Bonjour, bonjour. Ouah il y a une panne internet chez moi…truc de dingue. Ça faisait longtemps et il fallait que ça tombe pile un lundi X).
Du coup j'envoie tout ça du boulot.
Je fais vite, d'abord les reviews aux guest et ensuite le chapitre.
Titou Douh est encore et toujours la merveilleuse personne qui a corrigé mes nombreuses fautes !
Dragonia Malfoy : Le mystère, c'est le but de cette histoire. Ça serait beaucoup trop facile si il se souvenait de tout parfaitement bien. Je ne suis pas du genre à aimer un Harry omniscient et omniprésent. Il faut bien qu'il parte avec un handicap. En tous les cas j'espère que tu aimeras la suite ! Koeur sur toi !
Guest : Mmmh merci beaucoup ! Du coup j'espère que la suite te surprendra aussi ! Koeur sur toi !
Lassa : Je crois que tu n'es pas le seul en fait haha ! Je vais vraiment finir par croire que tu n'as pas lu les interludes u_u. Du coup parce que je suis sympa, que je t'aime bien toussa toussa, je vais rafraichir ta jolie petite mémoire. Charles est mentionné dans le troisième interludes, le tout dernier chapitre de Retour. Le petit garçon qui dort debout, c'est lui. Ensuite, le créateur du balai : le feutenfer d'or n'est autre que James Potter, qui a aussi conçu le feutenfer d'argent que possède Draco. L'objet divin dont tu parles….c'est un stylo XD ! Mmmh Nolan et Harry hein ? Je vais y réflèchir….nan je plaisante, Harry appartient à Draco, c'est comme ça, dans ce monde. Mais je vois qu'Hermione entre en ligne de compte, ça je vais vraiment y penser dis donc ! J'espère que tu aimeras la suite ! Gros koeur sur toi !
Christelle : Merci beaucoup ! Oh « essoufflai » dans le sens ça devenait long ? Irf, j'espère que cette histoire ne te feras pas cet effet, parce qu'elle sera tout aussi longue n_n.
Papillon16 : Alors mmmhh…je n'étais peut-être pas très clair dans ce chapitre. Si Harry a perdu la vu, c'est parce qu'il a donné ses yeux au livre et en sacrifiant sa magie, il sacrifiait sa vue magique donc…il finissait aveugle. Ici si il peut voir c'est…enfin je n'en dis pas plus, tu verras la suite donne aussi quelque réponse X). Je crois que tout le monde aimerait qu'il parle de William haha. Mais nous avons un nouvel Harry avec de nouvelles attentes ! Dans tout les cas, j'espère que tu l'aimeras aussi ! Koeur sur toi !
Silence : Merci, bonne année à toi aussi ! Ohoh, je suis contente que ce premier vrai chapitre ai autant plu. C'est vrai que c'est long et court. Moi j'ai l'impression que ça passe trop vite (je n'ai pas le temps d'écrire !). J'espère que la suite te plaira ! Koeur sur toi et bonne lecture !
Et voilà les agneaux ! Bonne lecture
AVANT
« Il faut que quelqu'un m'aide
Je n'ai qu'une seule vie
Trouver le remède
Je n'ai qu'une seule vie »
Une seule vie. Gérald De Palmas
.
.
Ses yeux fixaient le plafond sans vraiment le voir. Quelques fois, il entendait le vrombissement d'une voiture mais en vérité, l'endroit où il vivait était réellement silencieux. Il s'était allongé et ses parents avaient éteint sa lumière.
Harry avait cru que la fatigue l'emporterait rapidement mais une fois plongé dans le noir, il se retrouva incapable de fermer l'œil. Tout son esprit était accaparé par ce qui était en train de lui arriver. Il n'arrivait pas à comprendre ou même à supposer quoi que ce soit. Il ne savait pas s'il était lui pour de vrai. Si ce qu'il vivait était sa vie. Et c'était en train de le rendre fou. Pourquoi des choses qu'il n'avait jamais vues lui paraissaient si proches de lui ? Comme s'il avait un mot en tête et qu'il était incapable de le trouver ni le prononcer mais que c'était là.
Énervé de se trouver dans le flou le plus total, il sortit de son lit et se dirigea vers son bureau dont il alluma la petite lampe. Il resta posté près de ce dernier examinant de nouveau sa chambre. Ses yeux s'arrêtèrent sur Lord qui n'avait pas quitté sa chambre et reposait sur son lit.
- Tu ne me parleras pas, n'est-ce pas ?
Tout en disant ça, Harry se dirigea vers sa bibliothèque.
- Ça m'aurait été d'une grande aide.
Il fit glisser ses doigts sur les nombreux livres et en prit quelques uns au hasard. La plupart était en russe et Harry fut soulagé de pouvoir comprendre ce qui était écrit, même s'il ne savait pas comment. Tout en lisant, il commença à faire les cents pas et s'entraîna à lire à haute voix. Très vite, il se rendit compte qu'il pouvait parler russe sans difficulté. Il reposa les livres et jaugea les autres grimoires de sa bibliothèque. Il reconnaissait certains intitulés, certains faisant partie des livres proposés pour ses cours à Poudlard, et d'autres qu'il était incapable de définir. Il supposa que c'était des cours différents dispensés à Durmstrang.
