Hey,

Voilà la suite.

Un énorme merci à vous tous et toutes qui me lisaient, qui laissaient des messages d'encouragements ainsi que vos impressions. Je suis heureuse que cette nouvelle fiction vous plaise.

Angy oui tu avais raison, il a du lui dire, il n'avait pas le choix au final parce que TOmmy aurait fini par le découvrir tôt ou tard. Concernant Felicity oui, je ne me voyais pas faire autrement surtout qu'elle se posait un tas de questions le concernant. La pauvre.

Olicity-Love merci pour ta review.

Chapitre 4

Oliver relisait pour la quatrième fois en l'espace de trente minutes les derniers textos de Felicity.

« Oliver s'il te plaît rappelle-moi je m'inquiète. »

« Oliver pourquoi me fuis-tu ? J'aimerai juste que nous ayons une discussion. »

« Je suis venue au sous-sol et tu étais parti. Tu me manques ! »

« C'est le vingtième messages que je te laisse. Trois jours que je ne t'ai pas vu, trois jours que tu me fuis. Si tu m'aimais autant que je t'aime, tu ne me laisserais pas sans nouvelle de toi. Je t'en prie Oliver rappelle-moi où passe me voir. »

Il posa son téléphone sur la table, il la fuyait, elle avait raison. Il voulait la voir plus qu'elle ne pouvait se l'imaginer, elle lui manquait à chaque seconde qui passait, mais il était incapable de lui faire face. Il ne voulait pas voir la déception sur son visage, ni la tristesse qu'il lui causait.

Il attrapa l'enveloppe qui se trouvait sur la table, la fit tourner entre ses doigts, réfléchissant encore. Il avait tourné le problème dans tout les sens et chaque fois il en arrivait à la même conclusion. Il se leva, attrapa son casque et quitta le sous-sol qui était depuis trois jours devenu sa maison. Il fila à travers les rues de Starling City, s'arrêta devant l'immeuble qui abritait son appartement. Il fit un détour par le garage, s'assurant que la voiture de Felicity n'était pas présente. Il ne voulait en aucun cas la rencontrer et la confronter. Il était lâche, il le savait.

Il pouvait tuer des gens de sang froid, mais faire face à sa femme, à son regard, à son jugement, il en était incapable. La voie était libre, sa voiture n'était pas présente comme Dig lui avait assuré. Elle était au travail et il en fut soulagé. Il entra avec sa clef, s'avança dans l'appartement et se figea à l'entrée de la cuisine. Felicity était attablée au bar, tenant une tasse de café entre les mains. Elle avait une sale mine, ayant des cernes sous les yeux qui étaient rougis par les pleurs.

Elle ne devait pas être là, pourquoi était-elle présente ? La réponse lui vint rapidement, Dig lui avait menti. Il le maudissait, se maudissait de lui avoir fait confiance. Il savait que Dig avait accepté de faire équipe avec lui juste pour assurer ses arrières et rien de plus. Il n'était pas d'accord avec ses méthodes et lui avait fait savoir, mais Dig avait rejoint sa croisade uniquement parce que celui-ci l'avait retrouvé ensanglanté dans une ruelle sombre et qu'il ne voulait pas que Felicity perde de nouveau son mari. Il avait été clair à ce sujet, il ne faisait ça que pour elle.

Dig lui avait sauvé la vie un soir peu après qu'Oliver ait commencé sa croisade, il était passé par là par hasard et avait aidé le justicier à se relever, ne sachant pas qui se trouvait sous la capuche à cet instant jusqu'à ce qu'il s'approche et découvre qu'il s'agissait de lui. Oliver était gravement blessé et à l'agonie. Dig avait voulu l'emmener à l'hôpital, mais Oliver avec le peu de force qui lui restait avait refusé, le suppliant de l'emmener au repaire.

Il s'était renseigné sur Dig juste après que Moira lui avait présenté le garde du corps et ami de Felicity, et il n'avait pas été déçu de ce qu'il avait trouvé. Ancien militaire avec un brevet de secourisme, maîtrise en art martiaux. C'était la raison pour laquelle il lui avait fait totalement confiance ce fameux soir, sachant qu'il le soignerait et garderait son secret. Jusqu'à aujourd'hui il avait eu raison d'avoir confiance en l'homme concernant sa vie nocturne, mais il n'aurait pas dû lui accorder sa confiance concernant son autre vie. Il grogna, en colère contre lui-même de n'avoir rien vu venir.

