Avertissement : Des scènes à caractère sexuel dans ce chapitre, et oui… Comme toujours, vous trouverez le premier et le dernier mot en gras.

Bonne Lecture,

Yzan & Lili.


Chapitre 4 : Sombrer...

Kyubi fit entrer Itachi dans ses appartements non loin de ceux de Naruto. Ils y ressemblaient en de nombreux points même s'ils étaient moins grands et moins fastueux. L'aîné des Uchiwa ne put retenir un sursaut quand la porte se referma dans son dos, sur la grande silhouette de celui qui était devenu son "Maître". La pièce où il venait de pénétrer était presque vide, ne comportant qu'un kotatsu et quelques zabuton. Contre les murs, simplement peints en blancs, étaient disposés des armures rutilantes et des présentoirs emplis de sabres et de katanas de toute sorte, ainsi que d'autres armes diverses. Dans un coin, un haut meuble à étagères contenait de nombreux rouleaux soigneusement rangés.

Kyubi se défit de ses sandales souples, les laissant près de la porte, puis il se dirigea vers un shoji simple, fait de petits croisillons de bois et de papier blanc. Il le fit brusquement coulisser et ouvrit l'espace où il dormait. Itachi jeta un coup d'oeil rapide à l'endroit, s'absorbant par ailleurs dans la contemplation d'une série de sabres accrochés à un mur, tout en tentant d'endiguer la panique qui l'envahissait peu à peu. Il était seul avec son bourreau, dans l'antre même de celui-ci...

La chambre était tout aussi vide que la pièce principale. Les murs étaient toujours de ce même blanc neutre, un grand lit occupant une portion de l'espace, une table de nuit simple et des placards coulissants sur l'autre paroi, rien de plus. Kyubi disparut dans la salle de bains attenante et en ressortit après un certain laps de temps, vêtu d'un simple pantalon de tissu noir, torse nu. Son regard se posa sur Itachi qui déglutit difficilement.

- Tu comptes passer la nuit à observer les armes qui sont accrochées aux murs ? lança le démon.

Il s'appuya au chambranle de la pièce.

- Je te déconseille d'avoir l'idée de t'en servir contre moi. Quoi que… Une fois que je t'aurai réduit à l'impuissance, je me servirai de l'arme que tu auras brandie pour aller décapiter ton frère. Et après ça, je te ferai passer le goût de t'opposer à moi, ça ferait un excellent programme, conclut-il sombrement.

Il était habitué à ce que les gens aient peur de lui. Il était un démon, un monstre, un maudit… Ils avaient peut-être raison. La violence avait toujours été sa seconde nature...

Itachi cilla à peine sous le feu des pupilles rouges, bien que cela lui coûtât. Malgré les menaces et ce que Kyubi lui avait fait subir, il se devait de rester fier, au moins un peu, comme tout Unchiwa qui se respecte. Il avait tout perdu. Il ne lui restait plus rien, à part Sasuke. Sa fierté, sa dignité, c'était tout ce à quoi il pouvait se raccrocher. Et même s'il ne comptait nullement s'opposer ouvertement à son bourreau, il ne s'abaisserait pas à lui montrer ses peurs. Il se sentait assez misérable ainsi, nul besoin d'en rajouter.

- Tu devrais te rafraîchir un peu. Tu es si blême qu'on dirait que tu vas tourner de l'oeil d'un instant à l'autre, acheva l'homme tout en revenant dans la pièce principale.

Mettant subitement fin à leur affrontement de regards, Itachi baissa la tête et avança à pas comptés dans un bruissement de taffetas et de clochettes. Il fit un large détour pour éviter la masse musculeuse rousse et rallia la salle de bains dont il referma la porte derrière lui, regrettant de ne pouvoir la verrouiller.

Il s'appuya sur la sobre bassine en faïence, jetant à peine un regard aux toilettes et à la grande cuvette qui servait de baignoire. Son inquiétude pour son frère lui tordit les entrailles. Est-ce que Sasuke allait bien ? Il avait toujours vu Naruto comme quelqu'un de juste et bon, mais celui-ci n'avait rien fait face à leur abominable situation. Il aurait pu les aider… En tout cas, Itachi avait eu l'espoir qu'il le fasse... Mais en vain. D'un autre côté, il s'était douté que celui-ci ne pourrait se montrer faible, sous peine de subir de nouvelles tentatives de rébellion.

Il pensait pourtant que le jeune Hokage interviendrait. Après tout, Minato avait empêché son père d'envoyer Sasuke au pays du Son, faisant échouer du même coup les tractations entre les Uchiwa et Orochimaru. Son frère cadet l'avait aussi accompagné quelques fois au palais et Itachi avait bien vu l'intérêt mal dissimulé que Naruto lui portait, même s'il s'en tenait éloigné, les deux adolescents se regardant en chien de faïence. Il avait donc gardé un maigre espoir que Naruto les sorte, d'une manière ou d'une autre, des griffes de Kyubi.

Pourtant, quand ils lui avaient été présentés dans leur ignominieuse situation, le Daimyo n'avait eu que peu de réaction. Il avait fini par prendre en main la laisse rouge nouée au cou de Sasuke, semblant à peine choqué de voir ce qui leur avait été fait. La discussion entre leur Hokage et ses conseillers à leur sujet avait été tout aussi édifiante. Et maintenant que son cadet était avec lui, que se passerait-il ? Naruto semblait gentil, mais Itachi s'était visiblement lourdement trompé en pensant qu'il serait leur salut dans leur situation actuelle.

Peut-être que l'intérêt que portait le Daimyo à son cadet n'avait rien d'innocent... Après tout, Kyubi avait offert Sasuke, et non lui, à l'Hokage. Dans ce cas, la situation devait le réjouir et Sasuke n'avait pas la moindre chance de pouvoir se défendre dans sa tenue. Lui-même était dans l'incapacité de voler à son secours, prisonnier de cette chambre luxueuse. Serrant les poings sur le bord de la bassine en cuivre, Itachi pria tous les Dieux qu'il connaissait pour que Naruto ne fasse rien de mal à son petit frère.

Sortant de ses pensées moroses, Itachi se passa un rapide coup d'eau sur le visage. En se voyant dans le miroir, il grimaça, prenant conscience de sa propre situation. Et lui ? Qu'allait-il advenir de lui, seul avec Kyubi… Que lui réservait donc le démon ? Il tressaillit d'horreur à l'idée de revivre ce que le monstre lui avait déjà fait. La sobre glace suspendue au dessus de la cuvette remplie d'eau posée sur la tablette lui renvoya le reflet de son visage défait. Etait-ce bien lui dans ce miroir, les traits tirés et le teint si pâle ? Cette profusion indécente de bijoux enluminant sa figure lui rappela cruellement sa nouvelle condition d'esclave.

Il n'était pas assez stupide pour ne pas deviner quel était son rôle. Après tout, les esclaves attitrés étaient bien trop rares pour ne pas faire l'objet de tout un tas de commérages. Devrait-il, lui aussi, satisfaire toutes les lubies du monstre qui l'avait asservi ? Un frisson d'horreur le parcourut, et il en voulut énormément à son père de les avoir entraînés là-dedans son frère et lui. Ils étaient les deux derniers représentants de ce prestigieux clan, et ils étaient esclaves.

Il n'avait plus d'Uchiwa que le nom, de sa fierté en tant que membre du clan, de sa dignité en tant qu'homme, il ne restait plus rien… Rien, à part ce pauvre reflet éthéré dans ce miroir. Il était en colère, mais surtout il avait peur… Lui, Itachi Uchiwa, avait peur… comme jamais il n'avait eu peur dans sa vie. Peur pour Sasuke, peur pour lui-même… Sa rancoeur envers son père le fit grincer des dents. Si seulement son géniteur avait bien voulu l'écouter plutôt que de prendre les armes. Depuis le début, il avait trouvé que cet assaut était une bien mauvaise idée...

Plongeant une nouvelle fois ses mains dans l'eau, il baigna plus longuement son visage dans le liquide frais et revigorant. Il ne pouvait pas se laisser abattre. Lui et Sasuke devaient survivre…à n'importe quel prix. Il le protégerait, quoi qu'il lui en coûte. C'était sa seule famille désormais et rien d'autre ne comptait. Reprenant les rênes de sa détermination vacillante, le brun aux longs cheveux soupira. Quoi qu'il puisse lui arriver ce soir, il resterait fort. Quoi qu'il lui fasse, aussi douloureux que cela soit, Kyubi ne pourrait lui dérober ses pensées et sa volonté.

Quand il ressortit de la salle de bains, un peu moins hagard, un plateau supportant un thé fumant et du saké était posé sur le sol de la chambre. Kyubi, assis en tailleur à même le sol, savourait déjà une gorgée d'alcool fort. Il intima d'un geste impérieux à Itachi de prendre place à ses côtés. S'emparant de la sobre théière, il lui servit une tasse du breuvage chaud, parfumé au jasmin. Les mains fines de l'héritier Uchiwa se resserrèrent convulsivement autour de la tasse, les pupilles rouges restant fixées sur lui. Une paume rugueuse effleura sa joue pâle et Itachi se retint de reculer.

- Tu n'as pas l'air très en forme, dit le géant.

L'aîné Uchiwa se détendit quelque peu quand la main s'éloigna de lui et but une gorgée de sa boisson avant de souffler dessus. Seuls ses doigts légèrement tremblants trahissaient la peur et l'angoisse qui l'étreignaient.

- … qui le serait dans ma situation, rétorqua-t-il à mi-voix.

L'homme aux cheveux tressés couleur de feu l'épingla d'un regard perçant, un rictus moqueur au coin des lèvres.