Comme il semblait ne rien trouver de nouveau dans sa propre bibliothèque, il se rassit sur sa chaise et fixa Lord intensément.
- Je dois commencer par où ?
Harry se remit en face de son bureau et avisa les tiroirs de ce dernier. Il tira sur le premier à sa droite et il s'ouvrit sans mal. Harry se demanda si les serrures n'étaient pas en fait un leurre. Il regarda à l'intérieur et ne trouva qu'un nombre impressionnant de boucles d'oreilles dans des formes diverses et variées.
Il y en avait en forme de baguette, de balai, de tête de chouette avec des rubis à la place des yeux. Il en trouva même avec une forme de citrouille et des plus fantaisistes, en forme de plume. Harry les prit et se leva en direction du miroir de son armoire. Il retira les têtes de cerfs sans aucune difficulté et mit celles en forme de plume. C'était étrange de porter des bijoux qui auraient mieux convenu à une fille mais étonnamment, il ne trouvait pas ça moche. Il n'avait jamais porté ce genre d'objet, il n'avait jamais eu de bracelet, de collier ni de bague. La seule chose qu'il avait obtenue était une montre cassée de la part de Molly. Là, il avait l'impression que son lui, ou lui, avait enfin pris le temps de s'intéresser à des choses un peu particulières. Il observa de nouveau son bracelet avec un sourire amusé. L'idée que tout ce qu'il avait était des cadeaux le mettait en joie.
Il retourna à son bureau et rangea les boucles d'oreilles en forme de cerf puis se mit à ouvrir les autres tiroirs. Le second contenait des plumes et de l'encre et avait donc très peu d'intérêt mais le troisième fut une toute autre surprise. Harry eut un peu de mal à le tirer mais dévoila un nombre impressionnant de lettres. Harry vit qu'il y avait plusieurs paquets entourés chacun d'un ruban diffèrent, rattaché à de petites étiquettes.
Sur ces dernières se trouvait à priori le nom des expéditeurs. Il lut le nom de Sirius avec joie et resta profondément sceptique en voyant juste à coté le nom de Severus. Le nombre de lettres était impressionnant et Harry réalisa qu'il devait avoir beaucoup de temps pour en écrire autant. Il lut les autres noms avec ce même sentiment étrange qui lui remuait les tripes. Louve et Nolan : deux noms qui lui disaient peu de choses ; Natasha et Dimitri : Harry constata que le nombre de lettres envoyées par Dimitri était plutôt conséquent. Mais les plus gros paquets revenaient à ses parents et à…
Harry tira sur le paquet et lut l'étiquette.
- Regulus Black.
Il était abasourdi. Que Sirius soit en vie lui paraissait presque normal, que Severus Rogue le soit, c'était encore plausible. Mais que Regulus Black soit vivant était au-delà de ce qu'il pouvait concevoir... Parce ce qu'alors ça voulait dire qu'il n'était pas parti à la recherche de l'horcruxe. Qu'il n'était pas mort dans la grotte. Et si lui-même n'avait pas de cicatrice, ça supposait qu'il n'en était pas un non plus.
Harry reposa les lettres en tremblant. Il était partagé entre les lire toutes les unes après les autres et ne rien faire du tout. Il mit sa tête dans ses mains et essaya de réfléchir. Peut-être le retourneur de temps avait-il littéralement renvoyé le sort à Voldemort ? Peut-être y avait-il eu une sorte de bouclier magique et que l'existence même de Voldemort avait été effacée ? Ce qui expliquerait ce nouveau monde, ses parents en vie.
Mais pourquoi partir en Russie ? Pourquoi se souvenait-il de sa vie et pas de son enfance, de l'enfance de cette réalité ?
Harry n'avait définitivement aucune explication qui tenait la route pour sa mémoire. Il sentait l'urgence de devoir parler avec Dumbledore. Il n'avait à présent qu'une seule hâte : retourner en Angleterre.
Il se redressa et ferma le tiroir, il se sentait tout d'un coup suffisamment fatigué pour aller dormir. Il se leva de la chaise et remarqua alors qu'à ses pieds, Lord frottait sa tête contre l'autre dernier tiroir.
Harry se baissa et observa le serpent.
- Tu t'es décidé à me donner un coup de main ?
Le serpent se contenta de sortir sa langue en direction du meuble. Harry tira dessus et poussa un soupir exaspéré.
- C'est vide.
L'animal sembla le juger un peu durement et Harry décida d'y regarder à deux fois. Il tapota le fond du tiroir et constata que le bois bougeait légèrement. Il enfonça sa main dans le tiroir, faisant glisser ses doigts sur les rebords jusqu'à ce que son index glisse sur un fil. Harry le prit du bout des ongles et tira dessus, laissant apparaître un deuxième fond.
Il regarda Lord retourner vers le lit comme s'il venait d'effectuer sa BA du jour. Harry secoua la tête avec un petit sourire. Il souleva la planche et découvrit trois carnets aux couvertures noires, sans aucun titre. Harry les sortit tous les trois et les posa sur le bureau.
La seule indication se trouvait sur le côté du livre : sur chacun d'eux étaient marquées des années.