Felicity leva la tête, descendit du tabouret et avança vers lui. Elle attrapa sa main libre et la serra doucement entre les siennes. Son contact lui avait manqué, son toucher. Il se détendit instantanément quand ses doigts caressèrent le dos de sa main.

« N'en veux pas à Dig... » Murmura-t-elle en levant les yeux vers lui. Ses beaux yeux bleus qui étaient brillant de larmes lui comprimèrent la poitrine.

Oliver poussa un soupir et retira doucement sa main des siennes. Il ne pouvait pas faire ça, ne pouvait pas se laisser toucher sinon il craquerait, il la prendrait dans ses bras, la câlinerait et lui dirait qu'il est désolé, hors il n'était pas venu pour ça. Il lui tendit l'enveloppe qu'il tenait dans l'autre main. Elle s'en saisit sans le lâcher du regard. Elle avisa le tampon et la jeta sur le bar sans l'ouvrir sachant très bien ce qu'elle contenait.

« Tu penses vraiment que je vais accepter ça ? » Cracha-t-elle. « Je refuse Oliver. » Dit-elle avec plus de douceur.

« Felicity... » Dit-il las de se battre avec elle. « C'est le meilleur moyen. » Il s'en était convaincu et devait la convaincre. « Je ne suis plus le même homme... je ne suis plus le Oliver que tu as connu. »

« Je refuse de croire ça... je sais que quelque part au fond de toi, tu es là. » Dit-elle en posant une main sur sa poitrine.

Oliver souffla. Ça n'allait pas être facile de la convaincre, de lui faire entendre raison. « Tu te trompes Felicity... »

« Non... non... » Sa voix se brisa. Elle inspira et expira cherchant à se maîtriser, à repousser ses larmes, elle était faible et se détestait de l'être, mais elle était brisée depuis quatre ans et rien n'avait réussi à la relever. « S'il te plaît Oliver. »

« Je suis un meurtrier Felicity. Tu mérites mieux que moi. Tu mérites tellement plus qu'un homme brisé. » Plaida-t-il.

« Qu'est-ce que tu en sais ? » Dit-elle en haussant la voix. « Qui penses-tu être pour me dire si je te mérite où pas ? De quel droit te permets-tu de choisir à ma place, Oliver ? » S'irrita-t-elle. « C'est un tas de connerie et tu le sais autant que moi. »

Oliver frotta ses yeux de ses mains, elle était têtue, ne voulait pas l'écouter. Il recula d'un pas, rompant le contact avec elle. « Je vais te laisser réfléchir à tout ça calmement. » Dit-il en montrant l'enveloppe.

« Tu peux la reprendre. Je ne signerai pas. Je ne l'ouvrirai même pas. C'est tout réfléchi Oliver, la réponse est non. Je me battrai pour nous. J'ai fait l'erreur une fois de ne pas me battre et... » Elle craqua au souvenir. Son corps fut pris de tremblement, elle recula et trébucha sur l'un des tabourets. Oliver s'avança vers elle, la retenant, évitant qu'elle ne tombe.

« Felicity... » Murmura-t-il. Il la serra dans ses bras et elle abandonna tout son chagrin contre sa poitrine. Elle sanglotait de désespoir, tapant sur sa poitrine.

« Ne... m'abandonne pas... Oliver. » Le supplia-t-elle entrecoupée de sanglot. « Ne... m'abandonne pas... »

Oliver la serra plus étroitement, caressa l'arrière de sa tête, tentant de l'apaiser. Il avait les larmes aux bords des yeux. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état et ça lui brisait le cœur de la voir ainsi. Sa femme qui était si forte, si belle, si douce, si compatissante, était brisée, il l'avait brisée. Bon dieu quel homme était-il ?

Elle se calma doucement entre ses bras, ne bougeant plus. Oliver la tira doucement dans le salon où il prit place l'amenant sur ses genoux. Elle se recroquevilla contre lui, pressant sa tête contre son cou, tenant fermement son tee-shirt, s'y accrochant comme à une bouée de sauvetage. Après un moment Oliver sentit qu'elle s'était endormie, sa poitrine montait et descendait doucement. Elle était éreintée, tout comme lui et n'avait probablement pas dormi durant ces trois derniers jours. Il se leva avec précaution la tenant avec fermeté.