- Il semblerait que tu n'aies pas perdu ta langue finalement, commenta-t-il amusé avant de poursuivre plus sérieusement.

- C'est vrai que je n'ai pas fait les choses à moitié. Tu dois sûrement regretter d'être en vie aujourd'hui. Toi et ton frère vous servirez d'exemples, personne n'osera s'en prendre à Naruto après ça. Ton père a fait une grave erreur, et je ne suis pas aussi tendre que le Daimyo et les autres.

Itachi ne répondit pas, mais il n'en pensa pas moins. Il n'avait jamais approuvé la rébellion fomentée par son père. Si encore Fugaku avait eu de réelles raisons de s'opposer à Naruto, mais sa seule motivation était le pouvoir. Naruto était un bon dirigeant, juste, impartial, et à l'écoute des besoins et doléances des citoyens de Konoha. Son seul tort était d'être jeune, et d'avoir hérité du titre de son père. Fugaku avait soif de pouvoir, et ses fils en payaient le prix aujourd'hui.

Kyubi reposa sa coupelle de saké et observa l'homme digne malgré ses atours qui ne laissaient planer aucun mystère sur sa nouvelle condition. Il le trouva magnifique dans cette tenue, sa peau scintillant de mille éclats brillants grâce aux bijoux. Il avait décidément eu raison de leur laisser la vie sauve, révélant la beauté gracieuse des deux héritiers. Il n'était pas comme Naruto, lui il réglait les choses à sa façon, dans le sang et l'humiliation. C'était toujours ce qui marchait le mieux de toute manière.

Ses yeux coururent sur la silhouette silencieuse face à lui. S'il s'était écouté, il aurait bien été capable de le retourner et de le prendre, là, à même le sol. L'Uchiwa était profondément désirable, Sai n'ayant fait qu'augmenter l'attrait sensuel des deux survivants. Il mourait d'envie de poser une fois de plus ses mains sur le corps pâle et de plonger dans cet antre chaud qui l'avait si bien accueilli le soir du massacre. Il se rappelait sans mal toutes les sensations sulfureuses qu'il avait éprouvées à le réduire à sa merci et à le faire sien cette nuit là.

Le géant roux se leva et se dirigea vers le placard coulissant où une étagère était réservée aux produits de première nécessité en cas de blessures. Il en avait tout de même bien moins souvent besoin depuis qu'il vivait au palais, en comparaison à sa période d'errance. Il choisit un onguent apaisant et cicatrisant parmi les pommades, autres bandages et désinfectants qu'il avait stockés là, car on n'était jamais trop prudent. Petit, Naruto s'écorchait très régulièrement les genoux et les coudes, l'obligeant à jouer les infirmiers.

Sai s'était montré encore une fois un orfèvre, révélant tout son talent d'artiste quand il avait discuté avec lui des deux survivants et du statut qu'ils allaient à présent occuper au palais. Il était déjà certain à ce moment là que Naruto ne serait pas indifférent à un tel présent. Son protégé blond était un peu trop sensible au charme de certains représentants de la gent masculine, comme le Daimyo-Kazekage de Suna par exemple, même s'il ne s'en rendait pas vraiment compte. Lui-même n'avait pas de penchants marqués pour l'un ou l'autre camp, ayant déjà usé des charmes de prostitués des deux bords.

Il devait pourtant s'avouer que l'aîné Uchiwa, Itachi, avait toujours plus ou moins attiré son attention. Il l'avait régulièrement croisé au palais, accompagnant son père du temps de Minato. Le contraste entre l'épiderme couleur de neige et les cheveux sombres avait toujours eu un certain charme, à ses yeux en tout cas. Les expressions sérieuses du jeune homme d'alors, si éloignées de celles d'un jeune de son âge, lui avaient toujours fait penser que les commentaires élogieux du père sur son fils aîné étaient justifiés.

Quand à Sasuke, ce n'était qu'un adolescent froid et buté, en mal de reconnaissance, mais qui, il l'espérait, saurait tirer Naruto de la routine dans laquelle celui-ci s'était enfermé. La mort de son père l'avait beaucoup affecté, un peu trop peut-être, même si c'était compréhensible. Quand Madara était venu le trouver, dans le plus grand secret, il n'avait pu retenir un sourire sardonique. Ce patte-pelu lui avait fourni l'excuse parfaite pour se débarrasser de ces empêcheurs de tourner en rond du clan à l'éventail et de récupérer dans son giron les deux fils héritiers du même coup.

Il savait que les Uchiwa, tout comme d'autres d'ailleurs, avaient beaucoup de mal à accepter Naruto à la tête du village. Ces satanés clans qui se pensaient forts et puissants ne pouvaient s'empêcher de fomenter et de comploter dans l'ombre. Il fallait bien qu'il mette un terme à tout ça. Il ne permettrait pas qu'on remette en question la position de son protégé. Agir en conséquence avait été d'une incroyable facilité, le destin lui-même lui en fournissant l'opportunité.

Il avait eu besoin de frapper fort pour que toutes ces familles se tiennent tranquilles. Maintenant c'était chose faite. Pour tous, la vision des deux bruns réduits en miettes serait bien plus que suffisante à leur faire oublier toutes velléités contre Naruto, il en était certain. Certes, il avait scellé le sort des fils Uchiwa, mais ce ne serait pas si mal non plus pour ces deux là de ravaler leur fierté et de passer à autre chose. Il ne savait pas pour Naruto, mais lui comptait bien prendre soin d'Itachi, à sa manière. Il ne manquerait de rien et n'aurait plus à subir le joug d'une famille écrasante.

- Viens là, enjoignit-il à Itachi tout en s'asseyant sur le grand lit.

Ce dernier croisa les orbes fermes et décidés et se leva avec une pointe de mauvaise grâce et d'appréhension, abandonnant son thé à peine entamé. Il s'assit au bord du lit bas, à bonne distance du rouquin à la stature imposante qui avait écrasé avec acrimonie le coup d'état de son père.

- Je ne vais pas te manger, tu sais, lança Kyubi goguenard.

Le regard qu'Itachi lui jeta montra clairement au roux que l'Uchiwa ne lui faisait aucune confiance. Et comment l'en blâmer après tout ce qu'il lui avait déjà fait ? Sa réaction de défiance était plus que justifiée.

- Je ne vais pas te faire de mal si c'est ce qui t'inquiète, dit Kyubi tout en débouchant le pot de crème cicatrisante et apaisante. Je vais juste jeter un coup d'oeil à tes blessures et au travail de Sai. Il ne faudrait pas que ça s'infecte, cela pourrait rapidement devenir très grave et très moche.

Itachi, peu convaincu par l'argument avancé par l'homme, lui lança un regard méfiant. De toute manière, ce n'était pas comme s'il avait le choix. Quoi que décide de lui faire Kyubi, il n'aurait qu'à subir. Il était à sa merci sans aucune échappatoire. Le roux se rapprocha de lui avec lenteur et défit le voile qui couvrait son torse, l'abandonnant sur le sol. Les pupilles rouges scrutèrent minutieusement sa peau, sa main se posant parfois ici ou là avec précision.

Il avait encore quelques bleus et quelques estafilades récoltés lors de son combat sur les toits contre les forces Senju et ce diable d'homme lui-même. Il se prépara au pire, mais la pommade qui avait une odeur de plantes médicinales fut appliquée sur sa peau avec une surprenante douceur. Les gestes précautionneux lui firent presque oublier sa défiance et l'angoisse qui le tenaillait. Presque seulement, car malgré tout il restait méfiant et tendu.

- Ça va t'aider à cicatriser et te soulager un peu, expliqua son "propriétaire", dont il portait à présent l'emblème tatoué à même sa nuque.

Ses orbes sombres, un brin interrogatifs, croisèrent ceux étonnamment calmes du géant roux. Le contraste était étrange. Il y avait beaucoup d'aménité, presque de la bienveillance dans les gestes de celui qui était la cause de tous ses malheurs. Des choses dont il ne l'aurait jamais cru capable, persuadé de sa cruauté et de sa bestialité.

Les paumes un peu rugueuses soignèrent son dos puis naviguèrent sur ses flancs, s'occupant là aussi d'étaler la crème sur des bleus et des entailles en voie de guérison. Un peu d'onguent fut aussi déposé sur les endroits où il avait été percé et qui étaient encore un peu douloureusement gonflés. Le bijou de son nombril composé d'une tige, d'une boule, et d'une pierre rouge sang roula sous les doigts chauds de son soigneur, lui arrachant une légère grimace.

- … Pourquoi, pourquoi nous avoir fait subir... tout ça, souffla Itachi.

- Pour faire un exemple. Je n'ai confiance en aucun des clans de ce village. Au moins comme ça, ils y réfléchiront à deux fois avant de comploter. Vous serez un vibrant rappel à leur loyauté.

Kyubi effleura l'un des mamelons sensible et encore boursouflé par le piercing qui y avait été pratiqué et Itachi frémit sous l'apposition de la crème, serrant ses poings sur ses cuisses.

- Je te l'ai dit. Vous allez payer pour l'erreur de votre père, renchérit l'homme roux, malaxant savamment la pointe érectile fragilisée par l'anneau qui y avait été glissé.

- … Hnnn...

Itachi referma brutalement sa main sur l'avant bras musclé, un tremblement certain l'agitant de la tête aux pieds. Son coeur battit à tout rompre, sa respiration devint courte et rapide et une sueur froide suinta sur son front tant la peur lui vrilla les entrailles.