Dix-neuf cent quatre-vingt dix et dix-neuf cent quatre-vingt onze pour le premier. Dix-neuf cent quatre-vingt-onze et dix neuf-cent quatre-vingt douze pour le second et la même chose avec l'année quatre-vingt treize sur le dernier.
C'était des journaux intimes. Harry en aurait mis sa main à couper, et son salut se trouvait à l'intérieur. Des souvenirs.
Il en ouvrit un et fronça les sourcils. Ils étaient vides : toutes les pages étaient blanches. Harry ne s'arrêta pas à ce premier constat. Il ouvrit les deux autres et dut se rendre à l'évidence : c'était la même chose. Mais ça ne voulait pas dire que c'était réellement vide. Il prit l'un des carnets dans ses mains et le tourna dans tous les sens. Il avait une petite idée de quel genre de journal cela pouvait être mais il n'avait aucune envie de réitérer l'expérience du journal intime de Voldemort. Pourtant, il ne pouvait pas passer à côté de ça.
Il ouvrit celui dont la date était la plus éloignée et s'empara de sa plume qu'il trempa dans l'encre. Puis il inscrit sur la première page :
« Harry James Potter »
Il ne fallut qu'une seconde pour que le carnet fasse disparaître son nom. Une seconde de plus et autre chose apparaissait.
Regulus m'a offert ce journal pour mon anniversaire en me demandant de faire l'effort d'y écrire chacune de mes journées. Je pense que je vais essayer de m'y tenir. Maman dit toujours que c'est bien d'avoir une constance.
Alors je vais commencer par ce qui est évident.
Je m'appelle Harry James Potter, je suis né le 31 juillet 1980. C'est un peu étrange d'écrire comme si je parlais à un auditoire.
Ma mère s'appelle Lily Potter et mon père James Potter. J'ai un frère qui s'appelle Charles il est un peu bruyant et énervant parfois mais… C'est mon frère.
Mais je ferais peut-être mieux de me tenir à l'utilité du cadeau et écrire sur cette première journée.
En plus, Regulus a dit que c'était un carnet spécial, j'ai hâte de voir ce qu'il fait.
Harry sourit. La première page était vraiment décousue mais il reconnaissait parfaitement son écriture aux lettres serrées et penchées. Ses yeux passèrent sur la deuxième page. Il tourna rapidement celles qui suivaient pour voir plusieurs journées défiler. Il revint sur la page initiale et reprit sa lecture dans l'ordre.
31 juillet 1990
Je ne voulais pas vraiment me réveiller mais Louve tapait contre la porte de notre chambre. Je me souviens avoir crié.
Soudain, Harry vit les lettres trembler. Il passa sa main sur ses yeux et se pencha un peu plus sur le journal. Il relut la phrase du début.
Je ne voulais pas vraiment me réveiller mais Louve tapait contre la porte de notre chambre. Je me souviens avoir crié.
Alors les lettres se brouillèrent et Harry grogna. Mais quelque chose changea. Il faillit pousser un cri d'exclamation quand il se sentit tomber.
Comme si son esprit tombait.
C'était comme plonger dans une pensine.
Je ne voulais pas vraiment me réveiller mais Louve tapait contre la porte de notre chambre. Je me souviens avoir crié…
OooooooooooooooooOoooooooooooooooooO
Je ne voulais pas vraiment me réveiller mais Louve tapait contre la porte de notre chambre. Je me souviens avoir crié…
- C'est bon ! hurlais-je la tête toujours enfouis dans le coussin.
A coté de moi, un autre grognement se fit entendre et je poussais un véritable soupir de désespoir. Nolan était réveillé, ce qui voulait dire que je n'allais pas pouvoir continuer à dormir.
Ma tête retomba sur le matelas et de nouveaux coups furent frappés contre la porte.
- C'est bon !
Cette fois-ci, c'était Nolan qui venait de crier. C'était rare qu'il crie mais Louve avait le don d'être particulièrement énervante le matin. Et lui n'était jamais du matin. Je l'entendis râler en poussant les draps et je fis de même contre mon gré.
Je me redressai et vis que Nolan était dans la même position que moi. Nos regards se croisèrent et je faillis exploser de rire en voyant ses cheveux qui partaient dans tous les sens.
Il me jeta un regard mauvais et mon rire resta bloqué dans ma gorge. Puis ses lèvres à lui s'étirèrent en un sourire moqueur.
- Jolie tête, petit prince !
Je fronçai les sourcils. Il savait que je détestais ce surnom mais lui et Louve ne pouvaient s'en empêcher, tout ça parce que mon père avait eu l'idée idiote de m'offrir une couronne pour mes cinq ans alors que c'était censé être une blague.
Une blague qui durait depuis trop longtemps.
Nolan se leva et s'approcha de moi, alors que je boudais juste pour la forme. Il tenta d'aplatir mes cheveux et je ne résistai pas longtemps : j'explosais de rire.
Soudain, la porte s'ouvrit sur le visage souriant de Louve. Ses longs cheveux noirs encadraient son visage et j'arrivais à deviner dans son regard qu'elle est fière d'elle.
- Joyeux anniversaire, petit prince !
- C'est bon, dis-je, c'est plus drôle.
