Chapitre 4 : "Always", Bon Jovi

Hermione avançait, depuis plusieurs jours déjà sans pour autant désespérer.

Elle était déterminée, suivant les dernières injonctions de Severus et avançant toujours un peu plus loin. Elle se trouvait toujours dans la forêt, se sentant plus en sécurité entourée de ces nombreux arbres plutôt que dans une plaine déserte.

Tu vois, je n'abandonne pas ... Je n'abandonnerai jamais ... Nous allons gagner, Sev ... Je te promets qu'on va gagner ...

Elle continuait de parler dans leur lien, trouvant du réconfort à parler à travers ce qui les unissait tous les deux. C'était son moyen de tenir. Parce que même si elle n'obtenait jamais de réponses, elle voulait se laisser croire que même dans la mort, il entendait ses paroles et qu'il était fier d'elle. Elle s'assit contre le tronc d'un arbre après plusieurs longues heures de marche, prenant sa gourde pour boire une petite gorgée. Bientôt, il faudrait qu'elle la remplisse, sinon elle ne tiendrait pas bien longtemps. Elle prit une pierre qui se trouvait à proximité, retaillant la lame de son couteau. Depuis qu'elle était partie, elle avait fait attention à toujours longé les arbres, y faisant une légère entaille pour se prouver qu'elle avançait bien au lieu de tourner en rond. Elle marchait toujours droit devant elle.

Aujourd'hui, je crois que j'ai réussis à avancer sur 4 ou peut-être ... 5 kilomètres. Je ne sais pas exactement. Je ne tiens déjà plus le compte des jours. Je ne fais plus trop attention au soleil. Je me repose quand je sens que je suis trop épuisée, je mange quand j'ai faim et ensuite, je repars. Je ne me suis jamais sentie aussi détachée et aussi connectée à moi-même. J'ai l'impression de ne plus avoir de sentiments, aucune tristesse, aucune joie, aucun désespoir et plus aucun amour.

Et en même temps, je n'ai jamais autant écouté mon instinct de ma vie. J'agis sur le moment, sans forcément essayer de prévoir les évènements.C'est bizarre, je sais, et je peux très bien t'entendre dire que voilà une attitude typiquement Gryffondor, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour continuer d'avancer. Quand je m'endors, il me suffit de m'imaginer dans tes bras comme avant et là, je sombre dans cette bienheureuse inconscience. Je peux presque te sentir m'enlacer et sentir tes bras forts et doux à la fois. Je peux sentir ta chaleur qui m'enveloppe et m'emporte à mille lieux de cette forêt qui est autant une prison qu'un refuge. Je ne sais pas de quoi demain sera fait ... Mais je m'en fiche.

Maintenant, je vis au jour le jour. Plus rien ne compte à part mon objectif. Tout ce que je désire maintenant, c'est retourner en Angleterre et me battre. Je veux me battre comme une folle et affronter ces gens qui t'ont enlevés à moi. Je veux leur faire autant de mal qu'ils m'en ont fait. Et puis, je veux qu'on gagne ! Je veux aider Harry, même si je vois d'ici Dumbledore dire que la prophétie a été brisée et que tout est perdu ... Je veux me battre pour quand même essayer.

Une prophétie n'a jamais décidé de ma vie ou de mon avenir et il est hors de question que ça commence maintenant. Je sais que toi, tu me comprends ... Tu sais ce que je veux, ce que je désire, et tu comprends mes paroles.J'ai l'impression de réaliser seulement maintenant à quel point tu me comprenais ... Tu comprenais ma passion dévorante des livres, mon envie d'apprendre et même si tu la trouvais dérisoire, ma peur de l'échec. Tu pouvais lire en moi, voir quand je n'étais pas bien alors que je disais le contraire, voir quand j'angoissais.

Tu décryptais mes craintes, même si tu étais souvent un peu maladroit. Aujourd'hui, tu n'es plus là et c'est maintenant que je t'ai perdu que je réalise que je ne pourrai plus fondre en larme dans tes bras après une journée difficile, je ne pourrai plus me faire bercer par tes bras quand je serai triste ou angoissée. Je ne connaîtrai plus la douceur de tes lèvres sur mon corps, ta chaleur contre moi, ce doux parfum si particulier qui te suivait tout le temps. Je n'aurai plus l'occasion de te retrouver enfermé dans ton laboratoire, concentré sur une potion.