La zone pétrie avec un peu de pommade vibrait et renvoyait des ondes curieuses dans tout son corps. Mais, malgré la douceur des gestes, il n'arrivait pas à se détendre, pas du tout même. Son affolement dut se lire dans ses yeux puisque Kyubi lui fit lentement lâcher son bras. Le roux leva la main et Itachi ferma les yeux, s'attendant à recevoir un coup qui à sa grande surprise ne vint pas. A la place, la paume calleuse se posa sur sa joue, la caressant avec une tendresse étonnante.

Surpris et déstabilisé, Itachi entrouvrit les paupières, croisant les iris vermeils de son maître.

- Détends-toi, souffla celui-ci. Tu n'es pas en mesure de me refuser quoi que ce soit, tu es suffisamment intelligent pour le comprendre, n'est-ce pas ?

Les orbes onyx se teintèrent d'une résignation angoissée, répondant ainsi à la question de Kyubi qui sourit, satisfait.

Sans laisser le temps à son esclave de confirmer oralement, le géant reprit :

- Je n'ai pas l'intention de te mentir. Ce que je veux, je l'aurai, que tu sois d'accord ou pas. Si j'utilise la force, tu souffriras le martyr, pire encore que ce que je t'ai fait ce soir là. Par contre, si tu es docile et obéissant, ça peut devenir très agréable... pas seulement pour moi. Et, je serai plus enclin à me montrer indulgent envers toi. Je pourrais même intercéder en faveur de ton frère, si Naruto le malmène un peu trop...

Se rapprochant jusqu'à ce que ses lèvres effleurent une oreille délicate, le roux poursuivit, son ton devenant plus menaçant, aussi grondant qu'un ciel empli d'orage :

- Mais si tu me résistes... Non seulement je te le ferai regretter, mais je n'aurais aucun scrupule à jeter ton cher petit frère en pâture aux nombreux prisonniers qui pourrissent dans les geôles de ce palais. Il y a bien longtemps qu'ils n'ont pas eu l'occasion de se soulager, et ton frère est bien assez beau pour leur convenir. Dans son état actuel, non seulement je ne donne pas cher de sa peau, mais en plus je suis assez curieux de voir comment il pourrait bien se défendre...

Kyubi recula, plantant son regard dans celui d'Itachi, ravi de voir l'impact de ses mots sur celui-ci. Non sans une certaine satisfaction, il vit les iris onyx se dilater de terreur. Prenant un air désinvolte, il rajouta :

- A ce stade, peu d'entre eux sont regardant sur le genre. On leur donnerait une chèvre qu'ils la culbuteraient tout pareil. Naruto râlera sûrement un peu, pour la forme, mais j'ai bien vu qu'il ne savait pas trop quoi faire de Sasuke. Je suis sûr qu'au final, il serait content d'en être débarrassé.

Itachi se mordit les lèvres pour ne pas hurler de colère après ce monstre qui menaçait son cadet avec autant de désinvolture. Serait-il vraiment capable d'aller jusque là ? Certainement. Mais Naruto ne prendrait-il pas la défense de Sasuke ? Itachi fronça légèrement les sourcils, cherchant dans sa mémoire si le Daimyo avait montré un intérêt quelconque à Sasuke depuis qu'il était devenu son esclave. A son grand désarroi, il était incapable de s'en souvenir. A part dans la salle d'apparat, il lui semblait que jamais le Hokage n'avait regardé son "cadeau", ni y ait prêté la moindre attention particulière.

Une vague de désespoir l'envahit. Alors il allait devoir revivre ça ? Et en plus, se laisser faire bien gentiment ? Il n'avait vraiment pas d'autre choix, n'est-ce pas... Relevant la tête, Itachi plongea un regard fier mais résigné dans celui de son bourreau. D'une main tremblante de rage contenue, il prit avec lenteur le poignet de son tortionnaire, ramenant les doigts chauds sur son torse, l'invitant silencieusement à reprendre là où il s'était arrêté. De toute façon, il n'avait pas d'autre option à l'heure actuelle.

Kyubi reprit et accentua ses mouvements sur le mamelon sensible, un sourire étirant ses lèvres, ne cachant rien de sa satisfaction. Après de longues et machiavéliques minutes de ce déstabilisant traitement, il soutira un petit gémissement coupable au propriétaire du corps qu'il soignait.

- Détends-toi, susurra-t-il à nouveau à l'homme dont il était devenu le maître.

Le tintement de la clochette placée sur l'anneau s'accentua et Itachi plaqua une main sur sa bouche, son autre main essayant instinctivement de repousser le torse imposant bien trop proche de lui; beaucoup trop proche.

Poussé par le buste puissant de son tourmenteur, il s'effondra sur le lit, son dos rencontrant le matelas dans un bruissement de tissus. Ses longs cheveux couleur encre de Chine se répandirent autour de lui en une rivière sombre et précieuse, encadrant son visage aussi pâle qu'un linceul. Le poids du corps de son tortionnaire au-dessus de lui l'écrasa de toute sa funeste présence. L'ombre sinistre le surplomba peu à peu tel le lourd couvercle d'un tombeau se refermant sur son sacrifice.

Un autre doigt, soi-disant plein de bonnes intentions, se posa sur son deuxième mamelon, le soignant avec autant d'application méphistophélique que le premier. Des ondées chaudes naquirent par vagues successives et prirent plus d'ampleur dans sa cage thoracique. Elles sourdaient sournoisement de ces deux points savamment malaxés de concert sur sa poitrine, le surprenant tout autant que l'affolant.

Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il tremblait de peur, résigné à subir les assauts du meurtrier de son clan. Une sueur froide nimbait son front et sa nuque. Pourtant, les sensations que lui procuraient les doigts de son tourmenteur sur son torse étaient loin d'être détestables. Il sentait tout au fond de lui que Kyubi n'avait pas complètement tort, cela pourrait bien devenir agréable. Mais, il refusait de s'y abandonner.

Son dos se souleva et s'arqua sur la couche confortable quand le roux pinça soudainement une pointe turgide. Itachi se mordit les lèvres pour n'émettre aucun son, incapable de savoir ce qui pourrait bien les franchir. Souffrance, plaisir ou terreur ? Il ne savait plus. Il avait beau lutter de toutes ses forces pour ne pas se laisser bercer par le chant hypnotique des notes sybarites et sensuelles qui filtraient de ses mamelons; celles-ci devenaient de plus en plus prégnantes, effritant un peu plus sa peur à chaque seconde.

Itachi se dévoyait peu à peu dans le tumulte qui l'agitait; perdant pied, à son corps défendant. Pourquoi son corps réagissait-il ainsi ? Pourquoi le simple toucher du bras droit de l'Hokage à ces deux endroits provoquait en lui cette espèce d'explosion vivace ? Il mordit dans sa main pour tenter de reprendre le contrôle de lui-même. Une langue humide et chaude le parcourut, partant de son nombril et remontant jusque sur le haut de son ventre, le faisant frissonner plus fort.

Kyubi délaissa les pointes de chair qu'il tourmentait délicieusement pour défaire le tissus aérien rattaché à la ceinture basse qui ceignait les hanches masculines, dévoilant définitivement la nudité de l'Uchiwa étendu sur son lit. Un sexe pâle à demi-érigé apparut sous ses yeux affamés et brillants d'un éclat concupiscent. Il laissa sa main possessive errer à la lisière de la toison pubienne, caressant pleinement le bas ventre plat et contracté, avant de glisser souplement sur la virilité dont l'extrémité de l'ornement niché en elle dépassait.

Il voulait s'approprier chaque centimètre de l'exquise créature devenue sienne à présent, couchée sur son lit, abandonnée. Il posséderait définitivement cet héritier déchu, rendant son corps dépendant du sien à défaut de le convaincre de lui céder, pleinement consentant. Jouer des arpèges sulfureuses sur la peau opalescente et voir les réactions contradictoires qui animaient le visage altier noyé de mèches sombres était exquis et savoureux. Il avait compris lors de leur première étreinte que la force ne briserait pas les remparts de la volonté d'Itachi.

Le plaisir charnel serait une bien meilleure arme pour le soumettre. Et il savait, pour les avoir assez observés lui et son frère cadet, que l'attention serait le moyen d'enchaîner définitivement son brun. User des faiblesses de sa victime avait décidément bien plus de saveur que la vaincre par la force. Il embrassa un flanc couleur de porcelaine, l'épiderme crémeux frissonnant au contact de sa bouche dévorante. Oui, il l'asservirait bien mieux de cette manière… Il avait étreint assez de corps pour savoir comment précipiter le brun dans sa chute, une chute qu'il voulait lente et voluptueuse.

La crème cicatrisante et apaisante fit coulisser avec aisance la paume calleuse sur la chair turgescente. Un gémissement étouffé sortit de la bouche d'Itachi, résonnant dans la pièce malgré la fine paume qui la bâillonnait. Kyubi soupesa légèrement dans sa main le membre aussi pâle que le reste du corps allongé, se faisant mentalement la remarque que ce qu'il tenait était en parfait accord avec le reste de la silhouette aristocratique.

Il retraça du bout des doigts quelques veines saillantes avant de s'attarder sur le gland. Le colosse roux fit peu à peu remonter puis descendre inlassablement sa main fermée, ses phalanges pressant par intermittence le bout sensible. Il prenait tout son temps, observant chaque nouvelle étincelle de plaisir supplémentaire fleurir chez son captif. Itachi ne le savait pas encore, mais c'était un combat perdu d'avance, et Kyubi prenait tout autant de plaisir à contempler son irrésolue mais inévitable reddition.