Je me levai et m'étirai et Nolan me copia tout en s'avançant vers la porte. Il tenta lui aussi de faire quelque chose de bien avec ses cheveux blonds mais ça semblait peine perdue. Les yeux humides, je le suivis en passant devant Louve qui ne trouva rien de mieux à faire que de me pousser par les épaules.
- Allez les garçons ! Ce que vous pouvez être lents !
- Ce que tu peux être épuisante, soufflais-je.
Mais Louve ne me prit pas au sérieux, la faute à mon stupide sourire. Je retrouvai Nolan dans la salle de bains, il était déjà en train de peigner ses cheveux. Je regardai mon visage et j'eus l'impression d'être tout gonflé. Je massai mes joues et passai de l'eau sur mon visage. En me redressant, je vis Louve attacher les cheveux de Nolan en une petite queue de cheval. Je regardai les miens dont les boucles partaient dans tous les sens et abandonnai cette bataille perdue d'avance.
Je quittai la salle de bain avant eux et descendis les escaliers en traînant des pieds. J'entendais déjà du bruit dans la cuisine couvert par le son du poste de radio mais c'est l'odeur qui m'attira plus que tout. Je frottai ma joue et tentai de cacher le sourire idiot que j'avais sur les lèvres.
Tante Tunie était assise en bout de table dans la cuisine et maman était dos à elle, penchée sur l'évier. Ma tante leva les yeux dès que je fus dans la pièce et m'adressa un immense sourire.
- Bonjour, Harry ! Joyeux anniversaire !
- Merci !
J'avançaivers elle et la serrai dans mes bras. Maman était en train de s'essuyer les mains mais quand j'arrivai vers elle, elle fit comme sa sœur.
- Joyeux anniversaire, trésor.
- Merci.
Je m'assis rapidement à table et observai tous les plats restant. Comme par hasard, il n'y avait plus de bacon. Même pour mon anniversaire, Sirius était incapable de se retenir. Je soupirai.
- Il fallait te lever plus tôt, fit ma tante.
Je bougonnai mais elle me servit copieusement en pancakes et en saucisses. Je la remerciai d'un sourire et Louve et Nolan choisirent ce moment pour entrer à leur tour.
- Bonjour, maman ! Bonjour, Tante Lil' !
Nolan embrassa sa mère puis la mienne avant de s'asseoir à côté de moi. Il ne piocha que dans les toasts et la confiture. Louve s'était appuyée sur le rebord de l'évier et ma mère finit par se mettre en face de moi. Ça ressemblait vraiment à une journée normale. La même scène que tous les matins depuis qu'on était chez ma tante. Mais ce n'était pas vraiment normal.
- Où est papa ?
Nolan et moi avions parlé en même temps. Il me donna un léger coup de pied et je le lui rendis immédiatement. On pouffa comme deux idiots.
- Vos pères sont partis avec les deux petits monstres qui ont décidé de faire une fête en avance, fait ma mère.
- Et les paternels de Louve ?
- Ne les appelle pas mes paternels !
J'avalai une gorgée de thé en souriant. Louve chipotait, elles les appellent toujours comme ça.
- Sirius et Severus ?
- Ils sont retournés à la maison pour faire je ne sais plus quoi.
- Bien sûr, murmura Nolan afin que je sois le seul à l'entendre.
Mais rien n'échappait à Louve et elle nous lança un regard mauvais. Nolan et moi abdiquâmes et finîmes de manger. J'eus à peine le temps de sortir de table que du bruit provenant du salon se fit entendre.
- Je n'arrive pas à croire qu'on soit retourné là-bas pour ça !
Je reconnus la voix de Sirius et me précipitai dans le salon.
- Je t'avais dit que je n'avais pas besoin de toi.
- Là où tu vas, je vais !
Je trouvai Severus en train d'épousseter sa veste et son air grincheux me fit dire que Sirius avait du être une gêne plus qu'une aide.
- HARRY !
Sirius se jeta sur moi et me serra dans ses bras, vraiment douloureusement.
- Salut, parrain.
Je jetai un coup d'œil à Severus et ce dernier me regarda de haut en bas.
- Le monde n'appartiendra pas à l'aîné des Potter.
- Ni à celui des Corgan.
Je me tournai vers Louve et vis Nolan la fusiller du regard. C'était fou comme elle ressemblait à Severus, à un point où on se demandait si ce n'était pas lui son vrai père. D'un autre coté, elle était aussi fougueuse que Sirius.
- Joyeux anniversaire, Harry, fait Severus de sa voix sombre.
Je le remerciai d'un petit signe de tête et tentai de voir ce qu'il tenait dans sa main. Il me cacha aussitôt son paquet dans son dos et fronça les sourcils.
- Comme il est étonnant de voir que ce vilain défaut qu'est la curiosité sied autant à vous qu'à votre père.
Il utilisa son air lugubre pour me dire ça mais derrière lui, Sirius souriait, mettant à mal sa crédibilité. Mais juste pour lui faire plaisir, je décidai de jouer le jeu.
- Comme il est étonnant de voir que la définition du mot « défaut » varie en fonction de votre pessimisme.
Severus pinça les lèvres de mécontentement mais ça ne dura que quelques secondes. Il avança sa main et m'ébouriffa les cheveux.
