Coucou tout le monde!
Voila le chapitre 4 comme promis, j'espère qu'il vous plaira, le prochain est prévu dans une semaine.
Merci à Mel925, sandra et Clem pour vos reviews qui m'ont fait super plaisir =DD
Bonne lecture, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !!
Bisouxxx
Chapitre 4: Dignité
La première guerre contre Voldemort prit fin avec la naissance d'une cicatrice.
Seize ans plus tard, la seconde guerre avait commencé avec une attaque particulièrement monstrueuse sur des élèves, lors d'une sortie à pré-au-lard où quarante-cinq enfants avaient péri.
À Poudlard, des cours pour les étudiants des trois dernières années qui le voulaient avaient alors été rajoutés. Durant ces heures, les élèves étaient entrainés intensivement par des aurors expérimentés afin de se défendre en cas de besoin. Ginny se trouvait alors en sixième année et suivait ces cours avec acharnement tout comme Harry, Ron, ou Hermione. Le niveau de combat avait rapidement augmenté pour ceux qui recevaient une formation supplémentaire, mais par contre, leurs études passaient très souvent en second plan et beaucoup ne se levait le matin que pour s'entrainer en vue de la guerre qui approchait.
Le soir de Noël, Voldemort avait tenté de s'emparer du château. Cette nuit fut un vrai carnage, mais grâce aux connaissances acquises par les élèves, aux professeurs et aux aurors qui arrivèrent un peu plus tard, le mage noir ne réussit jamais à conquérir Poudlard.
Ceux ayant survécu à la bataille finale contre Voldemort et qui avaient loupé la moitié de leurs cours avaient eu la possibilité de refaire leur année complète. C'était donc la huitième année que Ginny passait au château.
Les problèmes pour la jeune fille arrivèrent le lendemain, lors de son premier cours de défense contre les forces du mal.
Ce jour là, tout commençait mal ; Elle s'était réveillée une demi-heure avant son réveil et n'avait pas réussi à se rendormir après, ce qui l'avait mis considérablement de mauvaise humeur. Pour continuer, l'eau chaude avait mystérieusement disparu des douches, Ginny soupçonnait une blague puérile des maraudeurs. Pendant le petit déjeuner, elle s'était renversé son jus de citrouille sur sa robe, et pour ne rien gâcher, la jeune rousse avait littéralement percuté Malefoy dans les couloirs. Ce qui en passant l'avait fait tomber à la renverse et elle allait certainement avoir un bleu mal placé dans les prochaines vingt-quatre heures.
Donc en entrant en cours de Défense contre les force du mal que les Gryffondors, précisons le, partageaient avec les Serpentards, elle ne s'attendait plus à pire. La jeune femme s'assit tranquillement à côté de Saria et le professeur débuta son cours. Mrs Anderson, était une femme assez forte et imposante dans son genre.
- Aujourd'hui, fit-elle, pour votre premier cours de l'année et notre premier cours ensemble, je vais vous tester et voir un peu à quel niveau chacun de vous se trouve. Ce n'est pas pour vous rabaisser, je veux simplement voir où est-ce que je devrais vous faire le plus travailler, expliqua Mrs Anderson.
Jusqu'ici rien de bien méchant.
- Vous allez vous mettre par deux, mais je ne veux pas que vous restiez entre maisons. Un Serpentard avec un Gryffondor, ordonna-t-elle.
C'est ainsi que Ginny Lewis se retrouva face à un Lucius Malefoy au sourire effrayant.
- Bien Mr Malefoy, le complimenta le professeur je vois que vous prenez de bonnes initiatives.
Peu à peu des couples se formèrent en ronchonnant. Ginny eut notamment le loisir de voir Sirius se mettre avec James. Bah oui, ça les arrangeait bien, eux, ce mélange entre maisons. Et Lily et Severus se rejoignirent en s'échangeant un sourire furtif… est-ce que ces deux-là avaient été proches ?
- Tu es prête à mordre la poussière j'espère, la coupa Malefoy dans ses pensées avec sa voix doucereuse.