Je ne pourrai plus t'observer pendant ton sommeil, avec tes traits si détendus et apaisés ... Je sais, ça ne sert à rien de dire tout ça, au contraire, ça fait mal ... Mais d'un autre côté, énumérer toutes ces choses que j'ai connu de toi, tout ça me redonne le courage et la force de me battre. Evoquer toutes ces choses les fait se matérialiser, à tel point que je peux presque sentir tes caresses chaudes et réconfortantes.Tu me manques, Severus, tu me manques terriblement, mais je te fais la promesse de ne jamais baisser les bras. Je vais me battre pour toi, pour moi et pour notre cause. Pour qu'elle triomphe ! Je t'aime, Sev ... Je t'aime pour toujours ...

Elle avait ramené ses genoux contre sa poitrine, soupirant de bonheur. Elle ne parlait plus à haute voix, elle n'en voyait pas l'utilité pour le moment, puisqu'elle était toute seule. Parler aurait voulu dire : faire du bruit, donc attirer l'attention des potentiels ennemis, c'est se faire repérer plus facilement. Non, et puis, la seule personne avec qui elle parlait, depuis près de 3 mois, était Severus. Pourquoi cela devait changer ? Elle ne voulait parler qu'à lui, rien qu'à lui et c'était ce qu'elle ferait. Il allait être le seul à véritablement savoir ce qu'il y avait à savoir d'elle, parce qu'il avait toujours été l'un des seuls autour d'elle à véritablement s'en soucier.

Finalement, elle se blottit contre l'arbre, se laissant porter par le sommeil, se sentant portée par les bras puissant de son homme.

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Harry et Ron attendaient fébriles dans leur chambre au Quartier Général, espérant de tout cœur le retour de leur amie. Les autres semblaient être partis depuis des heures et pourtant, ils n'avaient donné aucun signe de vie.

Soudain, un concert de voix pressées et de pas retentirent dans la maison, les faisant accourir sur le palier. Oui, c'était eux, tout le monde rentrait !

Ils descendirent les escaliers rapidement, mais tout ce qu'ils purent voir fut une porte qui se ferma et tout le monde disparaître derrière.

« Tu crois qu'Hermione est là ?, demanda Ron.

-Je n'en sais rien mais pourquoi se sont-ils enfermer dans cette pièce ? ... »

Ils voulurent entrer mais ne purent faire qu'un pas avant que Dumbledore ne sorte, se plaçant devant l'ouverture pour les empêcher de voir et d'entrer.

« Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Nous soignons les blessés ...

-Quoi ? Mais quels blessés ?, demandèrent les garçons, inquiets pour leur amie.

-Lorsque nous nous sommes rendus au chalet, les Mangemorts étaient revenus ... Nous avons été attaqués.

-Qui est blessé ?, demanda précipitamment Harry.

-Mon garçon, avant tout, tu dois savoir qu'il a absolument besoin de repos, et que tu ne pourras pas le voir pour le moment ...

-Qui est blessé ?

-Il s'agit de Remus ...

-Quoi ?! Comment se fait-il qu'il faisait partie de l'attaque ? Et Tonks ?

-Tonks n'a rien, mais Remus n'est pas très bien.

-Laissez-moi le voir !

-Non, il doit se reposer. On est en train de le soigner et ensuite, il aura besoin de calme et de repos ... Nymphadora restera avec lui et elle te transmettra des nouvelles s'il y en a. »

Il s'enfouit rageusement, frappant le sol de ses pieds et claquant la porte de sa chambre avant de s'y enfermer. Depuis la disparition de Sirius, Remus avait toujours été présent pour lui, le raisonnant et l'aidant à faire la lumière sur les zones noires de son esprit. Bien sûr, il ne prendrait jamais la place de Sirius, mais entre eux, il y avait un lien qui se renforçait progressivement. Le loup-garou était toujours là quand il avait besoin d'aide et ce qu'il aimait plus que tout, c'était les discutions qu'ils avaient parfois le soir devant la cheminée. Là, il s'asseyait à côté de son aîné dans le divan, l'écoutant parler, parfois pendant des heures, de ce que son père et eux avaient faits. Ces moments était toujours empreints d'une myriade de sentiments : de la joie, un peu de tristesse, de la nostalgie, du bonheur ...