- C'est vrai que je n'ai pas ton talent pour voir le verre à moitié plein.
- Mais vous avez le talent de le remplir.
On se sourit mais notre petit moment de complicité fut vite balayé par Sirius.
- Bon, on a bien compris que vous étiez sur la même longueur d'ondes ! Où est ta version ancienne, petit prince ?
Cette fois-ci, je ne ris plus.
- Très loin de toi !
Je plantai tout ce beau monde et grimpai les escaliers pour me rendre de nouveau dans la chambre. Je sortis ma valise de sous mon lit et cherchai de quoi m'habiller pour cette journée. Il ne fallait pas beaucoup de temps avant que Sirius pointe le bout de sa truffe.
- Tu es en train d'acheter mon amour, dis-je, faussement outré.
Mais le chien se contenta de tirer sur ma valise en grognant et je pus juste rire face à lui. Sirius se retransforma et resta assis par terre. Je le rejoignis et on se regarda longuement. Je crois que je souriais parce que lui aussi.
- Tu vas te sentir seul à la rentrée ?
- Pourquoi ?
- Nolan rentre à Poudlard et il te reste un an avant la tienne.
Je haussai les épaules.
- Louve est ravie.
Sirius fronça les sourcils.
- Tu peux encore demander à tes parents de te faire entrer à Poudlard.
J'écarquillai les yeux.
- Quoi ?! Mais non, je me suis fait une amie à l'école élémentaire. On a l'intention de rentrer dans l'équipe de Quidditch de Durmstrang et de battre tous les records !
Sirius sembla déçu mais je pensai savoir pourquoi. Moi à Durmstrang, c'était encore une raison pour qu'on reste à Saint-Pétersbourg. Ceci dit, ce n'était pas de ma faute si papa et maman avaient décidé de vivre là-bas et même si j'aimais Londres, j'aimais aussi la Russie. Des fois, je me disais que si Sirius avait pu, ils nous auraient suivis là-bas... Mais il avait une famille et un travail important à Poudlard.
- Tu peux demander à être professeur à Durmstrang, dis-je timidement.
Il me sourit et se pencha pour me caresser la joue.
- Vous me manquez.
- Toi aussi.
Je sentis un pincement me serrer le cœur. Je savais que si papa nous voyait comme ça, il ferait la morale à Sirius sur le fait d'utiliser ses yeux de chien battu pour nous apitoyer. Mais c'était la vérité et je pense que papa aussi s'ennuyait des fois, de ne pas être à Londres. Même si son travail l'accaparait et que celui de maman était important, des fois je me demandais pour quelles raisons exactement nous étions partis de l'Angleterre.
- Allez bonhomme. C'est ta journée alors debout !
J'obéis en souriant. Je ramassai mes affaires et décidai de me préparer pour de bon.
OoooooooooooooOoooooooooooooO
Harry bascula en arrière et dut vivement rattraper le bord du bureau pour ne pas tomber. Sa vue était brouillée et il avait l'impression d'être passé sous une vague puissante. Il serra les poings en essayant de rassembler ses esprits.
Il avait plongé dans ses souvenirs... Mais pas comme dans une pensine : il n'avait pas assisté à une scène extérieure.
Il était redevenu lui.
Il avait encore dans la bouche le goût du dentifrice et la sensation de froid après être sorti de la salle de bains. Il sentait encore l'odeur de nourriture émanant d'une cuisine qu'il ne connaissait pas. Il avait encore la douloureuse expression de Sirius à l'esprit. Il avait encore dans sa tête ses propres pensées troublées...
Il n'en revenait pas. Il venait de découvrir une autre famille. Une autre vision.
Il s'empara d'une feuille de parchemin et essaya de faire les liens entres les personnes. Sa tante s''était mariée mais pas avec l'oncle Vernon. Elle avait un fils qui n'avait strictement rien à voir avec Dudley. Plus surprenant encore, c'était un sorcier !
Harry griffonna avec ferveur le prénom de Louve et ceux de Sirius et Rogue au-dessus avec un point d'interrogation. Severus Rogue. Il ne comprenait pas, il n'en revenait pas.
- Qu'est ce que ça veut dire ?!
Il reporta ses yeux sur le carnet dont les derniers mots étaient ses dernières pensées. Maintenant qu'il avait commencé, il ne pouvait plus s'arrêter. Il se concentra et relut le dernier passage flouté par sa vue.
C'était vraiment magique…
OooooooooooooooOooooooooooooooO
C'était vraiment magique. Je n'arrivai pas à croire qu'il y avait un tel endroit à Londres. Louve s'empara de mon bras et me tira vers un enclos, je la suivis sans broncher.
- Regarde Harry, l'énorme bout de bois !
Je me penchai un peu et grimaçai face à l'immonde marécage en contrebas.
- Ce sont des pousses de mandragore ? Demandais-je.
- Bien vu, me répondit Severus.
Louve secoua la tête.
- On s'en fiche de ça, regarde le truc là-bas !
Elle me pointa du doigt un vieux morceau de bois pourri et humide. Je me demandai bien ce qu'il y avait d'intéressant.