- On verra bien, répondit simplement Ginny.
- Très bien, coupa Mrs Faon, nous allons d'abord tester vos méthodes de désarmement et de défense contre l'expelliarmus.
« Eh bien, on peut dire que c'est vraiment du niveau des ASPIC … » pensa ironiquement Ginny.
Malefoy abordait déjà un fin sourire que Ginny se promit de lui faire ravaler.
- A trois les serpentards lancent le sort. Un, deux… trois ! fit la prof.
Des « expelliarmus » fusèrent de tous les côtés. Malefoy n'avait pas bougé d'un poil. Il regardait Ginny avec un regard polaire. Soudain il s'écria sans prévenir:
- Expelliarmus !
Le sort était puissant, mais Ginny savait que Malefoy n'était encore qu'un aspirant mangemort. Il n'était qu'à la moitié de sa puissance.
Elle ne fit que reculer d'un pas et ne laissa pas sa baguette s'échapper pour autant.
- Très impressionnant, Miss.. ? demanda Mrs Anderson.
- Lewis, répondit Ginny.
- Eh bien, Miss Lewis, vous faites gagner dix points à Gryffondor pour avoir parfaitement contré ce sort.
Ginny regarda autour d'elle et vit avec étonnement que la plupart des autres n'avaient soit plus leur baguette, soit avaient été projetés plus loin et atterri sur des matelas disposés pour l'occasion.
Seulement peu d'entre eux avaient encore leur baguette en main. En réalité tous avaient appris à jeter le sort, mais aucun ne savait s'en protéger.
Ginny rougit tout en se mordant la lèvre. Elle devrait vraiment être plus discrète dans le futur, si elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle.
Leur professeur leur fit ensuite échanger les rôles et Ginny ne mit pas toute se puissance dans son sort. Elle réussit tout de même à attraper la baguette de Malefoy qui était franchement furieux de son échec. Lui qui était si sûr de lui au début du cours.
Ensuite le professeur leur demanda de lui montrer leur Patronus . Ginny se mordit la lèvre. C'était un sort qu'elle redoutait, car depuis la guerre elle n'avait plus jamais réussi à en former un. Elle fut quelque peu rassurée de voir que presque tous les Serpentards n'y arrivaient pas. Ou plutôt qu'aucun n'essayaient vraiment. Pas si étonnant lorsqu'on savait de quel côté ils se trouvaient. Eux n'avaient aucun souci avec les détraqueurs puisqu'ils étaient secrètement à la solde de Voldemort, déjà à cette époque.
Elle ne passa pourtant pas inaperçu, puisqu'elle avait tellement bien réussi l'exercice précédent, tout le monde s'attendait à voir un animal argenté magnifiquement imposant sortir de sa baguette. Elle lança le sort, mais seulement quelques filaments argentés s'échappèrent du bout de sa baguette.
- Eh bien, eh bien, miss Lewis ? fit interrogativement Mrs Anderson, Vous exécutez parfaitement le mouvement de baguette et je n'ai rien à redire de l'intonation et la prononciation de votre sort… N'y a-t-il aucun souvenir assez joyeux dans votre vie pour que vous vous en serviez ? la taquina-t-elle.
Le silence de la jeune fille suivit cette question, faisant froncer les sourcils du professeur.
- Réessayez !
La rousse ne parvint pas à un résultat meilleur, par contre, une magnifique biche sortit de la baguette de Lily, James fit apparaitre un lion fier et impressionnant. Le renard malin que fit apparaitre Sirius la fit sourire. Mrs Anderson les félicita et regarda Ginny d'un air dépité. C'était celle qui y parvenait le moins bien.
XOxoXOxoXO
James avait averti les Gryffondors qu'il faisait passer des sélections pour le poste d'attrapeur. Ginny était bien décidée à y participer ! Elle se pointa donc au rendez-vous le vendredi, sous le regard ahuri de ses concurrents : cinq jeunes hommes musclés à souhait. La jeune femme se tendit un peu face aux sourires supérieurs et aux petits ricanements qu'ils s'échangeaient.
