Merci à tous pour vos review qui m'ont sacrément poussé à continuer ! Je suis relancé et pour de bon cette fois (je l'espère), alors pour me faire pardonner l'attente interminable du chapitre 3 je poste dès à présent le chapitre 4 en espérant qu'il sera agréable pour vous de le lire.
CHAPITRE IV
Après une nuit agitée et sans sommeil, je me lève et me dirige immédiatement vers le bureau dans lequel j'entre sans frapper, comme toujours. Les rideaux de velours rouge sont tirés, laissant la pièce dans une obscurité pesante et presque inquiétante. Au milieu de ce silence nocturne, je reconnais la respiration de Xanxus qui semble s'être assoupi sur son bureau. A pas de velours, je m'approche de lui et dégage son visage d'une mèche ébène puis je m'attarde ainsi à le regarder. Je ne saurais dire combien j'aime cet air à la fois tranquille et sauvage qu'il arbore lorsqu'il est endormi, et surtout combien j'aimerais rester indéfiniment là à le regarder. Mais j'ai du travail qui m'attend et je vois d'ici l'énorme pile de papier éclairée par un faisceau de lumière filtré par le rideau. D'ailleurs, comment est-ce possible que j'ai autant de documents à trier avec tout ce que je lui ai rendu hier ? Il vaut mieux que j'évite de protester si je ne veux pas avoir le droit à un sermon violent. Je le quitte des yeux à regret et m'installe sur ma table de travail dans son bureau afin d'entamer la lourde tâche qui risque de me prendre toute la journée. Afin d'y voir un peu mieux qu'avec le mince filet de lumière du jour, j'allume la lampe de bureau et ne tarde pas à attraper un premier dossier, non sans pester intérieurement.
Rapidement, le travail m'emporte et je me concentre jusqu'à en oublier tout ce qui m'entoure. Ce n'est que lorsque je sens un souffle chaud contre ma nuque que je daigne m'extirper de ma tâche. La douce chaleur dans mon cou m'arrache un long frisson, mais il semble improbable qu'il puisse s'agir de Xanxus. Pourtant… Qui d'autre pourrait se glisser dans son bureau sans même passer par la porte ? Dès que quelqu'un franchit le seuil de la pièce je réagis immédiatement, alors j'aurais forcément entendu si quelqu'un s'était introduit ici pour me jouer un mauvais tour. Le souffle se rapproche encore un peu de moi et je lâche mon stylo sans oser me retourner.
« X-Xanxus ? A quoi tu joues ? »
Un léger ricanement se fait entendre depuis le bureau de ce dernier. Mais alors qui est-ce qui me souffle contre la nuque depuis tout à l'heure ? La situation devient plus claire dans mon esprit lorsque je sens des moustaches félines me chatouiller la peau, suivit d'une langue râpeuse et à la fois douce. Je tressaute légèrement et m'immobilise complètement jusqu'à ne plus oser respirer. Quand ma position crispée commence à devenir insoutenable, je me risque à m'adresser à Xanxus.
« Oé putain… Range le dans sa boîte ! »
Un grondement sourd retentit à quelques centimètres de mon cou. Un seul mouvement de trop, un seul faux pas et je me fais broyer les cervicales dans une puissante mâchoire. Avec une lenteur infinie, je me retourne vers le bureau de Xanxus et distingue ses deux orbes vermillon dans l'obscurité, un air amusé brillant à l'intérieur. Alors comme ça il veut encore m'utiliser pour ses stupides jeux ? Qu'à cela ne tienne, je trouverais le moyen de lui rendre la pareille un jour ! Mais en attendant le fauve n'a pas décidé de me laisser l'opportunité de lui échapper. Putain de ligre à la con… C'est pas pour rien qu'on dit que les animaux des boîtes ressemblent à leur propriétaire ! Le même caractère de merde et la même passion pour me faire chier et me pousser à bout. Ils sont aussi dangereux l'un que l'autre, et une fois qu'on est tombé entre leurs griffes c'est trop tard. Impossible d'espérer en réchapper.