Et qu'est-ce que Dumbledore lui annonçait maintenant ? Qu'il était blessé et qu'il n'avait même pas le droit de le voir ? Le faisaient-ils tous exprès ? Ils le prenaient pour un enfant, toujours à vouloir le protéger, le préserver, quitte à se sacrifier pour lui. Ils ne se souciaient pas de ce qu'il voulait véritablement ... Sinon, ils auraient vu que tout ce qu'il demandait, c'était participer.

« Harry, ouvre, c'est Ron ... »

Il déverrouilla la porte et vit son meilleur ami entrer, suivit rapidement de Ginny qui en avait profité pour se glisser dans la pièce.

« Hermione est là ?, demanda-t-elle, anxieuse.

-Je n'en sais rien ..., répondit le Survivant, un peu honteux d'avoir si vite délaissé sa meilleure amie.

-Non, ils ne l'ont pas retrouvée, répondit le rouquin.

-Et Rogue ?

-Il est introuvable aussi apparemment. Ils pensent qu'ils ont fuis tous les deux quand ils ont vu les Mangemorts arriver.

-Donc, il y a une chance pour qu'ils soient toujours en vie ..., répliqua Ginny avec espoir.

-Hermione ne se laissera pas abattre comme ça !

-Non, ce n'est pas une lionne pour rien !

-Océane m'a raconté comment elle avait voulu s'interposer, dit Harry, replongeant un peu dans ce souvenir.

-Notre Mione est plus forte que tout ça ... »

Ils restèrent de longues minutes encore, parlant de leur amie, de sa force et de son courage, de sa hargne, de son intelligente, voulant se rassurer quant à ses chances de survie.

Elle devait s'en sortir, il ne pouvait en être autrement.

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Molly, Arthur, Tonks, Kingsley et Albus étaient tous réunis dans la petite pièce fermée à clef.

« Qu'est-ce que vous en pensez ?, demanda Tonks à l'infirmière qui était au chevet de Remus.

-Il est dans un mauvais état, mais je ne pense pas que ses jours soient en danger.

-Dora, nous devons nous mettre d'accord tous ensemble.

-Comment ça ?

-Harry ne doit pas savoir que Severus est mort.

-Quoi ?!, s'écria Molly, Comment ça, il est ... ?

-Molly, s'il te plait, ne le cria pas sur tous les toits ...

-Mais enfin, vous auriez pu le dire et puis ... Vous dites ça ... Tellement froidement ...

-Là n'est pas la question, Molly ... Harry ne doit pas être au courant.

-Mais, pourquoi ?

-Il sait que Severus et Hermione ont un rôle important à jouer, ou du moins, il s'en doute. Il ne faut pas qu'il doute de notre victoire, s'il doute, s'en est foutu de nous.

-Mais enfin, on peut lui dire la vérité mais lui expliquer que tout n'est pas perdu.

-Non ! Il doit croire en la fuite de Severus et Hermione.

-Et qu'avez-vous trouvé à lui dire pour qu'il ne vienne pas ici et ne tombe pas sur le corps de Rogue ?, demanda Kingsley brutalement.

-Quoi ? Son corps est ici ?, se scandalisa la matriarche Weasley.

-Il est sous sortilège de stase afin que son corps ne se détériore pas, effectivement, je crois que nous pourrions en avoir besoin.

-Mais enfin, je n'ai jamais vu ça ! Conserver un corps ! Voyons, Albus, nous parlons d'un être qui a perdu la vie ! Il a le droit d'être enterré dignement comme n'importe quel sorcier !

-Molly, fait-moi confiance, lui assura le vieux mage pour la rassurer.

-Vous n'avez pas répondu à la question de Kingsley ..., intervint la métamorphomage.

-Nous aurons besoin de tes talents de comédienne, Dora.

-Comment ça ?

-J'ai dit à Harry que Remus était mal en point ... Je veux que quoi qu'il arrive, tu lui fasses croire que son état n'évolue pas vraiment. Pour lui, tu es la seule à pouvoir rester à ses côtés.

