Merci pour tous vos encouragements, cela me fait vraiment plaisir de voir que l'histoire vous plaît. Ce chapitre est divisé en deux parce que j'avais trop de choses à dire et je n'aime pas faire des chapitres trop long. C'est fastidieux à lire sur une page ^^ J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, j'essayerais peut-être de vous mettre la suite demain si j'ai le temps de la finir, sinon ce sera sûrement mercredi ou jeudi prochain comme d'habitude ;)
Merci à Anthony, NéoPhyte et Mama qui n'ont pas de compte FF et qui m'ont laissé des reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre personnellement. Je serais ravie de voir votre avis sur ce nouveau chapitre. Pour répondre à une question de Mama : Oui Harry est sorti avec Ginny au cours de sa sixième année comme dans le livre en fait, mais il a rompu pour aller chercher les Horcruxes.
Une fois encore, tout ceci appartient à ma déesse JK Rowling qui nous permet de nous amuser avec ses personnages fantastiques.
Chapitre 4 : Visite à Ste Mangouste (Partie 1)
Quelques jours avaient passé depuis l'annonce de la rémission de Lupin, le Terrier était en ébullition en pensant à la prochaine visite qu'ils feraient à Ste Mangouste. Harry et Hermione ne s'étaient plus retrouvés seuls depuis leur baiser et le Survivant devait sans cesse lutter contre ses démons intérieurs qui lui criaient de sauter sur la jolie brune qui était également sa meilleure amie.
Etonnamment, le fait qu'ils ne puissent pas se retrouver seuls afin de discuter tranquillement était dû au fait que Ginny et Ron avaient toujours de merveilleuses idées pour les occuper toute la journée. Une fois c'était un match de Quidditch où Hermione jouait en double avec Ginny, une autre une très longue balade dans le village voisin de Loutry-Ste-Chaspoule, et encore une autre un dîner à préparer avec Molly pendant la majeure partie de l'après-midi. Les deux Weasley s'étaient si bien débrouillés que le soir, Harry et Hermione étaient exténués et ne pensaient qu'à une chose : dormir.
Cependant, un matin de la semaine Harry et Hermione se levèrent bien plus tôt que d'habitude et se retrouvèrent dans la cuisine du Terrier pour prendre le petit déjeuner. Molly était déjà debout, elle leur dit bonjour en les serrant dans ses bras comme à son habitude et partit au poulailler pour nourrir les poules.
Harry releva la tête de son bol de porridge et se rendit compte qu'Hermione était en train de l'observer, elle semblait peser le pour et le contre pour lui adresser la parole. Elle prit une grande inspiration, et Harry sentit qu'il allait en prendre plein la figure et se prépara mentalement.
-Tu te rends compte que Ginny et Ron savent sûrement qu'il s'était passé quelque chose entre nous ? demanda-t-elle d'une voix étrangement aigüe
Harry, qui s'était attendu à tout sauf à ça, la regarda avec un air éberlué. Il n'avait rien vu, Ron n'avait pas fait la moindre allusion pour montrer qu'il soupçonnait quelque chose. En réfléchissant, il trouva bizarre que les deux rouquins les aient autant occupés durant les trois derniers jours, les empêchant de se retrouver seuls…
-Euh… non. Je ne m'étais rendu compte de rien Hermione. Mais finalement ce n'est pas plus mal, il faudrait qu'on leur parle non ?
-QUOI ! s'écria Hermione, tu veux consciemment balancer à Ron et Ginny que nous nous sommes … embrassés ?! finit-elle en murmurant le mot malgré le fait qu'ils soient seuls dans la cuisine
-Mais non, répondit Harry en levant les yeux au ciel, seulement leur dire la vérité. Enfin, moi, personnellement, je vais dire à Ginny que je veux qu'on soit seulement amis. Je n'ai pas envie de lui mentir après ce qu'on a traversé.
-Mais enfin Harry ! Tu vas lui briser le cœur… Ron et moi ce n'est pas pareil, il n'y a eu qu'un seul baiser, ce n'est pas vraiment une relation. Nous étions effrayés, nous avions peur de ne pas voir le jour se lever alors on s'est réconfortés comme on a pu c'est tout.
-Hermione, tu as beau être la plus intelligente des sorcières que je connaisse, tu manques vraiment de discernement quelques fois… Peut-être que toi tu n'y voyais qu'un baiser d'adieu, Ron lui y a sûrement vu le début d'une relation !