Le temps me semble interminablement long depuis que Bester s'est placé derrière moi, m'empêchant de quitter ma place où même de bouger. Je commence à avoir des courbatures un peu partout à cause de mon corps crispé par la peur de me faire déchiqueter entre des dents acérées. Mais à un moment, je finis par ne plus pouvoir tenir en place. En une fraction de seconde, je saute sur le bureau et grimpe sur le rideau pour m'accrocher à la tringle… qui cède sous mon poids, m'entraînant dans sa chute et éparpillant au sol tous les dossiers que j'ai eu le temps de trier jusque là. Coincé sous l'épais tissu en velours, je cherche la sortie pour prendre une bouffée d'air, grimaçant à cause de la chute qui m'a fait mal. Une énorme patte se pose juste à côté de mon visage et un grondement sourd tranche l'air. Le fauve n'attend plus qu'une chose que je quitte ma prison de tissu pour me sauter à la gorge. J'ai le choix entre me faire dépecer vivant par des griffes puissantes ou mourir étouffé sous un rideau. La chaleur s'empare de moi mais je n'ose même plus bouger pour retirer ma veste. Soudainement, l'animal s'éloigne de moi et s'allonge de tout son poids sur le sol du bureau. A en juger le bruit, je dirais qu'il s'est posté devant la porte. J'attends quelques minutes puis je sors avec une infinie lenteur de sous le lourd tissu rouge. Deux iris félins sont posés sur moi, mais je sens aussi le regard insistant de Xanxus dans mon dos. Ah ça te fais bien marrer connard…
Je me relève doucement, ne quittant pas le ligre des yeux. Puis soudain il bondit dans ma direction et j'ai juste le temps de l'éviter et de me réfugier de l'autre côté du bureau de Xanxus. Le propriétaire des lieux se lève d'ailleurs de son siège puis se dirige vers la porte en caresse au passage la crinière de son animal. Il sort de la pièce et s'adresse à son ligre juste avant de refermer derrière lui.
« Amuse toi bien, Bester. »
Le porte claque et le fauve rugit de satisfaction avant de s'élancer au dessus du bureau qui nous sépare. Je cours vers la sortie… mais cet enfoiré de boss a fermé à clef. Le temps que je m'en aperçoive le félin sautait déjà sur le panneau de bois, plantant au passage ses griffes dans mon épaule. Je me jette sur le côté pour m'esquiver à sa mâchoire puis je roule au sol avant de me relever, l'épaule en sang, et de me précipiter vers une fenêtre en réveillant une blessure à la jambe. Ma seule issue sauter en espérant que Lussuria n'ai pas eu la bonne idée de planter des rosiers en dessous du bureau. Mais je n'ai pas le temps d'atteindre mon objectif que la masse de chair et de poil est déjà sur moi, une patte sur chaque épaule pour m'empêcher de fuir. Sa gueule son rapproche de mon visage, les babines retroussées, l'halène chaude et âpre. Je ferme les yeux et respire calmement, puis une langue vient laper ma figure à plusieurs reprises. A cause de notre course-poursuite, je n'ai même pas entendu la porte s'ouvrir.
« T'as d'la chance, il t'aime bien. »
Il m'aime bien ? C'est ça l'affection chez eux ? J'ai l'épaule en sang, des courbatures partout et le dos broyé à cause de son poids sur moi, et après ça ce connard ose me sortir que cet animal m'aime bien ? Le dit connard rappelle justement son fauve près de lui, grattant le dessous de son cou en le faisant ronronner. Je me redresse en position assise en grimaçant et pose une main sur mon épaule blessée.
« Voi ! C'est bon ? Tu t'es bien amusé ?
- Ouai, c'était marrant de te voir dominé par un animal.
- Putain d'enfoiré ! Il aurait pu me tuer !
- Et alors ? Ca me regarde pas si t'es faible déchet. »
Je serre la mâchoire à la briser en deux pour ne pas renchérir et je me relève en prenant la direction de la porte.
« Tu vas où comme ça ?
- Me soigner connard !
- T'as du boulot à finir avant.
- Voi ! Mais putain j'ai l'épaule en sang et j'en fous partout !