James arriva accompagné de l'équipe au complet ainsi que de quelques curieux qui s'installèrent dans les gradins.
Doit-on préciser que l'équipe était composée uniquement d'hommes ?
A ce moment là, Ginny, du haut de son mètre soixante-et-un vécu un grand moment de solitude féminine. Cependant elle tenta de ne pas se décomposer totalement et répondit au salut du jeune Potter par un sourire crispé.
Celui-ci, étant le capitaine de l'équipe leur distribua un balai à chacun et déposa une boite à terre.
Il se racla la gorge et le silence se fit presque immédiatement. C'est fou ce que les gens peuvent être influençables.
- Alors, déjà, je vous félicite tous d'avoir eu le courage de venir vous présenter. On ne prendra qu'un seul d'entre vous, celui… ou celle, ajouta-t-il en faisant un sourire en coin à Ginny qui n'en menait pas large, qui attrapera le vif d'or le plus rapidement et avec la meilleur technique de vol.
- Je commence, fit un grand brun imposant. Il croisa le regard de Ginny et haussa un sourcil sarcastique.
- Très bien, répondit James en ouvrant la boite.
Il attendit que le vif d'or ait disparu de leur champ de vision et donna le top de départ.
Le prétendant s'éleva aussitôt en l'air et commença à voler tout autour du terrain.
Ginny ferma les yeux et tenta de maitriser son stress. Sauf qu'elle se rendait compte que l'enjeu était énorme. Ce n'était pas simplement son honneur qu'elle mettait en jeu, mais celui de toutes les filles à Poudlard qui voulaient jouer au Quidditch. Elle était en quelques sortes leur porte parole… si elle voulait qu'elles ne soient plus rabaissées comme elles l'étaient, elle avait intérêt à assurer.
Elle se focalisa sur sa respiration et la régula du mieux qu'elle put en prenant des longues inspirations. Elle décontracta tous ses muscles, ce qui la rendit plus sereine et rouvrit les yeux. Il ne restait plus qu'elle et une armoire à glace à passer. L'autre lui fit un clin d'œil provocateur et s'éleva avec aisance dans le ciel. Il fit preuve de beaucoup d'agilité et possédait une bonne maitrise de son balai, mais il ne fut cependant pas assez rapide d'après Ginny.
James tourna alors la tête vers elle et lui fit un sourire encourageant. Elle prit son balai, l'enfourcha et donna un coup de pied pour se retrouver dans les airs. Elle avait oublié ce que lui procurait comme sensations de voler, ça faisait tellement longtemps qu'elle n'était pas remontée sur un balai ! L'air frais venait frôler sa nuque dégagée et lui donnait des frissons. Le vide sous ses pieds… le danger… la liberté.
Elle s'éleva très haut et parcourut le ciel des yeux. Elle chercha quelques secondes et aperçut finalement le petit éclat doré si précieux.
L'adrénaline… voler c'était aussi comme si elle était avec Harry. C'était leur passion à tous les deux, ce qui les rapprochait encore.
La jeune fille s'élança en direction du vif d'or qui ne cessait de changer de directions, lui faisant courir quelques risques, et elle l'attrapa finalement, triomphante.
Elle redescendit à terre, le nez et les joues rougis par le froid et l'excitation, le poing bien serré autour de la petite balle.
James la regardait avec une lueur d'inquiétude au fond des yeux.
- Ça va Ginny ? Tu t'es blessée ?
- Non, non, ça va pourquoi ?, demanda-t-elle avec une voix rauque qu'elle ne se reconnut pas.
- Tu pleures… répondit-il légèrement surpris par la question.
- Oh, s'exclama-t-elle en s'essuyant les joues, c'est le froid qui fait couler mes yeux c'est tout, menti-t-elle en lui souriant.
Il hocha la tête, rassuré et enferma la petite balle dans la boite.
- Ok, dit-il plus fort, pour tout le monde, vous avez tous été très performants, on va délibérer avec toute l'équipe et on affichera le nom de celui qui sera pris demain matin.