Il l'amena à l'étage, s'arrêtant devant la porte de leur chambre où il y régnait un désordre sans nom. Le contenu du dressing était rependu sur le sol. Oliver déposa sa femme sur le lit, faisant attention de ne pas la réveiller puis analysa le sol qui lui donnait l'impression que la pièce avait été visité par un voleur. Il se demanda ce qu'il s'était passé. Il voulait des réponses, mais la seule personne pouvant lui en donner était endormie dans leur lit. Il souffla, ôta ses chaussures avant de s'enfoncer dans le dressing où il commença à ranger.

Oliver s'arrêta quand il entendit du bruit provenant du rez-de-chaussé. Il se précipita dans la chambre, pensant que Felicity s'était réveillée et avait fui, mais elle était toujours profondément endormie. Il sortit discrètement de la chambre, sans faire le moindre bruit, puis descendit les escaliers tout aussi discrètement, le cœur battant. Quelqu'un s'était introduit chez eux. Il posa une main sur son cœur quand il arriva au bas des marches. Sa mère était proche du bar, dos à lui.

« Maman ? » L'appela-t-il tout en avançant vers elle.

Elle sursauta, puis se tourna. « Oliver... tu m'as fait peur. » Dit-elle.

Oliver était sur le point de lui demander ce qu'elle faisait là, mais il se retint quand il vit ce qu'elle tenait entre les mains.

« Tu peux m'expliquer ? » Demanda-t-elle en soulevant l'enveloppe, la mettant devant ses yeux.

« Ce ne sont pas tes affaires. » Répondit-il se sentant agressé par sa mère.

« Elles le sont quand ça touche mes enfants, Oliver. » Se défendit-elle. « Un divorce ? Vraiment ? »

Oliver croisa les bras sur la poitrine, se demandant comment sa mère était au courant.

« Je sais tout ce qui se passe dans cette ville Oliver, tout... » Dit-elle en répondant à ses interrogations. « Tu as perdu l'esprit mon fils. Un divorce ! »

« Maman s'il te plaît. » Plaida Oliver en s'approchant d'elle.

« Je ne comprends pas Oliver. Vous sembliez si heureux, Felicity était de nouveau heureuse. Je ne l'avais pas vu aussi heureuse depuis... » Elle se tue, avala durement pour repousser les larmes qui étaient sur le point de tomber. « Tu ne peux pas lui demander ça Oliver. » Dit-elle en reprenant contenance. « Je t'en prie, ne lui demande pas ça. » Le supplia Moira, les yeux brillant de larmes. « Elle mérite un peu de bonheur après tout ce qu'elle a subi. »

« Après tout ce qu'elle a subi ? » L'interrogea Oliver, voyant que sa mère ne lui disait pas tout. Il avait eu le même sentiment plus tôt lorsqu'il avait discuté avec Felicity.

Moira ferma les yeux quelques secondes. Elle posa une main sur la joue d'Oliver. « Ne lui donne pas cette enveloppe Oliver. Si tu l'aimes autant qu'elle t'aime, ne le fait pas. » Plaida-t-elle.

« C'est justement parce que je l'aime que... »

« Tu lui as déjà donné n'est-ce pas ? » Le coupa Moira avec horreur. « Mon dieu... qu'as-tu fais ? Où est-elle ? » Demanda-t-elle affolée. Elle savait que sa belle fille était fragile psychologiquement, elle savait qu'un petit rien la ferait replonger dans l'obscurité et elle ne voulait pas revivre tout ça, ses angoisses, ses peurs. Felicity allait mieux depuis deux ans, mais restait malgré tout très fragile.

« Elle... elle dort à l'étage maman. » Dit Oliver. « Est-ce que tu vas me dire ce qu'il se passe ? » La pressa-t-il en voyant son état.

« Il ne se passe rien Oliver... » Mentit Moira en reprenant son air stoïque. « Elle a juste été très fragilisée par votre disparition et ça a été difficile Oliver... pour tout le monde, mais surtout pour elle. » Moira inspira un grand coup et reporta son attention sur l'enveloppe. « Qu'a-t-elle dit ? »

« Qu'elle se battrait... » Répondit Oliver, restant évasif. « Qu'elle refusait. »

Moira hocha la tête avant de se décaler. « Prends soin d'elle Oliver. Tu ne le vois peut-être pas, mais elle a besoin de toi. Tu es son miracle. » Dit-elle avant d'ouvrir la porte le laissant seul au milieu de l'espace de vie.