- Ferme là. Plus vite t'auras fini, plus vite tu pourras aller t'occuper de ça. »
Je donne un violent coup de poing de ma main valide dans le mur et je retourne m'asseoir à ma table, déchirant un bout de ma chemise en sale état pour empêcher le sang de couler plus en attendant. Non sans un long soupire et une litanie d'injures, je me remet au boulot pour quelques heures encore avant de terminer enfin le dernier dossier de la pile que j'ai dû ranger une seconde fois à cause de l'attaque du ligre. Je m'approche du bureau sous son regard amusé et je dépose tout mon travail sur le coin du meuble.
« Tu peux disposer décher.
- VOI ! J'suis pas ta bonne bordel !
- Dommage, ça t'irait bien. »
Je le fusille du regard et lui tourne le dos pour rejoindre la porte avant qu'il ne m'interpelle.
« Puisque tu pars, rend toi utile.
- Qu'est-ce tu veux encore ? grognais-je en me retournant avec furie.
- Jette moi tous ces dossiers à la poubelle. »
De son majeur il indique la pile de dossier que je viens juste de lui remettre. J'ai l'impression d'avoir reçu un coup de masse dans le dos et je sens la colère monter en moi instantanément.
« VOOOIII ! TU TE FOUS DE MA GUEULE ?
- La ferme, t'es trop bruyant.
- T'es conscient du temps que ça m'a prit alors que j'avais l'épaule blessée ?
- Et ?
- ET ? Pourquoi tu m'as demandé de faire tout ça si c'était inutile ?
- Parce que j'avais envie. »
Sentant que je vais sortir de mes limites je quitte son bureau en claquant la porte, laissant des fissures dans le mur. Je me précipite vers la salle de bain en bousculant Lussuria dans le couloir. S'apercevant que j'ai l'épaule en sang, ce dernier m'interpelle.
« Ma, ma ! Squ-chan ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu es blessé ?
- VOOI ! Fous moi la paix tantouse de merde !
- Squ-chan je vais regarder ta blessure ! Viens voir mama ~
- Bordel va te faire foutre ! M'approche pas ! hurlais-je alors qu'il galopait dans ma direction.
- Mais tu es blessé, il faut désinfecter !
- NE ME TOUCHE PAS ! »
Mon regard criminel le persuade de me foutre la paix et je vais m'enfermer à double tour dans la salle de bain. Je laisse glisser mon dos contre la porte et plaque une main sur mon épaule pour empêcher la plaie qui s'est rouverte de saigner. Et dire que ma jambe était à peine guérie ! Après avoir inspiré profondément pour calmer ma colère, je me relève et me déshabille rapidement pour entrer sous la douche et laisser l'eau soulager ma blessure. Cet enfoiré de boss… Combien de temps compte-t-il me faire perdre patience ? Qu'attend-t-il de moi au juste ? Je dois résister à tout ceci, ne pas craquer, mais pourtant une épine s'enfonce un peu plus en moi à chaque fois. Si jamais un jour je ne pouvais plus retenir ce que j'ai accumulé jusqu'ici, je n'ose pas imaginer comment cette histoire pourrait terminer.
Alors que je m'égare dans mes pensées, ayant même fait abstraction à l'eau de la douche, un rire bien familier retentit derrière la porte. J'éteins le robinet et enroule mon bassin dans une serviette pour sortir de la douche. Je colle mon oreille contre la porte pour voir si le prince est encore là mais il semble qu'il se soit éloigné. Je sors avec précaution de la salle de bain, regardant à droite, puis à gauche. Un sifflement léger tranche l'air et j'évite de peu une volée de couteaux lancée dans ma direction. Le rire de Belphegor tinte dans l'air et je m'élance à sa poursuite sans plus faire attention à mes blessures.