Itachi tenta de resserrer ses cuisses, honteux et mortifié par les réactions de son propre corps. Mais son tortionnaire abandonna définitivement son torse et poussa au contraire sur ses jambes avec détermination, les écartant et les ouvrant plus largement sur le matelas.

- ... N-non... gémit-il péniblement.

Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Comment était-ce possible ?

Il poussa sur les épaules athlétiques pour les éloigner de lui, mais ses muscles ne lui obéissaient plus vraiment et il manquait de force. Ses reins commencèrent à pulser de vibrations insidieuses, le plongeant plus profondément encore dans ce trouble qui l'habitait. La voix grave et rauque de son tourmenteur résonna à son oreille :

- Détends-toi, laisse-toi aller... Tu verras... tout le bien que je peux te faire...

Kyubi massa délicieusement la virilité qui se dressait de plus en plus entre ses doigts, parfaitement conscient des émotions contradictoires de sa victime. Rien, non, rien ne valait le spectacle de la débâcle érotique de son esclave. Peut-être que s'il avait été un peu plus au fait de ces choses là, Itachi y aurait été plus résistant... Mais Kyubi était plus que certain que ça ne faisait pas vraiment partie de ce que l'on enseignait à un digne héritier de clan.

Il passa un doigt dans l'anneau attaché à la boule creuse et commença à jouer avec tout en douceur, progressivement. S'approchant à nouveau du pavillon décoré de boucles d'oreilles, il susurra de sa voix grave aux intonations de velours :

- Je veux qu'à chaque fois que je poserai une main sur toi, ton corps fonde littéralement sous mon toucher.

Sa sentence prononcée, il intensifia graduellement ses mouvements diaboliques sur la verge de plus en plus moite et tumescente de son esclave.

Itachi ouvrit des yeux démesurés, des vagues brûlantes prenant de plus en plus d'ampleur au creux de ses reins. La maîtrise de son corps lui échappait totalement. Il sombra plus intensément dans le tourbillon sulfureux et décadent qui grandissait en lui, précipitant son souffle, le rendant si faible aux attaques de son tourmenteur. Il se tortilla comme il put sur le matelas pour tenter d'échapper à tout ça, mais ce fut en pure perte. Il se dégoûta lui-même pour cette faiblesse, pour ressentir autre chose que de l'écœurement entre les bras de son violeur.

Le commandant en chef de la garde rapprochée du Daimyo glissa sa deuxième main entre les cuisses fuselées, les ouvrant plus encore. Il caressa les parties intimes de sa victime avant de continuer plus loin et de frôler le triangle de peau entre les bourses et l'anus d'Itachi. La guiche se trouvant là retenait les fines chaînettes accrochées aux chevilles du brun. Elle reçut une attention toute particulière et insistante, Kyubi n'omettant pas d'y passer la pommade apaisante et cicatrisante.

S'accrochant aux draps de lits à sa portée et tirant dessus, Itachi se mordit férocement les lèvres. Il ne voulait pas tout ça. Il ne voulait pas ressentir ça. Il voulait y échapper. Il eut envie de protester, de repousser cet homme qui le touchait de la sorte, mais les menaces proférées plus tôt résonnaient encore à ses oreilles...

- Je veux qu'à chaque fois que je prononcerai ton prénom, je n'aies pas besoin d'en dire plus. Tu sauras exactement ce à quoi je fais allusion, lui souffla son tortionnaire, s'amusant des réactions de sa si belle proie.

Il massa de manière appuyée la peau renflée autour du bijou, tout en continuant à jouer des arpèges diaboliques sur la verge dressée, appréciant avec un sourire carnassier de voir l'aîné Uchiwa se tordre et se débattre faiblement. Il lui suffisait d'intensifier ses caresses pour qu'un spasme de désir ne contracte le corps allongé sous le sien. Il lécha la nuque crémeuse à sa portée et suçota un point derrière l'oreille délicate.

- … Je... hmmm... je ne veux pas... laissez m-moi... Uhmmm... n-nonnn

Sa demi supplique fut vaine. Les doigts sur cette zone si intime s'absentèrent pour revenir encore plus glissants et enduits de crème. Itachi se sentait si vulnérable, incapable de se défaire de cette invasion d'attouchements indécents qui le faisaient littéralement fondre et l'entraînaient toujours plus loin dans la déchéance à son esprit défendant.

- Je veux qu'à chaque fois que je te regarderai, ton corps s'embrase comme une torche, énonça le roux.

Il marbra la gorge crémeuse de suçons et abandonna finalement la guiche pour caresser une fesse ferme puis venir chatouiller l'anneau de chairs fripé souple et délicat qu'il avait déjà profané. Oui, il voulait que celui qui arborait maintenant un renard à neuf queues à la base de sa nuque tremble de désir rien qu'en le sentant à ses côtés.

Itachi tira sur ses bras et se retourna sur le flanc, se recroquevillant sur lui-même. Il ne voyait pas comment échapper à toutes ces choses dégradantes tout en satisfaisant Kyubi. Le doigt qui appuyait doucement sur son anus le rendait nerveux, et intensifiait son angoisse. Cet homme allait de nouveau le pénétrer, le rabaisser plus bas que terre, le prendre comme un animal. Et pourtant, l'embrasement dans son corps était de plus en plus intense, anesthésiant ses pensées et sa volonté.

Il ne pouvait se défaire du magma bouillonnant qui l'ensevelissait, le rendant si pitoyable et démuni. Une première goutte de pré-sperme coula dans la main qui emprisonnait toujours son sexe. Son ventre se contracta brusquement, il ne savait plus quelle était la part d'angoisse et la part de volupté dans ce qu'il ressentait. Le souffle lourd de Kyubi s'écrasa sur son visage, le poussant à ouvrir les yeux pour tomber dans le regard dévorant de son maître.

L'horreur de sa situation lui noua la gorge, une faible plainte troublée se frayant un passage entre ses lèvres serrées.

- Je veux que tu m'appartiennes tout entier, que ta présence à mes côtés te soit une évidence, acheva Kyubi d'un ton exigeant.

Son doigt enduit de crème apaisante se fraya un chemin dans le puits étroit et Itachi se cambra brutalement sous le coup de l'intrusion, un cri étranglé lui échappant. Des langues de feu prirent possession des reins de l'aîné Uchiwa alors qu'il sombrait dans le maelstrom de sensations envoûtantes, concupiscentes, mais si humiliantes pour lui.

Il sentait la petite baguette fichée dans son sexe entrer et sortir doucement, à l'unisson du doigt qui se frayait un chemin en lui. Sa virilité était oppressée et caressée, son cou et sa clavicule dévorés par une bouche avide. Quand l'intrus en lui frôla sa prostate, une exclamation gutturale ourlée de plaisir lui échappa, son corps s'arquant sous les effets du spasme qui le parcourut. Itachi sentit plus qu'il ne vit le sourire carnassier de Kyubi.

Il aurait voulu mourir plutôt que d'avouer ressentir un quelconque bien-être entre les bras du meurtrier de son clan. Comment ce même homme qui l'avait violé, humilié, rabaissé au rang d'esclave pouvait-il déclencher autant de sensations sensuelles ? Un deuxième doigt rejoignit le premier, fouillant ses reins, étirant son intimité, massant cette glande qui le plongeait dans les plus diaboliques tourments.

L'aîné Uchiwa se rendit nettement compte que ça n'avait rien avoir avec la première étreinte forcée dont il avait été la victime. C'était beaucoup moins violent, plus doux et plus sensuel, presque amoureux. La violence punitive dont le colosse avait fait preuve ce soir là, le brisant totalement, était totalement inexistante cette fois. C'était incroyablement plus chaud et sulfureux, incroyablement indécent, mais tout à fait supportable et même agréable à un point qu'il n'aurait jamais imaginé.

Itachi gisait sur le ventre, ses hanches légèrement surélevées. Kyubi, penché sur lui, une main entre ses cuisses et l'autre entre ses fesses, ne lui laissait aucun répit. Le brun crispa ses poings sur les draps, sa voix exprimant de plus en plus le plaisir qu'il ressentait avec de moins en moins de retenue. C'était plus fort que tout, plus fort que lui et son désir d'échapper à ce monstre, plus fort que sa peur, plus fort que sa honte. Les vagues sulfureuses le parcouraient et l'annihilaient complètement.

Kyubi ne tint pas plus longtemps. Quand son partenaire supporta sans trop de peine l'intrusion de trois de ses doigts, il les retira, provoquant un soupir vaincu de sa victime. Il s'installa entre les cuisses pâles, redressant les hanches qui frémirent à son contact, et, sans aucune hésitation, aligna son membre avec l'entrée palpitante savamment préparée. Itachi étouffa une plainte assourdie quand il se guida enfin, oui, enfin en lui, le dos blanc se contorsionnant sous sa lente poussée pénétrante.

Plongeant son visage dans les draps, le brun y ensevelit ses cris et sa honte. C'était bon... Un peu douloureux, mais rien de comparable à ce qu'il avait vécu précédemment. C'était bon... et il se dégoûta d'apprécier ça. Ses mamelons sensibles frottèrent sur le tissu qui recouvrait le matelas, provoquant une nouvelle vague de sensations déroutantes. La main sur sa virilité accéléra sa cadence, les hanches de Kyubi claquèrent avec vigueur contre ses fesses.

Le tisonnier brûlant qui le pénétrait, percutait à chaque aller-retour cet endroit au creux de ses reins qui le rendait fou. Il était éperdu, son corps réagissant et répondant à cette fièvre lubrique qui le dévorait de l'intérieur. Il ne pouvait lutter contre l'orgasme qu'il sentait monter en lui. Serrant les poings, il tenta d'étouffer au mieux ses exclamations concupiscentes, et s'abandonna au tourbillon sensuel où l'entraînait son maître.