La jeune femme ouvrit la bouche d'un air horrifié. Elle n'avait vraiment pas envie de faire souffrir Ron. Lui aussi était son meilleur ami depuis sept ans. Ils n'avaient pas eu que des bons moments, ils passaient sans doute plus de temps à se disputer qu'à autre chose, mais Hermione l'aimait sincèrement … en tant qu'ami du moins. Elle ne voulait sûrement pas le perdre à cause d'un stupide baiser ! Enfin, pas vraiment stupide, en tant que jeune fille pleine d'hormones elle l'aurait même qualifié de « torride ». Mais ce n'était vraiment pas le moment de penser aux lèvres d'Harry.
Le jeune homme souleva un sourcil quand il vit sa meilleure amie se mordre la lèvre en rougissant. Il la trouvait de plus en plus belle, mais il savait aussi qu'il devait mettre au clair la situation avec Ron et Ginny avant toute chose. Ils ne pouvaient pas se permettre de blesser leurs amis. Hermione rouvrit les yeux et sourit légèrement à Harry.
-Il faut qu'on leur parle, décida-t-elle
Au moment où elle refermait la bouche deux tignasses rousses descendaient l'escalier, l'air encore tout endormis. Ginny et Ron s'assirent de chaque côté des deux autres en lançant un « 'Jour » ensommeillé. Ron agit sa baguette et deux bols de porridge atterrirent devant le frère et la sœur.
-C'est aujourd'hui qu'on va voir Rémus ? demanda Ginny tout en baillant
-Oui, répondit Harry, et on emmène Teddy aussi. Bon, je vais prendre ma douche moi.
Pendant ce temps dans un bureau richement décoré
La lumière du jour filtrait au travers de rideaux sombres. La pièce était assez vaste et semblait richement décoré. Sur un côté de la pièce était entreposé une immense bibliothèque qui aurait fait pâlir d'envie une jeune gryffondor bien connue les épais ouvrages qui y étaient posés paraissaient être vieux de plusieurs centaines d'années et c'était sûrement ce qui faisait leur valeur.
De l'autre côté, d'étranges instruments émettaient des cliquetis réguliers comme des horloges semblables aux appareils qui trônaient dans le bureau du directeur de Poudlard. Au centre de la pièce un bureau massif semblait occuper tout l'espace restant. Encombré de dossiers et de papiers, on ne parvenait presque plus à distinguer le bois.
Sur un fauteuil pourpre luxueux était assis un homme sans âge. Ses cheveux poivre et sel étaient noués en catogan, ses longues mains fines manipulaient une magnifique plume avec laquelle il écrivait ce qui semblait être une lettre. Ses yeux courraient d'un bord à l'autre du parchemin, concentrés sur ce qu'il écrivait. Il reposa la plume et croisa ses doigts reposant son menton volontaire sur ses jointures. Il esquissa un sourire satisfait lorsqu'on frappa à la porte en chêne massif.
-Entrez ! dit-il d'un ton sec et autoritaire
La porte pivota et un homme d'une trentaine d'année entra dans le bureau. Il inclina la tête en signe de respect. Ses traits étaient fins et agréables, sa carrure appréciable et son port de tête, altier. Il s'avança jusqu'au bureau et attendit que l'autre homme l'invite à s'asseoir.
-Merci d'être venu aussi vite, asseyez-vous.
-C'est normal Monsieur, répondit le nouvel arrivant d'une voix suave, vous m'appelez et j'accoure.
-Très bien. J'ai une mission très délicate à vous confier et je sais que vous seul serait apte à la réaliser.
-Je vous écoute Monsieur, dit l'homme en se redressant cependant sur sa chaise impatient d'entendre la suite.