Oliver fixait la porte incrédule. Qu'avait voulu dire sa mère ? La discussion qu'il venait d'avoir avec elle tournait en boucle dans sa tête. Quelque chose lui échappait. Plus tôt Felicity avait dit un truc qui l'avait interpellé sur le moment, mais qu'il avait choisi d'ignorer parce que son objectif principal avait été de la convaincre que ce divorce était ce qu'il y avait de mieux pour eux.

Avec tout ce qu'elle a subi ? Qu'avait-elle subi ? « Bon sang. » Dit-il en tapant sur le plan de travail du bar. Il ferma les yeux, cherchant ce qui aurait pu lui arriver. Sa femme avait toujours était forte, intelligente, souriante. Elle était la joie de vivre, son rayon de soleil. Il ouvrit les yeux, sortit son téléphone et passa en revu les photos qu'ils avaient prises au cours de ce mois écoulé.

Son sourire n'était plus le même, ses yeux avait perdu de leur éclat, elle était différente. « Merde. » Murmura-t-il. Comment n'avait-il pas pu le voir ? Pourquoi n'avait-il rien vu. Que lui était-il arrivée ? Elle avait perdu l'amour de sa vie, tout comme lui, mais ça ne résumait pas tout. Il refit le point des dernières conversations, quelque chose clochait, mais quoi ? Il ne savait pas, mais il se fit la promesse de le découvrir.

Il regarda la lettre que sa mère avait posé sur le bar, l'attrapa et l'arracha. Non ! Divorcer n'était pas la solution. Il se battrait aux côtés de sa femme, il deviendrait un homme bon pour elle, un homme qu'elle méritait. Il le ferait. On l'avait brisé durant cinq années, lui ayant fait subir les pires atrocités mais en voyant le regard de sa femme sur cette dernière photo, il était certain qu'elle avait vécu une épreuve pire que ce que lui avait enduré. Il sortit son téléphone de sa poche, composa un numéro.

« John ? Retrouve-moi au repaire s'il te plaît. »

Il remonta à l'étage, passa la tête par la porte et son cœur se gonfla d'amour pour sa femme. Il s'approcha doucement d'elle, posa une main sur son épaule, la secoua doucement. Il ne voulait pas la réveiller, sachant qu'elle était épuisée, mais il voulait l'avertir de son départ, ne voulant pas qu'elle s'imagine qu'il la quittait.

« Felicity ? Ouvre les yeux. » Murmura-t-il pour ne pas la brusquer.

« Humm.. » Gémit-elle avant d'ouvrir les yeux et les refermer aussitôt faisant sourire Oliver.

« Je voulais juste te dire que je sortais. Je serai de retour dans la soirée. D'accord ? »

« Ne m'abandonne pas... » Dit-elle avec un voile de tristesse.

« Non... je ne t'abandonnerai pas Felicity... j'ai simplement rendez-vous avec John. Je reviens, promis. » Dit-il en pressant ses lèvres contre sa joue. « Rendors-toi, je serai là ce soir. »

Elle se redressa subitement, le visage froissé de sommeil, les cheveux en désordre et il la trouva plus belle à cet instant. « Ne pars pas Oliver... » Dit-elle d'une petite voix. « Ne me quitte pas... »

Le cœur d'Oliver se serra, sa poitrine se comprima. Bordel qu'avait-il fait ? Elle semblait si fragile. Il passa un bras autour de ses épaules et la tira sur sa poitrine. « Je ne te quitte pas Felicity. Je vais me battre à tes côtés. » L'assura-t-il en pressant un baiser dans ses cheveux. « Je regrette ce qui s'est passé tout à l'heure, je regrette de t'avoir donné cette lettre... je suis désolé, chérie. Je ne voulait pas te faire de mal. Je pensais que c'était mieux pour toi, mais tu as raison. Je ne sais pas ce qui est mieux. » Dit Oliver en baissant les yeux sur son visage. « Tout ce que je sais pour le moment c'est que je t'aime et que je vais faire en sorte d'être l'homme que tu mérites et pour ça, il faut que je rencontre John, d'accord ? »

« D'accord. » Répondit-elle en levant les yeux sur lui.