Ses hanches ondoyèrent, venant à la rencontre de ce fessier tendu et de cette enveloppe charnelle qui l'accueillait, affolant ses sens, faisant exploser son désir. Kyubi mordit dans l'une des épaules crémeuses, soutirant un cri plaintif noyé de luxure à son amant. Leur danse érotique s'intensifia, les poussant tous les deux au bord du précipice de l'orgasme. Le roux fit durer encore un peu son plaisir, pénétrant l'antre chaud et serré avec lenteur, s'enfonçant toujours plus profondément, toujours plus loin dans le corps pâle. Il le possédait totalement, pleinement, entièrement.

Itachi convulsa soudain, à quatre pattes sur la couche. Son estomac se contracta. Un feu d'artifice explosa dans sa tête et dans ses reins, libérant brusquement la pression qui s'y était accumulée. Ses crispations se répercutèrent jusque dans le conduit que son tortionnaire vilipendait avec brutalité, le poussant lui aussi par dessus l'ultime retenue qui l'empêchait encore de jouir. Son bas ventre se noua et se tordit, lui arrachant une exclamation étranglée quand sa verge se tendit, prête à exploser.

L'ornement niché dans son sexe retint le liquide aqueux, ne le laissant s'écouler que petit à petit par les minuscules orifices de la boule évidée. Sa voix se mua en glapissement déchiré alors que peu à peu des gouttes blanchâtres tombaient sur le lit, la pression le quittant avec si peu de précipitation le frustrant et lui donnant l'impression que sa virilité allait physiquement exploser. Son corps se contorsionna sur les draps froissés quand une nouvelle sensation incommodante s'ajouta à son tourment.

Kyubi se déversa avec un grognement guttural dans le puits chaud, s'enfonçant une dernière fois au coeur du conduit moite et étroit. Son corps devint lourd et empreint de langueur post-coïtale. ll s'abandonna aux lois de l'apesanteur, couvrant de sa masse imposante la silhouette longiligne de celui qui avait été son partenaire à son esprit défendant. Son souffle précipité se calma peu à peu, s'étiolant dans la masse de longs cheveux noirs. Il resserra son étreinte possessive sur le corps élégant, couvert de sueur et tremblant, de son esclave personnel.

La marée de plaisir qui l'avait parcouru décrut, le laissant indolent et particulièrement bien disposé envers celui qui avait été son réceptacle. Oui, cette nuit où il l'avait noyé dans la luxure n'était que la première et il y en aurait beaucoup d'autres. Il ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. L'héritier déchu serait bientôt totalement sien, ce n'était qu'une question de temps. Le faible bruit de pleurs amers troubla le silence de la pièce et Kyubi focalisa son attention sur celui qui était devenu sa chose.

Itachi sanglota d'un seul coup, sa raison depuis longtemps perdue, sentant son intimité marquée pour la deuxième fois par la semence de son bourreau, une chose qu'il ne pouvait pas supporter. Être sali, avili, une fois de plus; c'était trop dur, c'était au dessus de ses forces, son amour-propre, son intégrité en tant qu'homme définitivement bafoué. Pourquoi, oui, par tous les Dieux pourquoi devait-il encore vivre ça ? N'aurait-il donc aucun répit dans sa déchéance ? Kyubi lui avait tout pris, absolument tout. Il ne lui restait plus rien, rien… pas même sa masculinité...

Il perdit connaissance alors que son tourmenteur se retirait et s'allongeait à ses côtés, le prenant dans ses bras, dégageant de son front ses mèches brunes désordonnées. Puis, le géant roux les glissa tous deux sous les couvertures, les enveloppant confortablement. Kyubi essuya les traces que les perles cristallines avaient laissé sur les joues blêmes et aristocratiques et observa le visage altier aux paupières maintenant closes sur les orbes sombres.

- Aussi dur que cela soit, tu es à moi maintenant. Je ne te laisserai jamais t'échapper Itachi, murmura-t-il.

~oOo~

Kyubi embrassa la nuque pâle, là où le renard à neuf queues stylisé était enfermé dans le cercle noir. Itachi frissonna et sentit avec une certaine acuité la main large et rude glisser sur sa cuisse laissée largement découverte par les voiles qu'il portait autour de sa taille. Il était installé dans le giron du géant roux assis en tailleur devant la table basse supportant un petit déjeuner chargé. Il avala maladroitement la bouchée de riz qu'il avait en bouche.

Cela faisait maintenant deux semaines qu'il était avec Kyubi, ce dernier l'abreuvant d'attentions et de caresses, le noyant dans leurs rapports sexuels à répétition si puissants qu'il sombrait régulièrement dans l'inconscience. Le géant, le reste du temps, faisait particulièrement attention à lui, veillait sur lui comme un protecteur et devançait le moindre de ses désirs, hormis celui de le laisser libre. Les choses étaient claires, il était son captif; aussi attentionné que son geôlier se montre, ça, ça ne changerait pas. Mais sa condition était particulièrement adoucie par le comportement prévenant et protecteur, atténuant son sentiment de mal-être, même s'il avait l'impression de trahir chaque jour un peu plus ses valeurs en se laissant faire.

Peu à peu, il s'attachait à cet homme, le découvrant doux et attentionné sous ses airs de brute sauvage. La seule chose qu'il lui demandait c'était de lui obéir et de lui tenir compagnie, rien de bien difficile en soit. En bref, Itachi s'habituait doucement à sa nouvelle vie, même dans ses aspects les plus charnels. Sasuke était la seule ombre au tableau, celui-ci n'acceptant toujours pas les choses, et ne décrochant pas un mot quand ils étaient en présence de leurs maîtres.

Naruto ne semblait d'ailleurs pas porter grand intérêt au jeune homme. Du peu que Sasuke avait bien voulu lui dire quand ils étaient seuls, le Hokage ne lui parlait pas, ne le touchait pas, ni ne lui prêtait la moindre attention, l'obligeant simplement à le suivre partout comme un chien. Si Sasuke ne s'en formalisait pas outre mesure, plutôt satisfait que son "maître" le laisse tranquille, Itachi lui s'en inquiétait.

Il avait remarqué que son frère ne mangeait presque rien, et qu'il semblait légèrement malade. Il aurait bien voulu l'examiner de plus près. Mais depuis quelques jours, Sasuke le snobait. Itachi avait aisément deviné la raison pour laquelle son cadet lui en voulait : celui-ci ne supportait pas de le voir si proche de Kyubi, le meurtrier de leur famille, le responsable de leur situation actuelle. Pourtant, lui plus que tout autre aurait dû comprendre qu'il n'avait pas vraiment le choix.

- Ouvre la bouche.

La voix rauque de Kyubi résonna à son oreille, le tirant de ses pensées. Docilement, Itachi s'exécuta, avalant la bouchée de viande caramélisée que lui présentait le géant roux. Celui-ci continua de lui donner la becquée, sans cesser de le toucher intimement, nullement gêné par la présence des deux autres.

Sasuke épingla son frère du regard, prêt à vomir, picorant plus que ne mangeant vraiment les mets pourtant appétissants. Son frère semblait particulièrement bien s'entendre avec son tortionnaire, et ce détail l'horripilait. Avait-il déjà oublié ce que ce dernier lui avait fait subir ? Que c'était à lui qu'ils devaient d'être orphelins et réduits à l'état d'objets ? Sa mâchoire se contracta sous l'effet de la colère, sa rage flambant dans ses yeux noirs.

Il serra son poing, les baguettes de bois qu'il tenait se brisant avec un craquement sinistre dans sa main, ignoré par les autres personnes présentes dans la pièce qui n'avaient rien remarqué. Voilà bien une chose qui n'avait pas changé par rapport à sa vie d'avant le massacre : personne ne lui prêtait attention, à part Itachi de temps en temps. Cela ne le dérangeait aucunement, bien au contraire. Ainsi, il avait tout le loisir de réfléchir à un plan d'évasion et à sa vengeance.

Kyubi avait eu raison, songea Itachi... Dès qu'il prononçait son prénom, il ne pouvait s'empêcher de frémir. Dès qu'il le touchait, son corps s'embrasait. Dès que les pupilles rougeoyantes se posaient sur lui, il savait exactement ce à quoi il pensait. Et, malgré lui, il aimait ça, il adorait ça. Sentir ces mains sur lui, cette bouche sur lui, ces lèvres sur lui. Ça le rendait fou, ça le plongeait dans un tourbillon de plaisir concupiscent contre lequel il ne pouvait rien. Son corps réagissait et agissait de lui-même, ne lui obéissant plus. Il avait beau lutter, rien n'y faisait. Cette fièvre insidieuse finissait toujours par s'emparer de lui et prendre l'ascendant sur sa volonté.

Les doigts chauds glissèrent sur son aine, jouant légèrement avec la ceinture basse qui retenait les tissus translucides. Le commandant de la garde personnelle du Daimyo se pencha à son oreille.

- J'ai envie de toi...

Ses joues le brûlèrent, une tension qu'il commençait à bien connaître traversant tout son corps. Il resserra ses cuisses, sentant une certaine partie de son anatomie se réveiller fort mal à propos.

Kyubi reprit sa discussion avec Naruto comme si de rien n'était, ce dernier lui adressant un sourire narquois, n'ayant rien perdu de la scène, ni de la réaction plus qu'explicite d'Itachi. Le blond était sincèrement heureux pour celui qu'il considérait comme son meilleur ami. Depuis que l'aîné des Uchiwa était aux côtés du géant roux, ce dernier était plus calme et plus détendu, faisant de moins en moins preuve de son tempérament violent et irascible.