-Bien. Comme vous le savez pour l'avoir entendu à la réunion, le camp de Lord Voldemort a été vaincu et lui avec. Cependant, nous ne pouvons nous permettre d'attendre qu'un nouveau mage noir entre en scène pour faire le travail à notre place comme nous l'avions espérer lorsque Jedusort a délaissé le nom de son père. Après en avoir discuté avec les quatre élus, nous avons décidé d'envoyer quelqu'un sur place pour nous aider à infiltrer les hautes sphères du monde magique anglais. C'est vous que nous avons choisi…
-Monsieur, coupa l'homme, c'est un grand honneur de…
-Assez ! Ne m'interrompez pas je vous prie, asséna l'autre, il est de la plus haute importance que vous réussissiez cette mission, que vous vous fassiez apprécier par l'autre camp. Sinon, tout cela n'aura servi à rien. Aussi, afin de tester la réactivité du ministère et de Poudlard, vous allez prendre quelques hommes avec vous…
De retour au Terrier
Le trio était assis dans l'herbe du pré de la famille Weasley accompagné de Ginny. Se détendant avant la visite à Ste Mangouste, Harry et Ron jouaient à la bataille explosive, Hermione lisait une fois encore « L'histoire de Poudlard » et Ginny s'amusait avec Arnold son boursouflet. Une brise fraîche soufflait dans les arbres autour d'eux ce qui rafraichissait l'air chaud du mois de juillet. Le soleil brillait au zénith, il serait bientôt l'heure d'aller voir Lupin. Arthur devait déjà avoir ramené Teddy au Terrier.
Ginny regardait Harry avec insistance, une bataille mentale semblait s'être engagée dans sa tête. Il fallait qu'elle trouve le moyen de discuter tranquillement avec le Survivant, elle avait surpris deux ou trois regards entre lui et Hermione et la jalousie commençait à s'emparer d'elle tel le venin d'un serpent. Sans crier gare elle se décida et se leva, remettant Arnold dans sa poche.
-Harry, tu peux venir s'il te plaît ? Dit-elle d'une voix plus aigüe qu'à l'habitude, je voudrais te parler d'un truc.
Le jeune homme haussa les sourcils mais se leva à son tour avec un hochement de tête, la rouquine le prit par le bras et l'entraîna à l'écart des deux autres sous le regard un peu effrayé d'Hermione et perplexe de Ron. Celui-ci eut un éclair de compréhension et se retourna vers la jolie brune.
-Tu sais Hermione, tu peux me le dire s'il y a un truc entre toi et Harry ? Dit-il d'une voix qu'il s'efforçait de contrôler
-Quoi ?! … Non pas du tout… enfin … non vraiment, répondit Hermione en rougissant furieusement, qu'est-ce qui te fais penser ça Ron ?
-Premièrement Hermione Granger ne bafouille JAMAIS ! Deuxièmement je trouve que tu regardes beaucoup Harry en ce moment. Troisièmement dès que vos regards se croisent vous rougissez copieusement et vous les détournez aussitôt. Dernièrement, je sais que tu ne ressens pas d'amour au sens propre pour moi…
Hermione se sentait extrêmement honteuse. Ron l'avait complètement percée à jour et elle ne pouvait se dérober aussi facilement qu'elle le pensait. Cependant, sa réaction avait quelque chose d'étrange, comme s'il s'était attendu à ce que la relation de ses deux meilleurs amis évolue dans ce sens. Ses oreilles n'étaient pas rouges, ce qui signifiait qu'il n'était pas en colère – ou du moins pour l'instant. La jeune femme baissa les yeux, elle ne pouvait admettre à haute voix les possibles sentiments qu'elle éprouvait pour Harry.
-C'est mon meilleur ami Ron, je le considère comme mon frère. Je ne sais pas … je n'arrive pas à imaginer autre chose entre Harry et moi. Mais je suis vraiment désolée de ne pas ressentir la même chose que toi…
-Attends un peu Hermignonne, coupa le rouquin, je pensais l'année dernière que j'étais fou amoureux de toi. Et puis quand nous nous sommes embrassés lors de la Bataille, je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de passion entre nous, j'étais déçu mais aussi soulagé je dois te l'avouer.
Hermione poussa un soupir de soulagement, et sourit à son meilleur ami qui semblait – sans le dire concrètement – lui donner une sorte de bénédiction pour les éventuels sentiments qu'elle pourrait avoir pour leur meilleur ami.
-De toute façon, reprit Ron en rougissant légèrement, je crois que j'apprécie quelqu'un d'autre…
-Ah oui ?! demanda Hermione sincèrement curieuse, et qui est-ce ? Est-ce que je la connais ?
-Peut-être bien que oui, mais je n'ai pas envie d'en parler pour le moment.
-D'accord Ron, mais n'hésites pas si tu as besoin de parler.
Alors que tout semblait s'être arrangé pour Ron et Hermione, Ginny marchait d'un pas énergique et semblait de plus en plus en colère à chaque instant. Elle s'arrêta si soudainement que le Survivant, qui marchait légèrement en retrait, faillit lui rentrer dedans.