« Je reviens des que nous aurons terminé. »

Il descendit les marches le menant au repaire. John était déjà arrivé. Il était assis sur le bureau, l'attendant. « Alors ? Qu'est-ce qui ne pouvait pas attendre ? » S'empressa de demander Dig.

« Tu m'as menti... » Dit Oliver en avançant vers lui.

Dig resta de marbre à cette accusation ne regrettant pas de lui avoir mentit. Il aimait Felicity et voulait plus que tout l'aider. Tout ce qu'il avait fait jusqu'à présent était pour lui venir en aide. « Je l'ai fait pour elle. » Dit Dig sans se démonter. « Elle voulait te parler et tu refusais de la voir donc... »

« Tu as bien fait. » Répondit Oliver avec un sourire. « Nous avons discuté et... » Oliver inspira. « Je voudrais changer Dig... pour elle... parce qu'elle mérite mieux qu'un homme comme moi. »

« Changer ? » Dig haussa un sourcil, sceptique.

« Je ne veux pas abandonner tout ça, parce que tu sais ça, cette capuche fait partie de moi... mais j'aimerai faire les choses différemment... je ne sais pas comment m'y prendre. » Avoua Oliver penaud. « C'est la raison pour laquelle je t'ai demandé de venir, pour que tu m'aides. »

Dig poussa sur ses mains et se mit sur ses pieds. Il se demanda ce qu'il s'était passé entre Felicity et lui pour que celui-ci change d'avis si soudainement. Il avait essayé à plusieurs reprises de lui faire entendre raison, lui disant qu'il pouvait sauver la ville en s'y prenant différemment, mais Oliver avait toujours repoussé son opinion.

« J'attends tes suggestions. » Dit Oliver devant le silence de l'homme.

Dig esquissa un petit sourire. « Hé bien... tu ne vas pas aimer la première. » Dit Dig en tapotant doucement le bureau de ses doigts. « Je pense que ta femme doit nous rejoindre. »

« Non ! Jamais. » Hurla Oliver à cette suggestion. « C'est trop dangereux. »

« Nous avons besoin d'un support technique Oliver... et ta femme est ce qu'il nous faut... nous la protégerons Oliver. Elle n'aura pas besoin de sortir d'ici de toute façon. »

« Non Dig. Je ne veux pas la mêler à ça. »

« Elle est déjà mêlée à ça mec. » Dit Dig avec calme. « Réfléchit, elle pourrait nous faciliter la tâche. Elle pourrait trouver des trucs sur ces hommes. » Dit Dig en lui montrant le carnet où quelque noms étaient barrés. « Elle est très douée... et grâce à ses talents tu pourrais faire enfermer ces types sans les tuer. Tu m'as demandé des conseils, en voilà un. »

« C'est... » Oliver se prit la tête dans les mains. Dig marquait un point, il savait qu'avec l'aide de Felicity ils seraient une bien meilleure équipe, mais il avait peur pour sa femme.

« Elle ne craindra rien Oliver. Tu devrais en discuter avec elle. Je pense que si elle voyait ce que tu faisais réellement, elle serait fière de toi. »

« J'ai tué des gens Dig... comment pourrait-elle être fière ? »

« Tu en as sauvé bien plus. » Répondit Dig. « Et nous ne parlons pas de ça... tu veux être meilleur et ça, c'est la première solution. Les autres viendront avec le temps. »

Oliver roula jusqu'à son appartement. Durant le trajet il n'avait cessé de repenser à sa conversation avec John. Sur le coup sa proposition lui avait semblé horrible, mais maintenant, arrivé devant chez lui, il la reconsidérait. Il esquissa un sourire avant d'ouvrir la porte. Ça sentait divinement bon, Felicity avait cuisiné son repas favoris et ça lui mettait l'eau à la bouche. Il posa son casque dans l'entrée, ôta ses chaussures et s'enfonça dans la pièce, allant à la cuisine où il la trouva en train de refermer la porte du four. Il l'enlaça par derrière, la ramenant contre lui. « Tu as cuisiné ? »

« Oui... des lasagnes... »

« Parfait. » Murmura-t-il dans son oreille, provoquant des frissons sur le corps de sa femme. Oliver la relâcha, elle se tourna pour lui faire face. « Nous devons discuter. » Dit-il simplement en prenant sa main dans la sienne l'entraînant dans le salon.