De plus, le voir aussi prévenant avec Itachi était amusant, il enveloppait littéralement le brun de sa présence. En contrepartie, l'ancien héritier du clan déchu semblait vivre sa captivité et le nouveau statut qui lui avait été imposé avec une expression douce amère, se faisant visiblement à sa condition. On était loin de ce qu'il traversait lui avec Sasuke, ce dernier affichant sans cesse une expression froide et butée. Il n'arrivait pas à rompre la glace entre eux, ce mur invisible et infranchissable derrière lequel le brun s'était réfugié.

Plus d'une fois il avait eu envie de lui parler, mais avant même qu'il ait ouvert la bouche, il se prenait un regard tellement réfrigérant que cela lui coupait toute envie de s'exprimer. Pourquoi Sasuke était-il si froid ? Sa condition n'était pas si horrible que ça. Après tout, il ne manquait de rien, mangeait à sa faim, avait une couche décente et bénéficiait de tout le confort auquel il était habitué dans son ancienne vie. Ne sachant comment agir avec son esclave attitré, Naruto avait fini par ne même plus le regarder, préférant s'éviter toute tentation, et s'épargner ainsi la peine d'être violemment rejeté.

Kyubi prit une boulette de viande entre ses doigts et la présenta aux lèvres fines de son amant. Itachi ouvrit doucement sa bouche et la nourriture y fut enfournée avec lenteur et précaution, d'un geste empreint d'érotisme.

- Vous savez, il y a des chambres pour faire ce genre de choses, lança Naruto à brûle pourpoint, amusé, mais un peu agacé par l'attitude du couple.

Le rire grave de Kyubi retentit, faisant derechef frissonner Itachi qui baissa honteusement la tête.

Des doigts tentateurs se glissèrent sous un voile orange et vinrent se saisir d'un mamelon tumescent avec lequel ils jouèrent sans vergogne, faisant tinter la clochette suspendue à l'anneau qui le transperçait. Des lèvres chaudes se posèrent à la base de la nuque pâle et la pointe d'une langue taquine vint laper la zone derrière une oreille précieuse. Itachi ferma les yeux et frémit intensément malgré lui, transi de désir lubrique, couvrant sa bouche d'une main tremblante, oubliant presque sa gêne.

- Ne me dis pas que ça te dérange, souffla Kyubi, plantant son regard dans les orbes azurés de Naruto .

Le visage épanoui et joueur de son ami fit sourire largement le Daimyo qui ne prit pas la peine de répondre, se contentant de hausser les épaules.

- Moi, oui ! persifla soudain Sasuke à bout de nerfs, installé à côté du Hokage.

Le yeux rougeoyant s'étrécirent et les sourcils roux se froncèrent. Itachi se tendit immédiatement à la remarque acerbe, se repliant sur lui-même, le brasier qui commençait à naître en lui soudain étouffé. Il lança un regard éperdu à son jeune frère, la honte et la peur étreignant son cœur. Mais celui-ci l'ignora superbement, ses yeux dardant un regard noir sur Kyubi. Itachi aurait voulu se jeter sur son cadet pour lui demander pardon, mais il ne le pouvait pas, pas devant leurs maîtres en tout cas. Il n'avait pas d'autre choix, pourquoi Sasuke ne le comprenait-il pas ?

Blêmissant aussi vite que la colère envahissait celui qui le possédait, Itachi se tourna vers son bourreau et le supplia du regard, ne sachant trop quoi faire d'autre. Le fil ténu qui retenait Sasuke à la vie était en train de fondre à vue d'œil. Naruto ne faisant pas grand cas de son cadet, Kyubi n'aurait aucun mal à exécuter les nombreuses menaces qu'il avait proférées. Ses yeux se dilatèrent de panique quand le colosse s'empara de l'un des nombreux kunai qu'il portait en permanence sur lui et joua avec, ses doigts faisant habilement tournoyer la lame effilée dans sa main.

- Fais le taire, sinon, je m'en charge, lança Kyubi avec férocité, la promesse de mille souffrances nettement perceptible dans sa voix.

- Mmh... Je ne lui donne pas totalement tort sur ce coup. C'est son frère après tout, tempéra Naruto.

Du coin de l'œil, le chef du village de Konoha vit parfaitement les poings de Sasuke se serrer convulsivement. Il pouvait comprendre que le spectacle lui déplaise un tant soit peu, même s'il aurait pu le dire avec un peu plus de tact.

- Dans ce cas, on se retrouve tout à l'heure. Je suppose que tu as des choses à voir dans ton bureau, assena vertement Kyubi.

Naruto lança un regard aigu à Sasuke, ce dernier affichant une expression dure, tremblant d'une rage contenue. Pour une fois qu'il décrochait un mot... C'était pour se mettre Kyubi à dos. Finalement, il valait peut-être mieux qu'il se taise.

Entraînant violemment Itachi à sa suite par le poignet, Kyubi se leva d'un mouvement brusque. Les yeux de l'aîné des héritiers déchus cherchèrent à croiser ceux du plus jeune qui l'ignora superbement. A peine redressé, le brun aux longs cheveux manqua tomber quand son possesseur partit à grandes enjambées, le tirant à sa suite. Le duo quitta la pièce, Itachi littéralement traîné par un roux passablement énervé. Naruto soupira bruyamment et son visage se fronça avant de revenir vers Sasuke qui détourna la tête d'un mouvement sec et hautain.

Voir son frère se laisser tripoter par l'autre brute épaisse, c'était au dessus de ses forces. Depuis deux semaines, il endurait sans broncher cet étalage écœurant de pseudos attentions. Comment son frère si intelligent pouvait-il tomber dans un piège aussi grossier ? Ne voyait-il pas que ce monstre ne cherchait qu'à endormir toute méfiance pour mieux frapper ensuite ? Serrant les poings encore plus fort, Sasuke lutta contre la nausée que lui avait donné l'attitude du géant roux et de son frère.

L'Hokage se gratta l'arrière du crâne. Plus le temps passait et plus la situation devenait explosive, et moins il savait quoi faire avec l'irascible Uchiwa. Il avait vraiment espéré que le temps apaiserait les tensions, peut-être même que voir Itachi en confiance avec Kyubi le rassurerait. Mais visiblement ça avait l'effet inverse. Un soupir désabusé lui échappa. Vraiment, rien n'était jamais simple avec Sasuke.

Kyubi referma la porte de ses appartements avec fracas du bout du pied, attirant dans ses bras l'objet de tous ses désirs qu'il enserra dans une étreinte puissante. Sa bouche se lova à la base de la gorge où battait une veine avec force. Penchant la tête en arrière, Itachi posa ses mains sur le torse athlétique.

- Pitié, souffla-t-il. Mon frère ne pensait pas à mal.

Une bouche impérieuse trouva la sienne et le fit taire, l'emportant dans un baiser profond et désireux où leurs langues se mêlèrent avec violence. Quand Kyubi mit fin à leur échange, Itachi était à bout de souffle, ses yeux embués autant par le désir que par la peur.

- Tu es à moi, tu m'appartiens. Je fais ce que je veux de toi, tonna le géant en agrippant une fesse ferme d'une main pressante qui se mit à malaxer la chair tendre.

Itachi retint une plainte gémissante, vaincu et à l'agonie.

- … Oui... souffla-t-il.

Un étrange sourire satisfait et un peu animal détendit les traits qui, quelques minutes plus tôt, exprimaient une colère rentrée. La bouche du protecteur de Naruto vint à nouveau ravager la sienne et cette chaleur lubrique et avide naquit une fois de plus en lui.

Deux paumes chaudes coururent sur ses flancs, deux pouces sulfureux venant très vite titiller ses mamelons percés, toujours aussi sensibles et réceptifs, voire même de plus en plus prompts à réagir aux attouchements de leur maître. Une plainte ardente lui échappa.

- Ton corps est si vulnérable, Itachi. Je suis presque certain que je pourrais te faire jouir rien qu'en m'occupant de tes si jolis tétons, grogna Kyubi dans son cou.

Itachi se mordit les lèvres et se sentit basculer en arrière. Kyubi l'allongea sur les tatamis de la pièce emplie d'armures et d'armes. Pardonne-moi, petit frère... pensa t-il quand des lèvres humides cueillirent l'un des petits monticules au thélotisme criant, lui soutirant un nouveau soupir bruyant empli de luxure. Il glissa ses mains dans la chevelure rousse et hirsute, se laissant sombrer dans les vagues de plaisir que cet homme faisait naître en lui. Il était indigne de porter encore le nom des Uchiwa et il le savait. Une perle cristalline solitaire roula le long de l'une de ses joues.

Tiraillé entre les valeurs qu'on lui avait inculquées depuis son plus jeune âge, le désir de protéger son frère à tout prix, et le plaisir charnel qui le réduisait à néant entre les bras mêmes de son violeur, Itachi avait l'impression de devenir fou. Sa survie avait un prix et un goût de plus en plus cruels et complexes. Comment devait-il s'accrocher à la vie dans ces conditions ? Que devait-il faire ? Des vagues torrides et entêtantes s'emparèrent de lui, lui faisant perdre pied.

~oOo~

Ce ne fut que le lendemain qu'Itachi eut l'occasion de pouvoir parler seul à seul avec Sasuke. Kyubi et Naruto étaient en réunion avec les conseillers et les avaient laissés dans l'un des salons du palais. Itachi observa son frère qui ne disait rien, assis tout comme lui dans la pièce anodine et discrète. Ils avaient tous deux l'habitude de ce genre de choses, que ce soit parce que les deux hommes souhaitaient discuter en toute discrétion ou pour des réunions avec les conseillers ou les hauts dignitaires de Konoha dont ils ne faisaient plus partie.