Il continue de rire et je commence à lui hurler des insulte en lui promettant de lui faire la peau si je l'attrape. Soudainement, il change de trajectoire pour aller tout droit vers le bureau du boss. Posté devant la porte, il me regarde avec un large sourire sadique avant de me jeter des couteaux. Quel lâche… Il sait que si jamais je me fais repérer ou si jamais il y trop de bruit et que je suis dans les parages, c'est forcément moi qui vais prendre. Il jette une nouvelle série de couteaux que j'évite, mais ceux qu'il a lancé juste avant avaient placé des fils un peu partout. En esquivant son attaque, une mèche de cheveux s'est donc vue coupée par un des fils bien tendus. Je regarde les quelques cheveux argentés jonchant le sol puis je saisis entre mes doigts le bout plus court dans ma tignasse. Je lance un regard meurtrier au blond et sors littéralement de mes gongs en me jetant sur lui, tranchant au passage mes bras de petites coupures à cause des autres fils.
« VOOOOOOOIII ! PUTAIN DE PRINCE AU RABAIS JE VAIS TE FAIRE REGRETTER D'ÊTRE NE ! »
Son rire résonne, bien qu'il soit coincé entre la porte du bureau et moi, et alors que je m'empare de sa gorge et que je le plaque contre le mur, la porte vole en éclat. J'entends déjà Mammon pleurer pour les réparations… Une arme se pose sur l'arrière de mon crâne et fait pression, et le prince continue de sourire. Un jour, je prendrais ses couteaux et graverais une sourire éternel sur son putain de visage. L'arme s'appuie un peu plus sur moi et je suis contraint de lâcher le prince que ne se fait pas prier pour s'enfuir à toutes jambes.
« Faut que je t'explose le crâne pour plus entendre ta voix de merde ?
- V-Voi ! C'est lui qui…
- Ferme-la, c'est moi qui parle, aboie-t-il en donnant un coup de crosse sur ma nuque. Je t'ai déjà dit que je voulais pas t'entendre, c'est clair ? Y'a que quand je m'occupe de toi que t'es autorisé à faire du bruit. Alors à l'avenir met la en veilleuse si tu veux pas que je t'arrache les cordes vocales, kasusame. »
Il donne un second coup de crosse plus violent et je m'étale sur le sol dans un gémissement de douleur. Les yeux plissés par le choc, je me retourne légèrement vers lui et croise son regard carmin d'une froideur sans pareil. Alors qu'il s'éloigne, un sourire de satisfaction déforme ses lèvres. Trop…
S'en est trop. Je me relève, les larmes aux yeux pour ne pas hurler ma colère, et je me précipite dans ma chambre que je referme à clef. Avec des mouvements rapides mais tremblants, je me dépêche de faire ma valise avec le stricte minimum puis je jette la serviette qui entoure ma taille pour m'habiller. Mes bras me font mal et les petites coupures ne cessent de saigner, mais je fais abstraction de la douleur. Je veux partir. Je veux m'en aller pour longtemps et ne plus les revoir. Ne plus le revoir lui. Ce connard de prince, cet enfoiré de boss, cet emmerdeur de travesti, cet arnaqueur d'illusionniste et ce crétin de toutou de Xanxus. Tous, je vous hais. Mais surtout toi Xanxus.
Lorsque je suis prêt je sors de ma chambre et descend quatre à quatre les escaliers. Je vérifie que personne ne m'ai suivit et je sors du manoir par la porte de derrière, attrapant au passage les clefs d'une voiture de service. J'ouvre la porte arrière, y jette ma valise et je rentre côté chauffeur pour démarrer le véhicule. Et puis je m'en vais. Sans prévenir qui que ce soit. Sans laisser un seul indice derrière moi. Les pneus crissent dans les graviers et bien vite je m'éloigne de ces lieux de souffrance. Quelques minutes plus tard, le château n'est plus qu'un point noir sur l'horizon. Je roule aussi vite que l'engin le permet et je prends la direction de l'aéroport. Ce soir mes chers déchets, je quitte l'Italie. Vous ne me retrouverez pas tant que je ne serais pas décidé à rentrer.
Une angoisse me surprend soudainement. Quelle va être ma sentence à mon retour ? Quelle quantité de travail vais-je avoir à faire ? Combien de missions m'aura-t-on laissé ? Est-ce qu'il va définitivement me tuer ? Je chasse ces pensées en secouant la tête et continu ma route. Une heure plus tard, je suis à l'aéroport. Je gare la voiture dans un coin tranquille -pour ne pas avoir à payer de parking- et je marche vers le grand hall moderne avec ma valise en main. Je regarde les horaires des avions en direction du Japon et m'avance vers une caisse.