- Louve, c'est juste un…
Mais avant que j'eus terminé ma phrase, le bout de bois s'agita d'un coup sec et trancha une mandragore. Il l'avala goulûment dans une gueule boueuse où brillaient des dents pointues.
- Qu'est ce que c'est ?!
- C'est un Dugbog, fit Nolan, le nez plongé dans son livre d'étude des animaux fantastiques.
Je restai complètement hypnotisé par l'étrange bête qui reprit sa place initiale dans l'eau.
- Eh les gosses, venez voir ça !
Je tournai la tête et trouvai mon père qui nous faisait de grands signes. Louve et Nolan s'empressèrent de le rejoindre alors que je me tirai de ma contemplation. Derrière moi, Sirius et Severus se parlaient à voix basse et je vis leurs doigts légèrement s'emmêler. Je détournai le regard et rejoignis rapidement mon père.
- Oh ! C'est un Re'em ! Ils ont le droit d'avoir ça, ici ?
Nolan et Louve semblaient attendre la réponse avec avidité. L'animal au pelage d'or se contentait, lui, de brouter au loin et je ne lui trouvai pas grand-chose de fabuleux.
- Je crois qu'il est ici temporairement, il repart dans sa réserve en Amérique centrale dans deux mois.
Le père de Nolan ajusta ses lunettes sur son nez et je vis Nolan étirer ses lèvres en un immense sourire. C'était le seul non-sorcier que je connaissais qui en savait autant, voir plus. Pas étonnant que Nolan soit si calé en histoire sur la magie vu tout ce que savait son père !
Une main s'abattit alors sur mon épaule et je levai les yeux vers mon père. Il avait l'air encore plus heureux que moi de se trouver ici.
- J'ai une surprise.
- Ah bon ? Mais c'est pas le zoo, la surprise ?
- Réserve à budget réduit pour animaux, pas zoo, Harry.
Je ne le contredis pas. Selon lui, maman et Severus, l'endroit avait vraiment été fait pour préserver chaque créature magique au mieux, mais à mes yeux, ça restait un zoo. Papa m'entraîna dans les allées déjà visitées. Je n'arrivais pas à croire que Charles avait préféré jouer avec les Boursoufs plutôt que de nous suivre. Mais je supposai qu'à son âge, j'aurais choisi la même chose.
On finit par arriver au niveau d'une petite annexe où un homme trottina presque dans notre direction.
- Monsieur Potter, c'est un honneur de vous recevoir ! J'ai suivi tous vos matches ! Bon sang, l'Angleterre vous doit beaucoup ! Dommage que vous ne soyez pas dans une de nos équipes !
Mon père rigola, gêné, mais je savais qu'il était fier qu'on lui rappelle ses exploits.
- C'est de l'histoire ancienne mais merci beaucoup !
- Je ne crois pas qu'on oubliera votre dernier match de si tôt. Mais votre nouveau choix de carrière ne présage que du bon.
- On va faire en sorte que ça soit le cas.
Ils rigolèrent tous les deux jusqu'à ce que l'homme s'intéresse enfin à moi.
- Et tu dois être Harry. J'ai une surprise pour toi ! Suis-moi.
Je regardai mon père et ce dernier me poussa vers l'annexe, pour ensuite me suivre. Louve et Nolan finirent enfin par me rejoindre et nous entrâmes dans une pièce chaude et humide. Il y avait des vivariums un peu partout, habités par d'étranges créatures. J'en reconnaissais quelques unes, faisant partie du livre que Nolan promenait avec lui. Mais je n'eus pas le temps de tout observer qu'on nous traînait presque vers une autre salle.
Elle était beaucoup plus grande et remplie d'une végétation dense. Je passai ma main sur mon front pour essuyer les quelques gouttes de sueur sur ma peau. L'homme qui ne s'était pas présenté me tendit une sorte de sifflet.
- Vas-y mon garçon, siffle.
Je le pris et l'essuyai discrètement avant de le porter à ma bouche. Aucun son n'en sortit.
- Monsieur, ça ne marche pas !
- Attends, Harry, me dis Nolan, tu n'es pas censé entendre ce qui en sort mais autre chose le peu.
Je regardai mon cousin, sceptique.
- Quel…
Mais avant que je ne termine ma phrase, quelque chose de brillant fonça littéralement sur moi. Ça passa juste à coté de mon oreille et j'eus juste le temps d'entendre une sorte de vrombissement.
- Où est-ce qu'il est !? s'extasia Louve.
- Quoi ? C'est quoi ? je fis.
Mon père me fit lever la tête.
- Regarde, Harry !
Je plissai les yeux et tentai de retrouver la petite chose dorée, jusqu'à ce que mes yeux le trouve enfin.
- LA ! criai-je.
C'était un oiseau, un petit oiseau au pelage d'or qui volait beaucoup trop vite.
- C'est un vivet d'or ! je m'exclamai avec joie.
- Où est-ce que tu le vois !?, demanda Louve.
Je pointai mon doigt dans toutes les directions où je le voyais. Il apparaissait et disparaissait à son aise mais je le retrouvais toujours.
- Il va trop vite pour moi, soupira Nolan. Comment est-ce que tu fais, Harry ?
Je haussai les épaules sans lui répondre, trop occupé à suivre des yeux l'animal.