-Mais je n'y connais rien en médecine, moi ? Que voulez-vous que je lui dise ?

-Dis-lui simplement qu'il tient le coup, qu'il se bat pour revenir au plus vite ...

-D'accord ...

-Je sais que la méthode n'est pas très orthodoxe ... Mais c'est indispensable !

-Albus, je désapprouve totalement cette méthode ! D'accord, Harry est jeune, mais nous n'avons pas le droit de lui mentir sur l'état de Remus : ça l'affecterait trop !, répliqua Molly.

-Molly, s'il te plait ..., voulut tempérer Arthur.

-Non ! Enfin Arthur, tu as vu à quel point ces deux-là ce sont rapprochés depuis que Sirius nous a quittés ? Ça va l'anéantir plus qu'autre chose !

-Non, Molly, au contraire. S'il sait que Remus se bat, alors il sera encouragé lui aussi, il voudra se battre en même temps que lui.

-Mais a-t-on véritablement une chance ? Parce que c'est bien beau de nous battre, mais si c'est vain, autant se tuer maintenant.

-Non, il nous reste une chance, mais il faut se battre jusqu'au bout ! », Dit, d'une voix sûre et forte, Dumbledore.

Les autres le regardèrent plus ou moins perplexes en fonction des personne, ne sachant trop comment régir mais décidant de faire confiance au vieux sorcier. Molly était sans doute la plus perplexe du groupe, elle qui avait pourtant toujours fait confiance au sorcier. Elle n'avait jamais été pour mentir à ses enfants, au contraire ... Bien sûr, il y avait certaines choses qu'ils ne devaient pas savoir pour leur bien, mais c'était simplement parce qu'ils étaient trop jeunes pour entendre ce genre de chose ou être impliqués à ce point, mais là, elle ne voyait pas vraiment le but de ce mensonge.

« Arthur, retrouve-moi dans la cuisine s'il te plait ... », dit-elle en partant sans dire un mot de plus.

Dumbledore lui fit un signe de tête, voulant lui faire comprendre qu'il comprenait.

Bien sûr, il n'était pas idiot de penser au point que tout le monde accepterait son projet sans rechigner, il savait pertinemment que certains seraient clairement contre cette mascarade, mais c'était inévitable. Il était intimement persuadé que c'était la seule solution.

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La nuit était déjà bien tombée quand Hermione émergea de son sommeil. Son dos était en compote, les tracés sinueux du tronc s'étant imprimé sur sa peau. Elle avait mal, mais cette douleur, au lieu de l'abattre et la démoraliser, la remotivait.

Elle se sentait revigorée, comme si un souffle chaud l'enveloppait, lui procurant du courage pour la porter plus haut que tout. Elle vérifia une nouvelle fois toutes ses affaires, même si elle n'en avait sorties aucune, c'était devenu son nouveau rituel.

Elle se sorti un petit couteau de sa poche, à l'affut du moindre bruit, du moindre indice.

Son ventre gargouillait, mais elle ne voulait pas se laisser aller à ce besoin primaire qu'est la chasse. C'était ce besoin qui l'avait fait courir derrière un arbre, laissant Severus derrière elle, ce besoin qui l'avait empêchée de le rejoindre avant qu'il ne soit trop tard. C'était un peu ce besoin qui lui avait pris l'homme qu'elle aimait.

Elle rejetait ce besoin horrible, tout en sachant pertinemment qu'elle ne pourrait pas le faire indéfiniment. A un moment, son instinct de survie reprendrait le dessus.

Mais en attendant, elle devait se montrer forte, c'était obligatoire. Elle voulait tenir le plus longtemps possible. Chaque instant, elle allait maintenant les passer seule ... Même si elle avait l'impression que Severus était toujours là, elle savait qu'elle devait comprendre qu'il ne reviendrait pas. Même si elle lui parlerait toujours, même s'il sera toujours dans son coeur, qu'elle ne l'oubliera jamais, son côté rationnel lui disait qu'il ne fallait pas placer de l'espoir dans des causes que nous savions déjà perdues. C'est parié sur un cheval que l'on sait perdant, jouer expressément les mauvais numéro à la loterie, c'est se faire du mal pour rien ...

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La rue était mal éclairée, le lampadaire qui n'éclairait déjà que faiblement étant devenu clignotant, la lumière peinait à dissiper toutes ces Ténèbre.