« Un billet pour Tokyo.
- Je suis désolée monsieur mais il n'y a plus une seule place disponible avant demain.
- Voi !Je crois que t'as pas bien saisi la situation. Je te pose pas une question là, c'est un ordre.
- Monsieur, je vous dis que toutes les places sont prises. »
Un vent de colère monte en moi. Déjà que j'étais au sommet de mon énervement mais la situation n'est pas pour m'aider. Mon regard s'endurcit et je vois sa main s'approcher du combiné du téléphone avec discrétion. Alors comme ça on veut appeler la sécurité ?
« Voi… Je te conseille pas de faire ça, l'avertis-je tout en plaçant ma lame contre sa gorge. Je veux un billet pour Tokyo, maintenant. »
Affolée et tremblante, elle pianote quelque chose sur son ordinateur et quelques minutes plus tard elle me tend un billet.
« J-Je vous s-souhaite un b-bon voyage, m-monsieur… »
Je ricane légèrement puis m'éloigne en direction de l'avion que je dois prendre. Derrière, j'entends encore les réactions apeurées des gens et la panique de l'hôtesse de caisse. Je regarde mon billet et rentre dans le couloir d'avion indiqué dessus. Une jeune femme m'indique ma place avec un sourire commercial et je vais m'installer avec mes bagages sur le siège indiqué. Une demi-heure plus tard, l'oiseau de fer décolle.
Durant le trajet, je ne cesse de réfléchir à tout ce qui est arrivé ces derniers temps. Ai-je bien fait de partir ? Je me gifle mentalement. Bien sûr que j'ai bien fait ! Je ne devrais même pas en douter. Mais malgré tout j'ai peur de ce qui adviendra quand je rentrerais. Je ne dois pas penser à ça, je dois me détendre. Juste ça.
Après quelques heures de vol, l'avion atterrit dans l'immense aéroport de Tokyo. Mais je ne perds pas de temps à détailler les lieux et grimpe au plus vite dans un taxi en indiquant la direction de Namimori. Alors que je viens juste de nommer cette ville au chauffeur, je me demande pourquoi est-ce que je me rends là-bas. J'ai cité ce nom de manière instinctive, mais qu'est-ce que je vais pouvoir y faire ? D'autant que si jamais je croise le jeune parrain des Vongola je risque de ne pas pouvoir contenir mon envie de le réduire en pièce. Lui et tous ses maudis gardiens. Lui et… son gardien de la Pluie. Yamamoto Takeshi. Alors ce serait pour ça que j'aurais décidé de venir ici ?
Je ne sais même pas combien de temps est-ce que la voiture a roulé, mais ça a dû être long vu la somme que je dois au chauffeur. Je lui tends l'argent et m'éloigne dans les rues de Namimori. Je consulte ma montre qui m'indique plus de 22h00. J'ai faim. Je vais trouver un endroit pour me restaurer et me sortir de la tête ce maudis gardien Vongola de la Pluie. Ce n'est pas lui que je suis venu voir, d'ailleurs je ne suis venu voir personne. Je suis là pour fuir le manoir et pour fuir Xanxus. Xanxus… Un frisson m'envahit et j'accélère le pas dans les rues pour trouver un lieu où manger.
Chaque restaurant ou supermarché devant lequel je passe est fermé ou en train de fermer. Mon ventre émet un grognement signalent son impatience à obtenir de la nourriture et je continue de presser le pas dans les allées du centre ville. Mais vraisemblablement tout est fait pour m'emmerder aujourd'hui et je ne trouve aucun moyen de me rassasier. Une seule solution est encore possible, solution que j'ai d'ailleurs cherché par tous les moyens à écarter. Le restaurant Yamamoto. Un bar à sushi où les plats sont délicieux si bien que les lieux ont une réputation excellente dans tous les environs. Mon ventre gronde une autre fois et je finis par céder et par prendre la direction de ce restaurant.