Le cœur de Felicity se mit à battre rapidement. « Tu as changé d'avis ? » Demanda-t-elle avec angoisse.

« Non... je... je veux te proposer quelque chose. » Dit-il en souriant.

Il lui fit signe de s'asseoir sur le sofa, tandis qu'il s'essaya sur la table de salon. Il s'avança, prit ses mains entre les siennes. « J'ai beaucoup discuté avec John et... je ne veux pas arrêter ce que je fais Felicity parce que... j'aime ça. »

Felicity ouvrit de grand yeux, effarés, ne comprenant pas qu'il aimait tuer des gens.

« Non... non... pas cette partie là Felicity. » L'assura-t-il en voyant sa stupeur. « J'aime faire le bien. » Corrigea-t-il. « Mais parfois pour obtenir des informations... je dois pousser les choses et... je ne veux plus que ça aille aussi loin. » Dit-il en la regardant. « Tu comprends ? »

Elle hocha la tête en réponse.

« John a proposé que nous demandions une aide extérieure. » Oliver sonda sa réaction, elle n'avait pas esquissé le moindre mouvement, attendant qu'il continue. « Nous aimerions que tu nous aides à faire le bien Felicity. » Finit-il, incertain.

« Moi ? Je ne sais pas me battre Oliver. Je prends des cours de kravmaga avec Thea mais ce n'est pas suffisant. Je ne sais même pas tirer et j'ai peur des armes. Je... »

« Felicity. » Dit Oliver en donnant une légère pression sur ses mains. « Ce n'est pas ce que nous attendons de toi. Nous voulons que tu nous aides à trouver des informations sur ces types que je cible pour nous aider à les faire emprisonner. » L'éclaira Oliver. « Je sais que c'est beaucoup... mais c'est tout ce que j'ai trouvé pour le moment pour être un homme que tu mérites et... »

Oliver n'eut pas le temps de finir sa phrase que Felicity se jeta sur lui, le faisant basculer sur l'arrière. « Oui... oui je veux t'aider. » Dit Felicity, heureuse de voir qu'il avait totalement renoncé au divorce.

« Vraiment ? » Demanda Oliver n'en croyant pas ses oreilles qu'elle ait accepté aussi rapidement.

« Oui... si ça me permet de te garder alors oui... » Dit-elle en se redressant.

Oliver esquissa un sourire. Il se redressa à son tour, posa ses mains sur ses joues, s'approcha d'elle. Il posa délicatement ses lèvres sur les siennes et elle répondit à son baiser.

Felicity posa ses mains sur le bas de son tee-shirt, mais Oliver rompit leur baiser.

« Attends. » Dit-il en se reculant. Il tira son tee-shirt par dessus sa tête et regarda sa réaction. Sa femme ne prêta aucune attention à ses meurtrissures, elle lui sourit avant de fondre sur sa bouche.

« C'est arrivé. » Dit-elle en caressant son torse.

Ils étaient tout deux allongés sur le tapis du salon, nus.

« J'en suis très heureux. » Dit Oliver en posant un baiser dans ses cheveux. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi Oliver. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. » Dit-elle.

Oliver sourit à ça. Il caressa son dos, inspira. Il ne voulait pas gâcher ce moment, mais il voulait savoir, c'était plus fort que lui. « Felicity ? »

« Humm ? »

« Que s'est-il passé ? » Demanda-t-il avec tendresse.

« Je t'ai perdu. » Répondit-elle. Elle savait que ce n'était pas ce qu'il lui demandait, savait qu'il voulait savoir ce qui c'était passé quatre ans plus tôt, mais elle était incapable de lui dire ce qu'elle avait fait. Incapable de lui avouer l'inavouable. Quatre ans était passé mais elle s'en voulait toujours autant de ne pas s'être battue.

Oliver soupira. Elle n'allait pas lui faciliter la tache. « Est-ce que tu me raconteras un jour ? »

« Peut-être... et toi ? Est-ce que tu vas me raconter ce que tu as vécu Oliver ? »

« Oui, un jour. Mais pour le moment, je pense que notre four sonne. Allons manger. » Dit-il en l'embrassant.