- Tu devrais faire un effort avec le Daimyo et le commandant de sa garde personnelle, Sasuke. Tu vas finir par t'attirer des ennuis dont je ne pourrai pas te sortir, commença-t-il.

Le regard acerbe de son frère croisa le sien.

- Tu m'as fait une promesse, tu te souviens ? Tu dois vivre, alors arrête de les provoquer, poursuivit-il sombrement.

- Je n'arrive pas à croire que tu me demandes ça ! Je n'arrive pas à comprendre ce que je vois ! J'aurais dû mourir cette nuit là ! Voir mon frère se traîner aux genoux de ce butor et payer le droit de respirer avec son corps ; ça, ça m'est insoutenable ! Tu te roules dans la fange, tu t'avilis avec lui !

La main d'Itachi fendit l'air et s'abattit sans ménagement sur la joue de Sasuke qui posa une paume incrédule sur l'ombre de la gifle qu'il venait de recevoir.

- Et qu'est ce que tu voudrais que je fasse ! Le provoquer comme toi tu le fais ?

Itachi se reprit et lissa le voile orange qui couvrait ses jambes.

- Il n'est pas... Ce n'est pas ce que tu crois... Il est prévenant et... gentil. Tu ne le connais pas... comme moi je le connais à présent.

Sasuke serra les poings sur ses cuisses, la colère et la rage se déchaînant en son for intérieur.

- Parce que te violer sous le nez de ses hommes, c'était gentil peut-être ? Nous faire ce qu'il nous a fait ensuite par l'intermédiaire de ce type au sourire froid, c'était prévenant ? Que le Diable t'emporte, Itachi ! Il a massacré tout notre clan ! Il a fait de nous ses choses, ses jouets ! Regarde-nous ! Regarde-toi !

Le regard de son frère aîné devint aussi froid que le sien quand il le darda sur lui.

- Parce que tu crois que j'ai oublié ? Parce que tu crois que je n'en ai pas conscience ? Tu ne crois pas que c'est déjà assez difficile pour moi ? J'essaye de survivre Sasuke ! Pour toi ! Sinon, il y a longtemps que je me serais fait Seppuku !

Les nerfs du plus jeune se nouèrent, l'idée que son frère ait pu avoir de telles pensées lui déplaisant plus que tout. Il ne supporterait pas de le perdre. Il n'avait plus que lui. Serrant les poings à s'en faire saigner les paumes, il souffla :

- On doit s'enfuir d'ici, trouver un moyen de leur échapper et se venger ! Ça me dégoûte ne serait-ce que d'imaginer tout ce qu'il te fait, alors rends-moi service ! Aide-moi à trouver un moyen pour qu'on parte au plus vite de ce maudit palais. Je n'ai pas besoin que tu t'inquiètes pour moi, j'ai besoin de toi pour qu'on s'évade. Si tu veux vraiment m'aider et me protéger, c'est la seule chose à faire !

Itachi sentit monter en lui une fureur sans nom. Sasuke pouvait être si buté. Croyait-il vraiment que les choses seraient aussi simples ? N'avait-il pas conscience des risques qu'ils encourraient à se rebeller contre leurs maîtres ? Devant le visage dur et fermé de son cadet, Itachi craqua, et pour la première fois depuis des années, s'énerva véritablement, hurlant littéralement, ses nerfs déjà mis à dure épreuve par ce qu'il vivait quotidiennement.

- Mais qu'est ce que tu t'imagines ! Tu crois qu'ils vont gentiment nous laisser disparaître dans la nature comme ça ? A la minute même où on aura disparu, tu peux être sûr que toutes les troupes de la cité seront à nos trousses, nos têtes mises à prix ! Leurs alliés nous chercherons eux aussi, et nous n'aurons nulle part où fuir ! Tu crois que je n'y ai pas déjà pensé ? Et qu'est-ce qu'on fera une fois dehors, sans argent, sans ressources, sans rien ! On ne tiendra pas trois jours ! Et quand ils nous rattraperons, car je sais que ça arrivera, qu'est-ce que tu crois qu'ils nous feront ?

- Alors préparons un plan d'évasion qui contrera tout ça ! Au lieu de rester là à attendre que les jours passent ! Je tuerais ce type de mes propres mains et cet idiot de Daimyo avec ! Ils n'ont pas le droit de nous traiter de cette manière ! rétorqua Sasuke sur le même ton.

- C'est la faute de notre père si nous en sommes là aujourd'hui. S'il n'avait pas décidé de fomenter ce coup d'état, on n'en serait pas là, et notre mère serait toujours de ce monde !

- Ne dis pas ça, Itachi ! Ce Naruto est un vrai crétin ! Père avait raison, mille fois raison sur toute la ligne !

Itachi regarda son frère, choqué. Comment pouvait-il dire une chose pareille, lui, lui que leur père avait toujours considéré comme quantité négligeable ? Leur père ne s'était jamais intéressé à lui, pas même un seul instant ! C'était lui, Itachi, qui avait dû faire des pieds et des mains pour que le chef du clan daigne s'intéresser un tant soit peu à son fils cadet.

- Tu ne sais plus ce que tu dis... souffla t-il blessé devant l'être dévoré par la haine qu'il ne reconnaissait plus face à lui.

Le visage de Sasuke se crispa de colère et il se leva, tremblant de rage.

- Ne dis pas un mot de plus, Aniki. Je refuse d'en entendre d'avantage. Tu n'es plus toi-même, et je veux retrouver ce frère fier et fort que j'admirais. Ce que j'ai devant moi, ce n'est pas mon frère, ce n'est plus mon frère ! Itachi Uchiwa, le vrai, ne s'abaisserait pas à tout ça ! Il lutterait de toutes ses forces !

Itachi pinça les lèvres et ne répondit rien. Stupide petit frère qui ne voulait rien entendre et prenait des risques inconsidérés... A ce rythme, il se ferait tuer pour de bon... Son impuissance le frustra et lui laissa un goût amer dans la bouche. Sasuke était sa dernière raison de vivre, la seule, pourquoi ne voulait-il pas comprendre et agir avec prudence ? Pourquoi devait-il toujours être aussi provocant et entêté...

Sasuke lui tourna ostensiblement le dos et se mit à faire les cents pas dans la pièce, tournant comme un lion en cage. Il n'avait plus de frère, pas tant qu'Itachi ne réagirait pas enfin à leur situation, plutôt que de... de... servir de plat de résistance à ce démon roux dégoûtant. Lui, il finirait bien par trouver une solution. Il trouverait un moyen et les sortirait tous les deux de cet enfer. Son frère aîné était probablement trop choqué par ce qui lui était arrivé pour réaliser pleinement ce qu'il faisait.

Le silence s'instaura entre eux, seulement entrecoupé par le bruit des pas rageurs de Sasuke. Assis sur un coussin à même le sol, Itachi observa son cadet qui semblait plongé en pleine réflexion, ses sourcils froncés par la concentration, ses mains légèrement tremblantes et ses lèvres pincées. L'objet de son attention leva les yeux un bref instant, croisant les siens, et Itachi se souvint soudain d'un détail que sa colère lui avait fait oublier.

Souplement, il se leva, allant d'un pas vif vers son cadet. Celui-ci ouvrit la bouche, sûrement pour le repousser, mais il ne lui laissa pas le temps de protester. Se rapprochant le plus possible du corps de Sasuke, Itachi posa une main ferme derrière la nuque de celui-ci, collant son front contre le sien.

- Tu as de la fièvre, murmura-t-il soucieux.

Sasuke se détacha de son frère, grognant vaguement entre ses dents. Bien décidé à trouver la cause de la température trop élevée de son frère, Itachi écarta les voilages qui masquaient à peine le corps finement musclé de celui-ci. Ses yeux s'agrandirent en voyant les mamelons percés rouges et boursouflés. En y regardant de plus près, il vit même une pointe de blanc sur l'un d'eux. Préoccupé par cette découverte, il examina les autres piercings qui étaient tous dans le même état, en tout cas ceux que son frère avait bien voulu lui laisser voir.

- Ça s'infecte. Tu mets bien la pommade chaque jour, n'est-ce pas ?

Un ricanement amer franchit les lèvres de Sasuke qui répondit :

- Et comment je ferais ça ? Je n'ai même pas de pommade.

- Tu as mal ?

Seul un hochement de tête lui répondit. Inquiet, Itachi prit son petit frère dans ses bras, et lui souffla :

- Je t'en apporterai un pot, et je demanderai au Daimyo de te faire examiner par un médecin.

Sasuke rendit son étreinte à son aîné, chuchotant doucement :

- Arrête de t'en faire pour moi, je survivrai. Et je ne veux rien devoir à cet imbécile.

Itachi ne dit rien, entraînant son frère jusqu'à un coussin où il s'assit, installant Sasuke dans son giron. Le plus jeune se laissa faire, appréciant de sentir tout l'amour fraternel que lui portait son aîné. Malgré leurs griefs, leurs disputes, ils n'avaient jamais réussi à rester fâchés très longtemps. Ils s'aimaient trop pour ça.

~oOo~

- Je ne comprends pas. Il est beau et extrêmement désirable, et tu ne semble pas y être sensible, dit Kyubi tout en jouant avec un kunai, assis dans le fauteuil face au bureau surchargé derrière lequel Naruto travaillait.

- Il n'a qu'une idée en tête, fuir et probablement se venger. Je l'ai surpris plusieurs fois en pleine tentative d'évasion au beau milieu de la nuit; souffla Naruto désabusé.