- C'est surprenant, fait l'homme derrière moi. Il est doué, votre fils ! Très peu de personnes arrive à le suivre aussi longtemps !
Mon père passa sa main dans mes cheveux, je ne le voyais pas mais j'étais sur qu'il souriait bêtement. Je sifflai une seconde fois dans le sifflet et cette fois-ci, l'oiseau vint directement vers moi. Il se mit à ralentir et je mis ma main en coupe.
- Ouah ! fait Nolan.
J'étais tout aussi ébahi que lui. Le vivet se posa dans ma main et me regarda de ses yeux couleur rubis. C'était comme tenir une petite balle chaude, et je sentais son cœur cogner contre ma peau à une vitesse folle. Ses ailes cessèrent de tourner dans tous les sens et il se frotta doucement contre ma main.
- Je crois qu'il t'aime bien.
Je restai estomaqué devant ça. Jamais je n'aurais cru en voir un en vrai un jour : Severus n'arrêtait pas de répéter que c'était une espèce protégée. Et soudain, je me sentis gauche avec la peur de lui faire mal.
- Il y a vraiment des gens qui ont essayé de l'attraper ?
- Oui. Heureusement qu'on a remplacé ça par autre chose. Il est magnifique, n'est-ce pas ?
Je me contentai de faire oui de la tête avant de lever la main vers le responsable. Mais le vivet doré sembla comprendre que je ne le voulais plus en main et repartit rapidement. Je rendis le sifflet tout en gardant un œil sur l'oiseau.
- Alors ? me fait mon père.
- C'était trop bien ! Merci beaucoup ! C'est dommage qu'on ne puisse pas voler en balai à coté juste pour voir si tu es plus rapide.
- Mais je suis le plus rapide...
Je rigolai encore même en dehors de l'annexe.
- On fait quoi maintenant ? demanda Louve.
- On récupère les monstres et on rentre, fit mon père tandis que nous rejoignons Sirius et Severus.
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Harry éloigna sa chaise de son bureau. Il ferma d'un coup sec le carnet et tenta de faire cesser le tremblement de ses mains. C'était comme si les émotions du journal continuaient de le faire vibrer. Il avait vécu sa journée d'anniversaire avec le même plaisir qu'un enfant de dix ans. Il s'était émerveillé du zoo, il avait adoré son repas d'anniversaire. Et il avait eu des cadeaux.
Sa tante et son mari, qui s'appelait Laïalus, lui avaient offert une sorte d'argile magique et il s'en était senti extrêmement heureux, comprenant ainsi qu'il avait probablement une passion pour la sculpture, ce qui étrangement l'étonnait à moitié.
Severus et Sirius lui avaient offert une sorte de potion à mettre dans l'eau du bain et Harry avait supposé que c'était plus du fait de Severus qu'autre chose.
Le zoo, le vivet doré et le repas étaient un présent de ses parents mais Harry aurait même pu juste se contenter de leur présence à tous. Mais les sentiments les plus étranges qu'il avait ressentis étaient apparus à l'arrivée d'une personne.
Même maintenant, Harry ressentait l'importance de ce qu'il tenait entre les mains et du travail effectué pour obtenir un tel objet. Même maintenant, il entendait encore la voix basse de Regulus lui dire que c'était réellement important qu'il s'y tienne. Comme s'il savait, comme s'il avait deviné que quelque chose de ce genre se produirait.
Harry rangea alors de nouveau les carnets dans le faux fond et remit tout à sa place. Puis, il éteignit la lumière et se glissa dans son lit. Lord longea son corps pour venir s'enrouler près de sa tête.
Harry amena sa main contre son l'animal et le caressa comme si c'était naturel. Comme s'il avait toujours agi de cette façon. Il n'expliqua pas la drôle d'intuition qui l'avait pris, il y avait en vérité peu de choses qu'il était capable d'expliquer.
Ce qu'il savait, c'était que Regulus devait être au courant de quelque chose et que Remus…
Harry ferma les yeux et serra les lèvres : il n'avait pas vu Remus et personne n'en avait parlé. Et il semblait évident que Louve avait un lien avec lui... Mais il n'était pas présent.
Harry s'endormit alors avec cette boule au ventre : celle d'avoir de nouveau perdu un être cher.
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Regulus me fit signe de venir vers lui et je quittai la discussion animée de Louve et Nolan.
Depuis qu'il était arrivé, je n'avais pas été une seule fois seul avec lui, mais rien que le fait qu'il se soit déplacé pour mon anniversaire me faisait extrêmement plaisir. Parfois, Sirius plaisantait sur le fait que je sois plus proche de son frère que de lui, mais je ne savais pas pourquoi. J'adorais Sirius, mais Regulus avait tellement d'histoires à raconter, tellement de chosesà m'apprendre ! Il voyageait partout, écrivait des articles, découvrait des créatures magiques et j'étais presque sûr que le zoo était son idée.
Alors je m'approchai de lui et il m'emmena dehors.
- C'est super que tu aies pu revenir du mozambie si vite ! dis-je
- Tu veux dire Mozambique ?
Je grimaçai mais Regulus me sourit, du même sourire que ma mère quand elle me reprenait mais qu'elle trouvait ça mignon.
