeux suppliants quémandant une chose que l'écrivain était incapable de lui donner : une preuve de son amour. Le romancier, gêné et un peu agacé, toussota pour se donner contenance.
_ « Dors maintenant, » fit-il simplement en effleurant la joue du gamin avec la main, avant de se relever.
_ « … Haï… » obtempéra Shuichi, visiblement déçu, en enfouissant sa tête sous les couvertures après avoir tourné le dos à Yuki.
Le romancier eut un pincement au cœur. Décidemment, il avait le don de faire souffrir le pauvre chanteur, que ce soit volontaire ou non.
« Ai shiteru, Shuichi… »
Voilà ce que Yuki aurait aimé dire à son amant en le serrant dans ses bras. Mais tout ce qui dépassa ses lèvres fut un « o-yasumi » à peine audible, accompagné d'une caresse sur les mèches fuchsia, puis l'écrivain rejoignit son bureau pour se remettre au travail.
Eiri s'était remis à écrire depuis un bon moment déjà, quand il crut entendre un bruit de pieds nus dans le couloir. Il leva les yeux vers la porte de son bureau, s'attendant à la voir s'ouvrir sur un certain chanteur, mais elle resta close. Et comme tout semblait redevenu calme, le blond retourna à son clavier. Cependant, quelques minutes plus tard, un fracas épouvantable devant son bureau le fit sursauter de surprise. Il se leva et en ouvrant la porte, il découvrit Shuichi à genoux, ramassant comme il pouvait la pile de Shonen Jump qu'il venait de faire tomber.
_ « Qu'est-ce que tu fabriques encore ? » fit Yuki d'un ton un peu agacé en se baissant pour aider le chanteur.
_ « Ha… heu… Gomen, Yuki… J'arrivais pas à me rendormir, alors je suis allé chercher quelques magazines pour lire avant de dormir… »
_ « Donne-moi ça ! bougonna le blond en prenant au chanteur les magazines qu'il avait en main, avant de ramasser ceux qui restaient au sol. Je voudrais pas que tu te casses autre chose en tombant à nouveau. »
_ « Je… je peux les porter, c'est bon… »
_ « Ça va, ton bras ? » demanda le romancier en se dirigeant vers la chambre.
_ « Hein ? s'étonna Shuichi. AH ! Haï ! Mais… pourquoi tu me demandes ça ? »
_ « Quand j'ai entendu ce boucan, j'ai eu peur qu'il te soit encore arrivé quelque chose… dit Yuki en posant les magazines sur la table de chevet. Et ça, je ne me le pardonnerais jamais… » lâcha-t-il en se retournant vers Shuichi, les yeux légèrement humides.
Les deux amants s'observèrent quelques instants, immobiles, troublés, sans s'adresser la moindre parole. Finalement, Yuki brisa le silence.
_ « Je ne veux pas te perdre… » murmura-t-il à son compagnon en le serrant contre lui.
Un peu surpris au départ, Shuichi se réjouit intérieurement de cet aveu, et il passa ses bras autour de la taille du blond. Ainsi enlacés, leur temps leur sembla s'être arrêté, et chacun savoura un long moment la chaleur du corps de l'autre. Quand un des magazines, posé en équilibre instable sur le haut de la pile, chuta lourdement sur le sol, l'écrivain s'écarta du musicien, et lui caressant la joue, il lui dit :
_ « Ne lis pas trop longtemps. Souviens-toi de ce que le docteur a dit. »
_ « Haï ! fit Shuichi en souriant. C'est juste parce que j'ai dormi tout l'après-midi que j'ai un peu de mal à dormir, mais je sens bien que je suis encore fatigué. »
Eiri lui adressa un sourire, microscopique certes, mais un sourire (Le dico : FIUUUH ! BAM ! ; Shizu : Aieuh ! Méchant tonton !). Il déposa un baiser sur les lèvres de l'adolescent, puis le laissa à sa lecture. L'artiste le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il sorte, et se retourna pour aller s'installer dans le lit. Mais là, il s'arrêta brusquement. Un mauvais souvenir venait soudain de l'assaillir : l'image de Yuki embrassant Tôma. « Ce n'est pas ma faute ! », « Je n'ai pas pu l'empêcher de faire ça ! », ou encore « C'est lui qui m'a embrassé ! ». Voilà ce que Yuki avait avancé pour sa défense. Mais Shuichi ne pouvait oublier cette autre phrase : « J'aime beaucoup Tôma… ». Et même s'il y avait ce « beaucoup » qui atténuait la valeur du verbe « aimer », le chanteur avait du mal à croire que Yuki n'aimait Tôma que comme « un frère » alors qu'ils se connaissaient depuis des années.
_ « Non, non, non ! se gourmanda l'artiste à mi-voix en secouant vigoureusement la tête. Yuki m'a affirmé qu'il n'aimait pas Seguchi-san comme il m'aimait moi, donc je dois le croire ! Et puis, après tout, ce n'était qu'un baiser. C'est pas comme s'il avait fait l'amour… »
Une autre pensée traversa l'esprit de Shuichi. Et si… ils l'avaient déjà fait ? Sans qu'il le sache ?
_ « Non non non ! Ne pense plus à tout ça, Shuichi ! s'encouragea-t-il. Tu te fais des idées ! »
Pourtant au fond de lui, un doute subsistait quand aux sentiments de l'écrivain à son égard. Mais tout cela le déprimait et commençait à lui prendre la tête. Chassant ces pensées désagréables, l'artiste se glissa sous les couvertures, et attrapa le premier magazine de la pile…
À SUIVRE …AU PROCHAIN EPISODE : Nuits de cauchemars
Commentaires de fin : Bon voilà un autre chapitre. Au début il était plus long, mais finalement je l'ai coupé en deux parce je trouvais que ça faisait TROP long justement (en plus j'ai même pas fini ce chapitre… dont la fin de ce chapitre sera donc le 5e chapitre, et non le 4… Heuuuu… je vais vous embrouiller là… ). Bon, allez, à la prochaine ! Mata ne ! Bisous de Shizu !!!
Lexique :
Ai shiteru : Je t'aime
Arigatô / arigatô gozaimasu :merci
Baka / bakayarô :imbécile, idiot, crétin, bête, con, abruti, stupide, maladroit
Bishônen : littéralement, les "beaux garçons" ("bi "= beau + "shônen"= jeunes garçons)
Chan/kun/san :Diminutif que l'on ajoute au nom (ou prénom) pour marquer l'affection envers une personne (Chan), une certaine marque de respect envers un camarade (Kun), ou marquer une certaine hiérarchie avec des personnes que l'on connaît peu ou plus âgées (San)
Gomen / Gomen ne : pardon, désolé, excusez-moi
Haï : oui (je le mets pour les baka qui le sauraient pas)
Konnichi wa :Bonjour (à partir de 11H du matin jusqu'à 18H)
Kuso : merde
O-yasumi (nasaï) :bonne nuit (quand on va se coucher)
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