Les deux jeunes hommes s'étaient isolés dans le bureau du Daimyo pour discuter en toute tranquillité, loin des oreilles indiscrètes. Naruto en profitait pour compulser certains papiers urgents. Kyubi, lui, comptait bien mettre deux-trois petites choses au clair avec son protégé. Après que Naruto et lui avaient surpris une partie de la conversation entre les deux frères, il était clair pour lui qu'il y avait quelques points à revoir. Et pour couronner le tout, la veille au soir, Itachi lui avait demandé un pot de pommade cicatrisante et du désinfectant.

Face à cette requête inattendue, il s'était inquiété, examinant son amant de la tête aux pieds pour s'assurer qu'aucun bijou ne s'infectait. Itachi lui avait alors avoué à mi-voix que c'était pour son frère, que celui-ci était fiévreux et que certains de ses ornements présentaient un début d'infection. Kyubi avait bien évidement accédé à la requête de son esclave, cachant sa surprise. Il pensait que Naruto serait assez attentionné pour remarquer ce genre de choses, mais visiblement ce n'était pas le cas.

Toute la journée, il avait observé le duo, constatant qu'effectivement le brun n'avait pas l'air au mieux de sa forme, et que son ami ne lui prêtait pas la moindre attention, se contentant de le traîner partout. Il ne comprenait pas pourquoi Naruto agissait ainsi. Il avait été si sûr que le blond serait plus que ravi de son présent. Il ne pensait pas que les choses pourraient tourner ainsi. Et là, seul avec Naruto, il comptait bien le faire réagir.

- Ça n'explique pas pourquoi tu ne profites pas de lui, contra le rouquin, incapable de déchiffrer l'expression studieuse de son vis à vis.

- Je vais prévoir un prochain voyage pour Suna. J'espère que cette fois tu ne feras rien de catastrophique en mon absence, lâcha le blond, sans lever les yeux des documents qu'il compulsait.

- Encore Gaara, hein ? dit Kyubi, blasé de voir que Naruto était toujours particulièrement attaché au Kazekage du pays du Vent.

Sachant par quel angle attaquer pour faire réagir le blond, il enchaîna d'un ton désinvolte.

- Puisqu'il ne t'intéresse pas, peut-être qu'on devrait se servir de lui comme monnaie de tractation. Après tout, le Daimyo du pays du Son n'a jamais caché son intérêt pour lui. Ce vieux pervers sadique signerait sans doute ce fameux traité de non-agression que tu cherches à négocier avec lui depuis longtemps, si tu lui proposais Sasuke Uchiwa en échange.

Naruto posa brusquement le parchemin qu'il lisait et ses prunelles se plantèrent, choquées dans celles de son interlocuteur.

- Tu plaisantes j'espère ! rétorqua t-il tout aussi furieux que dégoûté que Kyubi puisse proposer une telle chose.

- Ce serait une opportunité intéressante. Rappelle-toi, ce serpent a déjà proposé à ton cadeau de venir chez lui y apprendre quelques techniques de combat. Fugaku était même prêt à le laisser y aller, trop heureux que son fils lui serve enfin à quelque chose. Minato et toi aviez évité de justesse qu'il n'y aille alors que lui-même était décidé.

Naruto tapa du poing sur son bureau et se redressa, rageur.

- Tu te rends compte de ce que tu proposes ! Tu voudrais que je livre Sasuke à ce serpent sadique ? Tu sais ce qu'il fait dans son antre ? Tout le monde le sait. Il torture les gens, il teste sur eux des choses innommables et fait des expérimentations cruelles ! Jamais je n'utiliserai Sasuke pour achever des tractations quelles qu'elles soient avec ce type !

Kyubi ne répondit pas, content du résultat. Naruto écumait littéralement de colère, totalement outré. Il se leva souplement du fauteuil et rangea le kunai dans l'une des nombreuse caches de ses vêtements. Avec un peu de chance, son regain d'animosité et ce désir de protection pour le cadet Uchiwa arriveraient à débloquer la situation entre ces deux là. Il était temps que Sasuke se fasse à sa condition, et que Naruto l'accepte à ses côtés. Surtout qu'Itachi serait rassuré si les relations entre ces deux là s'arrangeaient.

Et puis, pour être honnête, il adorait se faire de temps en temps l'avocat du diable et faire tourner le blond en bourrique.

- Moi ce que j'en dis après tout... C'était une simple suggestion. Je te l'ai offert, à toi d'en faire ce que tu veux... mais ne tarde pas trop quand même, ou bien l'oiseau pourrait bien finir par quitter sa cage, et là on aura d'autres problèmes, acheva-t-il tranquillement.

Naruto leva les yeux au plafond et croisa les bras sur son torse. Son ami ouvrit un shoji discret qui se fondait dans l'un des murs et fit signe à Itachi de le suivre. Ce dernier ne se fit pas prier, préférant temporiser avec Sasuke qui semblait être de mauvaise humeur, bien qu'il l'ait chaleureusement remercié pour le pot de pommade, le laissant même l'étaler. Mais la discussion entre eux avait de nouveau dégénéré après ça.

Ils quittèrent tous deux la pièce dont l'atmosphère était lourde et tendue. Naruto enfila son chapeau de chef du village, encore énervé par les propos de son bras droit. Quand Sasuke daigna sortir à son tour de la pièce qui, de toute façon, n'avait pas d'autre issue que le bureau du blond, il lui lança :

- Suis moi, on va dans l'aile nord.

Sasuke le dévisagea, peu amène, et croisa ses bras sur son torse. Il en avait assez d'être traîné partout comme un chien par ce débile d'Hokage d'opérette. Il en avait par dessus la tête même de cette mascarade ridicule qui visait à le promener dans tous les coins au vu et au su de tous. Il fallait que ça cesse, et ça allait s'arrêter maintenant, foi d'Uchiwa ! Il se planta fermement face à son garde chiourme qui avait fait le tour de son bureau et visiblement attendait après lui.

- … Non...

To be continued...


Commentaires des auteures :

Yzan jubile, mettant la dernière touche à ce chapitre, sous les applaudissements de Lili. Et voilà ce que ça donne deux Uchiwa pieds et poings liés, à la merci de leurs bourreaux. L'histoire suit tranquillement son cours, mais il reste encore tant à écrire. On espère que ce chapitre en demi-teinte vous a plu. On est de moins en moins sadiques avec eux, non ? Itachi succombe à Kyubi pour le meilleur et pour le pire pendant que Sasuke s'entête. On aime vraiment l'ambivalence entre les deux couples. On sait qu'apprécier son violeur, c'est odieux, on espère cependant que ça ne vous choque pas trop. Ce n'est qu'une fanfiction au scénario tordu comme on aime si bien les faire.


Bureau des plaintes et réclamations des personnages martyrisés :

Itachi saute sur Sasuke, profitant que les deux auteures sont bien trop occupées à écrire, relire, noter de nouvelles idées devant leurs PC.

- Dis, tu n'as rien ? Tu es sûr ? demande-t-il à son frère en l'examinant sous toutes les coutures, préoccupé.

- Itachi, arrête ! On est ni dans Slavery, ni dans Bachelor là ! s'énerve Sasuke tout en repoussant son aîné. Ce serait bien que tu sortes un peu des rôles qu'elles te donnent, tu deviens complètement bizarre pour un ninja de Konoha inscrit au Bingo Book.

Se figeant abruptement, Itachi se redresse, changeant complètement d'attitude et renouant avec son lui d'origine.

- Ah oui, c'est vrai… un jour je t'expliquerai Otouto, un jour…

Dans les pupilles sombres, deux sharigan poussés à leur paroxysme apparaissent. Se drapant dans le manteau de l'Akatsuki, Itachi disparaît dans un tourbillon de plumes de corbeaux.

- Mais on est pas non plus ni dans le manga ni dans l'anime ici, ajoute Sasuke, chassant autour de lui d'une main agacée les touffes de duvet noir.

- Ah mais zut alors ! s'exclame Itachi tout en tapant rageusement du pied sur le sol, n'ayant pour le coup pas du tout disparu, vexé.

- J'en ai marre, ça commence à bien faire toutes ces bêtises ! clame-t-il noble et fier.

Se tournant vers les deux fanfickeuses, tous sharigan dehors Itachi marche vers elles d'un pas vengeur et décidé.

- Non, aniki, ça, c'est une mauvaise idée… très mauvaise même ! s'affole Sasuke tout en ceinturant son frère pour le retenir.

Intriguées par le brouhaha dans leur dos, les deux auteures se retournent, statufiant les deux frères sur place. Une lueur d'intérêt et d'idées tordues brûle intensément dans leurs yeux faisant bruyamment déglutir les deux Uchiwa penauds.

- Voilà, maintenant on est foutus… soupire Sasuke désespéré.

- Parce que vous pensiez vraiment qu'elles allaient nous laisser tranquilles ? soupirent en choeur Kyubi et Naruto qui n'avaient rien perdu de la scène, hilares et confortablement installés.

- Allez chers lecteurs, une petite review avant de partir ? rajoute le duo.

Rendez-vous au prochain chapitre : Chapitre 5 - Jeux Dangereux.

Sasuke cherche la confrontation brutale avec celui qui le possède, mais qui sème le vent ne risque-t-il pas de récolter la tempête ? Naruto va-t-il porter un peu d'attention à ce jouet si récalcitrant que Kyubi lui a offert ? Qu'adviendra-t-il à Itachi sous le joug de Kyubi ?

Nous vous remercions pour votre attente et votre patience. Rassurez-vous, la suite arrive.