- C'est ce que je voulais dire, oui. Tu y étais pour quoi ?
- Je te raconterai ça demain, Harry. Il est un peu tard.
- Alors pourquoi on est dehors ?
Il fit une drôle de tête et je savais qu'il s'amusait à attiser ma curiosité. Même s'il avait un caractère diffèrent de celui de Sirius, ils avaient parfois les mêmes idées... Comme celles de m'embêter.
- Regulus, je grondai.
Il rigola et pour je ne sais quelle raison, ça me fit plaisir.
- Pour ton cadeau.
- Mon cadeau ? Mais j'ai déjà eu plein de cadeaux !
- Il n'y en a jamais assez pour toi.
- Tante Tunie dit que ce n'est pas bien de trop gâter un enfant.
- Tu es comme mon petit frère, je fais ce que je veux, fit-il en levant le nez.
Je rigolai devant son air pincé et le vis plonger sa main d'argent à l'intérieur de sa cape pour en sortir un petit carnet noir.
- En fait, tu trouveras peut-être ça embêtant et c'est plus un cadeau empoisonné qu'autre chose, mais j'aimerais que tu t'y tiennes, Harry.
Il me tendit le carnet et je le pris pour l'ouvrir mais à l'intérieur, toutes les pages étaient blanches.
- Une page, pour une journée, me dit-il. Je l'ai fabriqué moi-même. Dès que tu auras mis ton nom, il t'appartiendra et tu seras le seul à pouvoir en lire chaque mot. Même moi je ne pourrais plus y avoir accès.
- C'est un journal intime ?
Il fronça légèrement les sourcils.
- Tu peux y mettre tout ce que tu veux. Tous tes ressentis, du moment que tu y détailles ta journée en te remémorant les événements les plus marquant.
- Et ensuite ? A quoi ça sert ?
- Tu sais ce qu'est une pensine ?
Je fis « oui » de la tête.
- Ce livre capture tes souvenirs. Tu pourras revivre chaque journée que tu notes, encore et encore, autant de fois que tu le veux. Tu revivras les mêmes instants.
J'écarquillai les yeux.
- Mais, ce n'est pas dangereux ? C'est comme rester coincé dans un rêve sans fin.
Regulus me sourit.
- Le fait que tu y penses par toi-même me fait croire que tu n'en abuseras pas. Tout sorcier qui possède une pensine ne passe pas sa vie plongée dedans, n'est-ce pas ?
- C'est vrai, dis-je. Donc je dois écrire chacune de mes journées et ensuite, il suffit que je relise une page pour replonger dans mes souvenirs, mes souvenirs d'une journée. Est-ce que ça va me prendre la journée de revivre ma journée ?
- Non, je l'ai conçu de sorte qu'une journée équivaut à une heure à peu prés. C'était la partie la plus difficile.
- Tu as fait ça tout seul !? Tu travailles dessus depuis combien de temps ?
Il secoua doucement la tête.
- Depuis que tu as cinq ans.
- Mais pourquoi ?!
Tout d'un coup, il leva la main et vint repousser les cheveux de mon front. Je savais qu'il fixait ma mèche blanche.
- Par précaution. Je ne veux pas que tu oublies tous les bons moments que tu vis.
- Pourquoi j'oublierais ?
- Vas-tu le faire, Harry ? Veux-tu bien le faire ?
Je regardai de nouveau le carnet. En vérité, ça ne me semblait pas compliqué du tout et Regulus avait réellement l'air d'y tenir.
- Cinq ans… Juste pour moi ?
- Juste pour toi, oui.
- D'accord !
Je le regardai, déterminé, et ça eut l'air de lui faire plaisir.
- Je vais le faire, je vais commencer dès ce soir !
Tout en parlant, je me levai d'un bond. Il fallait que j'écrive maintenant, de peur d'oublier. J'abandonnai Regulus et remontai dans la chambre de Nolan. J'y récupérai un stylo et je m'allongeai sur le lit. Mais je ne savais pas comment le commencer.
Je mâchouillai mon stylo en me souvenant qu'il fallait que je note mon prénom.
- Alors… Harry James Potter.
« Harry James Potter »
Il ne fallut qu'une seconde pour que le carnet fasse disparaître mon nom. Alors je décidai de continuer.
Regulus m'a offert ce journal pour mon anniversaire en me demandant de faire l'effort d'y écrire chacune de mes journées. Je pense que je vais essayer de m'y tenir. Maman dit toujours que c'est bien d'avoir une constance.
Alors je vais commencer par ce qui est évident.
Je m'appelle Harry James Potter, je suis né le 31 juillet 1980. C'est un peu étrange d'écrire comme si je parlais à un auditoire.
Ma mère s'appelle Lily Potter et mon père James Potter. J'ai un frère qui s'appelle Charles il est un peu bruyant et énervant parfois mais… C'est mon frère.
Mais je ferais peut-être mieux de me tenir à l'utilité du cadeau et écrire sur cette première journée.
En plus, Regulus a dit que c'était un carnet spécial, j'ai hâte de voir ce qu'il fait.
31 juillet 1990
A suivre
Voilà pour ce soir. J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. A lundi prochain les agneaux.