Lorsqu'elle se retourna, les traits déformés par la fureur, Harry comprit en cet instant en quoi elle pouvait paraître effrayante et n'aurait pas été surpris de se prendre un Chauve-Furie en pleine figure. Il se recula d'un pas, préférant mettre une distance raisonnable entre lui et le fauve Weasley.
-Tu peux m'expliquer ce qui se passe Ginny ? demanda-t-il de sa voix la plus douce de peur de la mettre encore plus en colère
-PARDON ! TU ME DEMANDES SINCEREMENT CE QUI SE PASSE ! hurla-t-elle d'une voix transformée par la rage, TU TE MOQUES VRAIMENT DE MOI !
-Mais attends Ginny, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te mets dans un tel état, dit Harry qui avait encore reculé d'un pas
-C'EST UNE BLAGUE ?! C'EST CA ? DEPUIS QUAND EST-CE QUE TU VOIS HERMIONE DERRIERE MON DOS ? QUI ETAIT LA QUAND TU N'ALLAIS PAS BIEN EN SIXIEME ANNEE ?! QUI T'AS RECONFORTE APRES LA MORT DE DUMBLEDORE ? MOI !
Harry était à présent sous le choc, il n'aurait jamais pensé que la jeune rousse le prendrait aussi mal, leur relation battait de l'aile depuis quelques mois, ils avaient à peine parlé depuis la Bataille de Poudlard. Ils s'étaient éloignés progressivement l'un de l'autre et jamais il n'aurait imaginé que Ginny souffrirait autant de cette distance, mais de là à l'accuser de la tromper ? Harry avait du mal à encaisser.
- Calme-toi Ginny. Je ne vois pas Hermione derrière ton dos, tu ne sais que je ne pourrais jamais te faire ça. J'ai énormément de tendresse pour toi, seulement Hermione était là pour moi pendant toute l'année dernière et c'est vrai que l'on s'est vraiment rapprochés mais je te jure qu'il n'y a rien eu entre nous.
-Mais … sanglota Ginny dont de grosses larmes coulaient le long des joues, je croyais que nous deux c'était du sérieux … Vraiment. Quand tu m'as quittée l'année dernière pour aller à la chasse aux horcruxes je pensais que c'était temporaire, que l'on s'aimait vraiment toi et moi…
Le jeune homme se sentait affreusement mal de la faire souffrir ainsi, mais il ne pouvait plus nier les sentiments qu'il avait pour Hermione. Il ne pouvait pas se mentir à lui-même, et surtout il devait la vérité à Ginny. Il l'aimait beaucoup, même si ce n'était plus comme avant, elle resterait son premier amour et la petite sœur de son meilleur ami. Harry essuya de son pouce les larmes de la jeune femme et lui posa une main amicale sur l'épaule, elle ne se déroba pas.
-Ginny, je … je suis vraiment désolée, dit-il en cherchant ses mots, je pense que l'éloignement ne nous a pas été favorable. J'ai besoin de faire le point, d'être en accord avec moi-même. Je sais qu'en rompant je te fais souffrir et je m'en veux énormément pour ça mais les … les sentiments que je pense éprouver pour Hermione m'empêchent d'être avec toi sans te mentir. Mais si tu sens que tu peux me pardonner alors je souhaiterais vraiment retrouver ton amitié. Et surtout, Hermione n'y est pour rien dans tout cela, ne lui en veut pas. Tu es sa meilleure amie et elle ne supporterait sans doute pas de te perdre.
La jeune gryffondor hocha la tête, peu convaincue. Pour l'instant il lui semblait qu'Harry était en train de lui demander la lune. Comment être amie avec eux alors qu'ils l'avaient trahie ? Pourtant en son for intérieur elle sentait qu'elle avait toujours su que le jeune homme finirait par lui échapper. Et elle adorait littéralement Hermione. Elle en pleura de plus belle et Harry la serra doucement contre lui dans une étreinte amicale, une fois encore, elle ne le repoussa pas.
-Je … je … vais… es… essayer, mais laisse moi du temps. Maintenant vas-t-en j'aimerais rester un peu seule avant d'aller à l'hôpital.
Harry acquiesça avant de la relâcher et de repartir vers le Terrier, chamboulé. Il ne s'était pas attendu à une telle scène avec Ginny, maintenant il espérait que Ron ne le tuerait pas pour avoir fait du mal à sa sœur puis pour avoir oser « tomber amoureux » d'Hermione…