Tout le monde était un peu déçu de ne pas savoir tout de suite la réponse, mais aussi soulagés d'avoir terminé le test. Ils allèrent au vestiaire des Gyffondor pour se doucher, en sueur
Ginny allait faire de même, mais elle vit avec un étonnement tinté d'agacement qu'il n'y avait pas de vestiaire pour les filles.
Elle hésita un peu, pesant le pour et le contre, puis elle alla dans le vestiaire vide des Serpentards. Elle se déshabilla rapidement et alluma le robinet de douche. L'eau chaude sur son corps endolori lui fit du bien et la détendit. C'est seulement là, qu'elle put se laisser aller. Ses larmes salées lui brûlaient les yeux et finissaient par se mêler à l'eau qui coulait sur son visage. Elle ne voulait pas pleurer en public… elle devait être forte, elle détestait se sentir vulnérable.
Un bruit de porte qu'on ouvre se fit entendre dans la pièce, faisant manquer un battement au cœur de la petite Ginny.
Elle prit précipitamment sa serviette, rouge de confusion devant un Sirius Black figé, la bouche ouverte.
- Que…qu'est-ce que… tu fais ici ? bégaya Ginny
- Heu, fit-il très intelligemment.
Il ne s'attendait certainement pas à se trouver dans cette situation. Le jeune homme secoua la tête et se reprit en lui expliquant :
- Je venais chercher mon balai pour aller voler un peu avec James.
- Ah.
Un ange passa, le brun se racla la gorge
- Et toi ? demanda-t-il
Ginny eut un petit rire nerveux :
- Eh bien je prenais ma douche…
- Ouais… pas bête, dit Sirius.
Ils se regardèrent et s'esclaffèrent devant le ridicule du moment. Sirius lui tourna le dos.
- Vas-y, tu peux t'habiller.
Ginny s'empressa d'obéir et enfila se habits propres, rouge comme une pivoine.
Ils sortirent ensuite, Sirius avec son balai dans les mains, et Ginny avec des habits sur le dos.
- C'était vraiment gênant, fit la jeune fille en se mordant la lèvre inférieur.
- Ouais… on dira que j'ai rien vu, la rassura Sirius.
Ginny soupira, soulagée.
- Sauf que c'est pas vrai, glissa-t-il avec un sourire malicieux.
Ginny rougit violemment et le frappa à l'épaule.
- Espèce de pervers !
- Exhibitionniste !
- Eh ! fit Ginny outrée, t'as vu comment t'es entré !
- Et tu m'explique comment j'aurais pu deviner qu'il y avait une Gryffondor dans les vestiaires des Serpentards ? répliqua Sirius.
- Mouais, concéda Ginny
- Et en plus qu'elle était toute nue, ajouta-t-il hilare.
- Merci de me faire me sentir beaucoup mieux Sirius, lacha-t-elle en lui tournant le dos et marcher furieusement dans la direction de la tour Gryffondor.
Il la rattrapa par le bras.
- Attends, excuse-moi, fit-il penaud, j'exagère souvent, mais c'est ma manière à moi de ne pas montrer que je suis gêné…
Ginny ne put s'empêcher de sourire, attendrie devant son air de chien battu.
- C'est bon, oublie ça… allez, vas voler avec ton copain, le poussa-t-elle gentiment.
Il retrouva immédiatement le sourire et Ginny eut comme l'impression qu'elle s'était fait rouler.
- T'es sympa comme fille Ginny Lewis, fit-il en souriant en coin.
Elle secoua la tête en roulant des yeux et ils se séparèrent pour partir chacun de leur côté. Sauf qu'elle avait à peine fait cinq pas, qu'il cria :
- Et il n'y a pas que ton caractère qui est sympa!
- Sirius ! gronda-t-elle.
Mais il avait déjà disparu. Seul son rire qui ressemblait à un aboiement résonnait dans les couloirs. La rousse gémit en se prenant la tête dans les mains.
« Avec un peu de chance, demain il aura tout oublié et il ne remettra pas ça sur le tapis… »
Ne lui en voulez pas, elle ne savait pas encore qui était vraiment Sirius Black...