Océane et Romane étaient enfermées dans la maison, l'une lisant un livre, l'autre ayant décidé de se lancer dans une expédition parmis les restes du frigo.

Des coups retentirent. Ce n'était pas normal. L'Ordre venait les approvisionner en nourriture au début de chaque fois. C'est ce qui avait été prévu, hors ils étaient à la fin août ...

Elles n'eurent besoin d'échanger qu'un seul regard pour se comprendre et sans vraiment réfléchir, Océane attrapa le tisonnier et Romane, un couteau de cuisine.

À pas feutrés, elles se dirigeaient vers la porte, le sang pulsant à toute allure dans leur veines, leur coeur battant à une vitesse folle et totalement incontrôlable.

De nouveaux, de nouveaux coups. La personne derrière la porte semblait s'impatienter, ses coups étant plus secs et plus pressés. Les filles se rapprochèrent l'une de l'autre, se tenant par le bras, Océane se rappelant encore que trop bien l'aspect de cette cave horrible.

Romane avança la main vers la poignée de la porte, la saisissant et tournant la clé dans la serrure, entrebâillant la porte.

"Qui est-ce ? ...

-Harry ...", Chuchota-t-il la personne sur le perron.

Il n'en fallu pas plus à Océane qui tira le jeune homme a l'intérieur, l'embrassant fougueusement.

"Bon, moi je vous laisser ... Océane, je prend le divan mais seulement pour aujourd'hui.", Dit simplement la jeune fille en riant, se dirigeant vers le salon.

Océane prit Harry par la main, l'emmenant à l'étage dans la chambre pour être au calme.

"Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Tu n'es pas heureuse de me voir ?

-Bien sûr que si ! Mais les autres avaient dit que pour ta sécurité, tu ne devais pas quitter le quartier général ...

-J'en ai marre d'être là-bas, surtout b sachant que toi, tu es ici ..., Dit-il en la prenant dans ses bras.

-Harry ... Tu devrais être plus responsable ...

-Qui parle voyons !, S'exclama-t-il en se laissant tomber sur le lit.

-Hey, je ne t'autorise pas !

-Mais je n'ai pas besoin de ton autorisation ...

-Pourquoi tu es là ?

-Je veux être avec toi ... Tu me manques ..., Dit-il en l'embrassant tendrement.

-Harry ... Toi aussi tu m'as manqué ...

-Alors pourquoi tu râles ?

-Parce que c'est dangereux.

-Mais, puisque je suis arrivé, autant en profiter, non ?

-Tu es impossible !, Dit-elle en se blottissant contre son torse, ramenant la couverture sur eux.

-Mais avoue que c'est pour ça que tu m'aimes ...

-Huuum ... C'est vrai, entre autre...", Dit-elle en lui souriant doucement.

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"Mon amour,J'espère que tout se passe bien pour toi. Je sais que nous ne sommes pas sensés nous envoyer de lettres, mais c'est trop difficile de savoir que tu es là quelques part, peut-être juste à côté et ne pas avoir de tes nouvelles.

Je pense à toi tous les jours, priant Merlin de t'épargner aujourd'hui encore ...

J'ai hâte de te retrouver pour pouvoir te prendre contre moi. Nos discussions parfois sans queue ni tête, tes éclats de rire, tes réflexions, ton corps, tout de toi me manque ... J'attends désespérément le jour où tu viendras enfin combler cet espace entre mes bras.

Si je t'écris, ce n'est pas uniquement pour te dire cela.J'aimerais juste que tu saches que je vais bien. Pour le moment et d'après ce que nous savons, nous allons tous bien.

Mon cœur, je sais que ce que je vais te dire est peut-être difficile à lire, mais je voudrais que tu me promette de le faire. Je veux que tu penses avant tout à toi ! Je sais que tu n'es pas seule sur Terre, mais, moi, il n'y a que de toi dont j'ai besoin...

Pense à sauver ta peau avant toute chose ...Je t'aime mon amour,Garde toujours bien ça à l'esprit.

Garde espoir aussi, parce que moi, je veux croire que bientôt, nous serons de nouveau ensemble.

Je t'aime ... Je t'aime ...

Ton Rony"